En fleurs

 

 

 

il m’arrive de détester le cinéma – moins souvent la littérature peut-être (peut-être qu’il s’y attache plus une façon d’être soi) (ou alors parce que je préfère lire à regarder) (rêver oublier partir) écouter des chansons en faisant la cuisine – c’est plus la radio – mais détester le cinéma oui, de temps à autre (surtout le rapport qu’il entretient avec l’illusion –  c’est qu’ils finissent par y croire, elles aussi sans doute, et ils et elles ont raison puisque ça arrive – le box office et les festivals – les aides à la création et à l’écriture, les palabres avec les chargé.es de production – la FEMIS et le Fresnoy) – et puis je me calme : ça n’est pas si grave – un type a écrit une monographie sur les premiers temps de Billie Wilder ici ou outre atlantique, pourquoi pas ? je veux bien la lire (personne n’est parfait tsais – au croisement de Lubitsch et de je ne sais plus qui  – Lang ? peut-être) (pas Jack hein, Fritz plutôt  – le monocle du Mépris) – le rapport qu’il entretient avec l’argent (les variations de salaires – les silhouettes et ceux (ce sont plus des types) qui tirent les câbles – non, mais je ne veux rien en dire mais il ne m’a jamais nourri, pas même crois-je croire au figuré – les références ? les jeux, les corps, les dialogues, les décors – tu sais à quoi ça rime ? peut-être seulement l’image fixe   

peut-être seulement quand je ne peux y aller – à cause de la cherté des billets dans certaines salles, à cause de la publicité gluante et obscène de films-annonces – le mémoire de maîtrise sur le film annonce je l’ai perdu (j’avais tapé le très bien, bien que l’une des jurés m’ait alpagué sur celui que Chantal Akerman avait obtenu (noir absolu, voix off – mais je ne sais plus quel était le film…) (News from home) qui ne correspondait pas aux critères structuraux mis en évidence (des femmes nues ou des baisers, des voitures, ou des costumes d’époque : tout pour le genre…etc.)) – ou alors seulement des fleurs

et puis ces histoires d’amour toujours (comme dans les chansons, qui ne sont jamais que des chansons d’amour toujours) – et les budgets de promotion qui dépassent ceux de production – et puis le fond de soutien et puis les années filent

les choses changent, on avance dans ces histoires, les gens meurent d’autres naissent, on ne se retourne pas on avance on continue bonne route bon courage, c’est le propos de Bashung (dans son Samuel Hall) et son amie qui lui fait « tu ferais mieux de (nous) pondre (faire) un truc qui marche mon garçon » comme André Marcon (qui joue son père) l’intime à Bastien Bouillon (qui fait son fils) – oui, pourquoi faire ? (À pied d’œuvre, Valérie Donzelli, 2025)

le printemps, les jours allongent comme les pas, on se détend, on avance on marche – Norma prend une certaine ampleur, les élections s’avancent (il paraît qu’ils – et elles mais moins – ont tous quelque chose derrière la tête) – je préférerais ne pas mais je n’aime pas non plus Bartelby – non, des trucs à faire – à lire – à aller voir (notamment Hamnet (Chloé Zhao, 2025) mais je n’y parviens pas – j’avance, la porte entre-baillée, le vent froid qui entre – puis qui s’adoucira –

 

 

Orson

 

(regardant l’index (non à jour, mais ça ne se fait pas tous les quatre matins non plus) je m’aperçois que Orson Welles n’y figure pas – non plus que, par exemple,  Satayajit Ray (jl’ai beaucoup aimé – depuis Le salon de musique (1958) dans les années soixante-dix ou quatre-vingts) et des milliers d’autres (plus d’hommes que de femmes en réalité – (le personnel cinématographique pris dans le sens des « ressources humaines »)  on ne peut toutes les citer non plus qu’eux tous) – après il en fait toujours un peu trop – Orson je veux dire : c’est sans doute son charme – là pourtant il n’en a guère (c’est le moins qu’on puisse dire) :  il a grossi de manière éhontée (il est de 15, le film de 58, il a quarante trois ans et essuyé déjà pas mal de revers vis à vis des producteurs US) – il est là, à la frontière mexicaine des US – une ville à moitié US à moitié mexicaine (ça devait se tourner à Tijuana mais ça n’a pas été possible) (on s’est rabattu sur Venice Californie dit la chronique) – il tient

