Contemporaines

 

 

ce n’est pas qu’il s’agisse d’un décor (comme ces vues immenses de plage cocotiers sable clair et mer turquoise que je croisais lors des enquêtes à domicile, sur la dalle d’Argenteuil ou d’ailleurs) (des coursives et des duplex – l’île sur la Seine, le pont de Bezons au loin) (cette ceinture-là était encore d’un rose assez soutenu (style 84 ou 85) mais voilà : où es-tu, lotissement maison (bernararno y fit fortune avec son perinel à la mer à la montagne à la décharge quinze ans après) jardin sec et pelé rond-point arbre chétif (cette maison-ci n’a pas quinze ans, mais abrite 444 billets miens – celui-ci fait 445 – et on décore encore les murs – c’était dimanche il faisait si beau il faisait si doux : on a marché, dans le 20 – après la rue de Bagnolet, celle de Monte-Cristo (j’aurais bien mis un h quelque part dans cet intitulé mais non) (fais-je de la retape de la réclame de la publicité ? serais-je rémunéré pour mon billet ? j’ai peur que non mais tant pis – tant mieux) les lieux sont neufs, le robot recense cette galerie depuis 2024

ça appartient à quelque chose comme un emballeur – un ancien entrepôt,  un siège social historique (dont on se vante pas) apprends-je, converti, par la grâce de la pédégère, en une fondation d’art contemporain dédié à la sculpture) (pourquoi pas ? mécénat quand tu nous tiens ? comment ça va, les impôts sur les sociétés, au fait ?) (un revers de main et le tout est évacué) l’entrée y est (contrairement à la bourse du commerce ou à l’enseigne boycottée du bois de Boulogne (la navette entre le métro et facturée dit-on 2 euros – pas de petits profits, jamais) gratuite  – le monde de l’art (laisse, va) ici un petit cadeau à l’entrée (pris en sortant) – c’est au numéro 9 de la rue –

et là le pedigree de l’exposition

je te rapproche

on n’y voit rien? pardon, Daniel Arasse – le nom des artistes (des femmes) (par égard pour la paxette (laquelle ne l’est encore que pour quelques mois), je laisse les noms des commissaires (une fille et un garçon)

pas beaucoup mieux – mais il y a à lire dans cet article/billet/post/compte-rendu – et à voir : j’ai adoré ceci fait d’un seul fil

grandeur nature – renseigné par l’artiste ou ses complices

une artiste du cru – (j’y ai vu une condition rapportée à cette partie du monde (Inde-Pakistan-Afghanistan-Iran-Syrie – comme un froid) le sort laissé aux femmes ici

 

 

et l’objet

une espèce de terreur, en effet – mais ces trois mouchoirs, magnifiques

qu’on poserait sur les yeux

pour échapper peut-être aux regards de ces 519 oubliées-là

ce monde-là – ni oubli, ni pardon

une bien belle présentation

lors des journées du p/matrimoine (le 19 de ce mois-ci il me semble bien), une distribution de rubans (ils forment une œuvre d’une artiste dont je n’ai pas pris le nom – je ne la retrouve pas non plus sur le site de cette fondation qui, sur les 21 exposée n’en présente que trois) – est organisée (si j’y vais je complète)

Quinze images, juste

 

 

nous ne faisons que nous entregloser disait (crois-je savoir) Montaigne en ses essais (je ne les ai jamais lus mais les garde pour quand j’aurais du temps – quand je prendrais ma retraite comme disait (probablement) napo le grand en partant de Moscou – et des choses à faire pour que vive cette maison notamment en étiquette – se regarder le nombril : considérez ceci comme une espèce d’auto-portrait (un selfie si vous y tenez) – je regardais le journal mien (plus ou moins) composé aujourd’hui de 2582 articles – sur la colonne de gauche non de droite, on trouve

un sibyllin Œ&M : série débutant par

en date du 11 janvier 2021 – je ne sais plus bien, j’agis comme je peux – c’est-à-dire que je me suis un peu trompé d’objet – je ne cherche pas les premiers items (ça a quelque chose d’un peu lassant, indifférent, peu original, fatigant) – en images seulement donc, pratiquement, (des objets, des images en séries) et les ami.es etleur premières apparitions

les premières incises et liens
vers l’Employée aux écritures (un type en costard devant une merco dans un show-room de la marque (l’immeuble a disparu)

vers gare du nord

Venise

il y avait aussi (mais c’était ailleurs, en atelier) cette image-ci du cimetière de San Michele, en quelque sorte le contrechamp de l’image précédente

petits métiers

j’aurais du poser les dates – j’aurais dû y faire attention – ou mettre des liens vers ces articles – mais non

