Simone 2

 

 

 

il s’agit d’une des égéries qui supportent le cinéma – celui qui peut se dire disons artistique (industriel, aussi, c’est vrai mais d’abord) mais ça ne veut rien dire, sinon tenter de se hausser à l’égal des six premiers : cette prétention… – mais cependant une actrice d’assez premier plan – grande envergure – son nom suffit à faire aboutir quelque projet que ce soit (bien sûr, il est trop tard – il est toujours trop tard) – et ce sont des images fixes d’elle dans les rôles qu’elle tint (naissance en 1921, elle commence à travailler dans le cinéma après ses vingt ans, des rôles de figurantes pendant la guerre, en terminant avec lui début des années quatre-vingts, pour disparaître un 30 septembre 1985) – on les propose par ordre plutôt chronologique – ceci faisant suite à un Simone 1 proposé par ailleurs.
Ici on a opéré une sélection (l’ouvrage en question comporte plus de 350 pages de rédactions (des critiques assez fréquemment de la façon de jouer de l’actrice) mais surtout, non paginées, plus de cent pages d’illustrations disons – photographies et dessins affiches plus quelques pages de journaux spécialisés d’alors) (on ira peut-être voir du côté des conditions sociales de production de l’ouvrage: achevé d’imprimer le premier juillet 1983). L’agent a choisi : ici donc le résultat de ses choix*.

(1948, réalisation son mari,Yves Allégret – rôle : respectueuse) – l’image regroupe Marcel Dalio dans le rôle du souteneur et Marcello Pagliero dans celui du capitaine de bateau, entourant une Dédée au lit en négligé de soie) (on ne voit pas Bernard Blier mais il a son rôle dans cette histoire – noire) : le drame se noue…

c’est plus elle sur cette image-là – ou c’en est une autre disons –

dans Impasse des deux anges (Maurice Touneur, 1948) (chanteuse de music-hall, éprise de Paul Meurisse – finit mal – dernier film de Maurice Tourneur dont j’ai adoré (adore toujours d’ailleurs) le Volpone 1941) – 

et puis  Manèges (Yves Allégret,1949) avec Bernard Blier à nouveau (ici avec Jane Marken (aussi dans Dédée d’Anvers) dans le rôle de la mère de Dora – la qualité française, tsais) (tout ça passera – un noir d’ébène…)

tragique – puis  Le traqué (Frank Tuttle, 1950) (production Sacha Gordine) (pas vu, dommage peut-être)

(ça fait un peu catalogue mais on s’en fout) (à ce propos, on ne parle pas du Sans laisser d’adresse (Jean-Paul Le Chanois, 1950) où Pierre Granier-Deferre fait l’assistant (je retrace un peu ces parcours « qualité française » vomie par la bossa nova, dans quelques années d’ici) (elle y est journaliste, et Bernard Blier (encore lui) y joue, comme Louis de Funès…) – et puis
et puis ah Bubu qui présente Manda à Casque d’or (cette époque-là (un peu avant) où en vrai elle rencontre le Ivo Livi et la vie bascule)

(Casque d’or Jacques Becker 1952 – un rôle qu’elle faillit bien refuser) une merveille un joyau probablement ici avec Claude Dauphin (elle joue le rôle d’une respectueuse à nouveau, Dauphin son souteneur, vaguement jaloux) (le fils de Claude Dauphin, Jean-Claude, la secondera en greffier dans le feuilleton télévisé Madame la Juge  en 1978)

(finira mal mais c’est le lot des salauds – enfin souvent au cinéma…) – jte pose la « vraie »  inspiratrice du film (Amélie Elie)

un peu noir en effet (on peut retenir le clopo comme signe distinctif de la corporation, en ville dehors ou quelque chose) –

dans Thérèse Raquin (Marcel Carné, 1953) (à ce moment-là, pratiquement, mes premiers cris)je me rends compte que rien sur La Ronde  ça ne se peut pas

(Max Ophüls, 1950) (plus passe ce satané temps, plus j’aime cet Ophüls-là et son lyrisme magnifique imprimé aux mouvements de camera – son fils aussi, c’est vrai, mais c’est différent) – parfait formidablement mis en scène – et continuant, donc, Raf Vallone (en camionneur…)

et Thérèse Raquin et Sylvie (inoubliable) incarnant la mère du Camille (Jacques Duby) – plus tard

Les sorcières de Salem (Raymond Rouleau, 1957) d’après la pièce d’Arthur Miller (c’est pour marquer, je pense, cette affaire-là, le souvenir des époux Rosenberg, les dialogues de Jipé qui est aussi une des égéries d’ici) –

sans légende, mais dans une espèce de cabaret quand même –  (étole bijoux etc.)(vers le moment des Chemins de la  haute ville je dirai) parce que dans le livre en regard avec

– celle-ci rattrapée au passage

clopant (jl’adore) – cette période de la fin des années cinquante, l’oscar pour son rôle (Les Chemins de la haute ville, Jack Clayton 1958)

puis dans L’armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969) (ici avec Christian Barbier (l’homme du picardie) et partageant l’affiche avec de nombreux autres acteurs comme Paul Meurisse ou Lino Ventura) (magnifiquement) près de dix ans plus tard – Le chat  (Pierre Granier-Deferre, 1971)

