dispersion 5 dernière

 

 

ce ne sont que des images (une espèce d’exposition, un musée contemporain,plus ou moins) prises dans un magazine qu’on dit culturel (radio, télévision, cinéma) assez illustré – je ne regarde pas trop les petites vignettes (le musé,e comme la maison, est fermé) (on y entre quand même, on fait vivre le truc) – le choix est opéré sans décision préalable, sans classement non plus – pour ne pas laisser s’échapper les images qu’on préfère – les gens même s’ils se situent loin de nous – elles me disent quelque chose que je partage – ainsi le personnel de la maison n’est-il pas complètement inconnu ni complètement inutile – on fait des trucs on se souvient on fait aller la mémoire, les plaisirs et les drames – je ne suis pas du tout sûr de n’avoir pas commis de doublon- mais il faut aussi que je regarde un peu la composition de ces dispersions – il s’agit de compter – soixante sept images (il y a là un peu du chiffre de la bête) (plus un, si ce n’est pas six cent soixante-six) – 40 femmes, 50 hommes (plus ou moins un ou deux) – cinéma 41 (5 réalisateurs; 28 actrices, 26 acteurs – on a droit à plusieurs apparitions par image)) ; chanson 10 (6 femmes, 2 hommes plus compositeurs musique 2 (hommes)) ; littérature 11 (8 hommes, 3 femmes); danse 1 (homme – ou 2, avec une de cinéma – un homme et une femme); photographe 2 (femme); psychanalyse 1 (homme); on pourrait tenter les couleurs de peau mais ça m’entraînerait un peu loin – en double, seulement bébél mais il est de dos sur l’une, ça ne compterait presque pas – je ne le compte pas d’ailleurs, ni Aznav une fois seulement – deux reproductions du Caravage – voilà tout, je cesse. Bonne visite.

 

 

on finit – un panthéon ou une mémoire diffuse, dissonante, importée ? j’en sais rien, viens donne moi la main

une chanteuse aux doigts écartés (Catherine Ringer, des Rita Mitsouko – mais plus tard – Fred Chichin est parti), puis un auteur écrivain poète

il sourit presque, le camaïeu des bleus ? je me souviens du village où il vit – j’en avais une image mais elle a disparu – Charles Juillet – pourquoi, je ne sais, un jour je l’entendais dans le poste, sa voix sensible sans doute – un écrivain vit-il de son art ? – le temps est passé, il ne m’en reste que peu –

un peu légèrement trouble, Angèle et son Brol dont on parlait avec Martine Trollet et un autre camarade belge – les gants, la bataille – je l’aime bien – disque de platine quand même – vingt-six ans peut-être –

et Tony Morrison, et son jazz – les images les dreads le sourire le flou (m’entraine vers Nan(cy) Goldin) – qu’est-ce que tu fais, à quoi tu penses ? je regarde je ne cherche pas/plus

acteur à n’avoir incarné qu’une fois (au cinéma) l’espion au service secret de sa très gracieuse majesté (George Lazenby, (Au service secret de Sa Majesté, (Peter Hunt 1969) trente piges – australien, donc du Commonwealth mais limite hein) (pas le meilleur, évidemment, mais enfin populaire)

légèrement décadrée (c’est pour le suspense, tu comprends bien, oh Janet…) (Janet Leigh,dans Psychose ici (Sir Alfred, 1960) Californie,elle a 33 ans) (dans la Soif du mal formidable tout autant (Orson Welles, 1958), elle n’en a que 31) (merveille) et puis, et puis

Kim Novak son nombril et Kiss me stupid (Billy Wilder, 1964), née à Chicago en 33 – un peu moins guindée que dans le Vertigo d’Alfred (sir) (scénario Boileau Narcejac, vus la dernière fois) (rien ne se perd, non) (la même histoire, les mêmes images, dis moi qu’est-ce que t’en dis ?) (je devrais mettre plus de musique)

tiens voilà l’écossais qui voulut être Roi (scénario adapté de Kipling, jamais lu : ça me manque, tu vois, par exemple) (il y a là aussi (sir, tout autant) Michael Caine (toujours parmi nous, il me semble – il est de 33, à Londres (banlieue certes)) à gauche Saeed Jaffrey, né au Penjab en 29 – ce sourire – et Sean Connery, écossais comme on sait (né en 30) au milieu, qui voulut mais ne put, non, (John Huston, 1975)  – film magnifique –

ah le Dude (on peut enfin rire – les frères Coen, The Big Lebowski, 1998), ici Jeff Bridges (né en 49, Californie) dans le rôle – deuxième troisième quatrième degré de l’humour étazunien –

au premier plan Faye Dunaway (le film Chinatown, Polanski Roman – 1970 (elle a 29 piges, naquit en Floride) dans la décapotable qu’elle conduit, le nez déconfit par un salaud (interprété par Polanski), presque défiguré, Jack Nicholson (trente trois ans, né à Neptune New-Jersey) – le père, incestueux abject immonde, interprété par John Huston (tout ça sent assez mauvais, en effet) (et puis le présent, cinquante ans plus tard – ça ne passe plus très bien…) (tu vois comme le temps passe, je t’avais prévenu) – le cinéma, partout

