Contemporaines

 

 

ce n’est pas qu’il s’agisse d’un décor (comme ces vues immenses de plage cocotiers sable clair et mer turquoise que je croisais lors des enquêtes à domicile, sur la dalle d’Argenteuil ou d’ailleurs) (des coursives et des duplex – l’île sur la Seine, le pont de Bezons au loin) (cette ceinture-là était encore d’un rose assez soutenu (style 84 ou 85) mais voilà : où es-tu, lotissement maison (bernararno y fit fortune avec son perinel à la mer à la montagne à la décharge quinze ans après) jardin sec et pelé rond-point arbre chétif (cette maison-ci n’a pas quinze ans, mais abrite 444 billets miens – celui-ci fait 445 – et on décore encore les murs – c’était dimanche il faisait si beau il faisait si doux : on a marché, dans le 20 – après la rue de Bagnolet, celle de Monte-Cristo (j’aurais bien mis un h quelque part dans cet intitulé mais non) (fais-je de la retape de la réclame de la publicité ? serais-je rémunéré pour mon billet ? j’ai peur que non mais tant pis – tant mieux) les lieux sont neufs, le robot recense cette galerie depuis 2024

ça appartient à quelque chose comme un emballeur – un ancien entrepôt,  un siège social historique (dont on se vante pas) apprends-je, converti, par la grâce de la pédégère, en une fondation d’art contemporain dédié à la sculpture) (pourquoi pas ? mécénat quand tu nous tiens ? comment ça va, les impôts sur les sociétés, au fait ?) (un revers de main et le tout est évacué) l’entrée y est (contrairement à la bourse du commerce ou à l’enseigne boycottée du bois de Boulogne (la navette entre le métro et facturée dit-on 2 euros – pas de petits profits, jamais) gratuite  – le monde de l’art (laisse, va) ici un petit cadeau à l’entrée (pris en sortant) – c’est au numéro 9 de la rue –

et là le pedigree de l’exposition

je te rapproche

on n’y voit rien? pardon, Daniel Arasse – le nom des artistes (des femmes) (par égard pour la paxette (laquelle ne l’est encore que pour quelques mois), je laisse les noms des commissaires (une fille et un garçon)

pas beaucoup mieux – mais il y a à lire dans cet article/billet/post/compte-rendu – et à voir : j’ai adoré ceci fait d’un seul fil

grandeur nature – renseigné par l’artiste ou ses complices

une artiste du cru – (j’y ai vu une condition rapportée à cette partie du monde (Inde-Pakistan-Afghanistan-Iran-Syrie – comme un froid) le sort laissé aux femmes ici

 

 

et l’objet

une espèce de terreur, en effet – mais ces trois mouchoirs, magnifiques

qu’on poserait sur les yeux

pour échapper peut-être aux regards de ces 519 oubliées-là

ce monde-là – ni oubli, ni pardon

une bien belle présentation

lors des journées du p/matrimoine (le 19 de ce mois-ci il me semble bien), une distribution de rubans (ils forment une œuvre d’une artiste dont je n’ai pas pris le nom – je ne la retrouve pas non plus sur le site de cette fondation qui, sur les 21 exposée n’en présente que trois) – est organisée (si j’y vais je complète – add.du 23 neuf : pas réussi à y aller)

Madeleine (2)

 

un billet /un post / un article / un compte-rendu / quelque chose donc qui fait suite à un précédent de la même Madeleine de Sinéty 

 

 

une fenêtre du musée du jeu de paume par beau temps

un petit film – court métrage, peu de sons, sans dialogue – un documentaire disons

7 minutes, une cinquantaine de plans voilà tout – mais aussi, disons d’abord puisqu’il s’agissait d’une exposition de photographies – alors une image photographique

pour commencer – et puis l’histoire, peut être que raconte cette locomotive (la vapeur… la fumée… le bruit – non, pas le bruit mais presque) qui passe au loin

le regard de la petite – alors presque comme du vrac ces images en forme de photogrammes, ici fixes

l’écran est un petit mur, et le projecteur tourne – une machine

des vapeurs –

le (ou l’un des) chefs de la gare Montparnasse, sans doute

le même, vérifiant l’heure

puis à nouveau,

signalant ou signifiant le départ probablement

la machine

des gestes quotidiens, des riens presque, mais le mouvement

et le feu pour la vapeur

une fois puis deux

et ce sourire-là

une fois, deux fois

trois fois

voilà tout (de la joie, de la vie) – en images, arrêtée

une splendeur

 

 

 

Madeleine (1)

 

 

il y aura deux épisodes : les images fixes (ce billet-ci) et les images d’un film, projetées sur un des piliers de l’exposition, le projecteur visible, le public passant ou pas devant – mais le film m’a plu – l’exposition  présente les diverses étapes disons des voyages de la photographe – Madeleine de Sinéty

journaliste donc (dite Sinéty…) – ici un portrait d’elle par elle-même (un peu peintre aussi)

probablement des rencontres, des amours, des mariages – des images beaucoup – des enfants aussi – et puis les voyages (ici l’image de la petite quatre-chevaux de mon enfance)

