dispersion 5 dernière

 

 

ce ne sont que des images (une espèce d’exposition, un musée contemporain,plus ou moins) prises dans un magazine qu’on dit culturel (radio, télévision, cinéma) assez illustré – je ne regarde pas trop les petites vignettes (le musé,e comme la maison, est fermé) (on y entre quand même, on fait vivre le truc) – le choix est opéré sans décision préalable, sans classement non plus – pour ne pas laisser s’échapper les images qu’on préfère – les gens même s’ils se situent loin de nous – elles me disent quelque chose que je partage – ainsi le personnel de la maison n’est-il pas complètement inconnu ni complètement inutile – on fait des trucs on se souvient on fait aller la mémoire, les plaisirs et les drames – je ne suis pas du tout sûr de n’avoir pas commis de doublon- mais il faut aussi que je regarde un peu la composition de ces dispersions – il s’agit de compter – soixante sept images (il y a là un peu du chiffre de la bête) (plus un, si ce n’est pas six cent soixante-six) – 40 femmes, 50 hommes (plus ou moins un ou deux) – cinéma 41 (5 réalisateurs; 28 actrices, 26 acteurs – on a droit à plusieurs apparitions par image)) ; chanson 10 (6 femmes, 2 hommes plus compositeurs musique 2 (hommes)) ; littérature 11 (8 hommes, 3 femmes); danse 1 (homme – ou 2, avec une de cinéma – un homme et une femme); photographe 2 (femme); psychanalyse 1 (homme); on pourrait tenter les couleurs de peau mais ça m’entraînerait un peu loin – en double, seulement bébél mais il est de dos sur l’une, ça ne compterait presque pas – je ne le compte pas d’ailleurs, ni Aznav une fois seulement – deux reproductions du Caravage – voilà tout, je cesse. Bonne visite.

 

 

on finit – un panthéon ou une mémoire diffuse, dissonante, importée ? j’en sais rien, viens donne moi la main

une chanteuse aux doigts écartés (Catherine Ringer, des Rita Mitsouko – mais plus tard – Fred Chichin est parti), puis un auteur écrivain poète

il sourit presque, le camaïeu des bleus ? je me souviens du village où il vit – j’en avais une image mais elle a disparu – Charles Juillet – pourquoi, je ne sais, un jour je l’entendais dans le poste, sa voix sensible sans doute – un écrivain vit-il de son art ? – le temps est passé, il ne m’en reste que peu –

un peu légèrement trouble, Angèle et son Brol dont on parlait avec Martine Trollet et un autre camarade belge – les gants, la bataille – je l’aime bien – disque de platine quand même – vingt-six ans peut-être –

et Tony Morrison, et son jazz – les images les dreads le sourire le flou (m’entraine vers Nan(cy) Goldin) – qu’est-ce que tu fais, à quoi tu penses ? je regarde je ne cherche pas/plus

acteur à n’avoir incarné qu’une fois (au cinéma) l’espion au service secret de sa très gracieuse majesté (George Lazenby, (Au service secret de Sa Majesté, (Peter Hunt 1969) trente piges – australien, donc du Commonwealth mais limite hein) (pas le meilleur, évidemment, mais enfin populaire)

légèrement décadrée (c’est pour le suspense, tu comprends bien, oh Janet…) (Janet Leigh,dans Psychose ici (Sir Alfred, 1960) Californie,elle a 33 ans) (dans la Soif du mal formidable tout autant (Orson Welles, 1958), elle n’en a que 31) (merveille) et puis, et puis

Kim Novak son nombril et Kiss me stupid (Billy Wilder, 1964), née à Chicago en 33 – un peu moins guindée que dans le Vertigo d’Alfred (sir) (scénario Boileau Narcejac, vus la dernière fois) (rien ne se perd, non) (la même histoire, les mêmes images, dis moi qu’est-ce que t’en dis ?) (je devrais mettre plus de musique)

tiens voilà l’écossais qui voulut être Roi (scénario adapté de Kipling, jamais lu : ça me manque, tu vois, par exemple) (il y a là aussi (sir, tout autant) Michael Caine (toujours parmi nous, il me semble – il est de 33, à Londres (banlieue certes)) à gauche Saeed Jaffrey, né au Penjab en 29 – ce sourire – et Sean Connery, écossais comme on sait (né en 30) au milieu, qui voulut mais ne put, non, (John Huston, 1975)  – film magnifique –

ah le Dude (on peut enfin rire – les frères Coen, The Big Lebowski, 1998), ici Jeff Bridges (né en 49, Californie) dans le rôle – deuxième troisième quatrième degré de l’humour étazunien –

au premier plan Faye Dunaway (le film Chinatown, Polanski Roman – 1970 (elle a 29 piges, naquit en Floride) dans la décapotable qu’elle conduit, le nez déconfit par un salaud (interprété par Polanski), presque défiguré, Jack Nicholson (trente trois ans, né à Neptune New-Jersey) – le père, incestueux abject immonde, interprété par John Huston (tout ça sent assez mauvais, en effet) (et puis le présent, cinquante ans plus tard – ça ne passe plus très bien…) (tu vois comme le temps passe, je t’avais prévenu) – le cinéma, partout