(Gabin je l’aime bien même s’il finit très vieux con – j’aime bien aussi le reflet de son costume sur l’image – à droite Jacques Tati) je n’en vois pas pour L’américain (Marcel Bozzufi, 1969) avec Françoise Fabian et Jean-Louis Trintignant, mais beaucoup de ses rôles sont restés sans image (du moins dans le livre trouvé – mais) ça n’a pas d’importance – autre que celle de citer Marcel Bozzufi, le tueur de Z (Constantin Costa-Gavras, 1969) et le mafieux poursuivi abattu par Popeye de French Connection (William Friedkin, 1971) – ce sont ces années-là – viendra cette autre nouvelle merveille

que ce Rude journée pour la Reine (René Allio, 1973) – on y voit aussi Orane Demazis (la Fanny de Marcel Pagnol) – un rôle magnifique – déjantée c’est vrai aussi – mais  ça non plus, ça n’a aucune importance – et puis viennent les rôles sans doute légèrement plus dramatiques (je ne parle pas de ceux avec delon parce que je ne l’aime guère – tant pis pour moi) – celui-ci (Madame la juge  feuilleton télévisé

six épisodes de 90 minutes quand même – ça ne se fait pas en trois jours – diffusion du 11 mars au 15 avril 1978 – tiens tiens : pendant ce temps-là, Aldo était en prison du peuple… (me faudrait-il les visionner ?) –  mais on continue (en en passant pas mal)

cette si chère madame Rosa et son petit Momo (Samy ben Youb : qu’est-il devenu ? faudrait chercher…) – « le prix goncourt 1975 a été attribué à monsieur Emile Ajar pour son roman intitulé la vie devant soi » (les italiques sont de la maison) fabuleusement tragique (Moshe Mizrahi, 1977) (oscar du meilleur film étranger…) (image Nestor Almendros – n’oublie pas) – il y aura bien Judith Therpauve (Patrice Chéreau, 1978 – image Pierre Lhomme quand même) (mais je ne l’aime pas non plus) (elle y était très bien pourtant – c’est ce cinéma-là que je n’aime pas) – le film de Jeanne Moreau (eh oui) L’adolescente (1978) que je n’ai pas vu (comme du reste le Lumière de la même (1976) – je le regrette mais ça se fera sûrement un jour)

– puis cette chère inconnue (qui poste cette lettre…)

de nouveau de Moshe Mizrahi (1979) avec Delphine Seyrig (ici gauche cadre sommeillant au soleil)

(sur l’image suivante : les pommes de terre de Jeanne Dielman (je dirai – mais certainement pas) 23 quai du Commerce 108 Bruxelles (Chantal Akerman, 1975) et (sur l’image ) Jean Rochefort

beaucoup aimé (enfin pas mal) – sont-ce mes goûts du cinéma français (je ne crois pas) mais elle illumine ce parcours, ce trajet qui bientôt (ici pour le Guy de Maupassant de Michel Drach (1981)

puis encore

et pour finir ce cinéma-là (à ce moment, je passe, rue Fontarabie – elle porte des lunettes de soleil, des cheveux d’un joli mauve – à ce moment-là sur le plateau Philippe Noiret son fez et son pull blanc à torsade)

le repas dans la pension de famille et cette image-là

de L’étoile du nord (Pierre Granier-Deferre,1981) qui (me) restera sans doute toujours – alors salut l’artiste

 

 

 

* : on n’en a à peu près rien à faire mais enfin les diverses importations d’images (42) se sont soldées par une opération technique inconnue par les images ici reproduites au nombre d’une petite trentaine – les autres ont disparu « lost in loading »comme dirait la fille à Coppola – elles seront donc définitvement perdues (je n’ai pas recherché) – je reproduis ici simplement une page faite de deux images du film réalisé par Henri Georges Clouzot Les diaboliques (1955) où elle interprète le rôle d’une professeure assez retorse (une vraie garce, disons)

Delphine, Carole, Jane, Maria et les autres (1)

 

 

(je pose ça dans le bureau, afin que cette pièce serve à quelque hose – la fiction dans laquelle se meut cette maison  (mais se meut-elle vraiment ?) a quelque chose de réjouissant – la position (la situation) cependant du rédacteur (agent de liaison contrôle sécurité) est assez inconfortable : est-ce un travail ? mais quel travail ? et le voilà qui continue…) (l’image est celle de la couverture du livre Delphine Seyrig, Une vie de Mireille Grangé, paru au nouveau monde – ©Jack Nisberg/Roger Viollet)

(je ne vais pas avoir fini tout de suite, mais il faut bien faire vivre et entretenir cette maison[s]témoin – le truc c’est où poser toutes ces affaires… : je me renseigne, parce que je suis coutumier du fait des index et autres génériques – j’aime avoir des idées précises et le cinéma (il s’agit (entre bien d’autres) de lui, ici) a toujours quelque chose de fugace et d’éphémère – on ne se souvient plus bien, qui est qui et dans quelles circonstances ? comment cela arrive-t-il ? etc. Pour  le moment, comme il y a deux génériques, je commence par celui de la fin (vous saurez tout) –

(les images proviennent d’une restauration du film réalisée par la bibliothèque nationale, placée en accès libre sur son site Gallica)

elles en terminent  du film dont le titre n’est pas précisé (par écrit, nulle part – par la voix de Delphine Seyrig, au début, par deux fois)

d’une durée de près de deux heures (une heure 52 minutes et quelques secondes) – on remarque cependant que dans ce générique ne figure (sans doute, j’ai quelques doutes, notamment ici

) que des femmes (on s’en fout, c’est vrai – dans le film lui-même d’ailleurs, on ne voit que des femmes*) – ici

il s’agit de la photographe qui a réalisé les images qu’on verra ensuite du générique de début (on pourrait mettre des guillemets à « générique » si on entendait par là des inscriptions en lettres sur une image de ce genre

(Toby et Vicky Gilbert : je vais chercher)

une actrice qui réalise – très bien – des plans fixes, des femmes qui parlent de leur métier, face camera – des actrices, des metteuses en scène – dans le cinéma qui est un monde d’hommes… Ici un carton collector

Comme il est dit au générique de fin (la première image ici), le film a été tourné entre 1975 et 1976 – distribué cinq ans plus tard – on ne trouvait pas d’argent sans doute pour le monter, le mixer, finir de le produire…

Il commence par cette image

et en voix off (puisque on ne voit rien d’autre que cette espèce de mur, peut-être) en voix off (celle de la réalisatrice) donc, par deux fois, « Sois belle… et tais-toi ! » (après, les guillemets et la ponctuation sont de la maison) et commence alors

le générique constitué d’images fixes de visages qui passent tandis que la voix off indique le nom (le patronyme, le prénom puis le nom) – qui identifie les visages. Elles seront vingt-trois à prendre la parole.
Dans l’épisode suivant, elles seront identifiées et présentées (probablement en lien avec leurs fiches wiki).
Dans un troisième temps, on reviendra sur la narration qu’elles proposent (une espèce de découpage plan à plan peut-être bien avec une image par plan comme il m’est arrivé de le pratiquer pour l’avant-scène cinéma (voilà cinquante ans…)