(ou du moins, une semblable) le désert puis le froid d’Iran

ou d’ailleurs (on pense à L’usage du monde – on pense aux voyages, au grand tour, les cargos et les départs au long cours) (et moi à Y. et sa femme C. en route vers Karachi) – mais une première étape peut-être d’abord, du moins chronologiquement m’a-t-il semblé ici

(éditions Rue des Scribes à Guingamp) qui donne lieu au film de la deuxième partie – qui en est une émanation, un objet autre que d’illusion : ici un photogramme

cheminot – l’embarquement plus ou moins secret – et des images encore, (comme celle-ci

qui découvre donc l’écran en pilier) suivra le voyage aux états-unis (mais qui ressemble plus à un marchand ambulant qu’un autre marchand ambulant ?)

et des fleurs (c’est plus à Paris)

et des fleurs (plus le quai aux Fleurs, à Paris – mais ça ne fait rien)

et cette image-ci (comme la 4 chevaux tout à l’heure, quelque chose de bizarrement proche)

un gros quartier de viande dans le coffre d’une (grosse) voiture, un papier kraft, un homme enchapeauté imperméable beige : quelque chose… et puis la campagne sans doute aussi

une foire aux chevaux, sans doute – quelques explications

de l’humanité, beaucoup (et donc, s’il se peut qu’on y croie encore, de l’empathie) (quelque chose de daté peut-être, de la deuxième moitié d’un siècle…) – et ceci aussi, qui nous ramènerait en France

de la simplicité, de la spontanéité, de la vérité – revenir plus tôt dans la chronologie, plus vers le Montparnasse-Monde d’alors

et vers celui d’hier encore

puis ces images de campagne, rurales, un autre monde, quelque chose d’autre que l’urbain côtoyé chaque jour sans doute : un dépaysement (ou alors un conte…) (j’ai pensé à Jeanne Favret-Saada et à son magique Les mots la mort les sorts

et pour finir, ce cahier qui téléscope des recherches menées depuis bien des années (tu sais, non mais le monde continuait de tourner comme toujours disons, entre mars et mai 1978…)

 

 

 

une exposition au musée du jeu de Paume (Paris, place de la Concorde, jardin des tuileries)

 

 

La technique me dépasse et me barbe aussi (l’un entraînant sans doute l’autre) mais l’agencement de cette maison a quelque chose qui me contraint mais me dépasse aussi – le sentiment du n’importe quoi du moment qu’on y (que j’y) pose quelque chose (l’amie de tentatives a plus de constance dans les idées, il me semble) (elle vient d’emménager  dans la salle de visionnage) (je pourrais y coller le billet mais ici ce sont images fixes – ça ne change pas grand chose, je sais bien) – afin de faire avancer le bidule* (je me souviens de guy lux – voilà bien une référence  intellectuelle quoi que télévisuelle – à méditer – philosophique – et de cette blonde, là, qui présentait l’avant journal de la mi-journée comme c’est dit – danièle gilbert qui nous a quitté.es il n’y a pas si longtemps crois-je me souvenir (mais non, 83 aux pelotes dixit l’oracle : c’en était une autre, je me souviens de son sourire, faire-valoir comme Léon Zitrone mais point sur la même image, ni sur le même plan – Simone Garnier (je l’aurais bien vu en Françoise cependant) elle aussi toujours parmi nous – de même source)) – j’ai conservé cet esprit, cette espèce de conception midinette (ou peuple) du monde : c’est égal, je m’en irai avec – je pose des images que je tire de journaux (la série dispersion) ou des lieux que je fréquente (j’avais conçu un journal d’atelier tout à fait sensible à ce sujet – l’actualité ou du moins la mienne – il est quelque part j’ai cessé à un moment (il se trouve toujours des princes desquels je me fais le bouffon – le clown – l’idiot – je ne le sais pas mais m’y trouve cantonné, à un moment – bernard l’hermite ou quelque chose de ce style : c’est égal je continue (de cette avancée, je ne connais ni l’usage ni la teneur, je continue simplement) (je n’ai pas rancune, seulement de la mémoire et encore s’effrite-t-elle)
* : quel bidule ? une façon d’exercer, probablement (mais qui peut savoir ?) ce titre de film en forme de proverbe ou de viatique
S’en fout la mort j’ai l’impression et l’attrait des images (jouir de la pulsion scopique)
j’y retourne immédiatement

 

 

 

vivre ou laisser mourir

 

 