le rôle d ‘un flic véreux (au fond, un gangster (Akim Tamiroff, au téléphone, au fond, a fait enlever l’épouse de l’autre flic) – alcoolique – perdu – sans espoir ni vertu (il aime à fabriquer des preuves afin de faire condamner des coupables – parfois, dommage, ils le sont moins…)  – menteur truqueur hypocrite : très président étazunien de nos jours… – un film noir, pour cette image (au moins)

l’autre flic, incarné par Charlton Heston, mexicain et intègre, lui, se trouve pris au piège : on le fait chanter, sauvera-t-il son épouse ?

l’histoire commence donc : une bombe explose à la frontière (un plan séquence d’ouverture comme on en voit peu – une merveille) dans cette ville où le flic mexicain va laisser sa femme le temps d’enquêter (elle et lui sont en voyage de noces, mais ça ne fait rien : le devoir (mais pas le conjugal, donc) avant tout…)

erreur (on kidnappe l’épouse, Janet Leigh (le type a pour patronyme Vargas, et je ne peux pas m’empêcher de le rapprocher de sa sœur (probablement) prénommé Maria, qui, quatre ans plus tôt épousait un conte (La comtesse aux pieds nus, Joseph Mankiewicz, 1954) – madame Vargas donc qui crie comme elle le fera dans deux ans dans Psychose (Alfred Hitchcock, 1960) on la drogue on l’enferme on la bat (ici avec le truand)

on fait chanter le mari – tout va de plus en plus mal – et voilà qu’apparaît Marlène Dietrich grimée en une espèce de gitane (plus ou moins respectueuse, plus ou moins mère maquerelle – enfin comme elle est amie avec le flic interprété par Welles, tout est pardonné)

et puis et puis – on peut aussi voir Zsa Zsa Gabor (l’actrice aux sept maris) tenir une boite de strip-tease

je ne me souviens plus – je ne raconterais rien de plus – c’est un film noir, on les oublie, ils reviennent on s’en souvient (celui-ci est particulièrement magnifique – l’image est réalisée par Russell Metty à la filmographie hollywoodienne longue comme le bras) – l’histoire, les plans, les faux semblants en forme de reflet

la cruauté, le mensonge, ce que le monde fait aux femmes et aux hommes –

et Orson Welles réalisant tout ça en un temps record – entrant dans les budgets, sans dépassement mais à qui on retirera le montage final (dit final cut) – (un monde de chiens) et qui, pour la peine, cessera à jamais de tourner à Hollywood.
Un montage conforme à ses volontés sera réalisé à la fin du siècle, mais Orson aura disparu depuis plus de dix ans… – en 85, à… Hollywood…)

La soif du mal un film (en noir et blanc) (Touch of Evil) (et très noir – mais magnifique) réalisé par Orson Welles en 1958.

témoin (dispersion #X+1)

 

 

 

on ne va pas rester sans rien faire – entre deux mots, choisissons le moindre : l’image; celle que je vole pèche attrape dont je me saisis – des gens connus (de qui ? c’est toute la question) ou pas (ici c’est moi en ombre – au loin dans le miroir de chez Max

un selfie et je continue) (je ne veux pas qu’elle meure) glanées ici ou là (le cinéma souvent, qui en raffole) – ici Vittorio De Sica et Lamberto Maggiorani qui interprète Le voleur de bicyclette (1948)

là Stanley Kubrick et Jack Nicholson dans le bar de l’hôtel (ou le studio) abritant le tournage de Shining (1980)

je ne m’en sers que peu – depuis peu dans une espèce de revue tmp

des images qui disparaissent au bout de 48 heures

après on en fait ce qu’on en veut

ça a un côté assez joli et fantasque éphémère oublieux – on les reprend

un photo-montage de deux plans de La Jetée (Chris Marker, 1962) (Hélène Chatelain dans le rôle de « la femme ») ou bien Peter Lorre dans le rôle de Hans Beckert alias M le maudit (Fritz Lang, 1932)

qu’on revoit dans Casabanca  (Michel Curtiz, 1942)

plus proche

 

quelques plans du plus beau film de tous les temps et de tout l’univers

ce n’est que mon avis

trop bien – une photo de presse

le réalisateur (2F) et l’une des actrices (Claudia Cardinale) – une image d’un des favoris d’ici