Christine Jeanney

ombre chinoise et Brigitte Célerier pour le recensement des vases communicants d’alors

prunus

arbre rampal

Anne Savelli

Paris

parc de la Villette

et pour finir série bulgares

rien sur le cinéma alors ? Allez (avec un peu de danse dedans)

Pina Bausch

les choses sont tombées pendant le week-end – elles auraient tout aussi bien pu tomber ici où, parfois, les étiquettes sont nombreuses – une autre fois peut-être

dispersion X+2

 

 

des images uniquement de ciné prises ici ou là (celle-ci par exemple n’est pas de l’art industrieux dont on parlera)

datant d’une dizaine d’années (résidence Moret L’aiR Nu) je la reprends je la garde – je ne prends pas le chemin de l’agent, je le laisse à fumer son clopo attendant le chaland – la chanson « maison vide » du polnaref suivie de celle du « château de laze » du même tonneau – « le grand meaulnes » aussi pourquoi pas ? – je retourne chercher mes images – j’en retiens dix-huit – les égéries comprises – pendant ce temps-là, Norma patiente (les mentions de Norma s’imposent pour m’obliger à la faire vivre) – ces affaires réflexives me gavent un peu mais tant pis – avançons

qui est-ce ou qui fut-ce ? Giuseppe Pinelli (anarchiste milanais, défenestré (par la police) quelques jours (le 15) après l’attentat à l’aveugle (16 morts, 88 blessés) et à la bombe (banque de l’Agriculture, Milan, piazza Fontana, 12 décembre 1969) – en sa mémoire

ah le « tu vas la taire ta gueule ? » du Gabin/François à ce Valentin/Jules Berry – et cette Arletty (atmosphère ?) /Clara… (Le jour se lève (Marcel Carnet, 1939, décor Trauner (non crédité car juif), scénar dialogues Prévert…) – joueur invétéré…

(ce que ça vient faire là j’en sais rien, un acte manqué donc réussi – la montre les rides ça n’a pas quarante ans le pull et le col de chemise au dessus : à pleurer)

ah oui (8 et 1/2 , 2F 1963)

(ne jamais changer une équipe qui gagne dit le stéréotype sportif ou la métaphore ou l’allégorie – la mythologie) Anna Magnani (on ne se disperse pas tant que ça – l’amour vrai)

(le cinéma us ne va pas s’embarrasser – 1947 – Kiss of death (aka Le carrefour (sinon le baiser) de la mort, Henry Hathaway) (premier « grand »rôle pour Widmark Richard)

(Maduro même combat ?) (je préfère passer – je préfère la fiction sans doute) ou alors la musique –

ces sourires oui (Ella et Duke) – de Kurdes sourires aussi

la guerre, comme la religion – ces humaines mascarades – ici Emma Goldman (anarchiste – 27 (15) juin 1869, 14 mai 1940 –

pour la parution du à bas bruit à laquelle on a participé (on a des choses à faire, mais la militance effraye sinon écœure – c’est le pluriel de Brassens qui a ma faveur) tant pis – mais je suis donc je pense – je suppose donc j’erre

(cliché de Viviane Maier années 50 je suppose) (je l’aime bien – elle) (une photo de quelqu’un qui dort a quelque chose de secret – et puis qu’est-ce que ça peut faire ?) (j’abonde)

à nouveau 8 et 1/2 (Barbara Steele, qu’on peut voir aussi dans le (à paraître, pfff) magnifique Sois belle et tais-toi (Delphine Seyrig,1981) –

