Exposition commune

 

 

 

Il y a quelque chose qui tente de ne pas oublier, tu sais, vladje*

les cent cinquante ans de la Commune et les flots de sang qu’elle a suscités dus  surtout au côté des tenants d’un ordre soi-disant républicain en la personne de ce fumier d’Adolphe Thiers, la détestation qu’on peut en avoir aujourd’hui en regardant sur la colline de Montmartre cette satanée basilique dédiée à je ne sais quel saint Esprit sauveur rédempteur ou tout ce qu’on voudra (dans le « Paris » de Milou Zola, l’un des activistes a décidé de faire sauter cette choucroute…) (ça ne peut pas se faire…), nous héritons de cette histoire-là dans cette ville-là et elle est vive et vivante (on fresque un peu partout on dessine on peint on affiche on commémore) et le muraliste Jean-Marc Paumier n’est pas en reste – on a admiré ses tableaux, présentés au Centre Angèle Mercier; on en a pris quelques clichés, je les pose sur les murs du salon – il se peut que ça ne plaise pas au tout-venant des visiteurs acheteurs potentiels, mais tant pis, c’est là (ces temps-ci, je l’avoue, j’ai la gorge un peu âcre, tu sais vladje*) – les images ne sont pas toutes très bonnes mais je les pose quand même. Elles sont légendées (je pose des liens wiki sous chacune d’entre elles dès que j’y parviens).

Louise Michel et Elisabeth Dmitrieff

Marie Leroy

Gustave Lefrançais

la générale Eudes (Victorine Louvet)

Jaroslaw Dombrowski

Gustave Courbet

Maxime Lisbonne

Edouard Vaillant 

Victoire Béra dite AndréLéo

Eugène Varlin

Hermine Cadolle

Jules Vallès

je me rends compte (mais j’en avais un aperçu quand même aurait-il été inconscient) qu’on trouve là autant de femmes que d’hommes – on est pour l’égalité la justice et la liberté tsais – malgré (ou peut-être en est-ce la cause) le climat abjecte qui baigne les opinions ces temps-ci (un seul exemple : le tract haineux d’une chercheuse publié ces temps-ci, vraie saloperie) – et oui plutôt à gauche et oui aussi avec une idéologie (tiens comme c’est bizarre…) plutôt commune communiste et communarde oui – je reprendrais bien les derniers mots de Virginie Despentes lors de son billet après les césar (je ne mets que le lien) alors et bien qu’elle se soit si mal terminée, vive la Commune !

Et merci pour cette exposition.

 

* : il y avait du temps des 807 une des intervenantes (Maryse Hache) qui s’intitulait, ou peut-être était-ce son pseudonyme je ne sais trop (je me renseigne, t’inquiète) (si tu en sais plus, dis moi) vladje – j’ai décidé d’un accord simple avec moi-même de l’utiliser, unilatéral peut-être mais pas moins universel, pour souvenir et marque d’elle – et puis sans doute est-ce à elle une adresse – ainsi sans doute comme celles et ceux dessiné.es ici vivent-elles (et ils) encore, au moins en nos cœurs

Festival

 

 

 

 

non, il y avait cette émission de radio que je menais fin des années soixante dix qui parlait de cinéma, qui faisait gagner des places tu sais comment c’est une question, le premier arrivé (ou la première ne soyons pas chien) a gagné (je me souvenais alors de Campus, je n’aimais pas trop le hit-parade je n’avais pas de  préférence quant aux chansons mais j’aimais déjà Léo, Jean-Roger, Georges et d’autres encore – Pauline Julien et Mercedes Sosa – toujours aimé la musique et les chansons – et le cinéma : mais il n’y a pas que ça dans la vie – comme d’habitude je suis tombé là-dessus, et voilà que je pose ça ici, cette maison sera donc le témoin de ces agissements-là, d’alors – ce n’étaient que les débuts, réellement, de la vie rêvée du paix et amour – j’ai aimé cette situation sans la comprendre – c’était en soixante-sept – j’avais un ami plus âgé que moi qui roulait en Triumph Spitfire (ses parents étaient professeurs je crois, il était fils unique, habitait au 49 alors que ma famille vivait au 41 – c’était une amitié à la mode d’aujourd’hui, ses liens étaient lâches comme aujourd’hui les gens qu’on croisent ici ou là) – je n’avais pas spécialement de vie amoureuse, lui oui, sans doute dix-huit ans – un ami d’école de mon frère je crois – j’ai oublié – cette époque-là – mais il y avait à la maison le Highway 61 de Bob (lui était à l’hôpital après son accident de moto) et peut-être (à peine plus tard) A saucerfull of secrets (du Pink Floyd) – assez rapidement, sans doute lisait-il Rock et Folk (nous collectionnions alors les publicités pour automobiles sur papier glacé qu’on volait quand on ne voulait pas nous les donner) et il y a cette image-là surtout (Jimi Hendrix…) foutre le feu à sa guitare, un peu comme Miles Davis jouera dos au public –

c’était aussi l’époque des motos, on aimait la mécanique – on avait envie de vivre à en mourir sans doute – les Beatles avaient cessé de se produire sur scène (ça suffisait comme ça) (la jeunesse étazunienne mourait pour sauver Saïgon – bientôt on verrait Da-Nang, l’offensive du Têt le disputait déjà au napalm – ça mourrait, et moins d’un an plus tard on serait dans les rues – la péninsule ibérique était aux mains des ordures – en avril, cette année-là, les colonels prennent le pouvoir en Grèce, aussi – mais en ces trois jours de juin 1967, il y avait cette chanteuse magnifique, à peine connue (son nom ne figure pas sur l’affiche)- ah Janis Joplin …

