Continuer avancer offrir

 

 

 

une interruption qui n’a que trop duré – près de trois semaines – pauvre maison isolée sans témoin (hier j’étais dans un coin de campagne – deux heures d’automobile de Babylone, direction sud-est et partout dans les villages des maisons abandonnées, des commerces fermés – peut-être que dans les champs ou les lieux dits s’agitent des autochtones  – l’autre campagne est moins morte mais plus éloignée – plein ouest, 4 heures) mais ici ce sont des images de ville – la marche en avant

il s’agit de quelqu’une (je la repose, je l’aime beaucoup) (olé!) – son chapeau son allure (le bras nu, le vêtement bleu noué sur les hanches – on la dirait porteuse d’une canne mais non) décidée devant (l’acrop)ole – un restaurant grec où on avait pris une sorte d’habitude de déjeuner avec le sanariote (il aimait le vin blanc résiné, pas moi) – sous ce chapeau, ça pense, tu ne crois pas ? oui sans doute – on ne s’immisce pas, gardons-en le profil et fixons un peu le sol

nombreuses sont les enluminures urbaines (on colle, on cimente, on enjolive, souvent en couleurs, les murs les coins les trottoirs tout y a droit – et c’est en effet un droit) me revient aussi ces traces-là

d’où viennent-elles ? (Marseille sans doute) et ces autres (ah oui, je sais, oui)

non, je radote – (un peu de Sois belle et tais-toi toujours sur le bureau, attendant son heure probablement – au même titre que L’année dernière à Marienbad) (probablement un gimmick orchestré par la Delphine S.) mais ça ne fait rien, je continue : « il est de toute premier urgence que les laveries automatiques soient aussi imperturbables que les feux d’arrêt ou de voie libre « citation – probablement d’ « il n’y a plus rien » quelque chose qui berçait la fin de l’adolescence et l’entrée dans le monde adulte – on n’avait pas peur de la guerre mais elle est là

quelque part au moyen-orient (on ne trouve pas de moyen-occident – ça m’est bizarre – j’ai quelque chose avec le levant non pas le pays de ce soleil-là mais plutôt ce qui donne l’adjectif un rien raciste de levantin – les cheveux noirs comme le regard) (ça n’a rien à voir avec l’est, évidemment – ni celui de budap ni celui de bucar – pourtant ce seraient des contrées où il me plairait de marcher) – une carte postale alors

les images tous azimuts du robot – ou un dessin

quelque chose comme des souvenirs – l’appartenance à la cohorte va se réaliser à nouveau en allant au fort d’Ivry (jamais vu – on fera des images probablement avant et après – ne pas se promener avec son opinel mais penser à se munir de ses papiers d’identité – la grande muette accueille apparemment) – je souscris au #construire #11 – je rabâche – je me tiens et je tiens à la gymnastique matinale (pourquoi matinale ?) et cette autre empreinte qui m’a beaucoup plu

de loin m’évoque Psychose (sir – un honneur à la hauteur de l’éminence stgmE2 qui l’offre et le reconnaît – jagger en est aussi – Alfred, 1963) ce n’est pas que le cinéma me manque mais voilà bien huit jours… (le dernier film vu en partie, sortie on était complètement écœurés – Youth une horreur indienne – d’ailleurs l’Inde ainsi que la Hongrie et bien d’autres… ce monde-là – cette horreur odieuse)

et Bruce Springsteen et Joan Baez et Jane Fonda

de vieilles dames – et après ? comment veux-tu qu’on oublie ? – avancer (même en pause) travailler bosser lire écrire (à nos âges mon pauvre monsieur) –  ce sont des genres de cartes postales venues d’ici ou là, ça n’a pas grande importance sinon d’en donner un peu à ce support – le mardi est réservé aux réfugiés (pas de ciné) – le mercredi ça se peut mais il n’y a pas que le cinéma dans la vie (il y aussi la chanson – les tours de chant – les dates supplémentaires des concerts de la Céline (je croyais qu’elle n’avait plus qu’elle n’aurait plus jamais de voix ?) canadienne du côté de Nanterre – 300 euros ? le truc impitoyable – « si tout zappe et lasse /les amours aussi passent » tsais) (seize fois 45000 font 720k – ça va aller) – je me souviens de ce moment particulier de l’année où les accréditations sont distribuées – Béa et son mari Thierry – Claude Beylie et son studio (une espèce de détestation et de fascination mêlée comme pour l’univers du cinéma) – des images simplement

