Rive gauche

 

 

 

je tente de maintenir ici un rythme hebdomadaire – là-bas mensuel – ailleurs quotidien – je ferais dans le journal que ça ne m’étonnerait qu’à moitié – seulement voilà, les choses se passent et le pouvoir vacille – un pays qui traite mal sa jeunesse est une affaire putride – alors plutôt que de m’enhardir à recenser ce que je trouve (ici un livre dans une boîte à iceuxci) peut-être ferais-je mieux de sortir et crier en rue (seulement la bronchite – plus ou moins chronique – s’empare des poumons d’octobre à avril en général – et en particulier ces jours-ci) – l’agent se soigne mais fatigue

 

voici toute l’affaire

après dedans j’ai trouvé une enveloppe (etc) (lien d’entreglose) mais souvent quelque chose dans un livre – celui-là retournera dans sa boite incessamment (je n’aime guère son bavardage) (je le cède  qui le demande) mais empli d’images vaguement parlantes (il n’y est rien dit de l’image de couverture qui doit parler d’elle-même : je suppose – un cheval, une tortue, un bassin (du Luxembourg probablement ou de l’Observatoire)…) – par exemple celle-ci (en spéciale dédicace à l’Employée et à son Montparnasse-monde)

surexposée je reconnais (le flash ne s’est plus senti) (elle est anonyme et vient comme à peu près toutes celles choisies ici du musée Carnavalet)  – un accident – boum (comme disait Hélène Hazera (†)) – une minute d’inattention, et on oublie de freiner – non je blague une minute (ce n’est cependant pas vraiment drôle : il y eut un mort, je crois bien le marchand de journaux du kiosque sur lequel chut la loco) – et puis cette image-ci, sur le boulevard un peu plus loin

(André par Imre) Kertész Café du Dôme début de siècle précédent je suppose – le Dôme (on y croisera plus tard Simone de Beauvoir ou Nathalie Sarraute) – ou encore celle-là

(J’ean-Louis David et son Marat assassiné) – la violence, la révolte, la révolution – la réaction – quel âge avait-il ce bougre ? cinquante piges quand même – bah on ne le dirait pas (du côté de Saint-Sulpice) – la rive gauche pour ces dix promenades donc – je les oublie, le parc Montsouris pour Cléo je passe, mais reste sur cette image-là

Charles Marville – Restauration du Panthéon après la guerre de 1970

 les « grands hommes » et les dix centimètres de faille en son milieu – et cependant quelques femmes… C’est cet ordre-là, sûrement qu’il faudrait mettre à bas – c’est peut-être un hasard que se trouve patrie dans patriarcale – rapatrié – rive gauche, du quai d’Orsay (on s’installa L. à son arrivée vers la fin des années 40),  les Invalides (la rue Fabert, où devenue veuve, elle s’installa, les années 70), les hôtels des rues du Bac, Montalembert, Bottin  Verneuil, puis du quai Voltaire (des anénes 40 aux près de vingt premières de ce siècle-ci) – ce quartier, cette rive, Paris rive gauche

Foujita L’Hôtel Edgar-Quinet boulevard Edgar-Quinet

un tout autre quartier – un tout autre hôtel – éloigné

 

les dix promenades de la rive gauche :
L’île Saint-Louis
Les arènes de Lutèce
De la Salpétrière
De Denfert à Montsouris
Montparnasse
Luxembourg, Saint-Sulpice
La montagne Sainte-Geneviève
Saint-Germain-des-Prés
Le faubourg Saint-Germain (qui n’existe pas)
Des Invalides au Champ de Mars

 

 

 

Une réflexion sur « Rive gauche »

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