dispersion #X

 

 

 

ce qui traîne un peu – des images sans trop de suite toujours un peu les mêmes toujours assez différentes – des cartes postales – des alibis pour ne pas travailler (tant pis, ça ne fait rien ça ira)(ces images ne sont pas que de moi)

un pilier du Ground zéro paris 12

puis un autre pilier (probablement) du kebab coin Belleville/Rebéval

on continuera par une nature morte à la porte

puis ce lieu particulier comme un poste de pilotage des voies de chemin de fer de la gare du Nord

en réalité celas’apparente plus à un sur le bureau mais peu importe, à nouvelle année, nouvelle maison et nouveau témoin (elle je l’adore)

ici un lieu improbable(du côté de Villers-Cotterêts)

une inclusion marseillaise

un coucher de soleil

un marronnier

un pétrolier arraisonné sans doute (le truc à la mode des fachos)

et pour finir cette image reflets

Tous mes vœux vingt-six en douze images

bloque block

je ne peux pas écrire sur mon site ce matin (maintenance de l’hébergeur en cours) et c’est frustrant. Je suis habituée à écrire sur mon site quand bon me semble, mon site est un stylo à encre illimitée, mon site est un carnet infini qui ne manque jamais de papier, mais jusqu’à un certain point. Marcello Vitali-Rosati  dans son Éloge du bug conseille de s’arrêter deux secondes sur ce qui coince, le bug, pourquoi ça coince, en quoi ça coince, et est-ce que ce ne serait pas une chance de débusquer quelque chose qui était jusque-là masqué. La maintenance de mon site n’a duré que quelques minutes, carnet réouvert, clavier en fonction. Dans un article ce matin quelqu’un parlait d’une poétesse qui faisait jaillir les mots sur le papier. C’est bizarre cet imaginaire qui dure. Moi aussi je métaphore mon site en carnet, papier, stylo, comme si j’avais raté la disparition des diligences.  Je me sens très vieille devant la technique. Si je n’ai plus accès pour x raisons à mon site, je crois que j’en ouvrirais un autre, en repartant de zéro. Ou bien j’irais investir les commentaires des sites amis, je pourrais écrire dans les marges, les endroits qui ne sont pas prévus pour ça, les lieux hors site. Je pourrais raconter ma vie ou inventer une fable que je posterais comme avis sur un produit amazon, je crois que c’est une pratique qui existe déjà. Je suis trop vieille alors j’ai un peu peur de ce hold up continu et grandissant des grands groupes sur nos pratiques gratuites. Wikipedia trop woke changé en grok et des comptes supprimés parce que jugé païens. Et ça semble un peu inévitable, et pour le résumer terrifiant. Quand j’ai vraiment trop peur, je me dis qu’on devrait s’échanger nos adresses postales et à nouveau, comme avec des plumes d’oie, refaire « jaillir les mots sur du papier » pour du vrai, puisque c’est encore imaginairement valable. Ici aussi sur la maison[s]témoin il y a des injonctions, failles de sécurité, malware, extensions, mises à jour, problèmes décelés, je suis trop vieille. On ne peut pas faire comme si on n’écrivait pas à l’intérieur d’un organisme, une société, une structure, faire semblant qu’elle n’a pas d’influence. J’ai de la haine pour les livres de sylvain tesson par exemple, parce qu’il fait croire qu’il écrit depuis des lieux et des présents, il prétend être inscrit dans aujourd’hui et proposer un autre regard (élevé, de grantécrivain). Par exemple, il écrit « Nous sommes seuls responsables de la morosité de nos existences. Le monde est gris de nos fadeurs. La vie est pâle ? Changez de vie, gagnez les cabanes. » Qui peut gagner les cabanes comme il le dit, sans un petit pécule, un matelas financier ? Vous êtes pauvres ? Arrêtez de l’être. Vous faites face à du harcèlement au travail, vous êtes en dépression ? Bougez-vous, prenez l’air. Le salaire ? l’argent ? quel besoin ? vous êtes bien trop  matérialistes, vous méritez vos vies grises, bandes de faibles. Les livres de tesson s’accordent ton sur ton en jolis camaïeux avec du poutine torse nu sur son cheval, du trump à dorures avalanches, et je présuppose qu’il ne sera jamais en manque de papier, carnet, ou de n’importe quelle affiche, distributeur, radio, hébergeur où écrire. Pour l’instant je n’ai pas trouvé de réponse au « quoi faire contre les dangers de la domination », à part broder des plantes, ou broder Qu’est-ce qu’on fait ?