 

* : en vrai non, il y a Michel Drucker, mais c’est comme tout le monde dans le film, dans son propre rôle, lequel est cependant muet comme aucune…

 

 

 

 

 

 

Quatrième

 

 

 

 

regardant le Glossaire tout neuf nouvellement produit (je dois m’atteler à celui de Ville&Cinéma – je me pose des questions testimoniales ou testamentaires, que dit-on ? comment dit-on ? je me pose des questions oui) je vois que la narration disons de ce Kiss me deadly (Robert Aldrich,1955) (En quatrième vitesse) a quelque chose qui défaille (j’avais deux ans) – il n’en est pas disons – la voici, la voilà ici – j’ai quelques images, j’en profite – je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’un classique (quoi que si) (d’ailleurs je confonds allègrement l’héroïne de celui-ci avec celle de La Soif du Mal (Orson Welles, 1958)

mais il ne s’agit pas de Janet Leigh; non – on avait eu tant peur pour elle dans le Psychose (Alfred Hitchcock, 1960)

ça s’est (anéfé) assez mal terminé – je ne perds pas de vue, cependant et concomitamment le livre d’Hélène Frappat – « les choses vont comme elles vont, de temps en temps la terre tremble » disait le poète mais je m’égare) non mais c’est vrai qu’elle lui ressemble un petit peu – Christina jouée par Cloris Leachman

(« arrête ton char Mickey ! » semble-t-elle dire) – raconter des histoires hein – la voiture de Mike Hamer (le héros récurrent comme on dit du pas vaguement facho Mickey Spillane) se retrouvera au garage) à droite, c’est Nick le garagiste

sûrement une  marque américaine (comme on dit) – ce qu’il y a c’est que, ces temps-ci, avec l’ordure qu’ils et elles se sont plus ou moins persuadés de mettre à leur tête, le pays est dans de (très)  sales draps – Mike Hamer conduit

et Christina va mourir – le type tient le haut du pavé, se sort de situations rocambolesques disons (tu vois le genre

) – il cherche, finira par trouver

perdant ici ou là donc quelques plumes – mais le repos du guerrier

c’est un peu toujours la même histoire (inutile de se la raconter : je reconnais l’avoir tordue pour ce billet) – je porte juste à votre connaissance ce que disait de ce héros  Claude Mesplède (né un onze) (janvier) (trop tôt disparu – 2018) dans son Dictionnaire des littératures policières (en page 814 qui plus est…)

 » Violent et brutal, le personnage cogne comme un marteau (hammer) et tue sans états d’âme. Adepte de la justice expéditive et primitive, il porte des jugements insultants sur les minorités, les intellectuels et les homosexuels. Dans les rapports avec les femmes, il est dominateur, dépourvu de délicatesse, parfois presque violeur »

Est-ce portrait de l’enflure à la chevelure peroxydée ? Peut-être ressemblant, mais ces temps-ci, avec les US quelque chose va très mal.

 

Non, ne fais pas ça!

 

02/02/2025

Pause clope, la troisième, il est 7h17.

 

Je n’ai du me retenir que quelques dizaines de minutes, peut être même une seule dizaine.

Il y a encore peu, je me serai battue au moins trois dizaines, et j’aurais perdu. Ca avance. J’avance.

Il est 7h24

Ce soir, la salle sera remplie. D’amis ? De gens bienveillants ? Ce soir, on invite. Ce soir, c’est pour se mettre en place et vérifier que « ça » fonctionne. Et mettre en évidence tout ce qu’on a oublié. Tout ce que j’ai oublié d’anticiper, de prévoir, de penser. Pour la Détente. Parce que pour le reste, bref.

Deux mois. Il y a deux mois je n’osais pas couper un légume de peur de me couper.

Et ce soir : Potage julienne Darbay, Ragout à brun de porc et pommes de terre Bintje (merci la promo) cuites à l’anglaise ( à l’eau quoi, je viens de vérifier, normalement ça se fait pas avec les Bintje, dommage), tarte au pommes et, si j’ai le temps, crème anglaise.

Pour 10 personnes.

J’ai les chiffres qui tournent…les recettes sont pour 8, refaire tous les calculs maintenant ? Y’a du boulot d’ici à mai, j’t’l’dis.

Non. On va mettre un peu de mesures en coudées, ça devrait le faire.

Tout dépend de ce qu’on cherche, et s’y tenir. D’ici mai, il y a encore un peu de temps. Vérifier juste les goûts et les capacités d’envoi. La justesse, ce sera pour quand j’aurai un peu pratiqué les deux premiers.

 

Qu’est-ce-que je voulais dire déjà ?

 

C’est confus. Se concentrer.

J’y vais à 10h00. Ils arrivent tous à 19h00. J’aime les marges. Larges.

J’aimerais que les marges débordent de partout. Qu’il n’y ait plus que des marges en fait.

Et re- le lendemain.

Non, ne fais pas ça !

Je voulais « communiquer » sur cette journée. Pourquoi ne pas y mettre les échafaudages ? pourquoi faire comme si tout était facile ? Je comprends et enfin j’admets qu’il n’est pas nécessaire de faire comme si tout était difficile, c’est déjà ça. Mais sans aller de l’autre côté du spectre, doit bien y avoir moyen entre les deux ?

Telle que les poètes la décrivent ou la suggèrent, telle que les peintres la dessinent, la femme au bain est introuvable dans nos campagnes.

En pratiquant la « cuisine », je comprends, je perçois mieux ce que j’essaye de faire en écrivant, et ce qui peut énerver.

J’écris un peu comme si je préparais un Navarrin d’agneau en y pensant, puis de servir l’agneau cru en disant « bon appétit ! ». Parce que comme je l’aurais pensé, alors il aura été cuit. Alors que non.

Je sais, je sais.

Ca a l’air…un peu facile. Mais c’est pas loin, c’est par là.

Il est 7h49, petite sieste, petite douche, petites collines.

30/01/2025, il est 07h24, Bonnes années à toutes les mondes, avec ou sans Serpent.