(Ben Gazzara qui joue Cosmo dans) Meurtre d’un bookmaker chinois (John Cassavetes, 1976) et ici, dans le film réalisé par Jim Jarmusch (à sketches peut-être mais celui-là – Los Angeles – est vraiment très bien)

au premier plan, Winona Ryder dans le rôle de la chaffeure de taxi mécano et moins au point fumant à l’arrière plan Gena Rowlands aka Victoria Snelling (le film ; Night on earth, 1991) et puis encore

la légende est fausse, ce n’est pas Dana Andrews mais Vincent Price (comme quoi rien n’est simple) avec Gene Tierney dans le rôle titre Laura (Otto Preminger, 1944) (un jour paraîtra ici un billet/article/post/développement illustré sur ce film – ça aurait pu mais non – on reprendra l’image) il y aura aussi un peu de cette image impressionniste mais retouchée il m’a semblé

ou d’autres choses

là je ne sais plus mais c’est fort brouillé (un film italien, surement, du côté de Milan, Visconti ou Antonioni) une espèce de panthéon (tant mieux) mais sans chanson, impossible – une morna Cesaria steuplé…

ou alors un peu de jazz merveilleux, oh Ella…

 

à suivre peut-être

 

dispersion #X

 

 

 

ce qui traîne un peu – des images sans trop de suite toujours un peu les mêmes toujours assez différentes – des cartes postales – des alibis pour ne pas travailler (tant pis, ça ne fait rien ça ira)(ces images ne sont pas que de moi)

un pilier du Ground zéro paris 12

puis un autre pilier (probablement) du kebab coin Belleville/Rebéval

on continuera par une nature morte à la porte

puis ce lieu particulier comme un poste de pilotage des voies de chemin de fer de la gare du Nord

en réalité celas’apparente plus à un sur le bureau mais peu importe, à nouvelle année, nouvelle maison et nouveau témoin (elle je l’adore)

ici un lieu improbable(du côté de Villers-Cotterêts)

une inclusion marseillaise

un coucher de soleil

un marronnier

un pétrolier arraisonné sans doute (le truc à la mode des fachos)