(ah Giulietta…!) – un pano à gauche de 60 degrés nous ferait découvrir le Paris Rome – photos posées ou pas – et Popeye qui attend

(je ne sais plus exactement mais peut-être bien Marcel Bozzuffi (ou alors Fernando Rey) le chapeau et dessous Gene Hackman – on avance hein – ici crâne d’œuf quelques ans (ça ne se dit pas) plus tard

(dans un film de Ray Depardon – interdit par l’archange – puis ressorti – Une partie de campagne (1974)) (quelle horreur…) – et puis presque récemment

formidable Agent secret mixant les genres – le cinéma avec ses plus de cent trente ans finira-t-il par mourir sous les coups d’autres formes (plus plates) (hum) la vie des salles menacées mais tout (absolument tout) a une fin (même le big bang) alors restant dans le monde, le temps, sur terre, ou sur les ondes

ces montages sonores (soixante douze minutes…) de l’amie Chritine Jeanney (on en arrive à ces jours) car pour finir une image de ce Gâteau du Président (Hasan Hadi,2025 – Irak, camera d’or (premier film) Cannes 2025) une jeune fille et sa grand-mère

et toujours, bien sûr, avec mes compliments.

 

l’addition

 

 

 

ces histoires d’argent sont toujours pénibles à aborder – on va demander combien, on va comparer (benchmarquer, évaluer, se rendre compte) – l’agent n’est que mal rétribué (un demi-sac à main par mois, tout au plus) (n’a pas grand chose à faire : ce n’est pas avec deux ou trois visites par semaine que son poste sera rentabilisé) (poil dans la main/payé à rien foutre chantait l’Higelin) – un tour en ville pour se rendre compte de la valeur des choses – c’est écrit en toutes lettres et en tous chiffres – jamais je n’oserai mais simplement les images parleraient d’elles-mêmes : il m’y faut mettre quelques mots – mettons que nous allions déjeuner, lui et moi (ou elle et moi) (disons mais qui est-elle ? eh bien disons l’agente) c’est le quartier qui veut ça (ce n’est certainement pas l’officine la plus onéreuse, veux-je suggérer) (c’est en en sortant qu’on captura, voilà soixante ans, Medhi Ben Barka) mettons

t’en fais pas je te rapproche –

(pas de repas constitué uniquement de salades (en anglais, les autres savent à quoi s’en tenir) – pas de billets de cinq cents) (on fait ce qu’on peut) ça ne me gêne pas

tout ça fleure bon sa bonne bourgeoisie – tranquille pépère – « bon appétit messieurs/ô ministres intègres conseillers vertueux » disait l’autre (dans Ruy Blas de ce cher Victor Hugo)

non mais va (l’œuf n’est pas mayo quand même tu as remarqué – il est en gelée…) (il y a de la jalousie je reconnais mais après tout – non, je n’oserai jamais pousser la porte à battant) comme s’il fallait entrer dans cet autre, là

il pleuvait sur mon cœur comme sur la ville

les œufs y sont mimosas – bon très bien, un plat ?

repas à 60 – ça va aller quand même – balade dans la rue ? (du Dragon, au coin, là) (c’est rive gauche – je reconnais) juste pour dire

jte montre ce que tu as contre cette somme somme toute modique (je note la devise centrée)

très bien – mieux ?

après ce sont des atours féminins, aussi : c’est sans doute à inclure dans la réflexion (l’agent est dubitatif…) – un peu de la chaussure (435 l’une quand même) un peu du manteau

et puis une malle – on se demande qui peut s’entourer de bagages de cette sorte (je n’ai pas pris la photo, elle fait un mètre cinquante de haut, soixante de large et de profondeur, s’ouvre en deux, tiroirs penderie etc etc – non garnie cependant –

un zéro de trop ? – l’agent s’interroge – puis lui vient ce diagramme

(des milliards d’euros)
certes
ah

partir.