la joie de vivre pourtant et l’amour de la musique, quelque chose de ce genre (le film de Pennebaker – un jour, il faudrait le voir quand même… – en porte encore la trace, le bonheur et la liberté – et puis le Buffalo Springfield et puis les Who qui détruisaient aussi leurs instruments de musique – mais tous les participants payés au même tarif ( rien) pour un concert gratuit (sauf Ravi Shankar dit la chronique) – quelque chose de l’été – Otis Redding n’avait pas pris ce maudit avion

qui le tuerait, en décembre de cette même année – des fleurs

des chansons de la musique et de l’amour – que rêver de mieux ? (il n’y avait pas non plus les Rolling Stones, on jouait gratuitement faut comprendre – mais j’ai l’impression que Brian Jones était là, comme Mac Cartney – on en a une image

quelque chose de la liberté et de la joie de vivre) – lui mourra dans une piscine dans deux ans, noyé – on sait qui ne l’a pas aidé à s’en sortir – toute une vie, toute une époque, une ambiance – Monterey Pop festival, les 16, 17, 18 juin 1967, voilà bientôt onze lustres, sur le champ de foire qui n’avait pas exactement sans doute le même aspect que celui-là

 

les images des chanteurs sont tirées d’un article trouvé dans un hebdomadaire vantant le coffret de 3 DVD du film de Donn Alan Pennebaker(chez Centurion, , article dû à François Gorin.

 

Weldi

 

 

 

 

 

tu regarderas : les filles les femmes ne portent pas tellement de foulards – osef tu me diras, mais quand même, il y a quelque chose (ce quelque chose, si tu veux, c’est que ce sont juste des gens exactement pareils à nous, nos égaux, nos semblables) – il y a pas mal d’incises qui ont trait au travail, ordinaire – le héros Riadh (Mohamed Dhrif, parfait) est un type d’une soixantaine d’années qui va prendre sa retraite – il travaille sur le port de Tunis

(donc c’est plutôt à la Goulette – au fond,  le mont Boukornine)

je ne sais pas trop où il habite

il bosse, fait des courses, son fils Sami (Zakaria Ben Ayed, intérieur et secret) doit passer son bac, sa femme Nazli (Mouna Mejri, extra) bosse, mais ailleurs (elle enseigne, elle s’absente – elle fait à manger)

une famille – plus ou moins heureuse, mais plutôt plus – plus ou moins moyenne, ordinaire, on pourrait dire peut-être normale… Il a une amie

(sympathique Imen Chérif) ils parlent de tout et de rien comme des amis

– le travail, la famille – justement Sami a des maux de tête – graves – on cherche

on ne trouve rien et Sami suit ses cours

mais ne parle pas

parfois, pourtant, avec des amis il sort danse chante

mais rit à peine – et puis c’est la retraite pour Riadh – et puis un soir

c’est sans doute la veille des épreuves du bac, un soir Sami

disparaît : son père le cherche

on ne l’a vu nulle part – il a disparu – on ne dit rien, il a disparu – mais on comprend, on le recherche on sait qu’il n’est pas mort

que sait-on ? Rien, dit Riadh à sa femme, je t’expliquerai…
On nous expliquera, Sami a disparu, il est à la guerre, il a peut-être choisi il est parti, on ne le verra plus – un drame, Nazli n’en peut plus, son mari veut aller chercher leur enfant

et s’il meurt en Turquie ? Elle n’en peut plus, mais il s’en va

– il reviendra –

il appelle Nazli mais il ne trouve pas, personne

dit-il à son logeur, il ne trouvera rien sinon un rêve

personne (plus tard, sur internet, une image de lui, embarbé, une femme à ses côtés, voilée, et un enfant : des regards face caméra, le voilà, c’est lui Sami, il s’approche internet est coupé – c’est tout) on se souvient un peu de la chemise qu’il portait

on se souvient un peu de l’histoire de la guenon qui, enlevant une mèche de cheveux, enlève les migraines (c’est quelque part, dans le sud – c’est sur internet, on enverra le lien…) –   on riait on s’embrassait on s’aimait

adieu Sami

 

Weldi (Mon cher enfant) un film tuniso-belge de Mohammed Ben Attia (un peu de production des frères Dardenne)

Album (dispersion,… )

 

 

 

 

sait-on jamais ce qu’on est en train de faire ? je regardais ces images, un jour, j’ai continué (j’ai dû découvrir – si ça se trouve – une pile de magazines dans un coin (se fut-il agi de « Lui » ou autre joyeuseté plus libidinale, y aurais-je attaché (tant d’) importance ?) (je veux dire 7 billets, ça commence à faire) (je vais te créer un lien, t’en fais pas) (les visiteurs, les futurs acquéreurs, les passants, les oisifs (qu’ils – ou elles – soient femelles ou mâles) (on s’y perd, hein) les intéressés, les habitués et autres ectoplasmes planant dans les parages du lotissement ne m’en voudront pas, j’espère : je ne garde que ceux (et celles) que j’aime) (quoique parfois, je cède à l’actualité mienne) il y avait le goût du décor (comme au cinéma : longtemps ici, je parlerai encore de cinéma – notamment « Mon cher enfant », sans doute la semaine prochaine – on posera le billet quelque part entre la cuisine (où la famille s’alimente) et la chambre – dans le salon, le père consulte internet et facebook – mais nous verrons) – je récapitule, sur les oreilles je porte casque diffusant une musique que j’aime (rien ne peut, jamais, se passer sans musique) (je veux dire au cinéma – le film sans musique, c’est presque une honte – par exemple les frères Dardenne (qui produisent pour partie ce « cher enfant ») n’en posent guère dans leurs réalisations) – « Shine on you, crazy diamond » chante le groupe – et c’est ainsi que je commence