La démunition

Essayer les plaques vitro, faire un essai dans la cuisine de la Détente, calculer les Bons d’économats, faire les courses, au dernier moment pour la viande, de toute façon, quand la technique est là, il suffit d’ouvrir les Zyeux, nettoyer le bain-Marie de luxe trouvé « au hasard » ou « par chance » ou « au bon moment », imprimer les fiches techniques, préparer le matériel, penser en mode « épreuve », préparer le « chef d’œuvre », sans vouloir tout y mettre, rester simple, rester humble, sans la fausse modestie, se mettre sur les vibrations, écouter de la musique, écouter des musiques, se laisser porter, se laisser aller, se Détendre ?

« il y aura de toute façon une crème et une pâte… ! », ah…le seul truc raté, la quiche lorraine. Non, mais, t’y crois toi ? J’ai raté une quiche lorraine !

Remettre une crème et une pâte par menu.

Refaire la liste des crèmes et des pâtes.

Chanter. Rire. Faire l’amour. Aimer. S’aimer. Chanter fort !

Ecrire. Lire ? Se relire ?

Vivre.

Il est 7h01

28/01/2025

=

On l’a dit à la grand-mère, qui l’a dit à son voisin, le voisin à la bouchère, la bouchère à son gamin, son gamin qui, tête folle, n’a rien eu de plus urgent que de le dire à l’école, à son voisin Pierre-Jean…

Arrête. D’anticiper. D’échafauder. D’alambiques constructions défensives okazou. Dis simplement.

Clémence, Clémence a pris des vacances, Clémence ne fait plus riiiiiiiin…

Là, en est-ce une ? Pourquoi tant de « i » ? Pourquoi l’urgence d’écrire un son, et comment ? Un son qui s’étire des cordes vocales, passant par l’ouverture buccale, tâchant d’accrocher quelques pavillons d’oreille externe, moyenne et interne ?  Pour arriver où ? à l’intérieur ?

Clémence, Clémence est comme en enfan-an-anceuh, Clémence va bien.

Pourquoi est-ce si important pour moi ? de respecter au plus près possible l’unité de son parvenu, mâché, digéré et réécrite ici ? J’ai peur. De quoi ? De tout. Absolument tout. Si je devais tenter de faire un podium, je dirais que trahir serait pour moi insoutenablement dessus. Qui ou quoi que ce soit. Mais surtout moi. Alors j’essaye de tracer toute perception le plus fidèlement possible, l’expérience m’ayant enfin fait accepter que le plus fidèlement possible valait ce que ça valait, ni plus, ni moins.

On l’a dit à la grand-mère, qui l’a dit à son voisin, le voisin à la bouchère, la bouchère à son gamin, son gamin qui, tête folle, n’a rien eu de plus urgent que de le dire à l’école, à son voisin Pierre-Jean…

Ce sera donc le vendredi 07 Février à 12h00. J’en suis à peine à la quatrième mouture du menu. Entrée, plat, dessert. 12 couverts, prévoir 24. Le midi uniquement. Pas de groupe de plus de 4. Trouver viande entre 5 et 7 euros le kg, sinon ça ne passera pas à E+P ou P+D à 15. Par contre un peu plus d’amplitude sur E+P+D à 20. Pain perdu en dessert, histoire de me mettre en confiance. J’ai du en faire à peu près…

…6×25=150/2=75×10…

…allez, à la louche, 600 la saison dernière ?

L’agneau, le bœuf, le veau ce sera pour le dimanche. Intouchables en viande française au menu à 15. Obligée de le passer à 25. Il me reste la volaille, le porc et les légumes. Mais je suis pas super sûre qu’ils soient prêts à ne pas avoir de viande dans l’assiette. Je parle pas du poisson. J’ai levé les filets d’un Turbo samedi, j’ai failli en pleurer en voyant ce qu’il me restait. Entre 5 et 7, pas de miracles.

Il est 6h16.

Qu’est-ce-que je voulais dire déjà ?

Clémence, Clémence a pris des vacances, Clémence ne fait plus riiiiiiiin…

Je vais avoir kiné deux fois par semaine, les radios et l’écho les 12 et 13 février, parce que « on fait une épaule à la fois, il faudra revenir pour la deuxième », ah…ok.

« Vous savez, ce n’est pas parce qu’un tendon lâche, qu’on opère, c’est au K par K, ça dépend de ce que vous faites et de l’avis du chirurgien… », ah…ok.

Clémence, Clémence est comme en enfan-an-anceuh, Clémence va bien.

Claquer deux cents balles pour un aller-retour en train et un repas dans un des restaurants d’application d’une grande école de cuisine parisienne parce qu’ils font un menu « Carpates » au moment même où les fonds de tiroir s’amenuisent à tel point que je n’ose même pas envisager d’acheter ce foutu chinois-étamine à presque cent balles, pas logique. Mais nécessaire.

Clémence, Clémence est comme en enfan-an-anceuh, Clémence va bien.

Qu’est-ce-que je voulais dire déjà ?

Clémence, Clémence a pris des vacances, Clémence ne fait plus riiiiiiiin…

Il y a des chansons que je traîne avec moi depuis un certain temps, en attendant que la clarification soit assez au point pour que je puisse tenter d’exprimer ce que j’entends. Ce qui passe par mes oreilles externes, moyennes, internes, tapent dans les cavités plus ou moins sombres de ma boite crânienne et du reste de mon corps pour être plus ou moins digérées, et les recracher comme je peux, mais surtout, surtout : ne pas trahir. Comment ne pas trahir sans chinois étamine ? Ben passe moi le torchon, je vais te montrer.

Ni Elle, ni moi, ni elles.

On l’a dit à la grand-mère, qui l’a dit à son voisin, le voisin à la bouchère, la bouchère à son gamin, son gamin qui, tête folle, n’a rien eu de plus urgent que de le dire à l’école, à son voisin Pierre-Jean…

Clémence, Clémence a pris des vacances, Clémence ne fait plus riiiiiiiin…

Clémence, Clémence est comme en enfan-an-anceuh, Clémence va bien.