 

une des affaires qui occupe l’agent – seul devant son jardin mort, dans son lotissement bondé de rond-points (sur l’un d’entre eux (tout est possible), un jour, il y eut un type qui enfouissait là un livre, a-t-il semblé – les gens ont de ces lubies…), à une place particulière ou pas, peu d’arbres, peu de végétaux, goudron, trottoirs inutiles non pratiqués (une espèce de ville éloignée d’une trentaine de kilomètres de la capitale,  desservie par une autoroute à péage non empruntée) – cette maison[s]témoin qu’il n’entretient qu’avec les plus grandes difficultés (au fond, non, il ne fait que son travail, il peut même au besoin mettre un peu de musique, dans le frigo des sodas, dans le garde-manger du pain, dans la bibliothèque du salon des livres et sous la télé (certes, elle est factice, mais rien ne l’empêche d’en amener une vraie (mais est-ce que ça existe encore, une vraie télévision ?) des disques numériques polyvalents mais ça ne résoudrait rien) – une des affaires qui l’occupe donc c »est cette façon de dire faire vivre ce lieu : parce que un lieu, est-ce quelque chose de vivant, un animal, un être, un lieu vit-il ? L’homme (c’est un homme, parfois il s’agit d’une femme mais là, c’est un homme) est debout devant cette baie vitrée donnant sur le jardin. Au mur derrière lui, prenant toute la surface, une vue d’une plage palmiers eau tendre soleil clair et bleu du ciel – personne sur la grève – on pourrait entendre les oiseaux, le bruit du vent dans les palmes, le ressac doux et léger de l’eau presque tiède. L’homme est là, attendant le pékin : il se peut qu’il ait un rendez-vous mais le lapin est fréquemment posé, parfois au loin une voiture semble s’approcher et à un rond-point fait demi-tour. L’homme est là, un agent, une cigarette à main gauche, il attend que passe le temps passe son travail, sa subsistance, sa subordination, sa respiration, tout se tient, tout se ligue, tout avance dans le même temps et le même tempo. Tout à l’heure, il pleuvra peut-être. Dans la fin du jour, il fermera les volets électriques, coupera le courant et s’en ira.
Tout à l’heure. Et bientôt, il prendra des vacances

 

le départ est fixé avant sept heures – on se bouscule dans le hall, on recherche son numéro de voiture on présente son ticket électronique on assiste à la bousculade bienveillante (tout le monde est-il content de partir ? – moi je n’aime pas ça, sans doute parce qu’il faut revenir) à nouveau un numéro mais de place cette fois-ci – assignée – individuelle unique – le bagage – les annonces – le départ
Ça se déroule dans le Montparnasse-Monde, c’est quelque peu sous terre (sous jardin, pour dire le vrai). À main droite si on se trouve dans le sens de la marche, on croisera un arbre fiché entre des immeubles d’un jaune passé, et qui croît malgré tout. Il ne pleuvra pas encore – peut-être tout à l’heure (réellement vers Biarritz et consorts et même avant), mais pour le moment, ce sont les faubourgs étendus d’une Babylone comptant une quinzaine de millions d’habitants qu’on traverse (ça sert à quoi, et surtout à qui, de compter ?).
Doucement, puis plus vite et encore et encore.
Un livre, un sandwich ou des biscuits, de l’eau ou du vin (très rarement), on enlève parfois ses chaussures, l’aise se prend (la plupart des êtres de cette réunion assise (elles sont peut-être quatre-vingt, ces âmes-là, dans cette voiture-ci, ce plancher à moquette grand passage) la plupart ne lit plus mais regarde un écran (les tailles en sont diverses) et c’est ainsi que les petites lampes  serties dans les dossiers (coudés, angles vifs et cruels) se retrouvent obsolètes comme on dit maintenant – codm) on installe son dos, ses jambes,  sur la vitre l’organisme a fait écrire « fenêtre avec vue » ce qui est d’un ridicule achevé (mais l’organisme est très friand de ce genre de pratique) on nous annonce que « le barrista qui nous attend en voiture x se nomme Serpico (pourquoi pas Macadam ou Samouraï ? ) et nous propose diverses boissons chaudes et froides blabla » puis que le train passera par ici par là par ailleurs avant d’arriver en cette gare-ci son terminus – l’organisme n’est jamais avare ni d’annonce inutiles ni de pratiques ridicules – la vitesse de croisière sera atteinte, et donc on croisera la Beauce

voilà bien des années, c’était à Nanterre (c’était en mai – ce n’étaient pas les événements)

mais tonton n’était pas encore locataire du faubourg saint-ho

un type nous enseignait les outils et autres mis en exergue peut-être, en égide ou en scène mots et images par Leroi-Gourhan