 

la légende est inutile (quoi que je ne sache pas qu’on reconnaisse ici le garçon) (je pose une étoile (*) laquelle renvoie à l’énoncé du nom de l’artiste – je ne vois pas qu’on le reconnaisse sur l’image)

je n’ai lu que peu de choses sur cet Anthony-là (je l’ai adoré, pratiquement, dans la Strada (Federico Fellini, 1954) ( la verve et la grâce de Zorba le grec (Michael Cacoyannis 1964))

les images viennent dans un ordre que je connais pas (il n’y en a pas) – ici, je reconnais que l’affaire est tremblée (ils sont sept et mercenaires (John Sturges, 1960) toute ma jeunesse sans doute (je l’ai vu au Pax) (la musique magique) – en numéro 2, Steve McQueen, avant dernier en noir Robert Vaughn – en premier le chauve Yul Brynner (et les autres, Charles Bronson, James Coburn (sans doute le dernier, là), Brad Dexter et Horst Buchholz) (c’était à A., rue des Otages, l’immeuble a été détruit, remplacé par un commissariat de police (partout et justice nulle part) (je dis ça pour aujourd’hui, 19 mai où ça défile dans la rue, envie de gerber) ici un chanteur

le premier (*) chanteur (ils font le même métier) était Julien Clerc – ici on a droit à Gérard Manset – (son Manteau Rouge) ah bah

Jacques Audiard (on vient de voir Dheepan, palme d’or à Cannes en 2015 – c’est pour ça – mais cette conjonction qui me fait frémir : le carnage de Charlie hebdo, de l’Allée verte Nicolas Appert en janvier : où en était-il, en montage ?) (entendu parler avec Michel Ciment) (et non, je ne l’aime guère – tant pis) un autre chanteur, Rachid Taha

(on aura remarqué que : 1. la nappe de la table de la salle à manger de la maison[s]témoin est jaune (il s’agit d’une toile cirée); 2. il n’y a encore que des représentations mâles)

hasard objectif, voici Simon Abkarian (qu’on avait aimé dans Djam) (Tony Gatlif, 2017) (un film gréco-turc…)  (un de mes héros que je croisais au tabac qui fait le coin de la petite rue (en impasse donc) où on trouverait un musée de la poupée – vers Rambuteau (impasse Berthaud) – s’il venait à l’idée saugrenue d’en rechercher un) un type extra – et voici, extra aussi, une réalisatrice, dessinatrice

on l’aime beaucoup, Marjane Satrapi (Persepolis, entre autres – prix du jury, Cannes 2007)

Léo et sa musique – je croyais que c’était à Monte-Carlo (où il naquit) mais non – c’est à Montreux – de la même manière je confonds : pour Marjane je pensait qu’elle était l’auteure (elle en aurait été tout à fait capable)  des Hirondelles de Kaboul (mais c’est Yasminha Khadra) (réalisé ciné d’animation par Zabou Breitman)

ah la la Maria Casarès… (après ça va être difficile, hein Mélanie…pfff)


ici dans le rôle de Marguerite (alors Antelme) Duras dans « la Douleur » (faut que je le lise, ça fait partie des  obligations) porté à l’écran (comme on dit) par Emmanuel Finkiel, (2017) mais je ne l’ai point vu – dommage ? je ne sais…

un chanteur, Christophe, « les mots bleus » et les autos de sport – salut l’artiste

et puis Blaise Cendras (cette image, ce visage qu’on ne connait que peu) (si tu veux que je te dise, c’est surtout pour ça, ces images, pour les reconnaître si par hasard on les croise) (dans la rue, ou au cinéma) (juste pour savoir que ce sont elles et eux)

quelque chose de la Révolution incarnée (on l’aime assez, encore, Adèle croisée aussi au bar-tabac de Jourdain, un jour – qu’est-ce que ça peut faire ?)

c’est Ingmar Bergman photographié par Irving Penn (merveilleuse image hein) (fait penser à ce matin où j’écoutai, avec le café, une photographe qui disait que « les stars n’aiment pas la photo » – elle les traque – comment aimer un prédateur ? comment vivre sans image de soi, aussi, quand on est actrice (ou teur) chanteur (ou teuse) – il faut fermer le poste avant sept heures moins cinq en vrai) – et puis

Marceline (Loridan Ivens) qu’on a déjà vue ici (ça ne fait rien) – et pour finir, l’une de mes héroïnes (il en est d’autres, mais elle, Anna Magnani…) (dans la Voix humaine, texte de Cocteau pour le théâtre – mise en scène Roberto Rosselini, 1948, première partie de L’amore)

magique

 

la photo d’entrée de billet est de Denis Pasquier.

 

Les divers billets (au nombre de six) qui constituent cette dispersion se trouvent ici.

 

L’annexe

 

 

 

(ferait beau voir qu’on se tire pas, tiens…) (partons à la campagne) en attendant, ici quelques images qui traitent du livre offert (ici comme ailleurs) – contemporain peut-être (toujours en vitrine chez Delamain, c’est pour te dire si c’est un succès de librairie) (il est moins bien que le Ouistreham, peut-être mais a quelque chose de terrible pour le milieu du cinéma – en filigrane) ça se passait par là, un 19 décembre – en 2008 (ce n’est pas une image de l’hiver mais il y avait peut-être de la neige, certainement il faisait très froid)

on voit la petite boîte aux lettres jaune (centre de l’image), elle figure l’entrée d’un petit bureau de poste, une annexe de celui, bien plus bourgeois disons, de la petite ville en question –

la maison rose, là – la poste – mais comme on sait aussi, c’est fini ça – peu importe, il y a près de quinze ans, dans cette petite officine-là, l’annexe donc

fermée (on ne parvient pas à lire ce qui est écrit sur la porte, mais cette représentation de fleur… – c’est en décembre 2009, un an plus tard) – quatre ans plus tard, l’annexe de la poste est toujours fermée

l’affiche sur la porte a disparu, mais au sol, la représentation d’une fleur (image 2013) – non loin de là, la fontaine par temps clair (pratiquement le contrechamp de la première photo ici)