Marilyn Monroe (elle est de 26, à Los Angelès) et Yves Montand (de 21, en Italie) dans Le Milliardaire (Georges Cukor, 1960) c’est égal, je l’ai sélectionnée – le film n’a rien de spécial sinon un travail de professionnels – la date peut-être – non, c’est égal (une espèce de divertissement) (les acteurs sont vraiment bien pourtant, mais l’argument et le scénario (Arthur Miller, l’époux de Marilyn, y contribue) n’apporte rien de spécial – OSEF en vrai – beaucoup trop de cinéma – mais la vraie vie : un héros, Michel Catalano

dont je me souviens – un vendredi – le mardi soir place de la République – l’horreur – et le dimanche suivant, dans la rue – les 7, 9 et 11 janvier 2015 – cette année-là –  j’ai gardé la légende; vendredi vers 5 heures, les embouteillages monstres dans l’est de Paris – les morts dans le super casher – l’assaut – les morts partout – cette horreur – cette année-là, le 13  novembre suivant – cette horreur – c’est la fin de la dispersion – c’est la fin…

 

dispersion est un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans

ici l’épisode 1

l’épisode 2

le 3

dispersez-vous (3)

et le 4

début mars (dispersion 4)

 

 

illustration de la différence des genresCyd Charisse (elle est de 22 – au Texas) et Fred Astaire (en pantalon) (il est de 99 – à Omaha, Nebraska) (le siècle précédent) (non, c’est juste pour dire) (« Tous en scène » The Band Wagon (Vincente Minelli, 1953) – elle 31 ans, lui 54 – les rôles, les premiers, les artistes – que de cinéma…

James Baldwin, cette merveille aussi – ce sourire –

les mains de celles-ceux qui chantent – Ella (qui préférer, elle ou Anna ?) (non, les deux) puis un trio

Nicole Kidman au milieu – c’est l’ancienne (elle est étazunienne, de 67) – Charlize Théron (sud-africaine, 1975) – à gauche, Margot Robbie (australienne, à peine trente ans alors : pas vu le « Scandale » (qui est enrobé de #metoo) dont est tirée cette image)  (Jay Roach, 2019 – gros Hollywood industriel je suppose genre série « Austin Powers ») trois blondes, le harcèlement dans le milieu de la télé (Fox news, la firme qui aimait tellement l’abject peroxydé (aka Donald T.) – pas certain de la qualité du film mais enfin – la bonne cause ? peut-être – mais Nicole dans Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1999)  oui – et boum, peut-être soixante ans plus tôt

Pierre Tchernia (réalisateur de cinéma (il a fait Vaugirard) mais aussi plus ou moins monsieur cinéma de la télé) (on l’aimait assez (il était de 28, parisien) quelque chose de loyal) – et puis comme ça coq-à-l’anise pas mal, ce duo

pour finir, la postière et la femme de ménage analphabète (Chabrol, quand tu nous tiens…) à gauche la Bonnaire (Sandrine, magnifique, 1967 française de Gannat (Allier)) et  à droite la Huppert (Isabelle, parisienne, de 53) – dans cette cérémonie (terrifiante…) (1995)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

le deuxième

le troisième

dispersez-vous (3)

 

 

 

 

c’est un peu à chaque fois la même chose, c’est l’émotion qui submerge, « alors au revoir à la prochaine » oui, c’est quand? « je reviens dans un mois » et les voilà partis – et dans un mois, personne ne sait ce qu’il en sera de nous – naviguer à vue ? peu importe, respirer. Puis souffler. Continuer à sortir, regarder et photographier, ne rien attendre de rien, évaluer la perte pure dans toute action, aucune coordination, aucune stratégie (quelle laideur a envahi ce mot), aucun a priori, continuer quand même et se battre

images des personnages qui peuplent un inconscient – les pages ne sont pas glacées, seulement quelquefois, un peu de couleur ici ou là – des personnages toujours, des visages, entiers, souriants souvent – attitudes jeu comédie – tragiques – cette série se termine (c’est pour ça que je la prolonge)- il est tard et le printemps arrive – souffler le froid et le chaud et les cas s’amoindriront – tout à l’heure le premier ministre va parler (on peut réutiliser cette phrase en cas de besoin, comme il nous plaira)