et pour finir cette image reflets

Tous mes vœux vingt-six en douze images

bloque block

je ne peux pas écrire sur mon site ce matin (maintenance de l’hébergeur en cours) et c’est frustrant. Je suis habituée à écrire sur mon site quand bon me semble, mon site est un stylo à encre illimitée, mon site est un carnet infini qui ne manque jamais de papier, mais jusqu’à un certain point. Marcello Vitali-Rosati  dans son Éloge du bug conseille de s’arrêter deux secondes sur ce qui coince, le bug, pourquoi ça coince, en quoi ça coince, et est-ce que ce ne serait pas une chance de débusquer quelque chose qui était jusque-là masqué. La maintenance de mon site n’a duré que quelques minutes, carnet réouvert, clavier en fonction. Dans un article ce matin quelqu’un parlait d’une poétesse qui faisait jaillir les mots sur le papier. C’est bizarre cet imaginaire qui dure. Moi aussi je métaphore mon site en carnet, papier, stylo, comme si j’avais raté la disparition des diligences.  Je me sens très vieille devant la technique. Si je n’ai plus accès pour x raisons à mon site, je crois que j’en ouvrirais un autre, en repartant de zéro. Ou bien j’irais investir les commentaires des sites amis, je pourrais écrire dans les marges, les endroits qui ne sont pas prévus pour ça, les lieux hors site. Je pourrais raconter ma vie ou inventer une fable que je posterais comme avis sur un produit amazon, je crois que c’est une pratique qui existe déjà. Je suis trop vieille alors j’ai un peu peur de ce hold up continu et grandissant des grands groupes sur nos pratiques gratuites. Wikipedia trop woke changé en grok et des comptes supprimés parce que jugé païens. Et ça semble un peu inévitable, et pour le résumer terrifiant. Quand j’ai vraiment trop peur, je me dis qu’on devrait s’échanger nos adresses postales et à nouveau, comme avec des plumes d’oie, refaire « jaillir les mots sur du papier » pour du vrai, puisque c’est encore imaginairement valable. Ici aussi sur la maison[s]témoin il y a des injonctions, failles de sécurité, malware, extensions, mises à jour, problèmes décelés, je suis trop vieille. On ne peut pas faire comme si on n’écrivait pas à l’intérieur d’un organisme, une société, une structure, faire semblant qu’elle n’a pas d’influence. J’ai de la haine pour les livres de sylvain tesson par exemple, parce qu’il fait croire qu’il écrit depuis des lieux et des présents, il prétend être inscrit dans aujourd’hui et proposer un autre regard (élevé, de grantécrivain). Par exemple, il écrit « Nous sommes seuls responsables de la morosité de nos existences. Le monde est gris de nos fadeurs. La vie est pâle ? Changez de vie, gagnez les cabanes. » Qui peut gagner les cabanes comme il le dit, sans un petit pécule, un matelas financier ? Vous êtes pauvres ? Arrêtez de l’être. Vous faites face à du harcèlement au travail, vous êtes en dépression ? Bougez-vous, prenez l’air. Le salaire ? l’argent ? quel besoin ? vous êtes bien trop  matérialistes, vous méritez vos vies grises, bandes de faibles. Les livres de tesson s’accordent ton sur ton en jolis camaïeux avec du poutine torse nu sur son cheval, du trump à dorures avalanches, et je présuppose qu’il ne sera jamais en manque de papier, carnet, ou de n’importe quelle affiche, distributeur, radio, hébergeur où écrire. Pour l’instant je n’ai pas trouvé de réponse au « quoi faire contre les dangers de la domination », à part broder des plantes, ou broder Qu’est-ce qu’on fait ?

chambre 32

 

 

ce petit texte, en spéciale dédicace à R., écrit aussi pour les Villes en voix, apparu lors de la lecture du block note maurizio lequel réfère à un texte d’Edith Msika, publié sur le magnifique et indispensable poesibao (je vais aller le lire)

 

 

 

la première et seule fois où je suis allé en Turquie m’a fait un choc – comme quelque chose ou quelque part que je connaissais depuis toujours : j’aurais le même sentiment en allant à Beyrouth, c’est certain. D’ailleurs je n’y suis jamais allé, le plus à l’est du monde fut Nicosie ou la partie turque de l’île (à l’ouest ce serait Londres ou Lisbonne). Le voyage et rapporter quelque chose, rien. Un objet, un souvenir come on dit. De Séville je n’ai pas d’objets, mais de partout des images.

Souvent. Beaucoup. Mais celle-ci je l’ai faite ici, ce genre de bazar (après on l’a repris et ramené ici) dont on trouve des millions d’exemplaires qui arrivent par containers entiers je suppose

y apparaît assez distinctement un petit esprit sur l’épaule d’un homme en cape rouge – l’envers montre Marie probablement avec son petit jésus de fils dit-on –

de colifichets, on les repère et on les attrape, on les paye, on les garde dans des sachets de papier dans une des poches du sac – on les offre en revenant – voilà tout : qu’est-ce qu’un souvenir ? Elle, elle était là dans sa chambre, la trente-deux, elle était penchée en avant, un tout petit bout de bonne femme, appuyée à la commode de même facture que l’armoire,  il y avait là un petit bouquet de fleurs (elle aimait les fleurs) elle faisait une prière il m’a semblé, on est entrés elle nous a souri, on lui a tendu ce petit sac de papier bleu, elle s’est un peu redressée, une douleur au dos, et à nouveau nous a souri

