dispersion X+2

 

 

des images uniquement de ciné prises ici ou là (celle-ci par exemple n’est pas de l’art industrieux dont on parlera)

datant d’une dizaine d’années (résidence Moret L’aiR Nu) je la reprends je la garde – je ne prends pas le chemin de l’agent, je le laisse à fumer son clopo attendant le chaland – la chanson « maison vide » du polnaref suivie de celle du « château de laze » du même tonneau – « le grand meaulnes » aussi pourquoi pas ? – je retourne chercher mes images – j’en retiens dix-huit – les égéries comprises – pendant ce temps-là, Norma patiente (les mentions de Norma s’imposent pour m’obliger à la faire vivre) – ces affaires réflexives me gavent un peu mais tant pis – avançons

qui est-ce ou qui fut-ce ? Giuseppe Pinelli (anarchiste milanais, défenestré (par la police) quelques jours (le 15) après l’attentat à l’aveugle (16 morts, 88 blessés) et à la bombe (banque de l’Agriculture, Milan, piazza Fontana, 12 décembre 1969) – en sa mémoire

ah le « tu vas la taire ta gueule ? » du Gabin/François à ce Valentin/Jules Berry – et cette Arletty (atmosphère ?) /Clara… (Le jour se lève (Marcel Carnet, 1939, décor Trauner (non crédité car juif), scénar dialogues Prévert…) – joueur invétéré…

(ce que ça vient faire là j’en sais rien, un acte manqué donc réussi – la montre les rides ça n’a pas quarante ans le pull et le col de chemise au dessus : à pleurer)

ah oui (8 et 1/2 , 2F 1963)

(ne jamais changer une équipe qui gagne dit le stéréotype sportif ou la métaphore ou l’allégorie – la mythologie) Anna Magnani (on ne se disperse pas tant que ça – l’amour vrai)

(le cinéma us ne va pas s’embarrasser – 1947 – Kiss of death (aka Le carrefour (sinon le baiser) de la mort, Henry Hathaway) (premier « grand »rôle pour Widmark Richard)

(Maduro même combat ?) (je préfère passer – je préfère la fiction sans doute) ou alors la musique –

ces sourires oui (Ella et Duke) – de Kurdes sourires aussi

la guerre, comme la religion – ces humaines mascarades – ici Emma Goldman (anarchiste – 27 (15) juin 1869, 14 mai 1940 –

pour la parution du à bas bruit à laquelle on a participé (on a des choses à faire, mais la militance effraye sinon écœure – c’est le pluriel de Brassens qui a ma faveur) tant pis – mais je suis donc je pense – je suppose donc j’erre

(cliché de Viviane Maier années 50 je suppose) (je l’aime bien – elle) (une photo de quelqu’un qui dort a quelque chose de secret – et puis qu’est-ce que ça peut faire ?) (j’abonde)

à nouveau 8 et 1/2 (Barbara Steele, qu’on peut voir aussi dans le (à paraître, pfff) magnifique Sois belle et tais-toi (Delphine Seyrig,1981) –

(ah Giulietta…!) – un pano à gauche de 60 degrés nous ferait découvrir le Paris Rome – photos posées ou pas – et Popeye qui attend

(je ne sais plus exactement mais peut-être bien Marcel Bozzuffi (ou alors Fernando Rey) le chapeau et dessous Gene Hackman – on avance hein – ici crâne d’œuf quelques ans (ça ne se dit pas) plus tard

(dans un film de Ray Depardon – interdit par l’archange – puis ressorti – Une partie de campagne (1974)) (quelle horreur…) – et puis presque récemment

formidable Agent secret mixant les genres – le cinéma avec ses plus de cent trente ans finira-t-il par mourir sous les coups d’autres formes (plus plates) (hum) la vie des salles menacées mais tout (absolument tout) a une fin (même le big bang) alors restant dans le monde, le temps, sur terre, ou sur les ondes

ces montages sonores (soixante douze minutes…) de l’amie Chritine Jeanney (on en arrive à ces jours) car pour finir une image de ce Gâteau du Président (Hasan Hadi,2025 – Irak, camera d’or (premier film) Cannes 2025) une jeune fille et sa grand-mère

et toujours, bien sûr, avec mes compliments.