Marilyn Monroe (elle est de 26, à Los Angelès) et Yves Montand (de 21, en Italie) dans Le Milliardaire (Georges Cukor, 1960) c’est égal, je l’ai sélectionnée – le film n’a rien de spécial sinon un travail de professionnels – la date peut-être – non, c’est égal (une espèce de divertissement) (les acteurs sont vraiment bien pourtant, mais l’argument et le scénario (Arthur Miller, l’époux de Marilyn, y contribue) n’apporte rien de spécial – OSEF en vrai – beaucoup trop de cinéma – mais la vraie vie : un héros, Michel Catalano

dont je me souviens – un vendredi – le mardi soir place de la République – l’horreur – et le dimanche suivant, dans la rue – les 7, 9 et 11 janvier 2015 – cette année-là –  j’ai gardé la légende; vendredi vers 5 heures, les embouteillages monstres dans l’est de Paris – les morts dans le super casher – l’assaut – les morts partout – cette horreur – cette année-là, le 13  novembre suivant – cette horreur – c’est la fin de la dispersion – c’est la fin…

 

dispersion est un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans

ici l’épisode 1

l’épisode 2

le 3

dispersez-vous (3)

et le 4

dispersez-vous (3)

 

 

 

 

c’est un peu à chaque fois la même chose, c’est l’émotion qui submerge, « alors au revoir à la prochaine » oui, c’est quand? « je reviens dans un mois » et les voilà partis – et dans un mois, personne ne sait ce qu’il en sera de nous – naviguer à vue ? peu importe, respirer. Puis souffler. Continuer à sortir, regarder et photographier, ne rien attendre de rien, évaluer la perte pure dans toute action, aucune coordination, aucune stratégie (quelle laideur a envahi ce mot), aucun a priori, continuer quand même et se battre

images des personnages qui peuplent un inconscient – les pages ne sont pas glacées, seulement quelquefois, un peu de couleur ici ou là – des personnages toujours, des visages, entiers, souriants souvent – attitudes jeu comédie – tragiques – cette série se termine (c’est pour ça que je la prolonge)- il est tard et le printemps arrive – souffler le froid et le chaud et les cas s’amoindriront – tout à l’heure le premier ministre va parler (on peut réutiliser cette phrase en cas de besoin, comme il nous plaira)

(elles viendront dans l’ordre où elles sont – je sais la raison de celle-ci – ce n’est pas que j’aime ce film – je ne le déteste pas non plus (réalisé par Sofia Coppola, Lost in translation, 2003) – mais il se trouve être celui qui est cité comme un « bon » film par ailleurs (dans le projet DF qui est accoté à une émission de radio dite « à voix nue » datant d’une bonne dizaine d’années, retrouvée dans le disque dur lors du premier emprisonnement (18 mars 20, 11 mai 20)  (il me semble me souvenir que les deux acteurs sont dans un ascenseur japonais tapissé sans doute de peau de zèbre) (de nos jours, ce genre de décoration serait banni, honni, haï) (ce ne sont que modes, tu sais) (elle, Scarlett Johansson (étazuno-danoise, 1984 Manhattan); lui, Bill Murray (étazunien, 1950 Illinois) – on a à peu près tout ce que recèle le monde en terme d’iniquité (un exemple au hasard : elle n’a pas vingt ans, il en a plus de 50 etc.) – non rien, sinon, le t shirt du type qui fait penser à celui du docteur Spock dans Startrek). Puis un réalisateur de grand renom, Jean-Paul Rappeneau (français Auxerre, 1932)

surtout pour Cyrano (1990) ? peut-être pas (le gros libidineux y est vraiment bien pourtant) (mais il m’insupporte) les Mariés de l’an 2 (1971) (ah Marlène) (et Bébel) ou la Vie de château (1966) (Noiret-Deneuve) et d’autres encore) (le cinéma français, en réalité – et non point « un certain cinéma français ») (je m’aguerris, tu sais, et je finis par (re)connaître quelques uns de mes (dé)goûts)

ici une coureuse automobile, Hellé Nice (était aussi danseuse, conduisait des Bugatti) (française, 1900, Aunay-sous Anneau (27)) la photo la montre en 1930 (admirable – toujours aimé la mécanique – je pense à Latécoère, va comprendre)

puis George Eliott (UK, 1819 Nuneaton) romancière admirée par Virginia Woolf – prénom masculin sans s – drôle d’image – puis voici un jeune

Claude Zidi (parigot 14, 1934) un certain cinéma français, disons, pour lequel le box office tient une place importante – sans doute la première – une idée de l’industrie et du divertissement (et des affaires sans doute – pas certain qu’elle soit partagée par Federico… en tout cas pas la place)

voici Judith (une de mes préférées, par un de mes favoris, Le Caravage (Milan, 1571) (j’aime aussi « l’incrédulité de saint Thomas »en entrée de billet) (beaucoup) (ici l’un de ses « Judith décapitant Holopherne » vers 1605) – où est-ce en vrai exposé, je ne sais –

et pour finir ce petit billet, une image d’Adrienne Monnier, grande libraire devant l’éternel (rue de l’Odéon, au 7) (en 1955, elle se suicide atteinte de la maladie de Ménière, dit wiki) (il s’agit d’un tropisme, mais non loin de là, vers le bas de la rue Monsieur-le-Prince se trouvait une maison close où il me semble bien que DF perdît son pucelage (eh oui) (fort jeune, avant guerre) (peut-être n’est-ce que conjecture libidinale pour celui qui se trouvait fiérot d’être surnommé l’empereur du cul) –  il ne fait pas de doute que c’est cette proximité qui a prévalu au choix de cette image – la cape aussi, certes) (sans compter le petit bibi)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

ici le deuxième épisode