(elles viendront dans l’ordre où elles sont – je sais la raison de celle-ci – ce n’est pas que j’aime ce film – je ne le déteste pas non plus (réalisé par Sofia Coppola, Lost in translation, 2003) – mais il se trouve être celui qui est cité comme un « bon » film par ailleurs (dans le projet DF qui est accoté à une émission de radio dite « à voix nue » datant d’une bonne dizaine d’années, retrouvée dans le disque dur lors du premier emprisonnement (18 mars 20, 11 mai 20)  (il me semble me souvenir que les deux acteurs sont dans un ascenseur japonais tapissé sans doute de peau de zèbre) (de nos jours, ce genre de décoration serait banni, honni, haï) (ce ne sont que modes, tu sais) (elle, Scarlett Johansson (étazuno-danoise, 1984 Manhattan); lui, Bill Murray (étazunien, 1950 Illinois) – on a à peu près tout ce que recèle le monde en terme d’iniquité (un exemple au hasard : elle n’a pas vingt ans, il en a plus de 50 etc.) – non rien, sinon, le t shirt du type qui fait penser à celui du docteur Spock dans Startrek). Puis un réalisateur de grand renom, Jean-Paul Rappeneau (français Auxerre, 1932)

surtout pour Cyrano (1990) ? peut-être pas (le gros libidineux y est vraiment bien pourtant) (mais il m’insupporte) les Mariés de l’an 2 (1971) (ah Marlène) (et Bébel) ou la Vie de château (1966) (Noiret-Deneuve) et d’autres encore) (le cinéma français, en réalité – et non point « un certain cinéma français ») (je m’aguerris, tu sais, et je finis par (re)connaître quelques uns de mes (dé)goûts)

ici une coureuse automobile, Hellé Nice (était aussi danseuse, conduisait des Bugatti) (française, 1900, Aunay-sous Anneau (27)) la photo la montre en 1930 (admirable – toujours aimé la mécanique – je pense à Latécoère, va comprendre)

puis George Eliott (UK, 1819 Nuneaton) romancière admirée par Virginia Woolf – prénom masculin sans s – drôle d’image – puis voici un jeune

Claude Zidi (parigot 14, 1934) un certain cinéma français, disons, pour lequel le box office tient une place importante – sans doute la première – une idée de l’industrie et du divertissement (et des affaires sans doute – pas certain qu’elle soit partagée par Federico… en tout cas pas la place)

voici Judith (une de mes préférées, par un de mes favoris, Le Caravage (Milan, 1571) (j’aime aussi « l’incrédulité de saint Thomas »en entrée de billet) (beaucoup) (ici l’un de ses « Judith décapitant Holopherne » vers 1605) – où est-ce en vrai exposé, je ne sais –

et pour finir ce petit billet, une image d’Adrienne Monnier, grande libraire devant l’éternel (rue de l’Odéon, au 7) (en 1955, elle se suicide atteinte de la maladie de Ménière, dit wiki) (il s’agit d’un tropisme, mais non loin de là, vers le bas de la rue Monsieur-le-Prince se trouvait une maison close où il me semble bien que DF perdît son pucelage (eh oui) (fort jeune, avant guerre) (peut-être n’est-ce que conjecture libidinale pour celui qui se trouvait fiérot d’être surnommé l’empereur du cul) –  il ne fait pas de doute que c’est cette proximité qui a prévalu au choix de cette image – la cape aussi, certes) (sans compter le petit bibi)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

ici le deuxième épisode

 

 

on se disperse (2)

 

 

on continue ici l’exploration d’un tas de journaux hebdomadaires – on les feuillette et on les regarde et lorsqu’une image dit quelque chose, on la prend. C’est un flagrant délit, je reconnais. C’est égal, ce sont les vacances en un sens – j’aurais aimé partir mais non – il y a la maison à garder, au loin sur le rond-point, il n’y a plus ni voiture ni camion – le lotissement est désert – même l’herbe des pelouses a décidé de s’en aller, l’hiver est là – le redoux – plus qu’un mois et ce sera le printemps calendrier – une vingtaine de visages, de poses, d’images pour qu’on reste sage sans doute (à l’intérieur, je t’assure que ça bout de colère et de détresse aussi, mais je reste sans crainte : à l’hôpital on continue de fermer des lits).  

 

il y aura trois numéros de ce genre de dispersion – « je sème à tous vents » proclamait le slogan dictionnarial, tandis que sur la couverture de la librairie qui était sise rue Médicis, entourant une espèce de rose des vents, les mots « rien de commun » édifiait une sorte d’élite nécrosée dont le gérant se vantait dans des mémoires à peu près écœurantes – passons, ne polémiquons point – ici ce ne sont qu’images – le temps se prête aux rangements et le printemps arrive ainsi qu’à sa suite son grand nettoyage – ici aussi nettoyer devrait être de mise (il n’y a toujours personne, l’agent patiente devant sa baie – ou derrière c’est selon) or donc

un danseur (William Forsythe) en survêtement (un peu comme une certaine mode qu’on voit dans la rue – j’ai vaguement adopté ces jours-ci la détestation de ceux (et celles) qui aux pieds portent des basketts) (non, j’arrête) (que de détestables sentiments produits par la détention) qui d’autre ?