On l’a dit à la prof, qui l’a dit au directeur, le directeur à la secrétaire, la secrétaire à son gamin, son gamin qui, tête folle, n’a rien eu de plus urgent que de le dire à l’école, à ses voisin Pierre et Jean…

Alex, Alex est comme en enfan-an-ceuh, Alex va bien.

Alex, Alex travaille tout le  temps, Alex fait toujours touuuuuut…

Alex, Alex est comme en enfan-an-ceuh, Alex va bien.

Alex, Alex a mal partout, Alex fait toujours touuuuuut…

Alex, Alex est comme en enfan-an-ceuh, Alex va bien.

Alexia, par contre, ne va pas très bien. Elle a de plus en plus de mal à supporter la douleur au quotidien, les crises de panique, les peurs incontrôlables…et surtout, surtout : de blesser ceux qu’elle aime, du moins le mieux possible. Et surtout, surtout : de ne pas contrôler chaque élément de l’équation. Et surtout, surtout : se supporter elle-même.

Mais : le goût est là. A chaque fois.

Et ça, c’est pas riiiiiiiin.

Salò

18/01/2025

Alors déjà, l’copilote là, va po m’emmerdre lingtemps…

Si oui qu’j’va lui envoyer un grand-mère et un Saint Axe qui va l(fère tourner en mouvements perpétuellement incompatibles !)!! Nan mais !

J’ouvre un doc, comme souvent les matins du moment, et là, y’a Mot qui me demande si je veux faire un brouillon avec Copilote… ? c’est qui lui d’abord ? J’ai rin demandé !

Comme si j’avais besoin de qui que ce soit !!! Pour me paumer, ça va aller, je sais faire toute seule !!!

D’ailleurs c’était quoi l’idée ce matin ? Ah oui, faire les menus pour l’Auberge, sas entre deux instances restaurantières, ou pas. Et cette musique de lettres en allant me coucher hier soir, que je me suis laissé bravement pour ce matin : « c’est quoi déjà, cette histoire de « fable du lièvre et de la tortue » ? Pourquoi faudrait-il absolument qu’il y ait un « vainqueur » ? Est-ce que c’est par là, notamment, qu’on nous a foiré la/les perception-s… ? »

Tapage dans moteur de recherche du matin à 5h45 : « le lièvre et la tortue ». Esope ? Tombe bien, j’avais jamais regardé, juste entendu le nom…ah…pas exactement le même texte, mais l’idée du « vainqueur » était déjà là quand même. C’est quoi ça ?

« La tortue-lièvre », ben oui, si j’avais des illuminations premières aujourd’hui, je monterai une église, ça serait plus rentable…l’o po tout lu, l’o po tout compris, mais quand même plus de noms « féminins », c’est déjà ça…

Rahhhhhhhhhhhhhh

Et les menus ?

Et la cuisine ?

La marche en avant. Hier, j’ai juste noté, en pensant au lièvre et à la tortue, surtout à leur opposition littérairement forcée, si je retombais pas un peu sur les pattes de mes recherches antérieurement fallacieuses : et si que le capitalisme n’était qu’une « manière » de déguiser le cannibalisme pas encore complètement déconstruit, quoiqu’on en pense.

J’ai été deux fois au théâtre dans ma petite vie. Pas que je n’aime pas ça, au contraire. Je me méfie tellement de ce que « j’apprécie » à ce point. Je sais qu’il y a là…quelques nœuds pour le moins. Que vient-on dévorer au théâtre ?

Une scène, rehaussée par rapport à des spectateurs, muets pendant une représentation, en « extase » devant la « performance ». Ça me rappelait quelque chose sans que j’ai envie de trop y regarder de près.

Je viens de demander à Copilot les menus de l’Auberge, ben tant qu’à faire, si je peux m’en servir comme commis. Il galère là, je vois bien…

« Désolée, un problème est survenu… », ah bon ? Bah, je ne lui jette pas de pierres, j’en ai pas sous la main ni sous la souris. Faudrait peut être que je le nourrisse avec tous les fichiers de l’ordi ? Ah ben il serait beau le menu…

Ça me rappelle les Tamagotchis, j’en ai jamais eu.

Manger. Dévorer. Se Sustenter.

Digérer. Chier. Je pense souvent à ce film de Pasolini, Salò.

J’ai essayé de regarder son Evangile selon Saint Matthieu, jamais réussi. Ça me rappelle ce morceau, petit morceau de rêve : « Et maintenant que tu as compris qu’il ( Mathieu ) te racontait des histoires, hein ? », de très mauvaise mémoire, très vieux rêve. Un ou deux « t »? C’était les paroles de ma mère, transformée en sorcière peu avenante et peu puissante pendant que je me baladais en ange idiot et naïf, alors que je mettais à jour ??? ayant trouvé un morceau de pierre-savon magiquement adapté à moi.

L’idée de me farder plus de deux heures d’images christiques des années soixante italiennes, ben j’ai toujours pas eu le courage.

Ca ne me fait pas des menus pour l’Auberge ça…ah bon ?

 

Doux-leurre

« Et à la fin, c’est toujours Blanche qui masse… »

Ca fait 13 jours que j’attends. La semaine dernière, au bout de quatre ou cinq, ça commençait à se calmer. Bien même. Alors j’en ai profité pour nettoyer mon bureau, bien même. J’ai de la place pour penser maintenant. Hélas, jeudi matin, alors que je me suis dit avant de le faire que je ne devrais pas, je suis partie avec mon sac à dos sur le dos. J’avais juste mis une tablette dedans, avec le livre acheté la veille dans la liseuse, « Légumes » par l’école Ferrandi. Depuis, je n’ai toujours pas lu le livre, et les douleurs sont revenues. Pas aussi fortes, mais elles m’ont encore réveillée la nuit. Et j’ai encore du demander un massage nocturne à Blanche, qui s’est exécuté presque sans broncher. D’ailleurs je vais de ce pas aller boire le breuvage immonde histoire de. Kh.