 

témoin (dispersion #X+1)

 

 

 

on ne va pas rester sans rien faire – entre deux mots, choisissons le moindre : l’image; celle que je vole pèche attrape dont je me saisis – des gens connus (de qui ? c’est toute la question) ou pas (ici c’est moi en ombre – au loin dans le miroir de chez Max

un selfie et je continue) (je ne veux pas qu’elle meure) glanées ici ou là (le cinéma souvent, qui en raffole) – ici Vittorio De Sica et Lamberto Maggiorani qui interprète Le voleur de bicyclette (1948)

là Stanley Kubrick et Jack Nicholson dans le bar de l’hôtel (ou le studio) abritant le tournage de Shining (1980)

je ne m’en sers que peu – depuis peu dans une espèce de revue tmp

des images qui disparaissent au bout de 48 heures

après on en fait ce qu’on en veut

ça a un côté assez joli et fantasque éphémère oublieux – on les reprend

un photo-montage de deux plans de La Jetée (Chris Marker, 1962) (Hélène Chatelain dans le rôle de « la femme ») ou bien Peter Lorre dans le rôle de Hans Beckert alias M le maudit (Fritz Lang, 1932)

qu’on revoit dans Casabanca  (Michel Curtiz, 1942)

plus proche

 

quelques plans du plus beau film de tous les temps et de tout l’univers

ce n’est que mon avis

trop bien – une photo de presse

le réalisateur (2F) et l’une des actrices (Claudia Cardinale) – une image d’un des favoris d’ici

(Ben Gazzara qui joue Cosmo dans) Meurtre d’un bookmaker chinois (John Cassavetes, 1976) et ici, dans le film réalisé par Jim Jarmusch (à sketches peut-être mais celui-là – Los Angeles – est vraiment très bien)

au premier plan, Winona Ryder dans le rôle de la chaffeure de taxi mécano et moins au point fumant à l’arrière plan Gena Rowlands aka Victoria Snelling (le film ; Night on earth, 1991) et puis encore

la légende est fausse, ce n’est pas Dana Andrews mais Vincent Price (comme quoi rien n’est simple) avec Gene Tierney dans le rôle titre Laura (Otto Preminger, 1944) (un jour paraîtra ici un billet/article/post/développement illustré sur ce film – ça aurait pu mais non – on reprendra l’image) il y aura aussi un peu de cette image impressionniste mais retouchée il m’a semblé

ou d’autres choses

là je ne sais plus mais c’est fort brouillé (un film italien, surement, du côté de Milan, Visconti ou Antonioni) une espèce de panthéon (tant mieux) mais sans chanson, impossible – une morna Cesaria steuplé…

ou alors un peu de jazz merveilleux, oh Ella…

 

à suivre peut-être

 

Spreck

l’image d’entrée de billet date de janvier 1988

 

 

un article précédent parlait du livre qui a été ici adapté – on s’empare de ce qu’on peut – on fait comme on veut – ici la technique a, il semblerait, pris le pas sur l’esthétique ou la recherche – pourtant ailleurs on cherche encore quelque chose sur le cinéma sa façon de raconter disons son esthétique sa forme – on peut adapter des livres comme on peut écrire des scénarios originaux, personne n’en empêche quiconque : c’est ensuite que l’affaire se corse – ce livre-là intitulé roman raconte l’histoire de la genèse de la grande Arche de la Défense (des résultats du concours – plus de quatre cent quarante réponses pour un seul élu, le Spreck en question) – jusqu’à la disparition dudit Architecte – avec un grand A parce que

dit-il – lui le nommait « le Cube »(majuscule probable) (à l’image (fixe) Spreck de face (Claes Bang, grand, élégant, danois), et Andreu (Swann Arlaud, plus frêle, pertinent, loyal) de trois-quarts arrière) – le président de la république d’alors (François Mitterrand dit tonton – incarné quoiqu’un peu plus rond que  le modèle, mais magnifiquement par Michel Fau) (ici un peu ridicule je reconnais) le président (il l’était cependant de temps à autre soyons justes) donc

aimait à faire construire des espèces d’œuvres qui seraient porteuses de sa mémoire (la pyramide du Louvre, l’opéra de la Bastille, le cité de la Musique de la Villette, la très grande bibliothèque  (qui porte aujourd’hui son nom)) et de sa légitimité – l’Arche de la Défense, la Grande Arche, le Cube, avait sans doute le défaut irrémédiable de sa situation extra-muros…
Le concours eut lieu en 1983, le président désirait l’achèvement de cet énorme bazar pour la célébration du bicentenaire de la révolution (entre temps, il y aurait 1986 (et des élections législatives – perdues par la gauche), et 1988 (et des élections présidentielles remportées par elle, et son incarnation) . À Paris, la municipalité est à droite (Chirac Jacques) – mais comme chacun.e sait Paris c’est la France… L’histoire débute donc par ce concours, lequel est remporté par un illustre inconnu – on le recherche, c’est un danois, on envoie en éclaireur le chargé de projets (on appelle ces projets « les grands travaux ») de la présidence – un certain Subilon (Xavier Dolan, extra)

