Continuer avancer offrir

 

 

 

une interruption qui n’a que trop duré – près de trois semaines – pauvre maison isolée sans témoin (hier j’étais dans un coin de campagne – deux heures d’automobile de Babylone, direction sud-est et partout dans les villages des maisons abandonnées, des commerces fermés – peut-être que dans les champs ou les lieux dits s’agitent des autochtones  – l’autre campagne est moins morte mais plus éloignée – plein ouest, 4 heures) mais ici ce sont des images de ville – la marche en avant

il s’agit de quelqu’une (je la repose, je l’aime beaucoup) (olé!) – son chapeau son allure (le bras nu, le vêtement bleu noué sur les hanches – on la dirait porteuse d’une canne mais non) décidée devant (l’acrop)ole – un restaurant grec où on avait pris une sorte d’habitude de déjeuner avec le sanariote (il aimait le vin blanc résiné, pas moi) – sous ce chapeau, ça pense, tu ne crois pas ? oui sans doute – on ne s’immisce pas, gardons-en le profil et fixons un peu le sol

nombreuses sont les enluminures urbaines (on colle, on cimente, on enjolive, souvent en couleurs, les murs les coins les trottoirs tout y a droit – et c’est en effet un droit) me revient aussi ces traces-là

d’où viennent-elles ? (Marseille sans doute) et ces autres (ah oui, je sais, oui)

non, je radote – (un peu de Sois belle et tais-toi toujours sur le bureau, attendant son heure probablement – au même titre que L’année dernière à Marienbad) (probablement un gimmick orchestré par la Delphine S.) mais ça ne fait rien, je continue : « il est de toute premier urgence que les laveries automatiques soient aussi imperturbables que les feux d’arrêt ou de voie libre « citation – probablement d’ « il n’y a plus rien » quelque chose qui berçait la fin de l’adolescence et l’entrée dans le monde adulte – on n’avait pas peur de la guerre mais elle est là

quelque part au moyen-orient (on ne trouve pas de moyen-occident – ça m’est bizarre – j’ai quelque chose avec le levant non pas le pays de ce soleil-là mais plutôt ce qui donne l’adjectif un rien raciste de levantin – les cheveux noirs comme le regard) (ça n’a rien à voir avec l’est, évidemment – ni celui de budap ni celui de bucar – pourtant ce seraient des contrées où il me plairait de marcher) – une carte postale alors

les images tous azimuts du robot – ou un dessin

quelque chose comme des souvenirs – l’appartenance à la cohorte va se réaliser à nouveau en allant au fort d’Ivry (jamais vu – on fera des images probablement avant et après – ne pas se promener avec son opinel mais penser à se munir de ses papiers d’identité – la grande muette accueille apparemment) – je souscris au #construire #11 – je rabâche – je me tiens et je tiens à la gymnastique matinale (pourquoi matinale ?) et cette autre empreinte qui m’a beaucoup plu

de loin m’évoque Psychose (sir – un honneur à la hauteur de l’éminence stgmE2 qui l’offre et le reconnaît – jagger en est aussi – Alfred, 1963) ce n’est pas que le cinéma me manque mais voilà bien huit jours… (le dernier film vu en partie, sortie on était complètement écœurés – Youth une horreur indienne – d’ailleurs l’Inde ainsi que la Hongrie et bien d’autres… ce monde-là – cette horreur odieuse)

et Bruce Springsteen et Joan Baez et Jane Fonda

de vieilles dames – et après ? comment veux-tu qu’on oublie ? – avancer (même en pause) travailler bosser lire écrire (à nos âges mon pauvre monsieur) –  ce sont des genres de cartes postales venues d’ici ou là, ça n’a pas grande importance sinon d’en donner un peu à ce support – le mardi est réservé aux réfugiés (pas de ciné) – le mercredi ça se peut mais il n’y a pas que le cinéma dans la vie (il y aussi la chanson – les tours de chant – les dates supplémentaires des concerts de la Céline (je croyais qu’elle n’avait plus qu’elle n’aurait plus jamais de voix ?) canadienne du côté de Nanterre – 300 euros ? le truc impitoyable – « si tout zappe et lasse /les amours aussi passent » tsais) (seize fois 45000 font 720k – ça va aller) – je me souviens de ce moment particulier de l’année où les accréditations sont distribuées – Béa et son mari Thierry – Claude Beylie et son studio (une espèce de détestation et de fascination mêlée comme pour l’univers du cinéma) – des images simplement

formidable (la taille des sujets) (celui de droite se prénomme Donald dans la vraie vie)  (deux de mes préférés) (et Venise…) et d’autres choses encore : Gênes (sais-tu que plus ça va plus ça se rapproche ?)

une fresque murale en souvenir de Carlo Giuliani mort tué par la police du G7 (organisé par Berlusconi il n’y a pas de hasard, il n’y a pas de mystère : la crevure est crevée) en juillet 2001- « dans la haine et dans l’amour Carlo reste vivant  » vingt-et-un ans – quel est ce monde ? le nôtre – et elle

alors qu’est-ce qu’une image ? un chapeau, une espèce de jardin, des ombres portées d’un soleil ardent et une femme : Rosa Luxemburg
Garder l’espoir

la présidente du Mexique (pourtant, l’État…) madame Claudia Sheinbaum – l’avenir ne vient que par les femmes (fatalement) – avançons, marquons le passage du temps et ne cessons pas, jamais, de regarder en face et le présent et l’avenir –

(une image de 8 et 1/2 le plus beau film du monde et de toutes les galaxies) – sans jamais oublier le passé

On ne cessera pas – on ne cessera que mort et c’est pas demain la veille (qui peut savoir ?)

Avec mes meilleurs sentiments

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