André de son prénom – nous, c’était alors des étudiants de diplôme de cinéma – essentiellement critique – et pour valider cet enseignement (peut-être cela s’intitulait-il un certificat, c’est bien possible)

il devait y avoir quelque chose qui avait trait à l’outil de travail – j’ai donné à cette validation (obtenue sans la moindre reconnaissance par le type en question (on en attend toujours, quoi qu’on puisse en dire) – un prof d’anthropologie il me semble bien me souvenir, qui disposait d’un pavillon d’oreille chiffonné)

un tour personnel (j’ai toujours travaillé durant mes études – longues et à rallonges multiples) en prenant comme outil

l’un des premiers train à grande vitesse (ils étaient alors orange et reliaient la capitale à celle des gaules)

un peu plus de deux heures – arrêt à Dijon si je me souviens, ou si j’interprète

l’eau des chiottes en était bleue

il y avait déjà pléthore d’annonces, il fallait bien se tenir, ne pas trop bouger dans les voitures – j’avais des questionnaires à distribuer, je fais comment dis moi pour « ne pas trop bouger » ? –

les portes entre les voitures étaient plus faciles à ouvrir, c’est vrai, et il n’y avait pas de vent dans ces soufflets non plus que d’espaces où on pouvait voir les rails, les cailloux – en gare on pouvait aller à quelque besoin – trois cents à l’heure rendez-vous compte – il ne m’en a rien dit

ou peut-être cela s’intitulait-il « unité de valeur »

comme outil de travail j’avais pensé que c’était bien trouvé

ça n’eut pas l’heur de plaire je suppose – ça allait vite comme maintenant

mais je n’avais pas, alors, ni le temps ni l’équipement pour regarder et fixer, pour un moment de splendeur, à cette vitesse-là la sublime beauté du paysage

 

texte d’éparpillement (accessoire qui me fait penser ici à moby) qui fait suite au numéro zéro du carnet de voyage(s) #156 – lequel s’établira dans les jours à venir –

 

ces jours-ci, la maison[s]témoin tape les onze ans, le nombre des billets du bernard-l’hermite d’agent (premier article le 17 mai 2015) que je suis s’établit à (indique la machine) 434 (ça me fait penser qu’il faudra passer par la case « mettre à jour l’index« ) – est-ce vivant ? est-ce mort ? est-ce que ça s’érige sur des bases organiques ? on s’en fout un petit peu (osefu2p)

Laura (Otto)

 

 

il y a toujours cette tentation d’écrire quelque chose sur un film qu’on a aimé – ne pas se soucier de ses conditions de production, de ce qu’il charrie d’idéologie, de mise en scène, de domination – très à la mode – ici l’héroïne est brune, ce qui en  présage la perte – ou en présume – mais ce n’est pas la raison de cette mémoire de lui : c’est plus le prénom de l’acteur détective – il tombe sous le charme et il s’agit bien d’un charme – après le réalisateur (qu’on avait vu dans un des Cinéastes de notre temps en son temps (voilà quinze ans) (i ne faut pas s’abandonner aux passions tristes – la nostalgie n’existe pas) avait de gros défauts à ce qu’il semble être dit de lui : les films qu’il réalisa en ont sans doute moins – alors voici des images prises ici ou là, quelque part et ailleurs de cette mise en scène dans la mise en scène – l’héroïne est Gene Tierney (Laura qui donne son titre au film); le détective ensorcelé Dana Andrews (Mark de son prénom- ce prénom dans la vraie vie qui me fait souvenir); il y a aussi Vincent Price (qui ne fait pas Draculé mais panier percé et bientôt époux) et encore Clifton Web (en pygmalion au petit pied) – l’image et l’héroïne magnifiées par un Joseph La Shelle oscarisé pour la peine

 

nombreux sont les personnages incarnant des publicitaires -publicistes – cette nouvelle science marketteuse – ce qui n’a pas raiment d’importance dans la narration – un fond de décor, flou et indéfini – le travail de la fiction pourtant – Laura est de cette corporation – il s’agit d’un lieu commun – la voici

avec ce flou aux yeux (elle apparaît toujours en flash back – elle est décédée – mais ici présente pourtant – toujours

trop belle (signifiant, parfois, madame Muir (elle l’incarnera dans trois ans d’ici) – 1944, ce n’est pas son premier rôle mais celui qui la propulsera sans doute au rang de star – elle est assez absente

mais on se souvient d’elle – elle devient quelqu’un- quelqu’une – de réel- plus ou moins

chercher à comprendre – elle a disparu – assassinée – mais toujours présente aux yeux de ceux qui l’aimèrent

ou firent semblant (comme si c’était possible)

dévoiler les machinations (comme une espèce d’horlogerie)

comprendre

il n’y a pas loin d’ici aux révélations – la réalité – les turpitudes – et puis

au fond de l’image, les fleurs du portrait de Laura…

Des énigmes, des révélations, des sentiments  – noir et blanc fugaces et explicités – une espèce de merveille – le cinéma n’avait pas cinquante ans mais parvenait, alors, à quelque chose du mythe

 

Laura  un film réalisé (et produit) par Otto Preminger, en 1944

Goliarda

 

