(il pourrait s’agir d’une fiction – quelques images (un bon peu tout de même) viendraient en complément d’un texte (l’agent, son attente, le décor les tapisseries, les vues – celle d’une plage avec palmiers sable blond mer turquoise qui orne le grand mur du salon – le reste de la maison, dans les couloirs, ces petites choses qu’on montre aujourd’hui – l’agent (le clope, le costume prêt-à-porter cintré légèrement trop ajusté, la chemise col ouvert blanche, les chaussures pointues la barbalakon), devant lui le rond-point, la pelouse jaunie de l’été – le ciel par dessus les toits du lotissement, bleu passé plissé de fins nuages et personne d’autre
(il me semble me souvenir que dans ces lieux (Petites écuries, rue d’Enghien, du faubourg Saint-Denis) se tenait le départ de la malle-poste du Un début dans la vie d’HdB – vaguement de loin…)
L’attente
on reconnait à droite le pont de la rue de l’Aqueduc – celle de gauche je ne la comprends pas – si j’y retourne je regarde –
le lieu a été indiqué par la Trésorière – il se trouve entre la rue du Faubourg Saint-Denis et la rue d’Enghien (c’est dans le dix) – sous le porche d’un passage
beaucoup de ces images nous (le « nous » est de majesté) sont déjà connues
trois femmes masquées , des lunettes de plongée – images collées cimentées (ici un groupe déjà explicité)
là l’entièreté de l’exposition
souvent la question de savoir ce qu’on est en train de faire (c’est juste qu’il s’agit de choses jolies, me disais-je) mais une espèce de trop-plein peut-être – depuis le temps que ces choses traversent l’espace public
on les trouve, on les prend
on les colle
un mur ici, là, ailleurs
des gens aux vêtements recherchés parfois
des événements – des cinglés aussi pourquoi pas ? des raretés, des opportunistes
singuliers ou pluriels
parfois doublées – simples,subtiles ou brutes – peut-être bien ma préférée de celles posées ici
sans trop prendre garde, faire attention, une image : celle d’une décapotable
puis une autre
ça pourrait ne jamais cesser
sans doute est-ce ce qu’on espère un peu
(celle de gauche est itérative et on la trouvera partout) (on aurait pu modifier l’assiette du cliché – on a quelque presse malgré tout le plaisir pris à ces vues)
découper, ranger, penser classer (évidemment) (de gauche à droite et de bas en haut) (comme s’il s’agissait de notre lecture)- trois d’un coup
continuer encore
animaux tout autant qu’humains : face caméra, on sourit
parfois invisibles
parfois méconnaissables
un mur, des images, un fond dans les gris les roses
des sujets qui posent
une sorte de déclinaison
on n’en finirait pas
et d’ailleurs pourquoi en finir ? des poses et des postures
des sourires et des ombres
souvent seuls – rarement spontanés mais c’est ce qui fait aussi leur qualité
à nouveau, encore
gémellité, solitude, vide ou peuplé
regarder, reconnaître, disposer offrir
j’en termine
les quatre amies
le drapeau algérien, la petite fille en belle robe et beau petit bonnet, le métro
et les deux derniers
Bac to the street aka B2TS une série (j’abhorre les séries) d’images collées sur les murs de Babylone




