un écrivain (serait-il) hongrois (je le connaissais un peu puis un article de MF Emery en son « pour le meilleur et pour le lire » me l’a remémoré – il y a de ça peut-être dix ans – en son Pausilippe napolitain, le vent les îles, les bougainvilliers…) (Sandor Marai)

couple formidable – on adore les galures, les manteaux, le clopo tige de 8, les voies de chemin de fer (Pierre Boileau et Pierre Ayraud – dits Boileau-Narcejac) –

(je l’aime beaucoup – me fait penser aussi à Michel Bouquet) c’est Michel Aumont (arraché à notre affection en août dernier…) (ceux qu’on appelle les seconds rôles) (je les aime beaucoup)

ah bah je ne les déteste pas (Marlène (Dietrich) et Gary (Cooper) dans Morocco) (Josef von Sterberg, à peine parlant – 1930)

une chanteuse (Jessie Norman) formidable

une actrice qui ne l’est pas moins (avec Claude Mann, dans la Baie des anges – Jeanne Moreau) (c’est ainsi, oui, je me souviens, qu’elle m’est revenue ce matin dans le commentaire du poème express de Lulu deuch’ nord) (quantième 830 -on va à mille)-la même (en châtain) avec Belmondo

dans le Moderato Cantabile (Peter Brook, 1962) (et Marguerite aussi, mais elle n’est pas là) galerie numéro deux – distribution – générique – à nouveau deuxièmes rôles

Jean Bouise et Paul Le Person dans le Coup de tête de Jean-Jacques Annaud (il yavait aussi Michel Aumont d’ailleurs) (1979) (Bouise dans les Choses de la vie aussi)

type magnifique que Fred Wiseman – sans doute merveille magnifique –

et cet homme de Rio (Bébel) et Françoise Dorléac – j’adore aussi les premiers rôles jte dis – oui les actrices les acteurs – ah Delphine…(ici avec Maria Schneider qu’on reconnaît à peine)et Carole Roussopoulos, et l’une des premières camera vidéo (la deuxième paraît-il en France, la première à Jean-Luc Godard) (toute ma jeunesse – leur film magnifique « Sois belle et tais-toi » (1975) – aimer le cinéma, c’est pour ça) et

Daphné Patakia, premier rôle de Djam (Tony Gatlife, formidable metteur en scène –  je me demande s’il ne serait pas dans cette maison, ce film – 2017) (si, il est là) (avec Simon Abkarian, qu’on entendait révolté aussi, contre le monde d’aujourd’hui, reclus, frileux, exigu – faut vivre disait Marcel Mouloudji, tu te souviens ?)

ah Bibi Anderson, cette merveille aussi (non mais c’est normal, il n’y a que ça ici…)

Panthéon, Olympe – Audrey Hepburn qu’on a tant aimé dans ce formidable « My Fair Lady » (avec ce Rex Harrison) (Georges Cukor, 1964) (évidemment qu’on l’aime toujours – ils et elles ne vivent plus pour la plupart, cependant – bah que fait-on d’autre, nous autres, que passer – tout comme eux…)

ne voit-on pas un peu la même pose ici que tenait tout à l’heure la Moreau – ici c’est la Girardot (dans Rocco et ses frères où Delon se trouve de dos souvent (c’est peut-être mieux… ? non) ici Anémone

peut-être bien dans « Le grand chemin » (Jean-Loup Hubert, 1987) – pas sûr – tellement drôle et forte et bien – hein… – puis une autre magnifique (dans « Sir »)

Tillotama Shome donc, bouleversante si vraie , sur les terrasses dominant Bombay/Mumbay, tu te souviens (son sourire sur la moto de son amie…) (« Sir » donc, Rohena Gera, 2018 – elles sont ici) – les hommes aussi, Boris et Henri deux fondus de jazz

et pour finir, cette image de Salvador Allende,ceintdeson écharpe, dans cette décapotable (on pense un peu à Kennedy non ?) qui salue qui passe qui sourit à peine

la suite et la fin au prochain numéro… (je le mets au début, tiens)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

 

 

 

on se disperse

 

 

 

allons donc, voilà qu’on a retrouvé quelques journaux (des hebdomadaires) dans la cave ou le garage (je ne sais pas bien – il n’y a pas de cave tiens – ah si) (ce sera là, donc) (il y a même un cellier si tu veux voir – on s’emmerde pas dans cette maison finalement – enfin si mais personne pour visiter qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ?) (on regarde, on trie, on jette ou on garde)