Ça fait deux jours qu’elles sont si bien revenues que j’en profite pour me fondre avec le sofa, mains repliées. Hier matin, quand même, je me suis levée et j’ai été faire à manger. J’ai épluché des pommes de terre, des carottes, des oignons, j’ai mis la viande à dorer avec les oignons, un peu trop longtemps, j’ai noyé d’eau une fois moins que d’habitude, j’en ai profité pour essayer les épices « Rabelais » trouvé il y a quelques mois dans la magasin du village d’en face. Pas trop non plus. Un espèce de Ras-el-hanout du coin quoi. Pas mauvais, et pour une fois salé correctement. Ni trop ni trop peu.

Ça fait deux jours que je n’ai toujours pas lu le livre « Légumes », 300 pages tout de même, il serait temps que je m’y mette, surtout que le stage commence le 02 décembre. Mais.

Mais il y a un texte, entre mes doigts et le clavier. Excuse ou pré-texte de plus ou de moins, cochez la bonne case.

Hier, je l’aurais bien écrit, mais j’avais vraiment trop mal. J’ai juste eu la force de faire à manger. Je n’ai même pas nettoyé ni rangé la cuisine comme je voulais le faire. Pour préparer mon « laboratoire d’expérience » en vue du passage des épreuves du diplôme auquel j’ai fini par m’inscrire, normalement administrativement correctement. J’ai pas eu de nouvelles tiens. Nope, pas de news de ce côté-là. On va laisser macérer, de toute façon, ce n’est pas un objectif final, juste un en passant. Quand je me suis inscrite au stage de trois semaines, la gentille personne de l’autre côté du téléphone m’a répondu : « vous savez, ce stage est validé comme unité d’enseignement permettant de passer le CAP cuisine… ». J’avais pas vraiment envisagé l’option, je voulais juste apprendre, un diplôme, j’en ai déjà un. Mais bon. Pourquoi pas essayer au moins.

Donc j’ai un peu tout le programme « pro » à mâcher, avaler et digérer d’ici mai 2025. Je le sais depuis mi-aôut, quelque chose dans le genre. Je savais que sortie de la Détente, il me faudrait un peu de temps pour me reposer. Je ne savais pas combien. Juste à la sortie, et alors que j’avais eu mal toute la saison, je me suis dit « bah, une semaine, ça devrait suffire ! ». Ben voyons. On en est à 13 jours, j’ai toujours mal, moins, mais j’ai toujours mal. Ca me réveille encore la nuit, pas toutes, mais au moins l’avant-dernière. Les bras tombent. Je vois bien que mes pouces, au repos, tombent plus que d’habitude. Comme s’ils dormaient. Je m’en sers comme de pouces somnambules. Les doigts, les coudes et les épaules sont quant à eux, à moitié réveillés.

J’ai même acheté un poisson entier, vidé quand même, et un poulet entier. Mais je ne sais pas pourquoi, ce n’est ni la viande, ni le poisson qui me font peur. Ce sont les légumes. J’en ai sérieusement une peur incroyable. Ca a fait rire les quelques véritables cuisiniers de pas sage à la Détente à qui on a un peu parlé du « projet ». L’un d’entre eux, vers la fin de la Détente, m’a même dit qu’il avait perdu les tendons d’une épaule déjà. J’ai retenu qu’il avait été prof en CFA, après avoir travaillé dans des étoilés comme dans des restaurants dits « traditionnels ».

J’ai eu mal aux deux épaules jusqu’aux pouces quasiment sans discontinuer depuis mi-juin. On est le 16 novembre. Au début de la saison, alors que ça fait aux moins deux d’entre elles que je le répète à qui veut ou ne veut pas l’entendre, que je vais faire la pâte à tarte moi-même. Car c’est le seul élément de la Détente qui n’était pas « maison », et que ça m’a toujours dérangé, malgré les écoutes belles-meriennes des émissions de radio qui déculpabilisent les cuisiniers sur la pâte feuilletée : « ils l’ont dit à la radio, la pâte feuilletée, c’est le seul élément qu’ils comprennent qui  ne soit pas maison ! ». Eux peut être. Moi, pas.

Alors je m’y suis mise dès avril. Mal, en regardant des vidéos, des tutos, j’ai fini par trouver La recette qui convenait au débit de la Détente. 7 à 8 tartes par jour en pleine saison, au moins 3 ou 4 en moyenne sur l’année. J’ai calculé, estimé, acheté les éléments, et j’ai pratiqué. Jusqu’à mi-juin. Car, comme d’habitude, ce que je n’avais pas mis en équation, c’est mon corps. Arrivé mi-juin, j’ai déclaré forfait. Si je continuais, je ne pourrais plus que faire la pâte, et encore pas jusqu’en novembre, j’en suis sûre. Et il fallait bien assurer les autres desserts que j’avais mis à la carte, un peu de pluche pour Blanche, le service de la journée, la plonge, etc.

Depuis, je n’ai pas retenté cette pâte à tarte feuilletée rapide. D’autant que, d’après mes calculs, pour gagner du temps, j’avais un peu grossi les quantités de départ, pour gagner du temps. J’en ai gagné. Mais rien ne se perd, rien ne se gagne Madame, tout se transforme. Depuis, j’entends comme une musique dans mes bras. Pas agréable, quoique, mais une musique quand même. Comme si chaque petit fil de tendon cassé faisait sonner sa vibration de toute façon, non pas de toute façon, mieux même. Comme si un violon avec la moitié des cordes coupées donnait du son uniquement par celles-ci. Je l’entends là, au moment où j’écris, mal installée sur ma chaise, mais mieux que d’habitude quand même. Que dit ce son ? C’est assez difficile à transcrire. Il dit quelque chose comme : « maintenant tu perçois, ne rate pas cette chance ». J’imagine qu’il faut un peu de pratique de la langue « douleur et souffrance » pour tenter une transcription, même partielle. J’ai du bol, même plusieurs, ça j’ai eu, assez pour tenter de.

Pour être tout-à-fait honnête, et même si je ne pourrais jamais faire la liste exhaustive de tous les facteurs nécessaires, au sens philosophique du terme « qui ne peut ni ne pas être ni être autrement », il y a quand même un élément crucial. Pour moi cet élément a un nom de référence : Blanche . Mais il peut varier selon les individus.