Carte postale d’été (ter ou quater)

 

 

ces images parvenues par la poste pendant ces mois-ci – cette façon de cesser les activités plus ou moins laborieuses afin de remettre la charge aux batteries permettant ainsi de reprendre mieux lesdites activités (la métaphore électrique frappée au coin de la plus contemporaine convention) – les congés payés – le rythme du monde que je préfère l’oublier, je préfère fermer la radio – (auto-fiction : je fais des efforts pour perdre ma brioche (je n’en mange plus, de ce fait)) – je fatigue, je ne vois pas l’intérêt mais je n’agis  que peu par intérêt, plus par besoin ou nécessité (auto-fiction deux : j’ai appelé mon avocate (elle ne m’appartient pas, cependant) au sujet de la moquette – on peut dire que cette affaire m’aura bien pourri la décennie 20, punaize) (elle n’en est qu’à la moitié, je sais bien – la décennie pas la moquette ni encore moins l’affaire – la partie adverse, représentée par un raison, est plutôt hypocrite mais perdra – le tout sera de savoir quand – j’ai bon espoir, comme on voit) – alors voilà

de la villa Deroze – sans autorisation de Caroline Diaz, une esquisse dans les bleus d’un de ses magnifiques cyanotypes – puis, avec l’accord de l’opérateur

une espèce de photogramme (captured’écrantogramme) et desfleurs (ici dues à HC)

puis à Kik (une fois)

puis deux (sous le lien la 61° minute papillon – magique, tout simplement)

une parmegianatta dûe à E.

(on en mangerait hein) un profil de l’amante du Plossu (retrouvée dans le nino, je ne suis pas certain de ‘lavoir portée dans les deux épisodes (ici et ) du pont de la Chapelle)

(si, il y est mais sans le graphisme) (auto-promo) et puis la plage (HC encore)

c’est en Galice – on ira on tentera on ira – on aime voyager – on aime aussi jouer : ici le cadeau trouvé en brocante par E. et L.

puis Lara la nouvelle amie de H. (amie portugaise)

qui me fait souvenir du dalmatien de mon oncle (Adémar – il avait un ami qui se nommait Alix, car mon oncle avait deux dalmatiens – l’époque déterminait la possession de ces animaux – début des années soixante – la mode en revient) trop mignonne en tout cas – puis attendu avec une certaine impatience

et enfin cette image difficile à comprendre d’un homme en costume de miroir qui entre dans le restaurant Président en haut du faubourg

(vu de loin disparaissant au coin de la place, pas réussi à le capturer)

courage surtout pour la suite

Carte postale d’été (bis ou ter)

 

 

 

les deux semaines qui entourent le ferragosto – la fête d’Auguste (autopromo) avant d’être celle de Marie (mère du jésus comme on dit le bouddha) je crois bien – en vrai c’est sa mort qui processionne un peu partout chez les cathos – et reprise ensuite par l’ordure en chemise noire, ces deux semaines-là me sont les plus profondément anxiogènes de l’année (je reconnais ne pas non plus être complètement joyeux durant le mois qui précède) (après il y aurait à redire sur l’automne et ses feuilles mortes, les pelles, les souvenirs les regrets et tout le bazar toutim et consort) – c’est pourquoi il est bon, souvent de retrouver des âmes chères ou sœurs – les vacances sont aussi propices à quelque retrouvaille – cependant les lustres s’accumulant, les choses changent un peu (le monde, ici, a quelque chose de brutal et de froid – quand même par la grâce de ces très adulés (wtf) libertariens ou illibéraux il brûlerait un peu partout dans son hémisphère nord) – la fête des fêtes c’est le quinze août (après Pâques évidemment) (et peut-être bien Noël) (enfin j’en sais rien mais ce que je sais c’est qu’il m’est profondément antipathique – il est vrai aussi que plus le temps passe et plus je gagne en misanthropie) – je me souviens des défilés (sont-ce carnavals ?) pour Fatima, de ceux de Sao Paulo et Rio de Janeiro, des gens qui se flagellent et marchent à genoux, sanglants et repentants, du sang qui se liquéfie quelque part, et d’autres images spinaliennes  – mais cependant m’en sont parvenues d’autres par les ondes qui au cœur me font chaud (« c’est chaud » disait-elle sans s’en rendre complètement compte

sous le cerisier, entre le taboulé et le fromage les amis de vacances) (ici le cadeau gastronomique

un carré dans lequel s’inscrit un rond dans lequel se rangent non pas trois mais sept (comme autant de jours) petits cochons) (encore merci pour tout Kik, et surtout pour le livre bleu