formidable (la taille des sujets) (celui de droite se prénomme Donald dans la vraie vie)  (deux de mes préférés) (et Venise…) et d’autres choses encore : Gênes (sais-tu que plus ça va plus ça se rapproche ?)

une fresque murale en souvenir de Carlo Giuliani mort tué par la police du G7 (organisé par Berlusconi il n’y a pas de hasard, il n’y a pas de mystère : la crevure est crevée) en juillet 2001- « dans la haine et dans l’amour Carlo reste vivant  » vingt-et-un ans – quel est ce monde ? le nôtre – et elle

alors qu’est-ce qu’une image ? un chapeau, une espèce de jardin, des ombres portées d’un soleil ardent et une femme : Rosa Luxemburg
Garder l’espoir

la présidente du Mexique (pourtant, l’État…) madame Claudia Sheinbaum – l’avenir ne vient que par les femmes (fatalement) – avançons, marquons le passage du temps et ne cessons pas, jamais, de regarder en face et le présent et l’avenir –

(une image de 8 et 1/2 le plus beau film du monde et de toutes les galaxies) – sans jamais oublier le passé

On ne cessera pas – on ne cessera que mort et c’est pas demain la veille (qui peut savoir ?)

Avec mes meilleurs sentiments

En salle (2)

 

 

 

c’est un nouveau cinéma – tout neuf, tout beau, tout propre – les fauteuils sont recouverts d’un tissu bleu nuit, aux dossiers un peu raides – neufs – les portes des toilettes sont peintes en or (c’est assez prosaïque mais vaguement frappant) – l’entrée est vaste (regarde le Champo par exemple, s’il y a dix mètres carrés c’est le bout du monde- et la plupart des cinémas sont de cet acabit – sans doute plus ceux qu’on fréquente,certes: ici, on comptera six salles – on allait voir un autre film (on en reparlera sans doute en Ville&cinéma au numéro spécial Tanger) une fiction – ici un documentaire (le genre n’est pas à proprement parler ma tasse de thé (dont je ne vois pas ce qu’elle vient faire là) et je déplore n’avoir pas pu le voir – pas encore sans doute – il s’agit d’une expérience déjà tentée chez Lulu deuch’nord (rendre compte (éloges ? descentes en flamme ? tiédeurs ?) d’une production cinématographique – télévisuelle rarement – sérielle jamais) mais le film annonce donne lieu à cet aperçu composé d’images fixes – je vous les livre, on en fera ce que pourra (ici j’y raconte une histoire, probablement tout à fait – ou seulement partiellement – différente de celle narrée dans l’entièreté – le film dure 105 minutes – sans doute ai-je été plus attiré ou percuté par les images en noir et blanc, mais peu importe  

(en tout état de cause, je tiens à ce que cette maison vive – débutée le 13 mai quinze, elle n’a que onze ans – ah quand même…) – ici même un article d’un même titre, mais d’une teneur autre déjà donné à lire 

ça commence donc un peu comme ça (sans le point veux-je dire)

place à une quinzaine d’images en noir et blanc (rarement en couleurs) décrivant (entre autres) une lutte entreprise pour l’éviction des mégabassines notamment à Sainte-Soline et la protection des ressources en eau de la région – l’autorité, l’ordre, la loi et l’état en action – assemblée générale 1

puis deux

mise aux voix – je me souviens de Direct Action (sur la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes) (je me souviens de Rémi Fraisse mort assassiné pour tenter d’empêcher la construction du barrage à Sievens – je me souviens de la défense de l’eau par Extinction-Rebellion) – je me souviens, je suis un homme âgé et trouillard mais je me souviens – et je n’oublie pas – en couleurs les glaciers

en noir et blanc les torrents

on ne laissera pas faire

(la liberté ou la mort, sans doute – la ressource la source la vie plutôt)

la guerre cette honte renouvelée pour le genre humain –

mais il faut donc sans doute se battre – c’est par la force qu’ils veulent s’imposer, que leur opposer alors ?