un peu à droite, en descendant, vivait dans la rue en impasse le père de la postière laquelle signait ses sms d’un Kathy – la voie en impasse, par là, à droite

une sale histoire, en vrai – mort causée par vingt-huit coups de couteau, ce matin-là donc, entre 8 heures trente et neuf heures du matin – la postière est morte – en face

gauche cadre, on distingue une fenêtre volets fermés puis une porte puis, presque au ras du trottoir, une autre fenêtre

ici en décembre 2009, la en 2013

ils appelaient ce logement « la grotte », ils étaient trois plus ou moins amis dont l’un avait été (et aurait sans doute pu continuer à être) une vedette de cinéma – il lui manquait sans doute quelque chose qu’il ne trouverait pas non plus ici – la grotte, en 2019, volets toujours tirés –

soupçonné parce que jeune, désœuvré buvant fumant éructant sans doute – un garçon gentil cependant paraît-il – il a du faire trois ans en prison quand même, pour rien – la vie n’a pas ce goût normalement : pour lui, non, orphelin famille d’accueil turpitudes terreurs viols – ses deux amis sont morts de ces trop qu’ils partageaient, bières alcools drogues – tragique mais pas seulement : broyés – de nos jours l’annexe a été transformée en salle municipale

on a changé la porte (image : 2019)

il reste la boite aux lettres jaune et aux pierres les traces ici du panneau Sncf (la poste vendait ici aussi des billets de train)

(un service,mais c’est fini tout ça) au dessus de la porte d’entrée, celle de l’effigie de la poste (le truc bleu stylisé sur fond jaune ici celui de la grande poste

) la trace seulement ici

On ne sait pas où se trouve Gérald Thomassin; on ne sait pas qui a bien pu commettre ce crime atroce (Kathy était enceinte de cinq mois)  – bientôt quinze ans et puis une image glanée ici (lien qui explicite peut-être un peu cette horreur – la vie courante – un fait dit divers – un féminicide – combien tous les ans, déjà ? – ce jour 7 mai 2021, j’entends : 39 en France depuis le début de l’année) (dans ce billet, ça n’est pas indifférent) le matin du crime

 

 

« L’inconnu de la poste », une enquête et un livre de Florence Aubenas publié ces temps-ci, à Paris, aux éditions de l’Olivier

 

 

 

 

Couleurs

(de face, c’est tout moi)

 

 

Je me souviens que lorsque je lisais la biographie de Nicolas de Staël

(ici Agrigente) j’avais été m’entretenir avec Marie-Claude Char pour melico (un site créé pour exercer et faire vivre la mémoire de librairie contemporaine, assassiné par un prince du discernement) – je me souviens parfois de choses diverses (il y avait aussi la bio de son René dans le même genre – par le même biographe, Laurent Greilsamer) ici des fleurs rouges

il y était question de la maison d’édition qu’elle avait créée (avec son amie Michèle Gazier) nommée des Busclats – je n’ai rien oublié  je sais que c’était au café du coin Bonaparte la place – ce n’était déjà plus le divan en face – depuis bien longtemps Marguerite ne vivait plus dans le même pâté de maisons – ici une fenêtre de Pierre Bonnard

je me souviens qu’alors j’avais autant qu’aujourd’hui dans certains états mis mon âme – je ne parvenais pas plus qu’aujourd’hui à écrire – j’avais dans le tiroir des post-it – je voudrais parvenir à oublier, tu sais, mais non c’est là – c’est là, le chêne ou le taxus bagata qu’il avait planté pour les filles, et la fin abjecte assénée par son épouse (souvent j’ai désespéré de trouver quelque chose à écrire à ce sujet-là) – une autre fenêtre, de Guiseppe Abatti

alors bien sûr je vaque d’ici à là, parfois à tenter de retrouver Norma, de reprendre l’histoire du parc, tenter de retrouver le fil de la maison

je dispose des images, il m’arrive de les tailler un peu, j’en prends ici ou là, j’en vole j’en taxe – ici ce magnifique reflet à Nathalie Holt

je rapporte ici les images que je trouve dans les divers voyages que j’effectue sur les pas par exemple d’Olivier Hodasava – j’en prends parfois d’autres, je voudrais raconter des histoires en un sens – le bois

(ça se passe en Russie, du côté d’un bled nommé Briansk) (il pourrait s’agir d’un voyageur qui raconte quelque chose à un autre, lequel en fait part à un troisième) – ou les drapeaux (« c’est la voix des nations et c’est la voix du sang » disait Brel)

(Las Végas, les étoiles il y avait dans les soutes de Walt Disney un Diego de la Véga – Diego de l’Étoile, le Zorro du jeudi après-midi dans le poste) (nous n’avions pas conscience de cette guerre froide alors; nous ne ressentions pas cette peur qu’on explique parfois, encore aujourd’hui, de la bombe et de la troisième guerre mondiale : ce spectre s’est évaporé, nos parents y croyaient-ils ?) – ici ailleurs encore