on le retrouve (« qu’est-ce qu’il dit? » demande-t-il – il ne parle pas encore très bien le français)

inséparable de sa femme (« il dit que tu as gagné » lui dit-elle – elle, plus)

il a en effet gagné – tout commence – rien n’est simple, mais le président tient à ce projet – on regarde la perspective (les voitures sont d’époque, oui)

tout ira bien – enfin pour le moment – mettons qu’on adjoigne un français au danois –

parce qu’il ne connait guère les mœurs de ce pays particulier – les appels d’offre, les avant-projets sommaires ou définitifs, les restitutions, les réponses idoines etc.) – ce sera Paul Andreu, qui travaille sur les aéroports

depuis quelques années, très au fait de ces techniques

des matériaux modernes, du béton précontraint et des diverses frasques des politiques français – pourquoi pas, après tout ? ce ne serait pas la dernière  couleuvre pour Spreck… Lui tient à son projet comme s’il s’agissait de lui-même, c’est lui-même, sa propre vie, alors travaillons de concert

rien n’est simple cependant

et le temps presse – je ne raconte pas tout (je n’ai pas les images non plus)* – le chantier est énorme, le travail à fournir tout autant – et les choses, en 86 se grippent : l’Arche sera sacrifiée, en partie, par le nouveau gouvernement (premier ministre jacqueschirac – au budget le droit dans ses bottes fier de ses jupettes (pas encore) trésorier bientôt (dans quelques années, certes) condamné pour fraude à la trésorerie de son parti et de ce fait « le meilleur d’entre eux » comme disait son mentor) – Spreck tente d’y croire

mais tonton n’en peut mais – et le chantier avance continue s’établit – des images animées tellement crédibles nous font croire que nous y sommes : une vraie prouesse – Andreu sera à la barre pour tout

tandis que Spreck deviendra invisible (ici dans une carrière de marbre de Carrare

: ce marbre sera refusé) – on tentera bien de lui mettre dans les pattes un homme d’affaires  (inspiré d’un nabab, qui prend le quartier de la Défense pour son domaine privé et sa chasse gardée… bientôt condamné pour escroquerie – on ne le nommera pas – évidemment ami du ministre du budget)

Spreck refusera cette entente – et petit à petit disparaîtra

honoraires copieux acquittés – pour ne plus revenir qu’un an après,puis définitivement emporté par un cancer fulgurant – le Cube, la Grande Arche, l’Arche de la Défense aujourd’hui: ici le contrechamp

et ici le champ, monumental et magnifique

vue de Nanterre

 

 

L’inconnu de la Grande Arche  un film réalisé par Stéphane Demoustiers (2025)

 

 

* : le travail sur le cinéma (est-ce bien un travail que de ne parler (est-ce vraiment parler et si oui à qui ?) des films qui ont plu ? ) (ou sur lesquels on a quelque chose à dire (est-ce dire qu’écrire ? poser des images fixes à propos d’images animées qui n’existent plus que dans la mémoire ?) s’opère à partir de documents proposés et retenus par le distributeur dudit film – on a droit à :
des images (quelquefois 4 ou 5 en haute définition)
un dossier de presse (de ceux qu’on distribue à l’entrée des projections de la même,regroupant presque toujours un entretien avec le réalisateur avec la star (bankable disent-iels) – ou le premier rôle (s’il est connu, c’est-à-dire bankable),un générique intitulé « fiche technique » pour les divers.es intervenannt.es derrière la caméra et « fiche artistique »pour celleux devant)
un film annonce
une affiche
d’autres trucs qui font penser à la vpc (je crois me souvenir) des libraires (en vrai c’est « publicité sur les lieux de vente » plv)
formatés formalisés préformés pur parler dire expliquer donner à voir au(x) public(s) privilégié(s) que forme(nt) la corporation journalistique (presse-papier, télévision, radio, internet j’en passe sans doute) pour informer les lecteurices auditeurices spectateurices etc. (j’en oublie et l’inclusive a quelque chose de barbare – probablement vue de ce côté-ci du protectorat – je veux dire patriarcat – furieusement à l’éveil (woke) – est-ce assez biaisé ?
reste intérieure sa propre vision du film (à cannes ou quand ? locarno venise sundance ? quelle salle de « projection privée » ou est-on privé de projection ? )(dans le même ordre d’idée voir le film en salle ? : la corporation des cinéastes et autres technicien.nes dit .es collaborateurices de création dispose auprès des caisse de cinéma d’une exonération – un exo – une place gratuite sur présentation de la « carte » – comme il existe des cartes culture ou autres – des passe-droit, des coupe-file, des privilèges mis en place par ce système-là)
ça n’intéresse personne – ça n’influence personne – à la marge – un peu comme la publicité dont on nous rebat les oreilles à longueur de posts billets et autres avatars plus ou moins en images fixes ou plans fixes ou sonorisés ou muets – je me souviens de ce président qui me parlait de films amateurs avec cette prétention outrancière (d’outre vide) de celleux qui savent ce qu’est la profession et les professionnel.les de la profession comme disait l’autre qui mit fin à ses jours (et tout ça parce que ma mère aimait Errol Flynn et Fanchot Tone, tu le crois ?)
(ici Medellin quand même)