 

(après un prénom pareil ne s’oublie pas non plus – ça a quelque chose de l’attirance, l’emprise, la volonté de paraître ) – c’est en Sicile qu’elle naquit, à Catane en 24 du siècle précédent – dans notre ère dit-on – et qu’en 94, vers Gaète (cent bornes au sud de Rome

au fond de l’image, le Vésuve…) elle disparut) il s’agit d’un film réalisé par un homme, dont le scénario a été écrit par une femme et lui-même. Et il (me) faut souligner que dans la plupart des plans les actrices ne le cèdent en rien aux acteurs – il s’agit d’un film de cinéma qui raconte probablement quelques mois de la vie d’une écrivaine – la période troublée de la vie de cette femme, Goliarda Sapienza donc – après qu’elle ait été emprisonnée pour vol (des bijoux d’une de ses amies). Il s’agit d’une adaptation (dit la chronique) d’un de ses romans titré L’université de Rebibbia (il fau(drai)t que je me le procure) (add.du dimanche : c’est fait – encore merci !…) – un cinéma fait de retours sur soi ou flash-back – il se peut qu’il ne s’agisse que de quelques mois, au début des années 80, où Goliarda retrouve Roberta, une de ses amies, plus jeune qu’elle, qu’elle a connue en prison. Il se peut que  l’action ne se déroule que pendant quelques semaines (j’aime à le croire). Elles se retrouvent, Roberta et Goliarda et c’est une amitié magnifique et même magique probablement. Quelque chose de la liberté, entre femmes, quelque chose qui fait battre le cœur – un peu comme l’amour. Beaucoup, même mais chacun.e sait que ces choses là ne durent que l’espace d’un moment. J’aurais aimé montrer le dernier plan de ce film , il s’agit de Goliarda sur un quai de Termini la gare principale disons de Rome, Goliarda qui courre

(sur cette image, à la main, Valeria Golino, qui incarne l’autrice, tient un fac-simile de lettre – une lettre qu’un détenu (ou une) tente de faire parvenir à ses proches – on en voit une pleine valise, qui représente le signe d’un cadeau que Roberta fait à Goliarda, avant de disparaître) (à jamais) (pour toujours…)  

et cherche où a disparu Roberta – elle s’en est allée – qui l’appelle, puis qui se retourne vers nous donc et nous regarde. Cut. Générique de fin.

 

J’ai pris quelques images au film-annonce – je les fixe et les donne. D’ailleurs toujours ici comme ailleurs, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a.

 

dans la cour de la prison de Rebibbia (cette prison me fait souvenir des Brigades rouges, mais surtout des tortures qu’elles eurent à subir, des horreurs…) (dehors tout en étant dedans)

en semblables appareils, d’autres détenues

puis ici Roberta (qui lit…)

lectrice donc – il faudrait se renseigner plus avant, sur la durée du séjour (si on peut le dire comme ça) en prison de Goliarda Sapienza – il faudrait lire aussi son Le fil d’une vie (d’abord chez Viviane Hamy puis au Tripode) – un moment particulier de la vie de l’autrice

cette prison qu’elle décrit comme une université

ici elle parle de son livre L’art de la joie – où l’héroïne prénommée Modesta* fait figure d’un double transparent peut-être de Goliarda

mais surtout une espèce de liberté (un savoir vivre – des mœurs sans entraves)

mais aussi, peut-être surtout (rien de certain là-dedans cependant) écrire

et encore écrire – le film parle des difficultés rencontrées pour la publication de ce livre mais aussi, surtout, des relations tissées avec ses amies , ces amitiés vraies et sincères instaurées en prison, puis ensuite – avec Roberta

puis avec Barbara (ici droite cadre)

et aussi Suzy Wong (gauche cadre – toutes donc co-détenues)

et aussi, dehors donc mais en ville, à Rome

le jour, la nuit, volant des voitures

vite – mais vivre – vite

vite pour n’en rien perdre

et l’écrit pour tout garder

Sûrement.

 

 

* : Modesta est (aussi) le prénom que porte la sœur du premier mari de Goliarda, Francesco Maselli.

Fuori un film réalisé par Mario Martone

 

 

 

Il ne reviendra pas

 

 

 