méthode d’écriture déclichée

scène inaugurale
utiliser une goutte de sueur qui perle pour exprimer la tension ou l’effort physique, particulièrement lors de scènes où le personnage descend ou monte une volée de marches, son cœur battant la chamade dans un silence assourdissant, tandis que la pluie tambourine sur les fenêtres
tout à coup un cri déchire le silence
c’est une femme, à la silhouette élancée, aux jambes interminables et aux cheveux de braise
ses lèvres pulpeuses coupent le souffle
son regard transperce
un frisson lui parcourt l’échine
le temps est suspendu – un sourire illumine son visage

scène B (déplacement)
utiliser une goutte de sueur qui fabrique avec du sucre de petites dragées en forme de perle, particulièrement lors de scènes où le personnage descend ou monte une plumée de marches, bastonnant une sonnerie de trompette émise par des assiégés, dans un silence hurleur, tandis que la pluie taloche les fenêtres
tout à coup un cri carde le silence
c’est une femme, à la silhouette étique, aux jambes ennuyeuses, aux cheveux d’ignition
ses lèvres poupardes dépècent la respiration
son œil poinçonne
le temps se retrouve tenu de manière à ce qu’il pende
un sourire débroussaille sa face

scène C (apport de la science)
utiliser une substance sécrétée par les glandes sudoripares en forme de concrétion calcaire pour exprimer la pression artérielle systémique, particulièrement lors de scènes où le personnage descend ou monte marches et contremarches (dont la dimension verticale se nomme « hauteur de marche » et la profondeur, mesurée horizontalement entre deux nez, se nomme « giron », tandis que la largeur est appelée « emmarchement »), son cœur pris de tachycardie ventriculaire dans un silence qui perçoit insuffisamment les sons ou ne les perçoit pas, tandis que la pluie annonce quelque chose bruyamment sur un intervalle de temps, de fréquence, d’énergie, à limites abruptes, à l’intérieur duquel un émetteur ou un récepteur ont une efficacité maximale
tout à coup AHHHH
c’est Lilith
les secondes meurent

(à suivre)

dispersion #26

 

 

 

 

il y a une chanson qui fait
je mettrai mon cœur dans du papier d’argent
et puisque aujourd’hui est mercredi, que bientôt les habits de vacances seront placés dans les valises et celles-ci dans le coffre, l’agent pense à fermer les volets (il existe une option pour rendre cette manœuvre plus simple : appuyer sur un bouton, et l’électricité se met en marche) ne sont pas à fermeture automatique – couper l’eau et le gaz – s’en aller
Quelques semaines peut-être – là-bas attend le bricolage l’enduit la peinture – ici se perpétue le sport et son efficace concurrence (que le meilleur gagne est une antienne abjecte – masculine, dominante, impériale j’en passe) – ici donc quelques images de ces jours-ci glanées là ici et ailleurs – j’ai laissé les clés sous le pot de fleurs (rouges – d’ailleurs, elle périclitent – les fleurs, pas les clés – il faudra qu’on s’en occupe) (j’y penserai, sans doute, au retour, si cette éventualité m’est accordée)

voilà qui commence mal : pour les sous on repassera donc – il s’agit je crois bien, d’une vengeance –  il faut juste que je me dépêche – au parc (il a été réintitulé « des nations » comme si c’était là une qualité) une allégorie de la culture du sport en cette image de la boite à livres 

la transparence est totale.
C’est aussi une des raisons de ma démission capitale : je pars et je pose
 
mon numéro d’appel aux abonnés absents
un dégoût profond pour la profusion de matériel, la convocation des télévisions et des grandes marques, la pléthore d’affiches, d’images, de couleurs criardes – une espèce d’obscénité alors que flambe le monde – que des milliards d’entre nous meurent de faim de soif de manques de médicaments – une horreur

