Monstres

 

 

 

c’est à dire que dans cette histoire on se demande qui donc seront sont ont été les monstres – des cirques déambulent, des artistes font leurs numéros – ça a quelque chose de miraculeux, et si par une nuit d’orage… des personnes et des personnages, il y a Cléopâtre et son Hercule, il y a Hans et Vénus – tout est dans le mythe, c’est-à-dire dans le cinéma – le numéro 264 de l’avant-scène cinéma traite du sujet, plan à plan (un travail d’il y a 45 ans) – la moviala des sous-sols de l’institut d’Art et Archéologie : le refus de travailler pour rien, je me souviens de la cinémathèque universitaire tenue par Caude Beylie – je me souviens des regards de Cléopâtre, de cette simple volonté de prendre l’argent là où il est – profiter de l’attirance qu’elle provoque – plus tard on fera le parallèle avec ce qui se passera dans le monde dans les dix ou quinze années suivant la présentation de ce film au public (c’est en 1932) – les débuts du parlant tout de même – le cirque, quel cirque sinon celui des sentiments  : peu de public, mais beaucoup de coulisses – des repas plantureux, des fêtes, de la joie – et puis en réalité, non, il n’en est rien – on s’attend toujours à ce que les choses se terminent bien, mais le fantastique comme genre inclue ces fins désastreuses – plus tard on entendra dire et on montrera des choses plus horribles encore (des morts-vivants, des zombies, des êtres maléfiques et pervers) mais le dernier plan de ce film-ci est d’une terreur absolue – je tiens l’image mais je ne sais si je la poserai – et comme il s’agit de la maison et qu’elle témoigne de ce qui reste de nous – elle témoigne de ce qu’elle veut et dont on lui demande de témoigner – j’hante ces lieux et les miasmes des histoires qui font agir la mémoire, l’imagination, le souvenir sont mis à contribution – par images donc

les coulisses

il ou elle qu’on revoit ici – Joséphine Joseph mi-homme, mi-femme

une troupe, des attractions, des êtres qu’on ne se permettrait plus d’exposer dans un divertissement – serait-il allégorique – tous et toutes dotées de sentiments

humains vivants

joyeux ou terrifiants

encore aujourd’hui, je me demande

ces gens, ces acteurs (souvent dans le rôle qu’ils et elles occupent au monde)

Freaks dit le titre original – Monstres donc mais en français La monstrueuse parade –  mais qui sont-ils, qui sont-elles vraiment ? Ici Hercule à droite de l’image (on reste dans les coulisses)

ici Cléopâtre

qui charme Hans

tandis que la promise de celui-ci s’attriste

ici les deux réunis (à la ville (- dans la réalité (?)) elle est sa sœur)

comment dire, un beau film ? Des volontés de suivre les Frankenstein et autres des concurrents, pour les dépasser : de l’audience d’abord – le box office sans doute – il semble que dans une version différente (je ne sais si elle a jamais été exploitée) ce sont les dieux eux-mêmes qui, par la foudre, punissaient Cléopâtre -j’ai dû lire ça quelque part (peut-être ici), mais d’où est-ce que ça vient, je ne sais – la nuit la pluie la vengeance

la solidarité

l’entraide

qui pourraient paraître comme des valeurs positives sont en un sens perverties – rien n’est simple – la terreur comme l’amour…

 

Freaks (La monstrueuse parade – Tod Browning, 1932)

4 réflexions au sujet de « Monstres »

  1. tellement bbeau et célèbre que je crois l’avoir vu alors que ce n’est pas le cas (je ne suis pour rien dabs les deux non commentaires au dessus mais j’ai un sentiment fraternel pour leur auteur)

  2. tellement bbeau et célèbre que je crois l’avoir vu alors que ce n’est pas le cas (je ne suis pour rien dabs les deux non commentaires au dessus mais j’ai un sentiment fraternel pour leur auteur)
    quoique je pense que c’est le site qui est coupable

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