 

Delphine, Carole, Jane, Maria et les autres (2)

 

 

ça ne s’arrêtera jamais – l’hécatombe – Ian Monk est mort… Ça n’empêche pas ça n’empêche rien ça  ne rime à rien – voici des portraits – nombreuses sont celles qui ne sont plus là – ça n’empêche rien…

Deuxième générique de ce film, en vrai le vrai générique – ou plus exactement la participation de toutes ces actrices – ou alors simplement le premier – nos temps sont troublés par des ectoplasmes décomplexés (parfois, à leur cheville, un bracelet – une entrave, un lien) je me souviens que JPS  nous informait de ce que c’était qu’un salaud – je pense à weinstein, je pense à epstein, je pense au peroxydé comme je pense à sarko : vous disiez racaille ? – combien sont-ils donc, à nourrir la bête immonde ? des hommes, beaucoup – bien que la fille du borgne… que veulent-ils donc ? Paix et amour… Bah… Pour ne pas oublier, cinquante ans plus tard, nous avançons, lentement c’est vrai, mais nous avançons. Pour ne pas cesser, jamais.

La première image

puis (les images fixes, sur papier, entrent dans le champ, se stabilisent,  puis sont enlevées pour être remplacées par les suivantes)

Et donc : Jill Clayburgh (actrice, comédienne – 1944-2010)

Marie Dubois (actrice comédienne – 1937-2014)

Delia Salvi (actrice, écrivaine – 1927 – 2015)

Juliet(te) Berto (actrice, réalisatrice – 1947 – 1990)

Pat D’Arbanville (actrice,mannequin – 1951- )

Maidie Norman (actrice, 1912-1998)

Louise Fletcher (actrice, 1934-2022)

Jane Fonda (actrice,  productrice, 1934 – )

Cindy Williams (actrice, productrice, réalisatrice, 1947 -2023)

Rita Renoir (comédienne, 1934 – 2013)

Jenny Agutter (actrice, 1952 – )

Luce Guilbeaud (actrice, réalisatrice, 1935 – 1991)

Shirley MacLaine ( actrice,danseuse, écrivaine, 1934 – )

Anne Wiazemsky (comédienne, réalisatrice, écrivaine, 1947- 2017)

Rose Gregorio (actrice, 1925 -2023)

Maria Schneider (actrice, 1952 – 2011)

Viva (artiste, écrivaine , 1938 – )

Candy Clark (actrice, 1947 – )

Barbara Steele (actrice, 1937 – )

Millie Perkins (actrice, 1938 – )

Mallory Millet-Jones (actrice,1939 – )

Susan Tyrrell (actrice, 194-2012)

Ellen Burstyn (actrice, 1932- )

et Delphine Seyrig (actrice, productrice, réalisatrice donc, 1932-1990)

 

Sois belle et tais-toi  un film réalisé par Delphine Seyrig (ici le générique de fin)

 

 

index

 

 

 

le premier billet (dans la salle de bain, Burty aka le prince dit au curé « allons mon père passez moi cette serviette ! » et puis « vous avez l’habitude de voir les âmes nues, ce ne sont pas les corps qui vont vous faire peur » ou quelque chose d’approchant) date de 2015 – 17 mai dit la machine (et qui suis-je pour mettre en doute de telles affirmations ?) (en fait, c’est du 2 juin que date ce billet – le premier, 17 mai 2015, a pour objet Kiss me deadly). Décision fut prise (plus ou moins) pour les dix ans d’établir un index des billets. Après il est facile (enfin, c’est une litote : plus de 400 titres…) d’en établir la liste, mais comment ranger ? quel ordre adopter ? alphabétique ? chronologique ? pour s’y retrouver ? pour s’y perdre ? je n’ai pas choisi encore mais je n’ai pas posé de liens – ordonner ordonner… le sentiment qu’il s’agit d’un outil utile personnellement, égoïstement : en tout cas c’est fait.