(ce minuscule trait noir, bord cadre en bas à droite, cette marque, ce trait blanc : le premier (ou le second ?) manifeste du surréalisme indique en première page « la pensée ce trait blanc sur fond noir » (pourquoi pas bleu, pourquoi pas un aéronef, pourquoi pas celui qui nous amenait sur ce continent ?) des images d’étoiles

et de fleurs, bouquets joliesses et couleurs – une espèce en vie – un autre bouquet

je croise mes fantômes souvent, ici Violetta Para

et son « Merci à la vie » sans cesse chanté, fredonné dans un matin de soleil (ça ne fait rien, Victor Jara et ses quarante quatre balles dans le corps, ça ne fait rien « Le bouton de nacre« ),  il y a dans le cinéma cette foi et cette tentative de se souvenir et puis la lumière s’allume, on sort – pluie soleil nuit ou brouillard, le monde est là et du film il ne nous reste rien que ces quelques sensations sentimentales –

héroïne des temps modernes (au deuxième plan, le type badgé garde l’attitude de son genre, une femme porte à sa bouche souriante sa main fermée surprise, une autre – elle porte une statuette en main, un de ces césars qu’on attribue ce soir-là – semble sociale-traître – tu te souviens, social-traître ?) Adèle oui, merveilleuse héroïne tout autant – d’ordinaire (cet ordinaire-là qu’on cherche) mai commence vers le dix par Cannes (les accréditations de Béatrice, le studio de Claude Beylie, le jury où les élèves de la Fémis (et Renée Blanchard) ont une voix) et se termine par Roland Garros (il s’agit d’un aviateur qui le premier traverse la Méditerranée sur un monoplan, je crois que c’était avant-guerre) – oui voilà, c’était ça aussi, ce billet : la guerre (froide ou non) cette affaire d’hommes, n’est-ce pas ? Entend-on encore parfois un « ce qu’il leur faudrait, c’est une bonne guerre ? » – alors elle pouvait être bonne, et elle le redevient, la patrie la nation, il y avait cette tendance qui présidait pour poser ici des couleurs – ici c’est à Honfleur

certains vont jusqu’à se supprimer – faire partie d’un grand tout –  et puis les images et les écrits, alors j’ai gardé pour la fin, une fin bien éphémère, cette trahison et cette image qui fait monter la rage

(le sociologue Edgar Morin et Dominique Voynet pour compléter la légende) c’est cette semaine que ça a eu lieu – ici, dans ce si beau pays – et tu crois qu’on va oublier ? on sort de la salle (le film était bien), il fait doux, son bras au notre, on marche, il fait doux – on avance, alors – on avance sans trop rêver, sans trop se leurrer – il est tard pourtant – se hâter, oui, pour raconter et faire revivre ces moments joyeux – vive le cinéma ? – allez une dernière

 

la plupart des images des tableaux de Nicolas de Staël taxées chez le frangin

add. de dix heures du matin :
en même temps – ou du coup – ou en fait – ou voilà – ou genre _ ou en mode – ou jveux dire – ou j’allais dire – ou on va pas se mentir – ou bien d’autres choses encore, sur la photo d’entrée de billet que je repose ici

(les pieds des danseurs y sont coupés c’est pour ça) ils sont trois de face – on a juste à choisir (un indice : je ne porte de marcel qu’avec manchettes) (sauf à Rome, bien sûr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout un cirque rue des Martyrs

 

 

 

il s’agit juste d’un coin de rue (hier soir j’entendais un des amis de Jean-Claude Carrière, Peter Brook, dans le poste parler de ces représentations qu’on appelle de nos jours « spectacles vivants » – ces mots de ronds-de-cuir, manches en lustrines et autres joyeusetés administratives – ces assis de je ne sais plus qui, Rimbaud probablement, que chantait Léo) qui, au cours des jours a légèrement changé ( quelque chose de notre contemporain capté par les machines) – la première image est ma préférée (OSEF unpetit peu, sans doute) : la plaque de rue, le type et ses courses, le poids des ans sur le dos (c’est en 2014)

mais il fait beau, les tuteurs sont aux arbres, potelets ombres, rue goudron Paris

on a ôté le tuteur de bois, (c’est en 2016) on a repeint sur les graffitis – monter la rue en direction des courses assez probablement (c’est en cette rue que vivait le Jean-Claude Carrière, je crois me souvenir) – la paix est meilleure que la guerre (je me souviens de Luis Bunuel et de certains films de Pierre Etaix) – trois ans suffisent

un mobilier urbain à peine différent (c’est en 2019) (un léger décadrage mais la plaque lettres blanches sur fond bleu a disparu…) la poubelle de la mairie et les deux roues à pleurer de cette « nouvelle mobilité » : destinée à qui, au juste ? – on s’amuse, on rit on danse – il fait beau et passent les jours et les semaines (nous sommes toujours en prison, celle du temps qui passe et qui durcit nos artères – cette belle jeunesse qui  prétend entrer dans la carrière : une espèce de dégoût ? tous semblables, rangés et disciplinés) – le printemps revient, sur ce coin de rue comme ailleurs –  le boulevard Rochechouart, la rue des Martyrs, le cirque en dur Médrano se tenait sur ce coin de ville, on l’a déconstruit (voilà) dans les années soixante dix (72 ou 73), on a foutu à la place un immeuble de rapport qu’on a intitulé (pas con, hein)

en lettres d’or c’est quand même le moins – on t’a flanqué une plaque en marbre (pur, de Carrare très probablement) laquelle indique

émerveillés furent-elles – tant mieux – on est content – il s’agit aujourd’hui d’un super-marché (groupe sublime au quart de milliards d’euros CICE mirifique et aux dégraissages sociaux bisannuels – faudrait quand même pas croire qu’on ne va pas rétribuer à leur juste prix les actionnaires – lesquels sont aussi les propriétaires) – on va faire une jolie petite fresque pour se souvenir (du pain et des jeux, tu sais)

agrémentez-moi ça de quelques jolis bouquets – ça c’est Paris – c’est joli, bientôt les jeux de l’Olympe le béton les affaires (je la repose, elle est si belle…)

hein, ces si jolis bosquets chloropĥylle tellement naturelle et bientôt fleuris – non, vraiment c’est beau…

 

 

c’est pour bientôt

 

 

 

On aime la prémonition, comme on aime la fierté – Godard avec sa chinoise (1967) qui prémonitionne le prochain mai, ce genre de choses – « le blog est fièrement propulsé » ce genre d’obscénité de marché – je n’en ai pas regardé beaucoup (une demi-heure je crois – je l’ai vu en 80 et en entier) mais j’en avais apprécié déjà le générique – c’est un peu la moitié d’un film* que son générique, celui de début – en tout cas, s’il est réussi, c’est déjà très bien. On passe trois minutes de plans assez fixes, de ce genre