(j’en ai 22, y’a des doublons, c’est égal je continue la marche en avant) – il y a une éternité de ça (c’était en 78 je crois que je le sais) j’ai décidé d’un seul et commun accord avec moi-même de mettre à écrire –

une belle (elles le sont fréquemment) chanson de cette dame-là s’intitule Pierre (Barbara, alias Muriel Cerf) (non, Monique pardon, Muriel, c’est Delphine Seyrig) – dans le film de Resnais Alain – elles ne sont pas classées, elles viennent comme elles sont venues

(Jeremy Irons, ici dans Margin Call (J. C Chandlor, 2011) avec un Kevin Spacey non encore effacé) c’est que cet acteur jouait dans « Travail au noir » (Jeremy, pas Kevin) qu’on avait été voir un jour que le montage nous faisait braire (la monteuse avait une fille prénommée Isis il me semble) (il y avait alors beaucoup de cinéma)

il y en a toujours, comme on voit (là c’est à cause du type derrière, qui a écrit un texte pendant la première réclusion) (aujourd’hui on couvre le feu à six heures du soir jusque six heures du matin et on ne trouve rien à y redire) (chacun pour soi ?) (saloperie de prison qui arrange bien ce pouvoir jésuite de maçon)

quarante ans plus tôt

les cours de théâtre, les « pierre ta chanson », les « Amsterdam » ou « Jm’voyais déjà » – y croyais-je alors ?

non, elle (Florence Loiret-Caille) c’est pour ses rôles chez Solveig Anspach (je crois qu’elle a fait la FEMIS alors que j’y faisais l’assistant)

(je ne dis rien, Gloria, William, Erich et Nancy) au crépuscule sur le boulevard – la fin au début dans la piscine – le cinéma qui parle de lui – comme dans Dansons sous la pluie (Stanley et Gene, 1952) –

(celle-ci est du même, c’est Gloria – elle joue le rôle de Norma Desmond, magique – et bien plus que la Marilyn, Norma elle aussi)

Georges Gerschwin à son piano – sa rhapsodie en bleue… – mais voici JLB et MR, tandis que dans le fauteuil type Emmanuelle (hein) : Paul Claudel (on ne peut s’empêcher de penser à cette chanson (assez) gaillarde qui fait « à la fornication/ (…) /elle déclame du Claudel, du Claudel j’ai bien dit ») (« Misogynie à part »)

(je me souviens au Paris de la rue des Trois Cailloux sur la scène de ce cinéma, le Georges, j’avais seize ans et portais le manteau de mon père pour faire chic…) puis une photographe, Vivian Maier, autoportrait

inconnue (peut-être, mais de qui ?) de toute sa vie – comme moi ? – j’adore ces parallèles – et une autre photographe

Jane Evelyn Atwood (magnifique) (l’étude au parc – 92 ?)

as-tu pris garde à ta pochette, mon Momo (Echenoz, quand tu nous tiens) ? (qu’est-ce qu’il tient en main , de quelle manière, pourquoi faire ?) (l’élégance de ces moments, le boléro aussi) on le verrait bien partir en vacances sur la côte basque, non ? des images, justes

bizarre, à cause de son cercle et de craie et caucasien – une photo où il tape 18 (donc 1916 ou 17) – puis ce seront les frères

Phoenix (ici Joaquim), là River

la vie ne tient qu’à un fil, souvent – on est insubmersible, on tient bon, on avance on continue – ne pas abuser, tenter de garder sa liberté vivre –

le mieux, ce sont ses pantalons bermuda – assortis au foulard hermès – kestenpenses ? – on le vit en cours, il avait une attitude un peu infatuée, sans doute par une espèce de timidité – on l’aime cependant pour ses Chroniques (d’un été, 1961), Marceline (uniquement encore) Loridan (elle deviendra Ivens deux ans plus tard) (« êtes-vous heureux ? ») et son pote toujours parmi nous, Edgar Morin (et celui-ci pas tant par sa sociologie – chacun sa vie – mais pour son père qui vendait des chaussettes de Troyes dans un parapluie, pour le billet gagnant de loterie, on l’aime aussi, ce Vidal) –

ces deux-là pour la relation qu’ils incarnent (Un monde parfait, C. Eastwood, 93) (le môme, T.J. Lowther, magnifique d’amour; Kevin Kostner, loyal) – parfois la couleur aussi – ici Freddy sans moustache

il chantait et incarnait la Reine, la dérision et la vanité de toutes choses – la chanson, aussi oui, celle des champions, par exemple – allez salut l’artiste

on dit que le cinéma et la psychanalyse, ensemble, sur ce monde… (la République avait cent soixante ans, en était à sa quatrième mouture, on avait essuyé deux royautés plus deux empires plus un troisième, colonial ce dernier, augmentés de  deux guerres mondiales et puis…)

 

dispersion un feuilleton qui se trouve dans le salon avec beaucoup d’images (ici les autres épisodes)