Égoïstement parce que j’aurais pu prendre en compte tous les articles (après tout, (je m’informe) mais il y en a quand même plus de 700 – ça fait du boulot… mais ça ne m’aurait pas effrayé, pas plus que ça, seulement je n’ai pas commencé au début – j’aurais pu rependre etc. Mais en vrai non).

En gras, on trouvera les (titres des) films chroniqués – puis (s’il y a lieu, c’est pratiquement toujours le cas) et ouvrant une parenthèse, le patronyme du ou de la réalisateur/trice l’année de sortie, la parenthèse refermée. Ensuite, vient le titre du billet. Pour y accéder copier ce titre-là et le poser dans la case « rechercher » de la page d’entrée de blog.
Ce serait déjà compliqué mais en réalité, c’est le cas courant pour le cinéma.
Pour les autres rubriques, il faut copier le premier titre et procéder de la même manière.
Ergonomik isn’it ? Bah c’est comme ça.

J’ai inséré des dates (notamment celles de l’épidémie covidiote de 2020 et des réclusions afférentes), calées à droite.
Je n’ai pas trouvé de billet au treize novembre quinze (ou 14 ou 15) mais je n’avais pas, alors, pris des aises vis à vis du cinéma ici (parfois le cinéma me fait prodigieusement braire – ce n’est pas que je ne l’aime pas, mais il m’apparaît comme une espèce de vitrine abjecte d’un certain système dégueulasse (culture du viol, masculinisme, patriarcat, capitalisme j’en passe… mais ça fait pas mal dans la barque) . Je le préfère autre qu’étazunien (le système en question vient en ligne (d’extrême) droite de ce pays) (un dégoût profond mais des films magnifiques cependant (il se peut que , pour la plupart, ils soient le résultat de personnes immigrés – Laura du Preminger est sur la table :  un exemple entre mille – mais cette distinction ne m’appartient pas, je ne l’aime pas non plus, je n’aime pas le nationalisme, la patrie et toutes ces affaires plus ou moins baignées d’un sang coagulé et mort).

Pour le moment, le lien renvoie à un document par ordre chronologique – j’ai décoquillé relu réétabli relu mais ce n’est pas achevé.

Je le pose là. Avec mes compliments.

 

Glossaire (mise à jour 25 11 2025)

Les ombres

 

 

 

après c’est vrai aussi qu’il faudrait que les films aient quelque chose à voir avec la réalité – celle du temps présent – je me disais voyant ces quelques images que je vais poser « ça sert à quoi tout ça? »  et peut-être « à quoi ça a servi tout ça ? » – mais je n’aime pas le cynisme, je sais à quoi ça a bien pu servir, même si on voit bien ce qui se trame et tente de prendre le pouvoir ici (le truc entamé en Argentine, aux états sans majuscule, en Hongrie, en Russie, en Turquie en inde : où va-ce s’arrêter ? ) (jte parle même pas de Gaza et Israël tant la honte pour l’humanité toute entière est grande dans cette partie du monde) – ces gens-là, ceux et celles – gens n’a ni genre ni singulier – pourtant dans ce film décrits (un roman de Joseph Kessel, adapté par le réalisateur lui-même (il dit qu’il portait ce projet depuis la fin de la guerre lorsque en 1943, il lut le livre de Kessel – la deuxième, mondiale) ces gens avaient quelque chose d’héroïque – un peu comme les parents qui, pour leurs enfants, seraient prêts à donner leurs vies – ici il s’agit d’une « certaine idée de la France » – ça se passe en 1943, donc et elle se trouvait dans un sale état – quelque chose à voir avec aujourd’hui ? En réalité oui – quelque chose de ce genre, que je tente de résoudre – vieil homme pourtant et cependant (sous ce lien, le numéro de la revue Les villes en voix où, dans ma contribution,  sont exprimées mes hypothèses).
Personne ne sort les fusils était le titre d’un essai de Sandra Lucbert (au Seuil) qui traite du procès d’un certain lombard (pédégé d’une firme nommée alors france télécom) qui a organisé la dégraissage comme ils aiment à dire de celle-ci afin de la rendre compétitive comme ils disent encore – les gens se suicidaient mais c’était prévu, normalisé et d’ailleurs parfaitement fructueux – une affaire qui a vingt ans, le type lombard a été condamné à un an de prison augmenté de quinze mille euros d’amende (il a eu le front de faire appel, ça a été vaguement réduit – cette honte) – ça n’a rien à voir ? Peut-être. En tout cas, nous avons à rester éveillés – personne ne sort encore les fusils. Non.  