* : je me souviens que Allain Leprest disait qu' »une chanson, c’est 50% les mains » (c’est sans doute pourquoi Georges Brassens joue de la guitare)

(une silhouette, féminine – on ne sait pas de qui il s’agit (faudrait voir si elle est créditée au générique de fin – s’il y en a un) (je crois qu’il n’y a que le mot »fin »comme on faisait alors) – elle monte sur le faîte d’un toit, (des cloches, des sirènes de pompiers,un chant… (une voix, celle du récitant) elle s’arrête se tourne vers la caméra) on est fondé à croire (disons) qu’elle voit ce qui suit (des paroles de radio)

c’est Paris – on découvre donc une quinzaine de plans fixes, fumées et brouillards, ombres et lumières (« aridité et tendresse »)

on reconnaît assez vite le décor (n’est-ce pas)

enfin ça pourrait être n’importe où – cependant

un peu de Napo  haut de colonne Vendôme – et puis la porte Dorée

les ponts les métros d’alors

j’en oublie quelques uns (ici c’est peut-être la ligne Nation -Étoile (pas encore dédiée à Charly) par Denfert après le quai de la Gare) puis sera cadré le CNIT de la Défense

en ce temps-là, il y avait là-bas des arbres (c’est à soixante ans d’ici) – un panoramique vers le bas cadrera le Trocadéro

puis ce seront des ombreson décèle qu’on se trouve sur la tour Eiffel – (le récitant « c’est eux-seuls (les Parisiennes et les Parisiens) qui peuvent nous dire de quoi est fait Paris au mois de mai ») et débute le générique (accordéon)

(maison de production qui n’existe plus, créée en 1962) puis

le titre du film donc (durée deux heures vingt-trois)

(Pierre Lhomme est  un opérateur, Chris Marker un pseudonyme) les plans sont fixes, et on entend la voix du

(alors en pleine gloire, probablement aidant au financement du film)

(directrice de production, attachée à la maison Sofracima) puis ici

cette fonction qui est plutôt employée dans le vocabulaire de l’opéra ou de l’opérette (ce doit être la scénariste, probablement) (on indique sans doute par là le fait que le film du genre documentaire a quelque chose d’un peu différent de ses homologues) on continue

« tout est vrai » – puis

(c’est à cette fonction que Rouch et Morin avaient engagé Marceline (encore seulement) Loridan (avant de devenir Ivens bientôt) pour leur « Chronique d’un été » – ça donne l’idée de faire pareil pour cet autre) (on en reparlera) (je vais me renseigner sur ces enquêteurs-là)

(le cinéma est un truc de mecs)

ici la production

et là le montage (castratrices alors ?)(ce sont des images animées : passe la DS, une autre entrera)

(le crédit aux marques et aux puissances de production techniques)

le visa d’exploitation obligatoire et la profession de foi

(la guerre d’Algérie et les accords d’Évian (mars 62) c’est du passé) et le film peut, à l’ombre de la tour, commencer…

 

 

(graphique en diable : l’année précédente, c’était « L’année dernière à Marienbad » (Alain Robbe-Grillet, 1961) lion d’or à Venise, encore un auteur (comme Marguerite Duras) qui passe à la réalisation et au cinéma (au vrai pour le détruire – dit-elle) (il faut toujours continuer à se battre…)

On espère en ce prochain joli mai…

 

 

en dédicace à Pierre Grunstein (il habite pas loin – je me souviens de « Tess » – son fils (je me souviens de la pelouse et de la Pléiade) et sa fille, en face)

 

 

 

 

L’attente

 

 

Même si je tiens par devers moi les divers documents qui servent à l’élaboration de ces billets (des livres ces listes, celles des individu.es les plus riches du monde; les femmes du nouvel Hollywood; les index travaux en cours cinéma) déposés ici pour qu’elle vive, cette sacrée maison (je ne vois pas tellement pourquoi, par ailleurs, mais ce métabolisme-là, je l’évacue de ma table), il m’arrive de me dire que je ferais mieux de tout copier ailleurs, sauvegarder pour en faire autre chose (mais quoi, évidemment) que de les laisser s’empoussiérer dans un grenier, un lieu destiné au seul usage de représentation – ici, si les gens viennent (moins avec l’opérette de cette dernière année, c’est vrai mais ils viennent), c’est maxés c’est vrai aussi; on leur intime de se nettoyer les mains (car ils les ont évidemment – et par construction – sales) au gel; on leur demandera assez vite (dans les prochaines semaines, tu verras) une preuve de leur vaxination (il n’est pas certain qu’on exige d’eux une certaine marque, en provenance d’un certain pays) – la plaie ouverte, la ville dégorge de ses habitants dans la province (en région), un pus s’exhale par le « télétravail » – ni télé ni travail – et les soignants sont exsangues (ils sont très forts, on ne se méfie jamais assez de l’opportunisme qui prend les « décideurs » – ils sont plutôt mâles, ils sont plutôt cravatés, ils font attention à ne pas se laisser reconnaître – je me souviens de Léo qui leur disait « vous faites mentir les miroirs«  ils sont toujours à la manœuvre, immondes, je me souviens de Virginie Despentes qui en parlait parfaitement : juste une phrase : « Quand tu confies un budget de plus de 25 millions à un mec pour faire un téléfilm, le message est dans le budget« ). Il y a eu cette affiche collée quelque part