Le logis du loup

J’ai mal dormi. La maison s’était écroulée dans un torrent en crue, ou bien elle avait disparu dans une ekpurosis (mot que je persiste à vouloir écrire ekpyrosis, comme il devrait l’être) rituelle. Je ne me retrouvais plus moi-même. L’appartement, lui, étend ses tentacules vers le haut (un grenier inexistant, une chambre de bonne réaménagée en buro bobo) et vers le bas (une cave qui ne contient aucune bouteille, bues qu’elles sont dès leur entrée dans le logis). Le mot logis me fait penser au logis du loup, je croyais me souvenir d’un village appelé ainsi, mais je ne retrouve qu’un bâtiment, la Maison Calcat à Blois, aussi dite Logis du Loup, inscrite aux monuments historiques le 28 mars 1997. Le nom de Blois renvoie lui aussi au loup par le chemin (suivi à la queue leu leu) de termes celtes ou gaulois.

(La Loire à Blois, photo Diliff)

D’ailleurs Augustin Thierry, auteur des Récits des temps mérovingiens, était né à Blois : la boucle est bouclée, il devait bien y avoir force loups dans les temps mérovingiens. Et voilà que je découvre qu’il a écrit aussi une Vie et mort de Thomas Beckett

le cave n’est pas la cave, soyons précis

On peut tout changer sans rien changer. Par exemple on peut dire que tout a changé sans rien changer. Par exemple on peut prononcer le mot confinement dans la phrase ‘on a vécu le confinement’ en faisant en sorte que ce mot confinement soit équivalent pour tous et synonyme de replis, de lecture, de contemplation d’oiseaux dans le jardin parce qu’on n’utilise pas ce mot confinement en tant que caissière ou livreur de pizzas, parce qu’on oublie qu’utiliser un mot est quelque chose d’intime qui exprime une façon d’être au monde, la sienne et aucune autre, et ainsi et sans méchanceté on écrase les autres façons d’être qui restent coites, les autres ‘confinement’ où le problème est d’avoir été obligé de sortir, d’être mis en danger, fatiguables, usables, utilisables. On peut utiliser un langage qu’on suppose universel et penser que c’est nouveau. On oublie que le mot hôpital n’est pas le même pour tous, qu’on vive en argentine ou en hongrie, que le mot maladie n’est pas le même pour tous, qu’on vive dans un quartier bétonné surpeuplé ou qu’on soit donald trump. On peut prononcer le mot humain en se sentant supérieur aux autres formes de vie issues pourtant du même point zéro du début du vivant. On peut utiliser le mot humain en le dotant d’une destinée singulière, insinuant ainsi que la vie de l’humain a un sens linéaire qui part de rien et se dirige nettement vers le progrès, déclarant ainsi sans ambiguïté mais de façon sous-entendue que nous sommes nous, humains, une finalité, un aboutissement, une supériorité à atteindre dans un trajet non discutable, décrétant de cette façon et sans un mot plus haut que l’autre que les non humains existent pour nous, en regard de nous, à notre service et que, comme le firent les bons trafiquants d’esclaves, nous devons les choyer pour mieux en retirer de bénéfices. Par exemple on peut vouloir protéger absolument une espèce rare de grenouille parce qu’on suppose que dans sa peau se cachent les molécules d’un vaccin. Ça changerait tout, on pourrait qualifier cette découverte de progrès, mais ça ne changerait pas les échelles de valeurs si faciles à plaquer, à emprunter, à dupliquer et à réutiliser, sacs jetables.
Déjà se dire que mes mots ne sont pas tes mots. Et que ce n’est pas grave. Que ce n’est pas une séparation ou une solitude de fond. Que c’est une différence et que les différences ne sont pas graves, elles sont utiles, c’est par les différences d’un gène à l’autre que nous nous sommes développés.
Mais en arriver à l’idée que les différences ne sont pas graves est problématique, on met les enfants différents dans des classes spéciales, on bétonne des catégories étanches entre genres, entre quartiers, entre mots, entre confinements, et on lisse la surface pour la rendre plus propre en apparence, en apparence seulement, parce qu’on préfère regarder une surface lisse, propre et compacte, on préfère voir un grille-pain en inox profilé plutôt qu’un grille-pain bancal, cabossé. Nos objets aussi sont comme nos mots, intimes, intimement liés à ce qu’il est bon de regarder. Nos tableaux, nos sculptures, nos enregistrements, nos films sont comme nos mots. Il y a ceux des bons trafiquants d’esclaves qui vivent le confinement dans leur bibliothèque à la campagne tout en pensant à la marche du monde dans sa globalité depuis eux seuls et leur paysage lissé. Le lissage, la propreté des apparences et les gentils trafiquants d’esclaves qui exploitent avec grandeur d’âme sont un problème, un de mes problèmes, c’est pourquoi je marmonne dans la cave de la maison[s]témoin le samedi matin.