chambre 32

 

 

ce petit texte, en spéciale dédicace à R., écrit aussi pour les Villes en voix, apparu lors de la lecture du block note maurizio lequel réfère à un texte d’Edith Msika, publié sur le magnifique et indispensable poesibao (je vais aller le lire)

 

 

 

la première et seule fois où je suis allé en Turquie m’a fait un choc – comme quelque chose ou quelque part que je connaissais depuis toujours : j’aurais le même sentiment en allant à Beyrouth, c’est certain. D’ailleurs je n’y suis jamais allé, le plus à l’est du monde fut Nicosie ou la partie turque de l’île (à l’ouest ce serait Londres ou Lisbonne). Le voyage et rapporter quelque chose, rien. Un objet, un souvenir come on dit. De Séville je n’ai pas d’objets, mais de partout des images.

Souvent. Beaucoup. Mais celle-ci je l’ai faite ici, ce genre de bazar (après on l’a repris et ramené ici) dont on trouve des millions d’exemplaires qui arrivent par containers entiers je suppose

y apparaît assez distinctement un petit esprit sur l’épaule d’un homme en cape rouge – l’envers montre Marie probablement avec son petit jésus de fils dit-on –

de colifichets, on les repère et on les attrape, on les paye, on les garde dans des sachets de papier dans une des poches du sac – on les offre en revenant – voilà tout : qu’est-ce qu’un souvenir ? Elle, elle était là dans sa chambre, la trente-deux, elle était penchée en avant, un tout petit bout de bonne femme, appuyée à la commode de même facture que l’armoire,  il y avait là un petit bouquet de fleurs (elle aimait les fleurs) elle faisait une prière il m’a semblé, on est entrés elle nous a souri, on lui a tendu ce petit sac de papier bleu, elle s’est un peu redressée, une douleur au dos, et à nouveau nous a souri

Carte postale d’été (ter ou quater)

 

 

ces images parvenues par la poste pendant ces mois-ci – cette façon de cesser les activités plus ou moins laborieuses afin de remettre la charge aux batteries permettant ainsi de reprendre mieux lesdites activités (la métaphore électrique frappée au coin de la plus contemporaine convention) – les congés payés – le rythme du monde que je préfère l’oublier, je préfère fermer la radio – (auto-fiction : je fais des efforts pour perdre ma brioche (je n’en mange plus, de ce fait)) – je fatigue, je ne vois pas l’intérêt mais je n’agis  que peu par intérêt, plus par besoin ou nécessité (auto-fiction deux : j’ai appelé mon avocate (elle ne m’appartient pas, cependant) au sujet de la moquette – on peut dire que cette affaire m’aura bien pourri la décennie 20, punaize) (elle n’en est qu’à la moitié, je sais bien – la décennie pas la moquette ni encore moins l’affaire – la partie adverse, représentée par un raison, est plutôt hypocrite mais perdra – le tout sera de savoir quand – j’ai bon espoir, comme on voit) – alors voilà

de la villa Deroze – sans autorisation de Caroline Diaz, une esquisse dans les bleus d’un de ses magnifiques cyanotypes – puis, avec l’accord de l’opérateur

une espèce de photogramme (captured’écrantogramme) et desfleurs (ici dues à HC)

puis à Kik (une fois)

puis deux (sous le lien la 61° minute papillon – magique, tout simplement)

une parmegianatta dûe à E.