Passons

marchons, avançons, laissons – nous n’y pouvons rien – la messe sera dite, espérons qu’elle ne provoquera pas trop de terreurs – une chose est certaine, cependant, c’est que la police est partout – un

au parc comme au Louvre – deux – 

nous voilà rassurés, nous sommes sous bonne garde – trois 

la belle vie – grâce à nos impôts, certes – et ça ne fait que commencer (même pas…)
passons, laisse

mes chansons d’amour resterons là dans mon piano
ici Léo et Pépé

(sale histoire – passons encore – on ne fait que passer…)
une disparition (Shelley Duvall, magnifiquement, dans
Shining (Stanley Kubrick, 1980))

et puis ici la réalisatrice Santhya Suri (son film, Santosh, magnifique – à voir)

et puis cette porte écrite (un immeuble de la rue Tesson (Paris 10°) qui a brûlé, un jour où un camion-poubelle s’est enflammé devant cette porte il y a quelques années)

j’aurai jeté la clé du piano dans l’eau
quelques images actuelles, et celle-ci retrouvée dans les milliers entreposées

douceur chaleur calme luxe volupté – et enfin, pour finir, le bac qui relie l’île (Erétria) au continent (Oropos) un soir à l’heure de l’ouzo – la voiture du vendeur de chaises de plastique – la lumière de la nuit

la chanson de Michel Jonasz Je voulais te dire que je t’attends
Bonnes vacances…

 

dispersion une série de cette maison

 

dispersion #25

l’image d’entrée : collage de Christine Jeanney (merci !)

 

 

malgré toutes mes difficultés, je parviens de temps à autre à sauver quelques images, ici, là, ailleurs – mais surtout dans ce canard un peu idiot (euphémismes pour ce qui recense des programmes de télévision) – il manque de la musique pour accompagner de telles déambulations – il y a aussi quelques nouvelles du quotidien – je tente de m’empêcher mais je ne parviens à rien – ici Michel Petrucciani (il me semble avoir été l’applaudir aux dix-huit heures trente du théâtre de la Ville dans les années 70)

merveilleux compositeur, jazzman et pianiste – beaucoup de musique – tout pour elle

surtout pour la guitare (et sa marque étazunienne) ganja et compagnie (pas réussi à lire (mais pas encore jetté) le Brève histoire de sept meurtres  en huit cents cinquante pages – mal écrit et abjectes narrations) – peu importe sans doute – Bob Marley sa Jamaïque et son rastafaraï – bah – une autre star ?

Madonna se produit lors d’un concert sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, Brésil le 4 mai 2024. REUTERS/Pilar Olivares

(madame Ciccone  est de 58) (concert gratuit  j’ai vaguement le souvenir – actualité brûlante – je me souviens de son aura sur le vieux Chirac, pfff) – c’est assez aigre aujourd’hui – celle ci

en train d’écrire (prix Nobel accepté, la chanson, la petite musique-je pense à JiPé et à Julien Gracq) – étazunien – continuons

surtout pour la DS au fond (la même, semblable à celle où Charly faillit, au Petit Clamart,mourir sous les balles d’un légionnaire) mais j’aime ce poète-là, ce chanteur ce jazzman – souvent je pense qu’il m’a appris à vivre – et puis le cinéma

deux sommités (Piccoli-Ventura) (le premier apparaissait hier dans Marx peut attendre (Marco Bellochio, 2022) (le second refusait les scènes de nu – de lit très souvent complètement inutiles d’ailleurs) – des gens comme toi et moi

(les enfants du Paradis – je me souviens de Gérard Manset et de sa Matrice qui faisait les enfants du paradis sont les enfants sur terre… etc) Maria Casarès, l’adulée d’Orphée (Jean Cocteau, 1950) et d’Albert Camus (et tout de suite Facel Véga…) (est-ce pour punir l’adultère ? turpitudes fantasmées) – après, il y a aussi des images particulières, recadrées : ici

le costume, la prise de la cigarette, le poing sur la hanche – le yacht – la pochette et le rire – Luis Carrero Blanco – décadré (on verra ses chaussures bicolores – c’était la mode alors) –

légende : carrero blanco et franco et ses niècesalors âgées de 2 et 4 ans – fonds Marin Kutxa

comme c’est amusant, des enfants qui jouent… – la pêche au trésor ? à vomir… Autre chose dans le costume
(DOSSIERS) Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu salue les soldats alors qu’il se déplace le long de la Place Rouge lors du défilé militaire du Jour de la Victoire dans le centre de Moscou, le 9 mai 2024. Le 12 mai 2024, le président russe Vladimir Poutine a proposé de remplacer le ministre de la Défense Sergueï Choïgu un bouleversement majeur dans la direction militaire russe, plus de deux ans après le début de son offensive en Ukraine. Poutine a proposé l’économiste Andreï Belousov pour remplacer Choïgou, selon une liste de nominations ministérielles publiée par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du parlement russe. (Photo d’Alexandre NEMENOV / AFP)