poème du kérosène

j’ai de la chance
je suis enfermée dans la maison[s]témoin
en me penchant un peu je peux voir passer les gens dehors
ils vont les uns sur les autres se presser
-compresser dans les rames de métro – le port du masque est un geste
hautement technique
une caissière gantée et masquée techniquement attend
derrière une plaque de plexiglas
que passe le chef souriant
oh bizarrement la caissière est une
femme et le chef est un
homme mais que vas-tu déduire espèce de
espèce de
espèce de féministe hystérique
on fait la queue dans un aéroport en respectant les règles de
distanciation
sociale
puis on s’assoie côte à côte collés aux collés à
la compagnie loue les sièges collés aux collés à
sinon les bénéfices plongent
le kérosène sent bon
oh je voudrais ici
(bien enfermée dans la maison[s]témoin)
te chanter le poème du kérosène
tu sens bon kérosène
tu as supplanté l’huile de baleine
kérosène
dans les lampes à huile ou les lampes à pétrole
on t’appelait aussi « pétrole lampant »
qui ressemble à pétrole rampant
oh tu rampes kérosène
tu rentres dans nos bouches
muqueuses tu t’éclates pétrolette
kérosène chafouin
raffinage soutirage distillation
kérosène super héros !
plus fort que le lait des vaches en batteries
batteuses moissonneuses
vaches mythiques mécaniques
et les gens qui ont faim font la queue distanciation
distance
cachez ce
cachez ce sein nourricier cachez cet
affamé distanciation
avance masquée
dans le métro voilà comme tu t’en doutes voilà
les microbes agents infectieux nécessitant un hôte trouvent un hôte
dans l’avion le système de climatisation change l’air toutes les 3 minutes
ce qui permet – plus ou moins – d’éradiquer l’agent infectieux parait-il
il semblerait que
plus tu jettes de kérosène par-dessus bord
plus tu restes au-dessus de l’eau salie croupie
mon dieu que c’est laid d’être pauvre
le poème du kérosène bouffe la barrière de corail à pleine
gueule tralala
à force de t’étaler partout cher ami tu vas entrer en contact avec
quelque chose de pourri au royaume du danemark confrère
si tu ne vois pas le rapport frotte bien le plexiglas
mieux que ça
mieux que ça
maintenant le masque :
attention (j’arrête le poème du kérosène un instant
on va pas rigoler toute la vie non plus)
le masque est un
geste technique
qui cache un sourire carnassier
les dents longues
il y a la possibilité que toutes les 3 mn
les dents dessous les masques s’allongent
allez
on met ça en musique ?