(on en mangerait hein) un profil de l’amante du Plossu (retrouvée dans le nino, je ne suis pas certain de ‘lavoir portée dans les deux épisodes (ici et ) du pont de la Chapelle)

(si, il y est mais sans le graphisme) (auto-promo) et puis la plage (HC encore)

c’est en Galice – on ira on tentera on ira – on aime voyager – on aime aussi jouer : ici le cadeau trouvé en brocante par E. et L.

puis Lara la nouvelle amie de H. (amie portugaise)

qui me fait souvenir du dalmatien de mon oncle (Adémar – il avait un ami qui se nommait Alix, car mon oncle avait deux dalmatiens – l’époque déterminait la possession de ces animaux – début des années soixante – la mode en revient) trop mignonne en tout cas – puis attendu avec une certaine impatience

et enfin cette image difficile à comprendre d’un homme en costume de miroir qui entre dans le restaurant Président en haut du faubourg

(vu de loin disparaissant au coin de la place, pas réussi à le capturer)

courage surtout pour la suite

Carte postale d’été (bis ou ter)

 

 

 

les deux semaines qui entourent le ferragosto – la fête d’Auguste (autopromo) avant d’être celle de Marie (mère du jésus comme on dit le bouddha) je crois bien – en vrai c’est sa mort qui processionne un peu partout chez les cathos – et reprise ensuite par l’ordure en chemise noire, ces deux semaines-là me sont les plus profondément anxiogènes de l’année (je reconnais ne pas non plus être complètement joyeux durant le mois qui précède) (après il y aurait à redire sur l’automne et ses feuilles mortes, les pelles, les souvenirs les regrets et tout le bazar toutim et consort) – c’est pourquoi il est bon, souvent de retrouver des âmes chères ou sœurs – les vacances sont aussi propices à quelque retrouvaille – cependant les lustres s’accumulant, les choses changent un peu (le monde, ici, a quelque chose de brutal et de froid – quand même par la grâce de ces très adulés (wtf) libertariens ou illibéraux il brûlerait un peu partout dans son hémisphère nord) – la fête des fêtes c’est le quinze août (après Pâques évidemment) (et peut-être bien Noël) (enfin j’en sais rien mais ce que je sais c’est qu’il m’est profondément antipathique – il est vrai aussi que plus le temps passe et plus je gagne en misanthropie) – je me souviens des défilés (sont-ce carnavals ?) pour Fatima, de ceux de Sao Paulo et Rio de Janeiro, des gens qui se flagellent et marchent à genoux, sanglants et repentants, du sang qui se liquéfie quelque part, et d’autres images spinaliennes  – mais cependant m’en sont parvenues d’autres par les ondes qui au cœur me font chaud (« c’est chaud » disait-elle sans s’en rendre complètement compte

sous le cerisier, entre le taboulé et le fromage les amis de vacances) (ici le cadeau gastronomique

un carré dans lequel s’inscrit un rond dans lequel se rangent non pas trois mais sept (comme autant de jours) petits cochons) (encore merci pour tout Kik, et surtout pour le livre bleu

) – il est vrai que nous ne pouvons que peu contre ces agissements, les Castel Gandolfo, les Brégançon, les Mar-a-lago ou encore les Alaska Anchorage Alakanuk et autres supercheries des grands de ce monde – passons et tenons-les en respect : nous sommes de la même espèce…- et donc c’est l’été – des images circulent par milliards, en voici quelques unes

celle-ci vient de Nantes, je crois bien et devrait figurer (comme la précédente) pendant le week-end (série en cours, comme elles le sont toutes (je m’entreglose, hein) – celle du cerf-volant du côté du débarcadère

c’était il y a longtemps – celle-ci aussi (devrait porter le quantième #476)

en l’honneur d’une nouvelle venue, Louise, Luisa, Louison, je ne sais pas exactement, mais elle a six jours aujourd’hui – et puis ces salons