« proposé de remplacer » on aime édulcorer – euphémiser – l’étoile rouge… ce monde-là

Bah tant pis

Ici dans un film de Billy Wilder (l’un des préférés) Jack Lemmon et Juliet Mills

Avanti ! (1972) coproduction italienne – Ischia Naples…
Oui, en avant…

 

 

 

 

 

 

 

Le salon de T Episode 3,1

 

Samedi : dépasser le chaos (et la susceptibilité) pour rassembler ce qui est épars.

La synchronicité. « Je » vais écrire ici et maintenant ce qu’il m’en reste, ce qui n’exonère rien ni personne d’aller y voir par soi-même ailleurs et après. Ce que j’en perçois : c’est un concept jungien parce que, notamment sous ce nom, développé par Carl Gustav Jung dans les années 1920/1930, après sa « rupture » amicale, antres autres, d’avec Sigmund (Freud), notamment pour divergences de poings de vues sur le concept de libido. Obscur, pour le moins, ce concept diffusera dans l’œuvre de Carl sans qu’il concède à tenter de l’expliquer scientifiquement avant les années 1950. Et avec un succès très relatif puisqu’il se basera sur des travaux répudiés depuis comme falsifiés, donc aux oubliettes de La Science pour un moment. Pour tenter de faire simple, ce concept parle de deux évènements qui arriveraient simultanément sans aucun rapport causal entre eux (oserai-je ajouter sans aucun rapport causal perceptible à l’humain au moment de l’énoncé du concept) mais dont la relation ferait sens pour un individu. Kessec’est ? Certains pourraient dès lors parler de « foi », de « mystère quantique à élucider », ou encore « mais je suis sûre que j’avais mis le beurre sur l’étagère du haut dans le frigo, où est-il ??? », et cette liste non-exhaustive ne vaut que pour la sphère culturelle dont « je » suis issue.

C’est justement au-delà de la compréhension immédiate. C’est, pour moi toujours, un pari fait avec… ? probablement plus soi-même que tout autre chose.

Hier donc, Francis Cabrel offre un clip à son public pour le titre « La Corrida » sorti en 1994. Nous sommes en 2024.

Hier donc, à côté du salon de T, un commerce s’est vu affiché sur sa vitrine « vendu » sans que personne ne semble pouvoir dire à qui que ce soit, surtout pas à « nous » ?, ce qui va arriver dans les prochains mois, en pleine saison donc, dans ce « nouveau commerce ».

 

Depuis le temps que je patiente

Dans cette chambre noire

J’entends qu’on s’amuse

Et qu’on chante au bout du couloir

 

Cela fait six ans que je suis arrivée dans ce petit village du centre de la France. Enfermée à l’intérieur de moi, cadenassée, « dans cette chambre noire » depuis pas loin de ma naissance. « J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante au bout du couloir », et cela me met en rage, comme un taureau dans son enclos, sentant bien que rester dans cette chambre noire ou en sortir ne sera de toute façon pas une synécure.

 

Quelqu’un a touché le verrou

Et j’ai plongé vers le grand jour

J’ai vu les fanfares, les barrières

Et les gens autour

 

J’ai sincèrement essayé, encore une fois, de m’intégrer à la vie de ce petit village, en même temps que je vivais une histoire d’amour, comme on dit, avec un être exceptionnel, dont la rencontre m’était alors nécessaire, à savoir qui ne pouvait ni ne pas être ni être autrement. Mais. Avant que de. En plongeant « vers le grand jour, j’ai vu les fanfares, les barrières et les gens autour ». Cela fait donc, en temps humain, six ans que je suis éblouie par cette lumière, ces bruits et ces « gens autour ».