Il y a pas mal de portraits dans les temps qui sont miens – ces temps-ci, j’ai la furieuse conviction (mais si ferme, cependant) que ces temps-là sont comptés – depuis cet été et cet accident, AIT dit-on, la neurologue était assez pour, pas complètement, peut-être bien oui, depuis le dry qui dure sans durer – des portraits donc, tout à l’heure le nino s’est mis en mode selfie/moi-même/automatique – ça m’a déprimé vaguement – je reviens trouver ces quelques images, en portraits – un portrait magnifiquement interprété par Fernanda Torres – celui d’Eunice – un film brésilien, on y parle portugais – la dimension intersectionnelle apparaît en filigrane – on s’en fout, peut-être un peu, mais cependant le film est critiqué par l’ordure alors au pouvoir (en 1971) (ce qui lui donne sans doute une dimension supplémentaire –  car s’il déplaît aux immondes c’est qu’il est doté de certaines qualités) – il y a pas mal de photos c’est le début des années soixante-dix au Brésil – de l’autre côté des Andes Salvador Allende a pris le pouvoir – une famille heureuse, Copacabana Rio de Janeiro toute la vie, toute la vie…

il y a des bruits de bottes, il y a des exécutions sommaires, on pense au bouton de nacre évidemment, il y a de la pourriture partout (ça vous a un air furieusement contemporain) – mais ces deux-là s’aiment (Eunice, et son mari Rubens – Mello Selton – et il en est de même de leurs enfants – résistance à l’oppression – et puis

il ne reviendra jamais 

le sait-on ? On le sent – la voiture rouge le sourire le soleil – adieu – tu sais ce genre d’histoire (je pense à Attila, à César, à Staline) ce genre d’histoire me blesse – laisse oublie : non – la plage 5 heures du soir

ce sourire – peu de choses mais complètement tout s’enfuit tu sais, plus personne attendre, non – rien

elle seule avec ses enfants (ils et elles l’aident) – avancer en âge – ne rien laisser aux meurtriers tu sais – ne rien publier, se battre  continuer – être là -formidablement : une image , un portrait de cette famille, sans père : pourquoi

le pourquoi fait suite à « ne pas sourire » – ne pas sourire – le monde veut que nous soyons tristes, il nous veut blessés, il veut  que l’horreur nous submerge

nous sourirons, nous aurons la joie de notre côté,  quand même ils nous auront (ils, tu sais bien, ils) battus humiliés meurtris – nous (leur) sourirons

sourires magistraux – non,rien – rien ne leur sera laissé – nous nous battrons –  nous aimerons la musique nous aimerons la danse, nous aimerons être égaux – car nous le sommes – des années de lutte

faire survivre la mémoire de Ruben, survivre malgré les tortures, les meurtres, les déchirures, malgré la loi du plus fort – continuer tu sais – jamais le fascisme ne gagnera jamais, ni là-bas ni ici – jamais

jamais…
Et que vive le cinéma

 

Je suis toujours là, un film (magnifique) réalisé par Walter Salles

Cinq images

 

de nos jours, le 56 rue des Batignolles

 

ces cinq images qui sont dans le livre – des femmes qui aidèrent le jeune Marcel, puis plus tard encore, parents déportés assassinés – le, pour partie, même patronyme que le rédacteur – ça crée des liens – j’ai commandé recylivres le précédent ouvrage – va pas tarder – cependant de cette histoire (qui est aussi, en un sens, la grande) les bras me tombent – fréquentes déprimes plus éruptions psoriasistiques – tentative d’écritures avortées et encore et encore – quelques centaines de mots/jour – n’importe, voici dans la maison quelques héroïnes – des images souriantes – des femmes qui s’occupent des enfants (on voit aussi leurs hommes, parfois) (l’époque intime aussi quelque chose de la reconnaissance de ces rôles : ces êtres-là ne construisent pas des armes, ne violent ni ne tuent – l’époque est épique, comme elles le sont toutes : l’émergence du sexe « beau mais faible » comme disait une enquêtée – quotas ? vivrions-nous la fin de ?)

 

Annette Voland, veuve Gru, qui recueille Marcel  à six ans – ses parents raflés par la gestapo, lui en réchappe (19 à 60)

leurs sourires sans doute
Raymonde Duc Martin – vivait à Vaujours où Marcel commença d’aller à l’école pour en fuguer (on ne le battit ni le punit pour ces actes-là) (61 à 92)

oui les sourires pour la photo
Lily Salem épouse d’Emmanuel, un oncle maternel de Marcel (sa mère et son père disposaient du même patronyme, je crois bien qu’ils étaient de Constantinople) (93 à 122)

modiste, elle tutoie son employé sauf quand il y a des clientes  – créatrice de chapeau aux Batignolles – on l’aime beaucoup – les trois rangs de perles comme la reine d’Angleterre –
Madame Gobin (vit au troisième, 56 rue des Batignolles, au dessus de l’échope de la modiste Lily) (123 à 148)

dont on ne connaîtra pas le prénom – formidable pédagogue – drôle gaie adorable et veuve
Gabrielle Bertrand, journaliste, exploratrice, aimant les éléphants, le Bouthan, vivant dans une chambre de bonne – magnifique héroïne (149 à 185)

trente ans de plus que Marcel – elle décède à l’hôtel du Quai d’Orsay (l’expo de Sophie Calle) – pour elle, je reproduis cette phrase qui, comme un gant à ma taille, me va : ne demande pas ton chemin à celui qui le connaît, tu risquerais de ne jamais te perdre