(celui-ci se situe dans l’Eure, le village ville bourg du toponyme Le Fidelaire (ça ne peut guère s’inventer) (27190)) – ou celui-là plus ésotérique (le « centre du cheveu » (serait-il masculin) est peut-être difficile à trouver)

il y eut pleine lune, ici vue de la villa Deroze (ou non loin)

là d’Ixelles (ou non loin)

et puis et puis, ce ne sont pas grand’chose que ces attentions mais elles affermissent l’affection – on remercie

on continue sans rien jamais lâcher et et restant pour toujours votre très obligé

Orly 2

 

 

 

on pourrait en faire une espèce de mémorial – c’est moche, mais ça aide au souvenir semble-t-il –  pour ce type-là (né et mort un vingt neuf juillet – 92 années séparent ces deux faits) – ça ne lui aurait sans doute pas plu – pas trop – pas beaucoup – peu – c’est parce que depuis que le fils de l’ordure a créé celui de Venise et Jean Zay, pour le contrer, celui de Cannes, le cinéma s’étale au mois de mai (il me semble qu’il avait lieu en fin d’année à ses débuts) sur la croisette (c’est un joli mot qu’on pourrait traduire par la passegiatta) il y fait beau, les filles se dénudent (ça ne se fait plus non – tant que j’en ai oublié comment on les intitulait*) tout ça pour dire que, par une sorte d’oxymore (mais cependant j’y vais deux ou trois fois par semaine) (au cinéma pas à Cannes) (sans compter les films que je vois (assez partiellement, je reconnais, souvent) dans l’étrange lucarne), par la grâce d’un autre film, celui-ci sera l’objet du billet (numéro d’ordre : 400) (la maison[s]témoin continue son chemin).
Les images ici posées ont été prises au déroulement du très réussi Le 5° plan de La Jetée.

Sans oublier que

Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores

qui est d’une belle facture (vers énoncé par Florence Delay, dû à Guillaume Apollinaire qui de la grippe alors espagnole mourut dans un immeuble du boulevard Saint-Germain antécédamment faubourg et voilà Marcel qui déboule)

je décris réécris traduis (je marque mon pas sur le pas de Marker) :

un couple, deux acteurs innommés, une femme et un homme (et Claude Lelouch qui lui aussi déboulera, quatre ans plus tard, sur la croisette… – l’image d’entrée de billet…)

Davos et Hélène aux Tuileries, je crois bien – un peu trop intello je suppose dans mon souvenir

il y avait cette faille alors (un peu comme pour le Perec et son Homme qui dort – le temps des facultés, des universités du quartier latin – celui où on s’endormirait aux films de la Duras) – mais ici, le type voyage

les avions, les Caravelles et les Super-Constellations (j’ai débarqué là, fin juillet soixante, deux ans plus tôt – j’en avais sept)

un endroit que j’aime encore assez – lui c’est dans le temps

il porte des œillères ou des lunettes d’aviateur

assez perdu et en un certain sens toujours en fuite

l’un des plus beaux films de cinéma du monde est fait de banc-titres – images fixes – seul le temps semble avoir quelque mouvement

est-ce le matin tôt (« good morning ladies and gentlemen this is the captain speaking... » ) ou n’est-ce que la fin

la femme est là

mais aussi l’assassin

car il n’est pas question qu’il s’échappe, ce Davos-là

il court il court et puis c’est l’instant

un moment 

terminal

un film de cinéma, de science-fiction peut-être – vingt-huit minutes – 1962

 

La Jetée  un film de Chris Marker

 

Le film « Le Cinquième Plan de La Jetée » réalisé par Dominique Cabrera

(merci à elle)

a été chroniqué en ville & cinéma

 

* : ce type d’olibrius, ou d’ectoplasme, ou d’objet fantômes ou sorcières bikinis vagues sables soleil (sea sex and sun disait l’autre à l’oreille en feuille de chou) était intitulé starlette – ça ne se fait plus et c’est tant mieux

 

 

Noura

 