 

Dans les premiers moments

J’ai cru qu’il fallait seulement se défendre

Mais cette place est sans issue

Je commence à comprendre

Ils ont refermé derrière moi

Ils ont eu peur que je recule

Je vais bien finir par l’avoir

Cette danseuse ridicule

 

Alors même que j’avais au plus près de moi tout ce qu’un être humain peut demander d’avoir en une vie, je me suis enfermée, toute seule comme une grande « dans ces premiers moments ». « Je » s’est explosé en « cette place », « sans issue », « ils », « moi », « danseuse ridicule ». Ou plutôt, j’ai mis à peine six ans à prendre le recul nécessaire, qui ne peut ni ne pas être, ni être autrement, à percer et voir derrière les voiles des égos de tous ces personnas accumulés pendant les quelques quarante petites années d’une simple vie, qu’à la fois « tout » ne tournait pas autour de « je », et que mes capacités de perception étaient à ce point limitées, en tant que simple humain, que l’amalgame à déconstruire prendrait un temps sprezzaturien.

Est-ce que ce monde est sérieux?

Certes, certes. Au temps qu’il le peut.

Est-ce que ce monde est sérieux?

Femmes

 

 

 

parfois la fatigue me prend
les bras ballants – le besoin d’arrêter – l’envie aussi de cesser cette bataille inutile et tellement illusoire – contre quoi, quels moulins ? – ensuite je me rétablis – je refuse l’iniquité, je refuse l’injustice (comme dirait Léo : « c’est vraiment con » et de rajouter « les amants »  – Léo avait de la classe) – comme disait l’autre jésuite cintré dans son costume bleu « nous sommes en guerre » : d’autres temps – le dégoût, oui – quelque chose d’écœurant – les bras en tombent – et puis non : voici que cette maison se souviendra, elle aura cette mémoire, au moins – c’est vrai aussi que suivre la même idée, que ce soit iciou là – est assez opportuniste – c’est égal, l’agent qui fait visiter s’arrêtera devant ces images, et en énoncera le nom, tout comme ici je le fais pour vous – je me disais tout à l’heure « ça ne sert à rien, va plutôt de l’avant » – je me disais « tout est noir et l’avenir fermé » – n’importe
la fatigue, parfois, me prend : toujours le même combat la même bataille
mais non il faut tenir

 

ce week-end, dans le monde, plusieurs dizaines de milliers de personnes (ça ne veut rien dire : qui les aurait comptées ?) sont sorties dans les rues des villes afin de crier que la mort de cette jeune femme était un scandale – ici une image prise au quotidien de référence qui paraissait vers une heure (à Londres)

Il s’agit de Mahsa Amini vingt-deux ans tuée par des coups assénés par un gardien – en France ce dimanche on a fait reculer les manifestant.es qui protestaient contre ce crime à coups de bombe lacrymogènes – cette jeune femme était Kurde et son tort, dit-on, fut de laisser passer quelques boucles de cheveux hors de son voile – il y a six ans, cette femme de quarante et un an sortait d’une bibliothèque où elle avait tenu une permanence  un homme, par trois fois, lui a tiré dessus puis l’a achevée à coups de couteau – en pleine rue, dans un royaume quelconque – sur Terre probablement (elle se nommait Jo Cox, elle était travailliste et militait contre le Brexit) – ces choses ne passent pas – il y a eu en France, ce beau pays, cent vingt-deux féminicides l’année dernière – on ne s’en fout pas – c’est un moment grave – il y a quatre ans, en mars, cette autre femme qui n’avait pas quarante ans

Marielle Franco sera tuée en pleine rue à Rio de Janeiro, par balles (lesquels projectiles appartenaient à la police de la ville) – oui, ce sont des sourires, des images, tu sais pour ne pas oublier – il y en a des milliers on les tue – ça ne fait rien, on ne les oublie pas – elles sont là – une avocate turque, un procès truqué, une condamnation inique en 2019, Ebru Timtik

meurt après deux cent trente huit jours de grève de la faim pour que son procès soit équitablement reconduit, le pouvoir est resté sourd – elle défendait les droits de l’homme dans un pays où ils ne peuvent décidément pas s’exercer – un sourire, une détermination – je n’oublie pas, je garde en mémoire – ici encore, cette jeune femme, clown artiste de rue