L’histoire est complexe. Je pose juste ces images et tente de les expliciter. Titré L’armée des ombres le film est réalisé par Jean-Pierre Melville (aka Grumbach, il a, comme Edgar Morin, conservé le pseudonyme qu’il prit pendant ses années de résistance); il date de 1969, mis en images ou éclairé par Pierre Lhomme. Cette armée-là est celle des résistants à l’occupant nazi pendant la deuxième guerre mondiale. L’action se déroule en 1942 et 43. Elle met en scène un réseau de résistants, mené par Philippe Gerbier, incarné par Lino Ventura.

Infiltré par un traître qu’il faudra mettre à mort, le réseau est de plus en plus cerné par les nazis jusqu’à ce que Gerbier lui-même tombe.

évidemment trahi

Huit personnages constituent disons cette histoire. Il y a le coiffeur, qui transmet des informations

c’est Serge Reggiani dans le rôle). Il y a donc Gerbier, qui se fait arrêter

Sept hommes, une femme – sans doute un nouveau signe que la guerre est une histoire d’hommes. Simone Signoret das le rôle de Mathilde (qui réussira à libérer Gerbier)

ici préparant l’évasion donc – là se rendant compte de l’ignominie de la guerre (une image de la fin)

les voici tous les deux

puis vient Paul Meurisse alias Luc Jardie

le n plus un de Gerbier (« le grand patron » est-il dénommé)

un de ses subordonnés, Jean-Pierre Cassel (Jean-François Jardie, le frère du précédent)

les voici tous les deux

un résistant qui mourra (d’ailleurs, ils meurent tous) Paul Crauchet (qui interprète Félix (lequel se suicidera pour ne pas trahir) – deuxième en partant de la droite

le premier « Le masque » (c’est Claude Man qui joue) tient en main le torchon qui lui a servi à étrangler  le traître – l’histoire se déroule et se termine par un chantage exercé sur Mathilde qui ne peut que partir des bureaux de la gestapo, sans dénoncer mais dont la fille est promise par les nazis à un bordel pour soldats sur le front de l’est,  si Mathilde ne dénonce pas son réseau. Dehors

on ne pourra que la supprimer… (le revolver est tenu par Christophe Barbier, dans le rôle du « Bison »).La voiture s’en va mais un carton indique que les quatre hommes ont été arrêtés et très probablement, après torture, mis à mort.
Ce n’est pas d’une franche gaieté mais le film reste en mémoire et donne (très probablement) un aperçu subjectif sans doute mais proche d’une certaine vérité de cette époque de terreur. Et énonce aussi, avec un vigueur puissante, que la guerre salit tout, les êtres comme les lieux.
Un grand classique.

L’Armée des ombres,un film réalisé par Jean-Pierre Melville (1969)

 

quelques mots des personne(l)s qui ont réalisé produit éclairé interprété le film (cinémathèque française)

analyse filmique

plus d’images encore ici

 

j’en termine ce matin (le retour du jeudi) :

en spéciale dédicace à Lino Ventura parfait comme sans doute d’habitude (dans le rôle magnifique du commissaire Gallien dans Garde à vue (Claude Miller, 1981) lequel ne s’entendait pas avec JP Melville (insupportable certainement – voir ses frasques contre Charles Vanel lors du tournage de L’aîné des Ferchaux qui lui valut, sil’anecdote est vraie, une gifle de la part de Jean-Paul Belmondo) – à tout prendre, s’il le faut, et pour ma part, je garde Lino.