 

cette promenade (je me promène, c’est pour ne pas travailler) m’a mené vers le vingtième arrondissement parisien vers Gambetta, place fontainée (assez moche, c’est vrai) avec mairie (bon après ça peut dépendre

– théâtre librairie cinéma – très achalandé – je marchai j’aime par exemple la rue Villiers-de-l’Isle-Adam qui va jusque la Sorbier où vivait le cardiologue qui suivait les émois de mon petit battant (l’homme a disparu sans laisser trace adresse ou quoi que ce soit pour ses patient.es) mais je dévie, je m’égare et me retrouve au coin Orfila/Chine et là que se déroule l’épisode (est-ce vraiment un épisode ?) du jour. Ici s’est trouvé un restaurant breton

qui se mua en franchouillarde enseigne

puis en une autre, plus exotique

qui changea de devanture tout en restant de même obédience (ivoirien)

puis enfin celui-ci

(probablement typiquement berbère) (je suppose) – il y avait là cette image que je me permis de prendre

(pas bien vu mais le sentiment qu’à chacune des tables on a droit à une image du même type) pourquoi celle-ci ? mystère…

Je retranscris ce qui est noté sur l’image (en précisant que Noura, qui signifie lumière en arabe, était le prénom que portait ma prof à l’Inalco lorsque j’y prenais quelques cours)

Nora

Née à Sidi Amar anciennement dénommé Zurich, au pied du mont Chenoua, elle répond invariablement : « Mon Zurich de Cherchell est plus beau que le Zurich suisse » 1.
Dans les années 1950 elle débute à la radio d’Alger où elle anime une émission enfantine. Selon la chercheuse Naïma Huber-Yahi « elle se fait remarquer en interprétant despièces de théâtre et des opérettes. Elle s’impose très vite comme l’une des plus grandes chanteuses algériennes de l’époque » 2.

La chanteuse Noura est très populaire car c’est une des rares chanteuses à cette époque non kabyles (région de Kabylie) qui chantait à la fois en arabe, en tamazight et en français. Parmi ses succès populaires on peut citer Ya Rabbi Sidi, Maniche Mena, Aïn El Karma, Imawlan Ugin et AdrarN’Jarjar. 3.

Elle enregistre aussi un album en français où elle interprète « Une Vie » de Michel Berger. Elle obtient un disque d’or en 1970 pour un million d’albums vendus 4.

Elle est l’épouse de Kamel Hamidi, auteur-compositeur-interprète, avec qui elle forme un couple mythique.

Elle meurt à Paris le 1er juin 2014 des suites d’une longue maladie.

Trouvé cette image du « couple mythique »

et finalement ce drapeau berbère

Pour faire valoir ce que de droit.

 

 

 

Coin de rue (vers la Marne)

 

 

 

parfois je me demande – la chanson qui fait Don’t explain – une chanson d’amour qui fait aussi I’m so completly yours – non mais tu sais tout oublier, on s’en fout, l’important c’est d’être en vie – ce genre de romantisme qui me plaît – des images dont on ne comprend pas le sens immédiatement –  celle-ci par exemple

immédiatement antérieure à

quelque chose interroge – l’opel (il faut le savoir certes) déjà – puis le Monza aussi – la plaque noire réfère à la collection  – on s’en fout hein, le truc qui consiste à suivre et à dans les pas de précédent mettre les siens – le lien va à un billet magnifique (toute modestie mise à part : ce n’est que moi – peut-être y manque-t-il les actrices que j’aime – peu importe) – alors on cherche (et on trouve) (ou l’inverse) ici en 2008

d’un peu plus loin (le robot ne fait pas dans la dentelle tsais – il ne considère rien : il prend – c’est sans doute pourquoi  tout en l’adulant (pour les traces qu’il laisse) on le hait – tout autant) – il passe, il vole, il mémorise (2014)

plus d’auto à ce moment-là – la maison vit est habitée (on y entre, on en sort comme d’un moulin)

il me semble reconnaître l’auto (2016) – plus loin

un angle, un croisement, deux rues – une ville de banlieue – des voitures garées devant le porche –  de loin j’ai le sentiment qu’il s’agit de la Monza (mais ici elle est blanche – il en est peut-être deux – plus tard encore (2018)

la chose a changé (on discerne peut-être une petite fiat : approchons, voulez-vous