l’entraide – les slogans

contre la force débridée cachée derrière une loi inique

les meurtres énucléations violences

en finira-t-on jamais de raconter la même et triste histoire ?

casser détruire tuer – mais résister

combattre – peste ou choléra ? –  ça ne se pourra pas, et la nature gagnera

pour l’eau

 

Soulèvements un film documentaire réalisé par Thomas Lacoste

 

 

En fleurs

 

 

 

il m’arrive de détester le cinéma – moins souvent la littérature peut-être (peut-être qu’il s’y attache plus une façon d’être soi) (ou alors parce que je préfère lire à regarder) (rêver oublier partir) écouter des chansons en faisant la cuisine – c’est plus la radio – mais détester le cinéma oui, de temps à autre (surtout le rapport qu’il entretient avec l’illusion –  c’est qu’ils finissent par y croire, elles aussi sans doute, et ils et elles ont raison puisque ça arrive – le box office et les festivals – les aides à la création et à l’écriture, les palabres avec les chargé.es de production – la FEMIS et le Fresnoy) – et puis je me calme : ça n’est pas si grave – un type a écrit une monographie sur les premiers temps de Billie Wilder ici ou outre atlantique, pourquoi pas ? je veux bien la lire (personne n’est parfait tsais – au croisement de Lubitsch et de je ne sais plus qui  – Lang ? peut-être) (pas Jack hein, Fritz plutôt  – le monocle du Mépris) – le rapport qu’il entretient avec l’argent (les variations de salaires – les silhouettes et ceux (ce sont plus des types) qui tirent les câbles – non, mais je ne veux rien en dire mais il ne m’a jamais nourri, pas même crois-je croire au figuré – les références ? les jeux, les corps, les dialogues, les décors – tu sais à quoi ça rime ? peut-être seulement l’image fixe   

peut-être seulement quand je ne peux y aller – à cause de la cherté des billets dans certaines salles, à cause de la publicité gluante et obscène de films-annonces – le mémoire de maîtrise sur le film annonce je l’ai perdu (j’avais tapé le très bien, bien que l’une des jurés m’ait alpagué sur celui que Chantal Akerman avait obtenu (noir absolu, voix off – mais je ne sais plus quel était le film…) (News from home) qui ne correspondait pas aux critères structuraux mis en évidence (des femmes nues ou des baisers, des voitures, ou des costumes d’époque : tout pour le genre…etc.)) – ou alors seulement des fleurs

et puis ces histoires d’amour toujours (comme dans les chansons, qui ne sont jamais que des chansons d’amour toujours) – et les budgets de promotion qui dépassent ceux de production – et puis le fond de soutien et puis les années filent

les choses changent, on avance dans ces histoires, les gens meurent d’autres naissent, on ne se retourne pas on avance on continue bonne route bon courage, c’est le propos de Bashung (dans son Samuel Hall) et son amie qui lui fait « tu ferais mieux de (nous) pondre (faire) un truc qui marche mon garçon » comme André Marcon (qui joue son père) l’intime à Bastien Bouillon (qui fait son fils) – oui, pourquoi faire ? (À pied d’œuvre, Valérie Donzelli, 2025)

le printemps, les jours allongent comme les pas, on se détend, on avance on marche – Norma prend une certaine ampleur, les élections s’avancent (il paraît qu’ils – et elles mais moins – ont tous quelque chose derrière la tête) – je préférerais ne pas mais je n’aime pas non plus Bartelby – non, des trucs à faire – à lire – à aller voir (notamment Hamnet (Chloé Zhao, 2025) mais je n’y parviens pas – j’avance, la porte entre-baillée, le vent froid qui entre – puis qui s’adoucira –