À LA FOLIE (2)

 

pour tout te dire, je ne sais pas exactement d’où me viennent ces images – je les ai gardées de quelque part ça ne fait aucun doute – probablement  d’une connaissance inconnue parce que virtuelle – je crois bien (il y en avait aussi d’autres de Rome ville ouverte que je ne pose pas ici – c’est une topique qui m’incite un peu à continuer mon glossaire – cette maison est hantée par de magnifiques personnages comme Anna Magnani, Gene Tierney et autres Bette Davis – c’est que ce cinéma-là – celui (à la louche) des années 40 à 80 du siècle dernier – le parlant à ses débuts même et le reste ensuite, aussi – sans parler du muet – a bercé mon appréhension de cette vie-là – je me souviens d’avoir vu ce film à l’action LaFayette qui est à présent un super-marché je crois (genre de l’ordure qui prend un milliard de cicr et débauche deux mille ou trois mille personnes sans le moindre problème ou la moindre vergogne) (qu’est-ce que c’est un salaud ? voilà) – ce n’est rien : je pose les images, le film en lui-même existe toujours (Sam Fuller nous a quitté il y a bien vingt ans -vingt huit ans…) ça ne fait rien je l’aime toujours –

Johnny Barrett se fait passer pour fou pour dénouer un crime – il entre dans un hôpital psychiatrique (le film date de 1963) où il côtoie par exemple un type noir

qui à ses moments perdus se transforme en suppôt Ku Klux Klan –

ce même triple K (souviens-toi de ce fruit étrange…) qui aujourd’hui sert de morale au peroxydé DT47 – l’histoire continue, les ordures restent – alors bien sûr on trouvera un coupable – ça ne fait pas de doute, pas le moindre – mais Johnny y perdra son âme…

le film est formidable – en noir et blanc, certes.

 

Shock Corridor, un film réalisé par Samuel Fuller (1963)

 

 

 

 

la petite Jaffna

 

 

 

pour fixer les idées (mais ça ne sert pas à grand chose, elles sont toujours assez mobiles et oniriques) ça se trouve là (sud de l’Inde)

zoum arrière ?

je garde une espèce de curiosité pour les endroits éloignés et pour moi inaccessibles, incapable que je suis de m’en aller ailleurs – je déteste partir mais j’aime assez revenir – comment est-ce, en images, Jaffna (ex-Ceylan, Sri-Lanka)  ?

des commerces

un peu comme on en trouve en Afrique ou à Barbès

comme partout sans doute

juste à quelques milliers de kilomètres – le métro marque un terminus à Louis-Blanc – d’ici trois ou quatre stations – (non loin de chez les époux Diaz) on marche un peu le long de la rue (il y a là  la boutique des 4 frères Bedri – grecs, turcs, maghrébins quelle importance ?

plus loin, on croisera

cette exposition de B2TS (répertoriée, certes) (3 épisodes quand même…)

puis encore plus loin, on se retrouvera dans Little Jaffna (entre ici et la station de métro la Chapelle

c’est un territoire vaguement dévolu aux Tamouls et autres Sri-lankais) – le quartier formé de quatre rues (Cail, Perdonnet, Louis-Blanc, Philippe de Girard)

augmentées du faubourg à l’ouest – petit quadrilatère, presque carré, restaurants délicieux – et autres commerces, ici le bien nommé (supposé-je)

là autre chose (bien français ?)

et puis d’autres encore

celui-ci que j’aime bien

ces autres encore

ou (souvenir de musiques)

et puis (on n’en finirait jamais) (pommes de terre/oignons)

et enfin l’officine dévolue aux achats à emporter (revenant de Louxor)

tout ça pour présenter et tenter de chroniquer en ville & cinéma le Little Jaffna premier film (2024, policier, semble-t-il, assez sanguinolent) d’un certain Lawrence Valin

 

 

 

 

 

Il ne reviendra pas

 

 

 

Il y a pas mal de portraits dans les temps qui sont miens – ces temps-ci, j’ai la furieuse conviction (mais si ferme, cependant) que ces temps-là sont comptés – depuis cet été et cet accident, AIT dit-on, la neurologue était assez pour, pas complètement, peut-être bien oui, depuis le dry qui dure sans durer – des portraits donc, tout à l’heure le nino s’est mis en mode selfie/moi-même/automatique – ça m’a déprimé vaguement – je reviens trouver ces quelques images, en portraits – un portrait magnifiquement interprété par Fernanda Torres – celui d’Eunice – un film brésilien, on y parle portugais – la dimension intersectionnelle apparaît en filigrane – on s’en fout, peut-être un peu, mais cependant le film est critiqué par l’ordure alors au pouvoir (en 1971) (ce qui lui donne sans doute une dimension supplémentaire –  car s’il déplaît aux immondes c’est qu’il est doté de certaines qualités) – il y a pas mal de photos c’est le début des années soixante-dix au Brésil – de l’autre côté des Andes Salvador Allende a pris le pouvoir – une famille heureuse, Copacabana Rio de Janeiro toute la vie, toute la vie…