du travail

j’ai bien essayé, je suis vraiment d’une bienveillance, de voir d’un peu plus près cette expression : « ressources humaines », et j’avais un a priori si positif que la fée clochette devait dans mon cerveau déverser ses paillettes, « ressources » c’est-à-dire « ce qui peut améliorer une position fâcheuse, avoir de la ressource, de l’ancien verbe resourdre (ressusciter, relever, remettre sur pied) », j’y voyais personnellement, et on peut dire avec l’innocence qui me caractérise, un clin d’oeil au mot « source », ça sort de terre Ô magnifique Ôde à la vie essence même de notre présence dans ce cosmos en expansion gonflé de matière noire (une matière non identifiée, et qu’est-ce qu’on sait du monde ? c’est la question), source donc source, eau vive, petits poissons, qu’est-ce qu’il peut bien y avoir de négatif dans source ? et puis humaines, l’humanité c’est beau, c’est un cadeau, à ce moment précis j’ai vu passer une vidéo où un jeune quidam blouson-noir (sorte de hooligan) sortait de l’eau un chiot, ou bien un chien très mal en point, au bord de se noyer, incapable de remonter les berges abruptes d’un canal bétonné, le jeune homme tendait le bras, se plaçait en déséquilibre pour le ramener au sec, oui donc, « humaines », humanité, j’ai pensé que c’était ça la marque d’une grande humanité, que ça faisait un grand ensemble, une grosse patate (j’ai appris le concept de patate au collège avec la grosse patate des nombres décimaux), il y avait donc la grosse patate de l’humanité où on pouvait caser des mots comme aide, gentillesse, attention, sympathie, générosité, altruisme, et d’autres grosses patates sur le côté bien moins aimables, et il fallait placer un trait séparateur assez étanche entre les saloperies et le reste, je ne sais pas vous mais pour ma part je trouve cette façon de voir plutôt claire, rassurante, donc « ressources humaines », ça ne peut pas faire de mal cette affaire-là, ça ne peut pas être nocif allons bon, resourdre-remettre sur pied, les petits poissons et les sauvetages, qui peut trouver ça moche à part Caligula, ensuite j’ai vu dehors une trace sur le mur un peu alambiquée, étrange, sans doute le passage d’une limace ce que j’en sais, et ça formait comme une silhouette de tête pourvue de jambes et de bras inventifs, c’est une « ressource humaine » je me suis dit (tout ça pour indiquer d’où je parle, c’est-à-dire d’un endroit saturé de patates dérisoires, de minusculitudes, allons allons, marchons toujours), et j’ai ensuite pensé que ce « ressources humaines », et surtout au pluriel, faisait référence au travail (de mon côté, j’avais dû, au travail, faire preuve de ressources ainsi que preuve d’humanité, mais c’était autre chose), car là il s’agissait de « recrutement, gestion des carrières, formation, gestion de la paie et des rémunérations, évaluation des performances », c’est-à-dire décider qui travaillait, à quel poste et pourquoi, qui serrerait les boulons dans le sens de la marche pour que la machine tourne, Charlie-Chaplin-clé-à-molettes, et j’ai pu voir la grosse patate remplie de qui ne convient pas, contrats rompus-suicides, enfin ça ne sentait pas très bon d’un coup les « ressources humaines », celui ou celle « en charge de » avait autorité sur qui et tous et toutes placé-e-s plus bas, sur qui se trouve où et pourquoi, c’est-à-dire qui travaille à quoi, c’est-à-dire qui travaille pour qui, c’est-à-dire quelle vie s’utilise pour quelle autre, « en charge de », mettre de l’ordre, il y avait aussi ce côté trieur de pommes talées, ce côté garde-chiourme en charge de virer qui a la tête ailleurs ou qui est trop fragile, qui n’est pas performant, là j’ai revu un dessin, celui d’un vieil homme surmonté d’une bulle, il dit « nous, l’argent c’est pas le problème, nous c’est pouvoir manger qui nous inquiète », ensuite j’ai vu (vraiment ce qui passe devant mes yeux, on le constate, s’enchaîne sans logique apparente) qu’un gestionnaire aux ressources humaines avait mis à la porte une employée pour une erreur de quatre-vingts centimes, ça n’avait rien à voir avec les chiots qu’on sauve de la noyade, vraiment, cette langue, j’en suis témoin, est désobéissante, elle s’extrait des patates dès qu’on regarde ailleurs, les traits séparateurs ne savent plus où se mettre, et puis l’aplomb, le fil à plomb, l’enclume, le plombé infini enfile le costume du bien, du bon, de l’amélioration, alors je vois des choses, des détails à la suite, avec ou sans logique, je ne sais pas quelle fourchette saurait titiller sous les mots doux les malfaisances, ou bien une fourche ? c’est du travail en tout cas, du travail

sur l’écran

Sur l’écran la pianiste s’agite, mais le son est coupé.
C’est une allégorie. Elle s’agite en silence pour dire toutes les femmes effacées, inconnues, oubliées.
« J’ai un mauvais pressentiment mais qu’importe » dit le héros sur une autre chaîne.
« Fais ce que tu as à faire quoi qu’il advienne », lui conseille-t-on.
_ Je ne te promets rien. » répond-t-il.
Moi non plus j’ajoute à voix basse (et donc pour moi-même). Le héros frappe à une porte. Il est question de sorcières, comme d’habitude. Les femmes effacées, inconnues, oubliées, nocives, ça fait très longtemps que ça dure, que ça se propage dans les esprits, les fictions et les réalités en rendent compte chacune nourrissant l’autre et l’inverse.
« Crache le morceau! » dit le héros.
Très bien.
Ma question est – que cette maison[s]témoin soit le témoin de ce questionnement – en a-t-il toujours été ainsi ? Pendant les deux cent-cinquante mille ans où nous étions chasseurs-cueilleurs (deux cent-cinquante millénaires, c’est-à-dire peu ou prou une durée d’environ cent vingt-cinq civilisations cul à cul), pendant ce temps où nous étions tapis autour des foyers, réunis, effrayés par les prédateurs, effrayants pour nos proies, en a-t-il toujours été ainsi ? Et les vénus callipyges ? Quelles mémoires racontent-elles silencieusement ?
Il y a plusieurs niveaux de connaissance, plusieurs niveaux au sens propre : dans la cave d’une maison témoin, les fossiles et les questionnements ; au rez-de-chaussée salon salle à manger cuisine, le théâtre, l’agent immobilier qui organise la visite (c’est un homme, ou bien c’est une femme avec le lexique et les automatismes d’un homme) pour les clients, un couple (sans doute qu’elle demande où pourra se brancher la machine à laver) ; à l’étage, la salle de bain aux miroirs kaléidoscopiques qui nous traquent, nous définissent ou que nous nous évertuons à tromper, rigoureusement peints à la main quand nous en avons l’énergie et/ou l’occasion, et puis les chambres où s’agitent des rêves. Et passent des allégories de pianistes travaillant leur instrument en robe de soirée sans que personne n’entende.