) – il est vrai que nous ne pouvons que peu contre ces agissements, les Castel Gandolfo, les Brégançon, les Mar-a-lago ou encore les Alaska Anchorage Alakanuk et autres supercheries des grands de ce monde – passons et tenons-les en respect : nous sommes de la même espèce…- et donc c’est l’été – des images circulent par milliards, en voici quelques unes

celle-ci vient de Nantes, je crois bien et devrait figurer (comme la précédente) pendant le week-end (série en cours, comme elles le sont toutes (je m’entreglose, hein) – celle du cerf-volant du côté du débarcadère

c’était il y a longtemps – celle-ci aussi (devrait porter le quantième #476)

en l’honneur d’une nouvelle venue, Louise, Luisa, Louison, je ne sais pas exactement, mais elle a six jours aujourd’hui – et puis ces salons

(celui-ci se situe dans l’Eure, le village ville bourg du toponyme Le Fidelaire (ça ne peut guère s’inventer) (27190)) – ou celui-là plus ésotérique (le « centre du cheveu » (serait-il masculin) est peut-être difficile à trouver)

il y eut pleine lune, ici vue de la villa Deroze (ou non loin)

là d’Ixelles (ou non loin)

et puis et puis, ce ne sont pas grand’chose que ces attentions mais elles affermissent l’affection – on remercie

on continue sans rien jamais lâcher et et restant pour toujours votre très obligé

Orly 2

 

 

 

on pourrait en faire une espèce de mémorial – c’est moche, mais ça aide au souvenir semble-t-il –  pour ce type-là (né et mort un vingt neuf juillet – 92 années séparent ces deux faits) – ça ne lui aurait sans doute pas plu – pas trop – pas beaucoup – peu – c’est parce que depuis que le fils de l’ordure a créé celui de Venise et Jean Zay, pour le contrer, celui de Cannes, le cinéma s’étale au mois de mai (il me semble qu’il avait lieu en fin d’année à ses débuts) sur la croisette (c’est un joli mot qu’on pourrait traduire par la passegiatta) il y fait beau, les filles se dénudent (ça ne se fait plus non – tant que j’en ai oublié comment on les intitulait*) tout ça pour dire que, par une sorte d’oxymore (mais cependant j’y vais deux ou trois fois par semaine) (au cinéma pas à Cannes) (sans compter les films que je vois (assez partiellement, je reconnais, souvent) dans l’étrange lucarne), par la grâce d’un autre film, celui-ci sera l’objet du billet (numéro d’ordre : 400) (la maison[s]témoin continue son chemin).
Les images ici posées ont été prises au déroulement du très réussi Le 5° plan de La Jetée.

Sans oublier que

Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores

qui est d’une belle facture (vers énoncé par Florence Delay, dû à Guillaume Apollinaire qui de la grippe alors espagnole mourut dans un immeuble du boulevard Saint-Germain antécédamment faubourg et voilà Marcel qui déboule)

je décris réécris traduis (je marque mon pas sur le pas de Marker) :

un couple, deux acteurs innommés, une femme et un homme (et Claude Lelouch qui lui aussi déboulera, quatre ans plus tard, sur la croisette… – l’image d’entrée de billet…)