Daniela Carrasco, trente six ans, enlevée violentée violée tuée et exposée sur les grilles d’un jardin public – c’est une œuvre de militaires, ça se passe au Chili, en 2019, en octobre, voilà trois ans à peine – révoltant
Sur la place de mai, en Argentine, les mères demandent justice pour leurs enfants, disparus, depuis quarante ans (certaines d’entre elles ont été tuées, notamment par un commando commandé par un militaire tortionnaire – ça ne fait pas rien) – le pouvoir, oui et quel pouvoir…

 

quinze (dans les rouges)

 

 

je déplie – j’ai formé l’index, on verra, tout ça est assez dispersé – je crois que c’est le dernier (j’ai des trucs à faire ici qui attendent depuis un moment)

ici Mona Chokri dans le premier rôle de « La femme de mon frère » (2019) qu’elle réalise elle-même – me fait penser à ce film d’Ewan McGregor (American pastoral (2016) pas si mal) (non mais pour un film d’acteur… )  – ça n’a rien à voir, un acteur qui prend la place du réalisateur et se retrouve devant et derrière la caméra, sinon une structure particulière – le film est impliqué dans un des poèmes express (#877), chez Lucien Suel par ailleurs c’est pour ça aussi) un autre si tu veux

Charles Laughton acteur formidable, passé derrière la caméra pour produire et réaliser

cette splendeur de (c’est vrai qu’il n’y joue pas mais et alors ?) Nuit du Chasseur (1955) (j’avais deux ans) – sans compter Shelley Winters (dont on se souvient aussi du rôle de la mère dans Lolita (1962, oh Stanley…)

avoue quand même… c’est du cinéma – j’adore même si les décors sont un peu trop carton (un peu comme dans « To kill a Mockingbird » (du silence et des ombres, Robert Mulligan, 1962) le Gregory Peck de mon enfance (surtout,plus évidemment, Achab à la recherche de sa baleine blanche – jambe de bois etc…) (John Huston, 1955) enfin toute une histoire du cinéma qui défile (hollywoodien plutôt disons) et lui

en empereur de la dérision (Lost in translation, Sofia Coppola 2003) Bill Murray – non, mais c’est assez tenu comme générique (le lien du générique à la famille et à l’expression d’une certaine parentalité, quelque chose de l’engendrement – le cinéma, mon frère et mes/ses amis, ma mère), je tiens aussi celui-ci, drôle et sérieux terrible

James Baldwin formidable écrivain et acteur de la vraie vie – j’aime savoir qu’il était ami d’Yves Montand, de Marguerite Yourcenar autant (tout autant que j’aime savoir que ma mère et mon père pensaient trouver quelque habitation à Saint-Paul-de-Vence ou à Vence – ces souvenirs tu sais… cette période des débuts soixante)

et puis les voilà tous les deux – tu sais quelque chose avec Julos Beaucarne (il est de 36) – elle, elle est de 33; lui était de 40) – un type passe, et tue – quelque chose  de l’absurde, de l’idiot, de l’insensé et du fou – qu’est-ce que c’est, la folie ? je me souviens aussi du héros de la classe prolétaire; j’imagine; hier aujourd’hui demain – laisse va

un voisin – un dimanche midi, avec sa fille qui n’avait pas six ans au sortir de l’expo – ça devait être en 95 ou 96 – je chantais à ma fille pour l’endormir cette balade – non loin

le piano, et sa mère – sans doute non loin –

 

 

dispersion une série pour décorer les murs de la maison[s]témoin

 

(parfaitement en phase avec le raku qui suit des lignes comme un cartomancien, ces images, notamment Yoko Ono & les 3 du film de Laughton : il y a des hasards qui n’ont pas besoin d’explication) (mais j’en suis content – spéciale dédicace à C. Jeanney donc) (il n’y manque que la Lotus seven…)