 

 

Laura (Otto)

 

 

il y a toujours cette tentation d’écrire quelque chose sur un film qu’on a aimé – ne pas se soucier de ses conditions de production, de ce qu’il charrie d’idéologie, de mise en scène, de domination – très à la mode – ici l’héroïne est brune, ce qui en  présage la perte – ou en présume – mais ce n’est pas la raison de cette mémoire de lui : c’est plus le prénom de l’acteur détective – il tombe sous le charme et il s’agit bien d’un charme – après le réalisateur (qu’on avait vu dans un des Cinéastes de notre temps en son temps (voilà quinze ans) (i ne faut pas s’abandonner aux passions tristes – la nostalgie n’existe pas) avait de gros défauts à ce qu’il semble être dit de lui : les films qu’il réalisa en ont sans doute moins – alors voici des images prises ici ou là, quelque part et ailleurs de cette mise en scène dans la mise en scène – l’héroïne est Gene Tierney (Laura qui donne son titre au film); le détective ensorcelé Dana Andrews (Mark de son prénom- ce prénom dans la vraie vie qui me fait souvenir); il y a aussi Vincent Price (qui ne fait pas Draculé mais panier percé et bientôt époux) et encore Clifton Web (en pygmalion au petit pied) – l’image et l’héroïne magnifiées par un Joseph La Shelle oscarisé pour la peine

 

nombreux sont les personnages incarnant des publicitaires -publicistes – cette nouvelle science marketteuse – ce qui n’a pas raiment d’importance dans la narration – un fond de décor, flou et indéfini – le travail de la fiction pourtant – Laura est de cette corporation – il s’agit d’un lieu commun – la voici

avec ce flou aux yeux (elle apparaît toujours en flash back – elle est décédée – mais ici présente pourtant – toujours

trop belle (signifiant, parfois, madame Muir (elle l’incarnera dans trois ans d’ici) – 1944, ce n’est pas son premier rôle mais celui qui la propulsera sans doute au rang de star – elle est assez absente

mais on se souvient d’elle – elle devient quelqu’un- quelqu’une – de réel- plus ou moins

chercher à comprendre – elle a disparu – assassinée – mais toujours présente aux yeux de ceux qui l’aimèrent

ou firent semblant (comme si c’était possible)

dévoiler les machinations (comme une espèce d’horlogerie)

comprendre

il n’y a pas loin d’ici aux révélations – la réalité – les turpitudes – et puis

au fond de l’image, les fleurs du portrait de Laura…

Des énigmes, des révélations, des sentiments  – noir et blanc fugaces et explicités – une espèce de merveille – le cinéma n’avait pas cinquante ans mais parvenait, alors, à quelque chose du mythe

 

Laura  un film réalisé (et produit) par Otto Preminger, en 1944

Orson

 

(regardant l’index (non à jour, mais ça ne se fait pas tous les quatre matins non plus) je m’aperçois que Orson Welles n’y figure pas – non plus que, par exemple,  Satayajit Ray (jl’ai beaucoup aimé – depuis Le salon de musique (1958) dans les années soixante-dix ou quatre-vingts) et des milliers d’autres (plus d’hommes que de femmes en réalité – (le personnel cinématographique pris dans le sens des « ressources humaines »)  on ne peut toutes les citer non plus qu’eux tous) – après il en fait toujours un peu trop – Orson je veux dire : c’est sans doute son charme – là pourtant il n’en a guère (c’est le moins qu’on puisse dire) :  il a grossi de manière éhontée (il est de 15, le film de 58, il a quarante trois ans et essuyé déjà pas mal de revers vis à vis des producteurs US) – il est là, à la frontière mexicaine des US – une ville à moitié US à moitié mexicaine (ça devait se tourner à Tijuana mais ça n’a pas été possible) (on s’est rabattu sur Venice Californie dit la chronique) – il tient