ça se peut) (qu’est-ce derrière ? je ne sais pas) (en tout cas, tout ceci est assez vivant) – puis plus personne

(2021: la Monza est là) (tandis que le confinement s’est de nos vies éclipsé) – 2022 : plaque d’immatriculation jaune…

stase semble-t-il – ici 2023

semblable à l’image prise par Caroline – juste en passant (plus tard aussi, en passant) – je ne cherche pas tellement plus – je trouverai sinon – j’aime ce soleil et les taches qu’il laisse sur l’entrée – je repose ici ma danse (je suis de face en marcel, mon ami le sanaryote est de dos, devant moi, on a bu et on rit – il est cinq heures et demie – il y a une chanson qui passe –

on danse
il fait doux
le reste on s’en fout
à vous…

 

et notamment en spéciale dédicace à l’amie Caro
(c’est-à-dire aussi qu’il n’est pas question de laisser abandonnée cette maison-là – quand même le cinéma la déserterait – ce ne sera pas le cas – on y travaille – on est là)

 

 

Photos de famille (2)

 

 

 

si ça se trouve je vais encore me faire admonester « non c’est pas bien »
vous n’avez aucun droit sur ces images
dans cette maison[s]témoin en plus qui n’appartient à personne
et donc à tout le monde justement
je suis simplement allé au musée et j’y ai pris quelques clichés

allons, il y a ici bien d’autres images de cette exposition – j’y ai retrouvé quelque chose de mon enfance voilà tout, je vous les livre elles m’ont plu – elles datent de 1958 à 1961 – la guerre (pardon,la pacification) a commencé en novembre 1957…

ici une échoppe d’un marchand ambulant

là un môme (ce pourrait être moi, comme la plupart des  mômes qu’on verra) devant une autre de ces échoppes

je remarque la qualité de la lumière (le soleil qui frappe je le ressens) et les chaussettes du type, là

toute (enfin, quelque peu, un bon peu) une ambiance, mon enfance sans doute (dauphine, 4 chevaux, 403…)

vendeur ou acheteur ? 

barbapapa (le sourire, les sourires…)

hexis vestimentaire

porteur

les deux amis

les sourires oui

je pensais au voleur de bicyclette (Vittorio De Sica, 1948) – la lumière, les bâches aux fenêtres

ce sourire, un peu comme quand on passe à la télé ou à la radio, on se sent quelqu’un d’important, on est dans de « bonnes dispositions » – hexis vestimentaire encore

il devait y avoir certainement des explications plus poussées,plus précises,mais je n’ai pas retenu (des textes il me semble bien)

quelque chose d’haussmannien…

quotidien

ici ce sont beaucoup des hommes – on verra plus loin, un peu plus de femmes

le sourire, le soleil et l’ombre –

à peine, le sourire… difficilement – ici une femme donc

beaucoup d’images (l’Algérie et ses quatre départements français…) : hexis féminines

ma préférée (on le croirait au nino…)

et pour finir, ce cinéma

Marina Vlady (épouse du réalisateur), Odile Versois (sœurs à la ville, ainsi que Olga Poliakoff, assistante à la réalisation) , Robert Hossein (qui réalise…), au Midi-Minuit (sortie outremer : 1959), dans Toi le venin (d’après le roman de Frédéric Dard) – une histoire de famille…

 

Sur les pas du voyage virtuel au pays des rêves

 

 