Cinq femmes – contre l’œil hein – parfaitement humaines

 

Cinq Femmes un livre de Marcel Cohen (gallimard 2023) (encore merci)

 

Œillets ibériques et péninsulaires

 

 

 

de quelques images rattrapées pendant ces dix derniers jours – quelque chose pour que vive cette maison – comme quelque chose d’entendu : j’étais arrivé à la conclusion qu’il fallait reprendre un peu tout ce qui a été conçu, en faire un lot, un index, un historique, un récapitulatif, quelque chose de sérieux (« t’es sérieux là ? » s’enquièrent nos têtes blondes ou pas) – j’avais des choses à faire (Marseille, Péloponèse, B2TS – le reste, la lecture de la fin d’Almayer et de sa folie – une belle histoire triste abritée par une espèce de mangrove, rechercher Sambir et d’autres lieux – quelque chose comme une réminiscence du rivage des Syrtes, une ambiance de fantômes mais non pour le reste, tout reste à faire comme d’habitude – mais ces images parce que quelque chose de vrai s’est alors passé – j’avais vingt ans tu sais ce que c’est, des choses qu’on n’oublie pas – elles se sont passées mais on ne les a vécues que  de loin, peu, on avait autre chose à faire
¨Puis je me suis demandé, me souvenant d’avoir vu ce film Capitaines d’Avril (Maria de Medeiros, 1999) au forum des images,si je n’avais pas, par hasard, commis un billet sur ce film mais non. J’ai dû oublier, comme souvent – je suis pris par autre chose, souvent, quelque chose à dire et à montrer (à me montrer surtout) (mais je partage) et j’ai recommencé à m’en prendre sérieusement à ma façon de faire, un peu légère mais suivie, j’ai cessé d’attendre à un moment, je me suis dit qu’il était inutile de tenter de comprendre quelque chose à ce public comme on dit – il suffit de (se) donner dans ses actions, quelque chose de généreux peut-être mais arrimé à quelque chose d’éthique – je cherche toujours, sans trouver – lire voyager regarder saisir sentir – non, mais tant pis pour l’œuvre ou l’écrit ou le roman – tant pis mais garder la tête hors de l’eau et nager – quand même 

 

25/04/1974. LA REVOLUTION DES OEILLETS

déjà posée parce que c’est important – descendre l’avenue avec un œillet à la main (ce billet dédiée à l’amie lisboète qui se reconnaîtra) et ne pas tuer – ne pas mourir – comme une vague formidable – tu vois, je ne savais pas alors, certes je criai dans les rues « Stirner ! Proudhon! Bakounine Kropotkine Voline! » sur l’air des lampions, on s’était amusés déjà à chanter « Ah Debré si ta mère avait connu l’avortement » qui était d’un goût assez douteux deux ans plus tôt – on mettait sur nos têtes des entonnoirs – on riait parce qu’on avait déjà derrière nous la réalité de l’usine et la ferme et définitive volonté d’y échapper tout comme à l’armée – nos vies à mener

25/04/1974. LA REVOLUTION DES OEILLETS

nous n’avions pas l’âge de ces capitaines, mais presque – ils étaient nos aînés – ils refusaient l’Angola et le reste – et l’ordure (sans majuscule, non) salazar pourrie était morte, ne restait plus qu’à l’enterrer

Adelino Gomes (ancien journaliste qui a couvert les événements), montrant ses archives, au Largo do Carmo où s’est produite la Révolution.

j’ai volé ces images dans le canard, comme une espèce d’habitude,un modus operandi un genre de crime – j’ai (très souvent) ce que la vulgate de ce genre (policier ou hard boiled) intitule des scrupules de pucelle – nous vivons dans un monde désolé –

Détails de l’exposition célébrant le 25 Avril, au Musée GNR situé à Largo do Carmo.

détacher les portraits (mais les remplacer par d’autres ?) – nous vivons dans un monde absurde – nous ne savons pas, nous ne savons rien sinon que doit vivre la liberté – nous ne savons pas pourquoi, mais sans entrave et sans temps mort …- tu te souviens… et puis le temps s’oublie et passe

Adelino Gomes (ancien journaliste qui a couvert les événements), montrant ses archives, au Largo do Carmo où s’est produite la Révolution.