L’idée est surtout de se sentir assez « protégée » pour se laisser à autant d’auto-expérimentations que nécessaires pour atteindre un point de perception plus loin. Et à la fin, c’est toujours Blanche qui masse.

Bref, ce matin, en me levant, ayant toujours un peu moins mal que la veille, je me suis dit « allez, ponds moi ce foutu texte qu’on puisse passer à autre chose… ».

Comme je n’ai pas d’instruction, mais juste un mot en boucle dans ma tête depuis 2 ou 3 jours, je commence par l’étymologie. Je ne trouve pas ce que je veux, par contre je trouve son mot-couple, en tout K dans la langue française : souffrance. Je cherche un peu, mal, mais je cherche un peu, mal.

Dès la première googlérisation, je tombe dans les premiers résultats de recherche sur un article posté sur cairn. J’ai toujours plutôt tendance à faire confiance à ce site tout en me rappelant de vérifier les sources. Le titre de l’article est plutôt aguicheur pour moi à ce moment-là : « Souffrance et douleur : du latin au français… vers l’humain ! ».

Allez, hop, petit-dèj : je me mets à le déguster. Hop, arrêt première ligne : « Je ne suis pas nominaliste. Mais je sais qu’il n’existe pas de pensée sans mots et donc que… ». Ah ben oui mais non. Ca va pas le faire. Déjà une phrase qui commence par « je ne suis pas…mais… », voilà quoi, vous pouvez mettre ce que vous voulez dans les trois petits points, on sent le truc arriver. Donc « pas de pensée sans mot », je ne peux pas lire la suite, j’ai essayé, mais je suis revenue directe sur la première phrase. Nan, je peux pas.

Je me souviens m’être dit « ouh là, celui-là, je vais me le faire… », mais avec un peu de travail sur Soi depuis 5 ans, j’ai quand même réussi à glisser un peu d’espace entre la pensée et l’acte. Déjà, regarder qui est le monsieur, je ne le connais pas. Ah…prof à l’école des Chartes. Merdre. J’aime bien moua, l’école des Chartes. Même si je me souviens jamais très bien ce que c’est, je sais que c’est « important », l’école des Chartes. Bon, on va y aller mollot alors. Retentons la recherche « pensée sans mot » dans gogole, re-lien cairn, ouf, je suis soulagé, je clique : « Pour les neurologues, l’existence d’une pensée sans langage apparaît de jour en jour plus évidente et déterminante dans la vie mentale. ». Peut être le premier article datait-il un peu, ne pas juger, ne pas juger, chercher : Charlet, J. (2018) . Souffrance et douleur : du latin au français… vers l’humain ! Dans Pitaud, P. (dir.), Gérontologie : aux portes de la souffrance. ( p. 17 -28 ). Érès. https://doi.org/10.3917/eres.pitau.2018.01.0017. Arf, même pas, 2018, c’est po vieux ca. Et le deuxième ? Laplane, D. (2001) . La pensée sans langage. Études, Tome 394(3), 345-357. https://doi.org/10.3917/etu.943.0345. Arf. C’est pire, le deuxième est plus vieux que le premier.

En même temps, on va pas parler de révolution non plus, dès les 4emes et 5emes lignes : « La thèse ici défendue est qu’une pensée ne peut être complète sans l’intervention du langage, mais qu’elle existe largement préformée sur un mode non verbal et que le langage participe, de ce fait, à son parachèvement. ».

Parachèvement.

Je vais pas m’en sortir de mon violon aux cordes à moitié cassées ce matin…

Roh, ça se trouve les deux sources ne sont pas fiables épicétout.

Qu’est-ce-que je voulais dire déjà ?

Ah que j’ai moins mal, là, maintenant que j’ai écrit tout ça…

Doux-leurre(s).

Salon de T, Préquel 1,2

22/05/2024

Le pu et l’impur

Mercredi : apprendre à écouter sans n’entendre que soi.

Oh que je n’aime pas les mercredis. Apprendre à écouter l’autre, mais en plus sans n’entendre que soi ? Mais je veux bien moua, mais il est où le mode d’emploi ???

Comment peut-on entendre autre chose que soi avec le peu de moyens que la Nature a mis à notre disposition ? Les Zoreilles ? Les miennes sont petites et pas au même niveau si j’en crois le décalage entre mes deux branches de lunettes. Les Zyeux ? Je n’en ai plus qu’un qui fonctionne parait-il. Le goût ? je fume tellement que s’il me reste de quoi sentir quoi que ce soit, ça ne peut être que les saveurs les plus inconfortables. Le toucher ? Sérieusement, le toucher ? L’odorat ? je préfère encore y mettre toute la fumée de mes cigarettes que quelque autre odeur que ce soit.

Ouè, je suis de « mauvaise humeur ».

 

J’ai mal dormi, j’ai mal aimé, j’ai mal haï, j’ai mal quoi.

Hier matin, je me suis levée avec ça : « le pur et l’impur ». Sur le coup, ça me paraissait parfait. C’est là que je veux aller. C’est par là que. J’en suis sûre, persuadée, j’en ai l’intime conviction à défaut de toute autre intimité, et cætera. Avec a dans l’e, ou pied dans le plat.

Lors d’un de mes derniers rendez-vous avec mon directeur de recherches lors de la rédaction tardive de mon précieux, le mémoire de Master 2, je suis arrivé avec juste le titre de la troisième partie. Je le lui ai dit d’ailleurs, après avoir passé presque une heure sur les erreurs de rédaction des deux premières parties.

 » -je vous préviens, je n’ai que le titre de la troisième partie… »

La feuille, avec le titre en majuscule était noyée sous les autres. Je la recherche rapidement en essayant de ne pas perdre le fil des autres corrections, c’est qu’il me restait un mois pour terminer toute la rédaction du mémoire.

Il lit le titre. Je guette un peu sa réaction, je sais qu’il va y en avoir une, je fais rarement dans la fausse modestie.

« Ah ! »

Oui, ah ! comme il dit. Mais ce n’est qu’un titre, je n’ai rien d’autre pour le moment, en tout K pas sur papier.

« Je vous préviens, vous ne tournez pas sur le jeu de mots, hein ???!!! Vous le faites ???!!! », de mauvaise mémoire, mais c’était l’esprit de ses syllabes prononcées.