 

en réalité (?) ça m’est assez égal : le fait que les billets d’ici se taisent depuis le 16 décembre – je fais revivre cette affaire – en réalité (encore ?) je (me) dois de poser un billet par semaine – le verbe de la phrase précédente est à expliciter (la parenthèse en éprouve le sens) (je regarde en arrière : position le 17 mai 2015 – premier article (est-ce bien un nom, un attribut, une dénomination ?) 13 mai 2015 – bientôt dix ans : continuons – sans doute cela ne sera-t-il pas publié ailleurs (nous verrons) (cette parenthèse pour l’éventualité du lien – il semble que ce soit par ces liens que se construise quelque chose de la culture contemporaine – de son existence même puisque harassée torturée vandalisée de toutes parts et notamment du côté de celle des institutions qui nous (nous autres contribuables) appartiennent cependant (car, au fond qui a élu la du machin sinon 37% des un peu moins des 70% des légitimes votant.es –  soit 19% du corps électoral – pays de Loire, quand vous nous tenez… – lequel ne constitue certes un corps qu’aux yeux d’une comptabilité insigne je reconnais – mais je regarde : un sur cinq : ah bon  c’est suffisant ?  eh ben mon colon – je ne veux pas aller voir chez le type (obscène,  indigne, abject) de Rhône-Alpes aux mêmes fonctions) (je ne nomme pas l’immonde)
mais un.e sur cinq putain réveillez-vous !!!

sur ce, je continue donc : ici quelques images en hommage à Olivier Hodasava qui demandait qu’on lui fête Noël – ce jour-là le Chasse-Clou publiait une image d’un immeuble qui aurait pu être l’illustration (disons) d’une espèce de fantasme de celui servant d’appui à G org s P r c ( dans la réalité – mais ma sœur vivait alors rue de Chazelles, mon ami AT m’avait averti « ce livre est formidable, lis-le !  » m’exhortait-il – plus tard, quelques mois je crois, j’avais refusé d’être le parrain de sa fille – pourquoi ? je ne me sentais pas capable de la secourir par mauvais temps – ça n’aurait rien changé, vu d’ici sinon qu’à eux, j’aurais été lié et q’à présent je ne le regretterai sans doute pas – les regrets sont toujours inutiles cependant – j’avais, et j’ai toujours, partie liée avec cet écrivain – peu importe sa notoriété) – j’ai regardé cette image

et elle me disait quelque chose (un flirt de ces années-là 73-74 style y vivait – une fête – la nuit la danse la joie l’alcool le reste tout est possible – le matin tout est accompli) cet immeuble même (ou alors un autre de cette même rue) (mais celui-là oui) et regardant posément cette image, j’y vis

le voilà de jour: droite cadre, en bas

une boite aux lettres (on se dépêche : bientôt ce type d’équipement urbain et public aura corps et âme disparu): ici l’image date de 2010, la voici en 12

un papier sur le dessus;plus haut une décoration d’art de la rue – on ne voit pas bien, c’est noir, ça brille – ça a un peu de couleurs – art est un mot assez lourd en l’occurrence – mais ne soyons bégueule, disons qu’il s’agit d’un tableau de rue – en 14, il a disparu

le pékin pose bras croisés; le jeune garçon va à l’école; on voit du tableau la colle qui l’assujettissait – plus tard (16)

ah oui – rose- augmenté d’une petite enjolivure (on ne voit pas bien même de près 

la voiture a manqué le depôt d’article d’art (probablement B2TS: c’est son format – de plus la boite aux lettres est un de ses tropismes), et il fut vandalisé rapidement supposons – plu tard revint le jaune (16) et les graffitis nettoyés

voilà tout (18) – ici étude en jaune sans doute (20 : on reconnaît un des masques dont on n’avait pourtant pas eu la possibilité de se munir lors de la première des confination covid 19)

plus tard encore (22)

nettoyée (24) puis re-rédigée

encore à nouveau

 

et pour finir ces magnifiques plaques corporatistes

la psychothérapie AUSSOLEIL comme un F A R donnant toutes assurances – que la vie serait belle s’il suffisait seulement de se fier à ce que nous conte la rue (serait-elle de Lancry) dans la nuit de nos  imaginaires