Le hic (le problème, l’ennui, le malaise) c’est que DF est justement de ce camp-là (comme disait l’autre,

tu te souviens de la place d’Italie), ainsi sans doute que JMP – et donc sur ce travail, quelque chose plane et c’est probablement la raison qui fait que je voudrais en faire autre chose. Une critique, peut-être, sans doute, probablement. Je l’entrepose pour partie ici sans doute aussi parce que le fardeau est trop lourd, j’imagine mais c’est vrai aussi que c’est égal et inutile (en rêve parfois, la grande panne engloutit tout, l’électricité n’existe plus et les écrans restent au noir). J’ai le souvenir d’une nuit, il devait être onze trente et je m’apprêtai à me coucher lorsque je reçus un appel téléphonique qui m’informa que l’entièreté de mon petit intérieur était en train de brûler – plus rien, juste un disque dur, et tout ce qui restait sur le « rézo », le ouèbe ou la toile, quelque chose d’évanescent composé d’un tulle insaisissable et mortifère… Allons, ne nous laissons pas envahir et gardons hors de cette eau et le regard et les sens. Ouverts.

L’image d’entrée de billet représente le chanteur Christophe décédé il y a  tout juste un an et grand ami de DF – pour ses mots bleus, disons, une espèce d’hommage

 

Il s’agit d’un livre achevé d’imprimer en mars 2008, paru aux éditions XO*, (19 euros 90, acquis chez momox pour 3.90), il comporte 270 pages et est illustré de nombreuses images photographiques en noir et blanc, ainsi que celle de couverture (probablement de JMP) et de quatrième (laquelle est dues à un certain D.R) (ou une) (ici, en date de 1965)

– (on ne trouve pas de D.R dans la liste des personnes citées au premier index) on en a tenu liste publiée probablement pendant le week-end (index 5).
La lecture de ce livre a occasionné la constitution de trois (plus un) index :
– le premier, (479 entrées, ci-dessous) en forme de glossaire, est celui des noms (propres, plutôt) cités dans l’ouvrage augmentés des fonctions des personnes citées et des pages où ils sont imprimés (le compte de ces occurrences apporterait probablement une compréhension rapide de l’univers ainsi décrit); on pourrait par exemple créer des groupes particuliers celui des : jazzmen, ou chanteurs.chanteuses, ou encore acteurs/actrices, ou encore de photographes ou des personnes proches par profession de l’idole sujet du livre; deux paragraphes isolent la famille de DF et celle de JMP;
– le deuxième est en forme d’index en ce qu’il n’indique rien d’autre que des lieux (et les pages correspondantes), (quelque deux cents entrées) – sans autre information : le nombre d’occurrences le plus important, New-York (23), plus États-Unis (15), augmenté d’Amérique (12) pointe un tropisme, par exemple, particulier;
– un troisième index est constitué des médias (et les pages où ils apparaissent) :
1. les publications et magazines (une bonne cinquantaine (53), dont en premier lieu Paris-Match (une vingtaine de fois), Marie Claire (une dizaine) etc.);
2. les titres de chansons ou de morceaux de musique (une vingtaine);
3. les titres de livres (14);
4. les titres de films (une douzaine) (l’auteur du livre a exercé la profession de réalisateur de films de cinéma (trois longs métrages, deux avec Jacques Dutronc, un autre (documentaire) au sujet du groupe Téléphone) et de films publicitaires (non répertoriés mais) nombreux)

C’est cette dernière profession spécialisée (réalisateur de films publicitaires) qui a fondé un index supplémentaire des marques citées (une cinquantaine, et numéros de pages) (4 occurrences pour Leica, Rolleiflex et Ford T-Bird; deux pour Ferrari; les autres une seule fois) : on peut certainement déceler là un habitus particulier du bonhomme (il faudrait vérifier, mais je ne crois pas que DF pratique de la même façon, sinon sur la marque de ses bateaux) .

L’ambiance générale du livre est à l’image de son auteur : gentille (ainsi qu’il se décrit lui-même à quelques reprises) ou cool, si on préfère ce mot entré dans le lexique. On ne va pas se fâcher pour si peu – la littérature disons – ce n’est pas grave, et d’ailleurs rien ne l’est (sinon la vieillesse mais enfin, elle est (très probablement) inéluctable – on dispose (aussi, certainement, (et pas seulement par répartition) d’une bonne retraite). On trouve un sous-titre à « Oncle Dan » en caractères de police inférieure « souvenirs » (sans majuscules), et dans la narration, la forme passe d’un temps éloigné (la couverture vous dira (caractères blancs sur fond bleu du bandeau imprimé : « Lorsque j’ai rencontré DF, j’avais seize ans (DF en a douze de plus, et c’était en 1956) . Il m’a immédiatement adopté. Depuis cette histoire n’a jamais cessé... ») à un contemporain plus amer (qui reste doux).
On nous indique qu’il s’agit (4° de couverture, lettres rouges sur fond blanc) là d' »Une biographie intime, rythmée et cocasse sur un homme qui a vécu à cent à l’heure sans jamais se confier ». En réalité la biographie est plutôt celle de JMP (qualifiée donc trois fois) (on ne voit pas bien en quoi elle pourrait être « sur » quelqu’un, peut-être au sujet ou doublée)  et elle raconte la relation qui unit l’auteur à DF « l’homme qui ne s’est jamais confié« .
Les livres sont choses éphémères et périssables, destinés à marquer dates et sentiments : quatre ans plus tard, le DF en question écrirait (puis ferait relire par ses conseils juridiques) une autobiographie intitulée « Ceci n’est pas une autobiographie » et « se confiera(it) » donc plus profondément. C’est à l’occasion de la sortie de cet autre livre qu’il sera invité dans une émission de France Culture intitulée « À voix nue » qui est retranscrite dans les 5 épisodes du projet DF, paru ces derniers pendant le week-end.