le rôle d ‘un flic véreux (au fond, un gangster (Akim Tamiroff, au téléphone, au fond, a fait enlever l’épouse de l’autre flic) – alcoolique – perdu – sans espoir ni vertu (il aime à fabriquer des preuves afin de faire condamner des coupables – parfois, dommage, ils le sont moins…)  – menteur truqueur hypocrite : très président étazunien de nos jours… – un film noir, pour cette image (au moins)

l’autre flic, incarné par Charlton Heston, mexicain et intègre, lui, se trouve pris au piège : on le fait chanter, sauvera-t-il son épouse ?

l’histoire commence donc : une bombe explose à la frontière (un plan séquence d’ouverture comme on en voit peu – une merveille) dans cette ville où le flic mexicain va laisser sa femme le temps d’enquêter (elle et lui sont en voyage de noces, mais ça ne fait rien : le devoir (mais pas le conjugal, donc) avant tout…)

erreur (on kidnappe l’épouse, Janet Leigh (le type a pour patronyme Vargas, et je ne peux pas m’empêcher de le rapprocher de sa sœur (probablement) prénommé Maria, qui, quatre ans plus tôt épousait un conte (La comtesse aux pieds nus, Joseph Mankiewicz, 1954) – madame Vargas donc qui crie comme elle le fera dans deux ans dans Psychose (Alfred Hitchcock, 1960) on la drogue on l’enferme on la bat (ici avec le truand)

on fait chanter le mari – tout va de plus en plus mal – et voilà qu’apparaît Marlène Dietrich grimée en une espèce de gitane (plus ou moins respectueuse, plus ou moins mère maquerelle – enfin comme elle est amie avec le flic interprété par Welles, tout est pardonné)

et puis et puis – on peut aussi voir Zsa Zsa Gabor (l’actrice aux sept maris) tenir une boite de strip-tease

je ne me souviens plus – je ne raconterais rien de plus – c’est un film noir, on les oublie, ils reviennent on s’en souvient (celui-ci est particulièrement magnifique – l’image est réalisée par Russell Metty à la filmographie hollywoodienne longue comme le bras) – l’histoire, les plans, les faux semblants en forme de reflet

la cruauté, le mensonge, ce que le monde fait aux femmes et aux hommes –

et Orson Welles réalisant tout ça en un temps record – entrant dans les budgets, sans dépassement mais à qui on retirera le montage final (dit final cut) – (un monde de chiens) et qui, pour la peine, cessera à jamais de tourner à Hollywood.
Un montage conforme à ses volontés sera réalisé à la fin du siècle, mais Orson aura disparu depuis plus de dix ans… – en 85, à… Hollywood…)

La soif du mal un film (en noir et blanc) (Touch of Evil) (et très noir – mais magnifique) réalisé par Orson Welles en 1958.

dispersion X+2

 

 

des images uniquement de ciné prises ici ou là (celle-ci par exemple n’est pas de l’art industrieux dont on parlera)

datant d’une dizaine d’années (résidence Moret L’aiR Nu) je la reprends je la garde – je ne prends pas le chemin de l’agent, je le laisse à fumer son clopo attendant le chaland – la chanson « maison vide » du polnaref suivie de celle du « château de laze » du même tonneau – « le grand meaulnes » aussi pourquoi pas ? – je retourne chercher mes images – j’en retiens dix-huit – les égéries comprises – pendant ce temps-là, Norma patiente (les mentions de Norma s’imposent pour m’obliger à la faire vivre) – ces affaires réflexives me gavent un peu mais tant pis – avançons

qui est-ce ou qui fut-ce ? Giuseppe Pinelli (anarchiste milanais, défenestré (par la police) quelques jours (le 15) après l’attentat à l’aveugle (16 morts, 88 blessés) et à la bombe (banque de l’Agriculture, Milan, piazza Fontana, 12 décembre 1969) – en sa mémoire

ah le « tu vas la taire ta gueule ? » du Gabin/François à ce Valentin/Jules Berry – et cette Arletty (atmosphère ?) /Clara… (Le jour se lève (Marcel Carnet, 1939, décor Trauner (non crédité car juif), scénar dialogues Prévert…) – joueur invétéré…