Davos et Hélène aux Tuileries, je crois bien – un peu trop intello je suppose dans mon souvenir

il y avait cette faille alors (un peu comme pour le Perec et son Homme qui dort – le temps des facultés, des universités du quartier latin – celui où on s’endormirait aux films de la Duras) – mais ici, le type voyage

les avions, les Caravelles et les Super-Constellations (j’ai débarqué là, fin juillet soixante, deux ans plus tôt – j’en avais sept)

un endroit que j’aime encore assez – lui c’est dans le temps

il porte des œillères ou des lunettes d’aviateur

assez perdu et en un certain sens toujours en fuite

l’un des plus beaux films de cinéma du monde est fait de banc-titres – images fixes – seul le temps semble avoir quelque mouvement

est-ce le matin tôt (« good morning ladies and gentlemen this is the captain speaking... » ) ou n’est-ce que la fin

la femme est là

mais aussi l’assassin

car il n’est pas question qu’il s’échappe, ce Davos-là

il court il court et puis c’est l’instant

un moment 

terminal

un film de cinéma, de science-fiction peut-être – vingt-huit minutes – 1962

 

La Jetée  un film de Chris Marker

 

Le film « Le Cinquième Plan de La Jetée » réalisé par Dominique Cabrera

(merci à elle)

a été chroniqué en ville & cinéma

 

* : ce type d’olibrius, ou d’ectoplasme, ou d’objet fantômes ou sorcières bikinis vagues sables soleil (sea sex and sun disait l’autre à l’oreille en feuille de chou) était intitulé starlette – ça ne se fait plus et c’est tant mieux

 

 

Noura

 

 

cette promenade (je me promène, c’est pour ne pas travailler) m’a mené vers le vingtième arrondissement parisien vers Gambetta, place fontainée (assez moche, c’est vrai) avec mairie (bon après ça peut dépendre

– théâtre librairie cinéma – très achalandé – je marchai j’aime par exemple la rue Villiers-de-l’Isle-Adam qui va jusque la Sorbier où vivait le cardiologue qui suivait les émois de mon petit battant (l’homme a disparu sans laisser trace adresse ou quoi que ce soit pour ses patient.es) mais je dévie, je m’égare et me retrouve au coin Orfila/Chine et là que se déroule l’épisode (est-ce vraiment un épisode ?) du jour. Ici s’est trouvé un restaurant breton

qui se mua en franchouillarde enseigne

puis en une autre, plus exotique

qui changea de devanture tout en restant de même obédience (ivoirien)

puis enfin celui-ci

(probablement typiquement berbère) (je suppose) – il y avait là cette image que je me permis de prendre

(pas bien vu mais le sentiment qu’à chacune des tables on a droit à une image du même type) pourquoi celle-ci ? mystère…

Je retranscris ce qui est noté sur l’image (en précisant que Noura, qui signifie lumière en arabe, était le prénom que portait ma prof à l’Inalco lorsque j’y prenais quelques cours)

Nora

Née à Sidi Amar anciennement dénommé Zurich, au pied du mont Chenoua, elle répond invariablement : « Mon Zurich de Cherchell est plus beau que le Zurich suisse » 1.
Dans les années 1950 elle débute à la radio d’Alger où elle anime une émission enfantine. Selon la chercheuse Naïma Huber-Yahi « elle se fait remarquer en interprétant despièces de théâtre et des opérettes. Elle s’impose très vite comme l’une des plus grandes chanteuses algériennes de l’époque » 2.

La chanteuse Noura est très populaire car c’est une des rares chanteuses à cette époque non kabyles (région de Kabylie) qui chantait à la fois en arabe, en tamazight et en français. Parmi ses succès populaires on peut citer Ya Rabbi Sidi, Maniche Mena, Aïn El Karma, Imawlan Ugin et AdrarN’Jarjar. 3.

Elle enregistre aussi un album en français où elle interprète « Une Vie » de Michel Berger. Elle obtient un disque d’or en 1970 pour un million d’albums vendus 4.

Elle est l’épouse de Kamel Hamidi, auteur-compositeur-interprète, avec qui elle forme un couple mythique.

Elle meurt à Paris le 1er juin 2014 des suites d’une longue maladie.

Trouvé cette image du « couple mythique »

et finalement ce drapeau berbère

Pour faire valoir ce que de droit.