à un moment, le charme s’est rompu
à un moment je n’ai plus su comment faire pour revenir
alors j’ai regardé devant moi et j’ai continué, un pied devant l’autre
une image après l’autre

Groupe de personnes célébrant le 25 avril et rendant hommage à Vasco Correia et Natércia. La cérémonie comprenait le chant de « Grândola Vila Morena »

des fleurs et des chansons

des noms de personne (à ce moment-là tout le monde faisait le voyage de Lisbonne racontait, il me semble bien, la biographe de JiPé) – ces années-là – le monde et l’univers, ce moment-là où tout semblait possible – et peut-être tout l’était-il, tout comme aujourd’hui

je me souviens des livres de Lidia Jorge (tous, mais surtout Les Mémorables  chez Métailié, traduit en 2017 par Geneviève Leibrich)

– je ne me souviens plus, pourtant, mais j’ai à l’idée ce nom qui me revient mais qui n’a rien à voir – c’est au pays voisin, sous l’ordure franquiste (Castelo Branco c’est ce qui me vient) (en réalité Luis Carrero Blanco dont la Dodge Dart s’envola un 20 décembre au dessus des toits d’une officine jésuite (car le hasard n’existe pas) pour retomber dans le jardin d’icelle – le nouveau premier ministre en mourut, ainsi que son chauffeur et son aide de camp – quelque quatre mois avant…) – je me souviens

 

dispersion #24

 

 

 

j’avais à l’idée cette phrase du carnet café europa (qui m’entraîne toujours un peu vers l’est et sa mer Noire, ce genre de bazar du Bosphore, quelque chose par là-bas) (j’aime assez y penser bien que je préfère, et probablement de loin, le sud) cette phrase donc

Ceci étant dit, l’époque est au morcellement, au fractionnement, à l’attention discontinue et sursollicitée par l’image.

je me disais sursollicitée vraiment ? oui sans doute – peut-être – certes – pourquoi pas ? – probablement – mais les images ici où je (on) (je surtout) ne parle beaucoup que de culture visuelle (alors que je devrais me mettre à écrire) ont ce don de m’aider à me disperser – quelque chose comme de la discorde (je lisais aussi ce quelque chose discorde qui m’a plu) – nous en sommes au vingt-quatrième épisode, mais j’aime à savoir que dans ce dernier mot se niche aussi celui de « ode » qui m’est évocateur d’abord de son diminutif en prénom (porté par mon amie TNPPI, mais aussi la mère d’un de mes plus proches amis décédé au quatre août dernier), mais aussi de cette chanson en poésie sans doute, quelque chose de cet ordre – quelque chose de la mémoire que je ne veux pas oublier mais qui se déliquescence doucement (quand même ce ne serait pas un verbe) – tendrement – garder

quelque chose de l’urgence – sa cravate rose mal ou peu serrée sur son col monumental – ces (ce ne sont pas des mantilles, mais j’aime ce mot il m’est venu et il lui va bien) ses gants, là  (le nom m’échappe) (ce sont des mitaines) un homme qui est à la mode – continue (je ne l’aime pas cependant, cette image je l’ai prise, comme la suivante, parce qu’elle m’indique quelque chose de beau) mais pas le sujet

ici c’est l’outrecuidance de la montre – cette croix, là – mais deux fois pourtant, pour la légende rouge disons

semblable au nuage en artefact qui l’orne (j’aime beaucoup ce nuage rouge, oui rouge) – ce sont des gens comme les autres sauf qu’ils sont  en position d’être reconnus sans qu’on les nomme – tiennent au monde une place conséquente – considérable – des acteurs

(Raymond Aimos et Jean Gabin – Quai des Brumes Marcel Carné,1938) ou d’autres

(Robert Manuel et Jules Dassin, Du rififi chez les hommes, Jules Dassin, 1955) – personnages

(au fond,un type arrose le stade – celui qui joue Judas Ben-hur, je ne le prise pas – son amour pour les armes à feu et les subsides offerts par la National Rifle association c’est non – comme celui  qui anime un de ses contemporains, plus ou moins, delon sans majuscule, je ne l’aime pas non plus (comme disait Pialat à Cannes que je n’aime pas non plus – majuscules cependant) (on prépare les accréditations, là, t’inquiète) en revanche WW et son chapeau, ça me convient – est-ce sa réussite ? sans doute oui – mais cette image-ci

pour toujours

ou cette autre – mais moins pour toujours tu vois –

la légende indique que la photo a été prise au Kremlin (et pas Bicêtre) (mais quila prit ?) – dans le cadre au fond qui domine, Karl Marx – il n’y a là que des hommes, qui sourient benoîtement – la flatterie – le dégoût vaguement – à gauche, chauve : je me souviens de sa chaussure sur le pupitre de l’ONU – je me souviens – ces deux monstres

entre les deux , le réalisateur Noel Marshall époux de Tippi Hedren (égérie pratiquement violée par Hitchcock) et une dresseuse je crois bien – Tippi et la fille qu’elle a avec Noel Marshall, Mélanie Griffith, sont grièvement blessée – tournage de Roar seul film réalisé par  ce Noel Marshall… L’horreur (racontée par Hélène Frappat dans son magnifique Trois femmes disparaissent chez actes sud)

et moins grave

mais magnifique – et elle, Delphine Seyrig, tout autant magique

bah…

 

 

dispersion, une espèce de feuilleton de la maison[s]