(ce que ça vient faire là j’en sais rien, un acte manqué donc réussi – la montre les rides ça n’a pas quarante ans le pull et le col de chemise au dessus : à pleurer)

ah oui (8 et 1/2 , 2F 1963)

(ne jamais changer une équipe qui gagne dit le stéréotype sportif ou la métaphore ou l’allégorie – la mythologie) Anna Magnani (on ne se disperse pas tant que ça – l’amour vrai)

(le cinéma us ne va pas s’embarrasser – 1947 – Kiss of death (aka Le carrefour (sinon le baiser) de la mort, Henry Hathaway) (premier « grand »rôle pour Widmark Richard)

(Maduro même combat ?) (je préfère passer – je préfère la fiction sans doute) ou alors la musique –

ces sourires oui (Ella et Duke) – de Kurdes sourires aussi

la guerre, comme la religion – ces humaines mascarades – ici Emma Goldman (anarchiste – 27 (15) juin 1869, 14 mai 1940 –

pour la parution du à bas bruit à laquelle on a participé (on a des choses à faire, mais la militance effraye sinon écœure – c’est le pluriel de Brassens qui a ma faveur) tant pis – mais je suis donc je pense – je suppose donc j’erre

(cliché de Viviane Maier années 50 je suppose) (je l’aime bien – elle) (une photo de quelqu’un qui dort a quelque chose de secret – et puis qu’est-ce que ça peut faire ?) (j’abonde)

à nouveau 8 et 1/2 (Barbara Steele, qu’on peut voir aussi dans le (à paraître, pfff) magnifique Sois belle et tais-toi (Delphine Seyrig,1981) –

(ah Giulietta…!) – un pano à gauche de 60 degrés nous ferait découvrir le Paris Rome – photos posées ou pas – et Popeye qui attend

(je ne sais plus exactement mais peut-être bien Marcel Bozzuffi (ou alors Fernando Rey) le chapeau et dessous Gene Hackman – on avance hein – ici crâne d’œuf quelques ans (ça ne se dit pas) plus tard

(dans un film de Ray Depardon – interdit par l’archange – puis ressorti – Une partie de campagne (1974)) (quelle horreur…) – et puis presque récemment

formidable Agent secret mixant les genres – le cinéma avec ses plus de cent trente ans finira-t-il par mourir sous les coups d’autres formes (plus plates) (hum) la vie des salles menacées mais tout (absolument tout) a une fin (même le big bang) alors restant dans le monde, le temps, sur terre, ou sur les ondes

ces montages sonores (soixante douze minutes…) de l’amie Chritine Jeanney (on en arrive à ces jours) car pour finir une image de ce Gâteau du Président (Hasan Hadi,2025 – Irak, camera d’or (premier film) Cannes 2025) une jeune fille et sa grand-mère

et toujours, bien sûr, avec mes compliments.

 

À eux toutes et tous

 

 

 

il avait des trucs à faire, notamment écouter (lire plutôt) ce que Wajdi Mouawad dit pour son entrée au collège de France
il y avait de l’actualité – comme une addiction malsaine (est-ce un pléonasme ?) surtout quand on voit ce que proposent les chaînes dédiées – quelle(s) différence(s) y a-t-il entre la foi et l’addiction ?
d’autres choses encore afin de tenter une espèce de reconnaissance : mais désespérément l’entrée du lotissement demeurait vide, le jardin autour de la maison peuplé certes d’herbes folles ou qu’on dit mauvaises, mais à l’entretien assez lâche

j’ai laissé la ponctuation dans un coin, regardé par la fenêtre le plomb du ciel à venir (le plomb et ses longues traces dessinées par ses « années »  et ses wagons )

