Dans les catégories du sensible

« Si l’on imagine une maison composée d’un sous-sol, d’un rez-de-chaussée et d’un premier, et destinée à recevoir à chaque étage des gens d’un rang social différent, et si l’on compare la condition humaine à cette maison, on fait, hélas ! cette ridicule constatation que la plupart préfèrent habiter le sous-sol de leur propre maison. Tout homme, par la synthèse d’âme et de corps qu’il est, est destiné à être esprit ; cet assemblage est sa demeure ; mais il préfère habiter le sous-sol, c’est-à-dire dans les catégories du sensible. Et il ne se contente pas d’y habiter ; bien plus, il s’y plaît au point qu’il se fâche si on lui propose d’occuper le bel étage libre et à sa disposition – car il demeure bien dans sa propre maison. »

Soren Kierkegaard, La Maladie à la mort

3 réflexions au sujet de « Dans les catégories du sensible »

  1. je fais le pari de tenter d’habiter le rez de chaussée au moins pendant les 9 prochaines années … qui sait ?… si je m’y trouverais, retrouverais … si

  2. (sa constatation est , en effet, ridicule) je ne vois pas pourquoi on irait pas se balader dans les étages, sur le toit etc… (il y avait hier le ramoneur qui passait, avec son hérisson carré, j’ai trouvé ce travail funambulique) (grâce à Dieu (comme disait ma grand-mère) ce type-là mange les pissenlits par la racines et nous sommes biens vivants, merci bien) (pourquoi seulement les 9 prochaines années ???)

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