 » Oui, oui… « , puis je me suis remise aux corrections des deux premières parties. Peu après, le rendez-vous était terminé, je savais bien que tout n’avait pas pu être corrigé, d’ailleurs je lui lançais une dernière question avant de partir :

« Sur le passage sur Rudolf Steiner, je n’en fais pas plus hein ? »

Il n’utilisa que son corps, notamment les muscles de son visage, tous je crois bien, pour me répondre. Non. Pas plus. Surtout pas.

Le titre de la troisième partie : « La Faim de l’Innocence ».

J’ai toujours mis des majuscules partout, un reste d’enfance de l’est avec allemand deuxième langue peut être ?

Œillets ibériques et péninsulaires

 

 

 

de quelques images rattrapées pendant ces dix derniers jours – quelque chose pour que vive cette maison – comme quelque chose d’entendu : j’étais arrivé à la conclusion qu’il fallait reprendre un peu tout ce qui a été conçu, en faire un lot, un index, un historique, un récapitulatif, quelque chose de sérieux (« t’es sérieux là ? » s’enquièrent nos têtes blondes ou pas) – j’avais des choses à faire (Marseille, Péloponèse, B2TS – le reste, la lecture de la fin d’Almayer et de sa folie – une belle histoire triste abritée par une espèce de mangrove, rechercher Sambir et d’autres lieux – quelque chose comme une réminiscence du rivage des Syrtes, une ambiance de fantômes mais non pour le reste, tout reste à faire comme d’habitude – mais ces images parce que quelque chose de vrai s’est alors passé – j’avais vingt ans tu sais ce que c’est, des choses qu’on n’oublie pas – elles se sont passées mais on ne les a vécues que  de loin, peu, on avait autre chose à faire
¨Puis je me suis demandé, me souvenant d’avoir vu ce film Capitaines d’Avril (Maria de Medeiros, 1999) au forum des images,si je n’avais pas, par hasard, commis un billet sur ce film mais non. J’ai dû oublier, comme souvent – je suis pris par autre chose, souvent, quelque chose à dire et à montrer (à me montrer surtout) (mais je partage) et j’ai recommencé à m’en prendre sérieusement à ma façon de faire, un peu légère mais suivie, j’ai cessé d’attendre à un moment, je me suis dit qu’il était inutile de tenter de comprendre quelque chose à ce public comme on dit – il suffit de (se) donner dans ses actions, quelque chose de généreux peut-être mais arrimé à quelque chose d’éthique – je cherche toujours, sans trouver – lire voyager regarder saisir sentir – non, mais tant pis pour l’œuvre ou l’écrit ou le roman – tant pis mais garder la tête hors de l’eau et nager – quand même 

 

25/04/1974. LA REVOLUTION DES OEILLETS

déjà posée parce que c’est important – descendre l’avenue avec un œillet à la main (ce billet dédiée à l’amie lisboète qui se reconnaîtra) et ne pas tuer – ne pas mourir – comme une vague formidable – tu vois, je ne savais pas alors, certes je criai dans les rues « Stirner ! Proudhon! Bakounine Kropotkine Voline! » sur l’air des lampions, on s’était amusés déjà à chanter « Ah Debré si ta mère avait connu l’avortement » qui était d’un goût assez douteux deux ans plus tôt – on mettait sur nos têtes des entonnoirs – on riait parce qu’on avait déjà derrière nous la réalité de l’usine et la ferme et définitive volonté d’y échapper tout comme à l’armée – nos vies à mener

25/04/1974. LA REVOLUTION DES OEILLETS

nous n’avions pas l’âge de ces capitaines, mais presque – ils étaient nos aînés – ils refusaient l’Angola et le reste – et l’ordure (sans majuscule, non) salazar pourrie était morte, ne restait plus qu’à l’enterrer

Adelino Gomes (ancien journaliste qui a couvert les événements), montrant ses archives, au Largo do Carmo où s’est produite la Révolution.

j’ai volé ces images dans le canard, comme une espèce d’habitude,un modus operandi un genre de crime – j’ai (très souvent) ce que la vulgate de ce genre (policier ou hard boiled) intitule des scrupules de pucelle – nous vivons dans un monde désolé –

Détails de l’exposition célébrant le 25 Avril, au Musée GNR situé à Largo do Carmo.

détacher les portraits (mais les remplacer par d’autres ?) – nous vivons dans un monde absurde – nous ne savons pas, nous ne savons rien sinon que doit vivre la liberté – nous ne savons pas pourquoi, mais sans entrave et sans temps mort …- tu te souviens… et puis le temps s’oublie et passe

Adelino Gomes (ancien journaliste qui a couvert les événements), montrant ses archives, au Largo do Carmo où s’est produite la Révolution.

à un moment, le charme s’est rompu
à un moment je n’ai plus su comment faire pour revenir
alors j’ai regardé devant moi et j’ai continué, un pied devant l’autre
une image après l’autre

Groupe de personnes célébrant le 25 avril et rendant hommage à Vasco Correia et Natércia. La cérémonie comprenait le chant de « Grândola Vila Morena »

des fleurs et des chansons

des noms de personne (à ce moment-là tout le monde faisait le voyage de Lisbonne racontait, il me semble bien, la biographe de JiPé) – ces années-là – le monde et l’univers, ce moment-là où tout semblait possible – et peut-être tout l’était-il, tout comme aujourd’hui

je me souviens des livres de Lidia Jorge (tous, mais surtout Les Mémorables  chez Métailié, traduit en 2017 par Geneviève Leibrich)

– je ne me souviens plus, pourtant, mais j’ai à l’idée ce nom qui me revient mais qui n’a rien à voir – c’est au pays voisin, sous l’ordure franquiste (Castelo Branco c’est ce qui me vient) (en réalité Luis Carrero Blanco dont la Dodge Dart s’envola un 20 décembre au dessus des toits d’une officine jésuite (car le hasard n’existe pas) pour retomber dans le jardin d’icelle – le nouveau premier ministre en mourut, ainsi que son chauffeur et son aide de camp – quelque quatre mois avant…) – je me souviens