ce n’étaient sans doute que des pensées d’agent désœuvré : il y a toujours quelque chose à faire pourtant, la mise en abîme de la dispersion par exemple (deux images par jour)

et puis non – un film pourtant les documentaires rarement – dans le sens qu’on aime – on a mis sept ans à le faire, celui-ci – le produire, le tourner, le monter le mixer – acharné – entêté – ils y sont encore, un carton de fin indique que deux cents personnes continuent de faire vivre le territoire et sa forêt – travaillent vivent jouent gagnent – l’hiver… ensuite, ces temps sont troubles (on tue dans les rues et cette tuerie est jugée légitime par des gens élus…) un refuge alors ?
cette maison transformée en cabane, voilà… et au fond de l’image, un jardin…

il était une fois une lutte de plusieurs années contre l’implantation d’un aéroport disproportionné (on pense au pont de Messine, au tunnel de la ligne Lyon-Turin, on pense à ces choses-là…) des dizaines d’années de lutte et puis, par l’État l’abandon

(un jour un type m’a dit, sortant d’une expo sur le film Jusqu’ici tout va bien aka La haine (Mathieu Kassowitz, 1995) : « de l’État j’attends rien qu’une balle« )

et de cet abandon on s’était réjoui

on avait ri

et on avait dansé

pas tant d’avoir gagné et fait plier l’État (justement) que de pouvoir vivre normalement de ce territoire qu’on aime : la forêt et ses alentours, les marais les étangs les champs les cabanes qu’on avait construites

mais

on fit agir la force de la loi
(qui est donc ce « on » ? mais c’est en notre nom à tous et toutes que force reste à la loi…) probablement quelque chose d’administratif comme il sait si bien le faire – qu’attendre d’autre de lui ?)
on se battit

du verbe se battre (et non plus bâtir) – on tenta de négocier d’expliquer

autant parler à un mur – le Mexique ? Berlin ? tous les autres murs ? exactement –

on résiste, et puis

que faire contre cette force-là ? eh bien écoute, c’est vrai qu’ils ont détruit

et tenté d’annihiler les abris les constructions les maisons et les cabanes

pourquoi ? Simplement pour montrer leur force – inutilement – ils ont perdu, et l’État n’en est pas sorti grandi

bâtir à nouveau, ensemble

construire

un avenir propre

et sur les ruines de la haine
(car cet état-là haït ceux-là mêmes qui l’ont porté où il est)
des mains

des pieds

auprès de la terre

au plus près des arbres

du ciel de la forêt

vivre

la nuit

ensemble en paix

Rien de plus beau

 

 

Forêt Rouge un film documentaire et documenté réalisé par Laurie Lassalle avec l’aide de toutes ces personnes joyeuses et toujours en vie, aussi libres qu’on peut l’être, de Notre Dame des Landes

 

 

témoin (dispersion #X+1)

 

 

 

on ne va pas rester sans rien faire – entre deux mots, choisissons le moindre : l’image; celle que je vole pèche attrape dont je me saisis – des gens connus (de qui ? c’est toute la question) ou pas (ici c’est moi en ombre – au loin dans le miroir de chez Max

un selfie et je continue) (je ne veux pas qu’elle meure) glanées ici ou là (le cinéma souvent, qui en raffole) – ici Vittorio De Sica et Lamberto Maggiorani qui interprète Le voleur de bicyclette (1948)

là Stanley Kubrick et Jack Nicholson dans le bar de l’hôtel (ou le studio) abritant le tournage de Shining (1980)

je ne m’en sers que peu – depuis peu dans une espèce de revue tmp

des images qui disparaissent au bout de 48 heures

après on en fait ce qu’on en veut

ça a un côté assez joli et fantasque éphémère oublieux – on les reprend

un photo-montage de deux plans de La Jetée (Chris Marker, 1962) (Hélène Chatelain dans le rôle de « la femme ») ou bien Peter Lorre dans le rôle de Hans Beckert alias M le maudit (Fritz Lang, 1932)

qu’on revoit dans Casabanca  (Michel Curtiz, 1942)

plus proche

 

quelques plans du plus beau film de tous les temps et de tout l’univers

ce n’est que mon avis

trop bien – une photo de presse

le réalisateur (2F) et l’une des actrices (Claudia Cardinale) – une image d’un des favoris d’ici