il y a des bruits de bottes, il y a des exécutions sommaires, on pense au bouton de nacre évidemment, il y a de la pourriture partout (ça vous a un air furieusement contemporain) – mais ces deux-là s’aiment (Eunice, et son mari Rubens – Mello Selton – et il en est de même de leurs enfants – résistance à l’oppression – et puis

il ne reviendra jamais 

le sait-on ? On le sent – la voiture rouge le sourire le soleil – adieu – tu sais ce genre d’histoire (je pense à Attila, à César, à Staline) ce genre d’histoire me blesse – laisse oublie : non – la plage 5 heures du soir

ce sourire – peu de choses mais complètement tout s’enfuit tu sais, plus personne attendre, non – rien

elle seule avec ses enfants (ils et elles l’aident) – avancer en âge – ne rien laisser aux meurtriers tu sais – ne rien publier, se battre  continuer – être là -formidablement : une image , un portrait de cette famille, sans père : pourquoi

le pourquoi fait suite à « ne pas sourire » – ne pas sourire – le monde veut que nous soyons tristes, il nous veut blessés, il veut  que l’horreur nous submerge

nous sourirons, nous aurons la joie de notre côté,  quand même ils nous auront (ils, tu sais bien, ils) battus humiliés meurtris – nous (leur) sourirons

sourires magistraux – non,rien – rien ne leur sera laissé – nous nous battrons –  nous aimerons la musique nous aimerons la danse, nous aimerons être égaux – car nous le sommes – des années de lutte

faire survivre la mémoire de Ruben, survivre malgré les tortures, les meurtres, les déchirures, malgré la loi du plus fort – continuer tu sais – jamais le fascisme ne gagnera jamais, ni là-bas ni ici – jamais

jamais…
Et que vive le cinéma

 

Je suis toujours là, un film (magnifique) réalisé par Walter Salles

soixante-huit

 

 

je ne sais trop par où m’est arrivée cette livraison – des images que j’ai trouvées importantes parce qu’elles me font souvenir de la jeunesse – le temps en est passé – mais rien ne nous empêchera d’y penser, d’en rêver et de vouloir y adhérer, recommencer, continuer et prendre appui sur la rue… ce sont encore des images qu’il ne faudrait pas divulguer (ce sont des captures d’écran, et je ne vais pas m’amuser à demander ici là ou ailleurs les imprematurs des ayants-droit – je ferais comme pour l’autre, là (non, y’a pas de lien, non) pour les années quatre-vingt d’or de Chantal Akerman : si ça ennuie j’ôte je laisse en brouillon – et ça restera tranquillement un moment – osef pas mal – je ne voudrais pas non plus que cette maison subisse et encourt quelque péril que ce soit) – mais ce sont des moments où je me souviens du poste transistor dans la chambre, le soir sur une radio périphérique (qui s’est abîmée sous la botte de l’abject fascistoïde – pourriture boulonnaise mise au monde un premier avril, tu parles d’une blague…) – je me souviens je n’avais pas quinze ans – cette image-là pour commencer peut-être

rue Claude Bernard je suppose – Gay-Lussac peut-être – de stock (noir et blanc : apaisé) (dans le dossier images du bureau) (je ne sais à qui l’adresser) il y avait des remugles parce que la plupart des gens installés étaient gaullistes – et les autres se battaient un peu – je ne sais plus bien – penser à autre chose certainement (les motos les filles l’amour sans doute, quelque chose de cet ordre) – rien de politique (encore que…) – puis ces images : d’un côté

de l’autre

la bataille

le feu

encore le feu

qui continue

ce sont des images d’un photographe  (Claude Dityvon – je ne le mets pas en étiquette)

décédé il y a plus de quinze ans – couvrait les événements (les événements, hum)

ce n’était pas papon l’ordure en préfecture parisienne – mais un Maurice Grimaud qui lui succède et tient ses forces dans une espèce de respect de la vie humaine – six morts, plus trois un à Flins le 10, deux à Sochaux, le 11 juin : ce n’est pas rien mais c’est autant que celles et ceux de la seule manifestation de Charonne, en 1962 sous l’immonde justement –

des centaines de blessés

des images qui témoignent (un peu)

et puis des lendemains difficiles(ici devant le musée Cluny)

je ne tiens pas à oublier; je ne tiens pas non plus à ce que ça se reproduise (mais l’ambiance le mériterait grandement) (tu sais quoi ? l’espoir n’est jamais perdu)