(Ben Gazzara qui joue Cosmo dans) Meurtre d’un bookmaker chinois (John Cassavetes, 1976) et ici, dans le film réalisé par Jim Jarmusch (à sketches peut-être mais celui-là – Los Angeles – est vraiment très bien)

au premier plan, Winona Ryder dans le rôle de la chaffeure de taxi mécano et moins au point fumant à l’arrière plan Gena Rowlands aka Victoria Snelling (le film ; Night on earth, 1991) et puis encore

la légende est fausse, ce n’est pas Dana Andrews mais Vincent Price (comme quoi rien n’est simple) avec Gene Tierney dans le rôle titre Laura (Otto Preminger, 1944) (un jour paraîtra ici un billet/article/post/développement illustré sur ce film – ça aurait pu mais non – on reprendra l’image) il y aura aussi un peu de cette image impressionniste mais retouchée il m’a semblé

ou d’autres choses

là je ne sais plus mais c’est fort brouillé (un film italien, surement, du côté de Milan, Visconti ou Antonioni) une espèce de panthéon (tant mieux) mais sans chanson, impossible – une morna Cesaria steuplé…

ou alors un peu de jazz merveilleux, oh Ella…

 

à suivre peut-être

 

dispersion #X

 

 

 

ce qui traîne un peu – des images sans trop de suite toujours un peu les mêmes toujours assez différentes – des cartes postales – des alibis pour ne pas travailler (tant pis, ça ne fait rien ça ira)(ces images ne sont pas que de moi)

un pilier du Ground zéro paris 12

puis un autre pilier (probablement) du kebab coin Belleville/Rebéval

on continuera par une nature morte à la porte

puis ce lieu particulier comme un poste de pilotage des voies de chemin de fer de la gare du Nord

en réalité celas’apparente plus à un sur le bureau mais peu importe, à nouvelle année, nouvelle maison et nouveau témoin (elle je l’adore)

ici un lieu improbable(du côté de Villers-Cotterêts)

une inclusion marseillaise

un coucher de soleil

un marronnier

un pétrolier arraisonné sans doute (le truc à la mode des fachos)

et pour finir cette image reflets

Tous mes vœux vingt-six en douze images

l’horreur

 

le truc c’est que ça commence par Freaks et j’ai une tendresse particulière pour ce film-là – d’autres (hein) ce serait  La nuit du chasseur – mais j’aime aussi beaucoup dans la série des trahisons  La nuit des forains (Ingmar Bergman, 1953) – quel(s) cirque(s)…

 

je me prends les pieds dans le tapis : je déteste les palmarès, les classements, les étiquettes (sociologue un jour sociologue toujours ou pour un temps seulement ? qui nous (m’)oblige à compter ? ) – pas d’idée – ce sont les cent meilleurs films d’horreur si je comprends bien – je vais laisser ça dans les détritus (ça fait ventre)

cette image-là

(ce type d’injonction vient directement des us – la guerre, les blancs, assez âgés l’argent) (donne envie de gerber) suivi de ce vade-mecum du critique pour eux

donne envie de gerber aussi – pourquoi s’en encombrer ? – et puis la liste des cent films « les meilleurs du monde » – cette façon de classer, d’entretenir la concurrence, la position, la domination – je les pose là je reviens dans une heure le temps de compter

puis

encore

et pour finir

Non je ne compte pas exactement mais étazunien mortellement (les titres sont tous en anglais remarque bien) – deux femmes réalisatrices (y’a pas de quoi pavoiser, comme disait flambi ce traître) – le numéro 90 quand même ? à peine allons… (j’ai l’impression qu’il y a tout Lynch) (j’aime beaucoup le 34)