 

*: cette maison d’édition a vingt ans, elle est la création d’un certain Bernard Fixot (de 43 – éditeur commercial de longue date – époux d’une des filles de crâne d’œuf (qui avait la main leste, on s’en souvient un peu) duquel, sans doute (je n’ai pas vérifié mais ça ne fait pas de doute) il est l’éditeur), qui se trouve être l’éditeur de l’autobio de DF. Car même si le monde n’est pas si petit, les affaires sont et restent ce qu’elles sont.

 

Ainsi qu’à chaque publication de ces index (ça commence à faire lourd quand même), le rédacteur n’est ici ni omniscient ni dépourvu de fantaisie : il se peut que des erreurs se glissent, malgré un sérieux affirmé, dans ces listes. Si le lectorat en découvre, merci d’en informer en commentaire ou toute autre moyen à convenance. En fin de billet, un récapitulatif de ce travail illustré de liens idoines.
Merci de votre attention.

 

 

 

Oncle Dan

(12/01/28 à Paris) (JMP 1°/02/40)
(DF 26 juin 1957 rencontre Sondra Peterson et Nesuhi Ertegun)
JMP sa sœur Anne-Marie, son fils Paul

« méta » pour métaphore, l’auteur en est friand; CO : chef d’orchestre

A(21)
Guy ABITAN (rédac chef Melle Âge Tendre) 215-6
Claude ACAEI (secrétaire assistante DF) 186-7
Frank ALAMO (chanteur concert Nation*) 202*
Alexandre ALEXEIEFF (graveur repro. DF) 55
Ali Baba (invention de Shéhérazade – 1001 nuits) 260
Aimé ALLARD (ami DF) 82
Thierry AMSALLEM (Montreux jazz festival – C.Nobs) 97, 102, 104
Jacques ANGELVIN (anim. télé) 162
Paul ANKA (chanteur) 180
Antoine (chanteur) 229
Richard ANTONY (chanteur concert Nation*) 202*
Thierry ARDISSON (anim. télé) 265
Louis ARMSTRONG (jazzman trompette chant) 37, 112
Francois ARNOUL (distribution jazz, ami DF) 115
Antonin ARTAUD (écrivain) 74
Jacques AUDIBERTI (journaliste dramaturge) 87
Benjamin AUGER (photog.MAT) 217
(Ernest) AULARD (imprimerie) 77
Vincent AURIOL (homme d’état) 105-6
Richard AVEDON (photographe) 129
Claude AZOULAY (photog. paparazzo) 30

B(50)
Lauren BACALL (actrice) 21
(Harold) Shorty BAKER (jazzman trompette) 113
(Cristobal) BALENCIAGA (couturier) 150
Pierre BALMAIN (couturier) 106
(Eddie) BARCLAY (disques) 124, 193
Nicole BARCLAY (dir.Jazz Magazine) 125, 136, 151
Brigitte BARDOT (actrice) 91
Jacques BARRY-DELONGCHAMPS (amant Didi) 73
Sylvia BEACH (libraire – en face A. Monnier) 57
Pierre BÉARN (libraire, poète) 62-3
les Beatles (groupe) 203, 206, 211, 225, 249, 266
Gilbert BÉCAUD (chanteur) 120, 165
Sidney BECHET (jazzman clarinette) 85, 127
(Ludwig van) BEETHOVEN (musicien méta Gégauff) 233
Bix BEIDERBECKE (jazzman trompette compo) 78, 123
Bix (bateau DF) 186
(Jean-Paul) BELMONDO (méta) 32, 231
Pierre BÉNICHOU (habitué Castel) 31
André BERG (photo. MAT) 217
Sarah BERNHARDT (actrice) 21
Chuck BERRY (chanteur r’n’r) 166
Albert BESNARD (peintre, grand-père DF) 49
Lita BESNARD (grand-mère DF) 78
Marie BESNARD (affaire Loudun) 93
Bibliobus (HF) 55-6, 57(p)
Ronie BIRD (chanteur) 194
the Bird (aka Charlie Parker) 111
Art BLAKEY (jazzman batterie) 26,109, 111
Gérard BLITZ (associé Edith F. Calvi) 113
Lucky BLONDO (chanteur) 194
Sonika BÔ (ciné-club pour enfants Marignan) 59, 264
Philippe BOEGNER (journaliste Match) 90,93,95
Humphrey BOGART (acteur) 22
James BOND (espion, méta) 186
Gaston BONHEUR (journaliste Match) 87, 117
Honoré BOSTEL (habitué Castel) 31, 87
Tarass BOULBA (méta moustache « à la » de R. Mouly) 182
(André) BOURVIL (acteur, méta) 195
(Marcel) BOUSSAC (homme d’affaires lainier) 12
Anne BRAILLARD (courrier lectrices MAT) 217
(Marlon) BRANDO (acteur, méta) 200
Pierre BRASSEUR (acteur) 22
Victor BRAUNER (peintre) 251
Jacques BREL (chanteur) 177
André BRETON* (chez H et EF) (poète) 58, 250, 252*
Billy BRIDGE (chanteur) 194
Dominique BROMBERGER (journaliste Figaro) 93
Cifford BROWN (jazzman trompette) 27
James BROWN (chanteur r’n’b/r) 166
Andréa BUREAU (maquettiste DF) 126, 182

C(40)
Catherine (marchande, femme de chambre) 75
les CAMARD (famille commissaires priseurs Drouot) 209 (fils Jean-Michel, fille
Marcelline)
Daniel CAMUS (photog. Guerre) 30
Candide (méta) 161
Walter CARONE (journaliste paparazzo) 29, 32
Raymond CARTIER (journaliste Match) 87
Raymond CASTANS (rédac. Photo Match) 34, 87, 118
Fidel CASTRO (homme d’état) 249
Jean-Pierre CASSEL (acteur) 80
Jacques CHABANNES (prod.émission télé Paris Club) 162
(Claude) CHABROL (réal) 231, 265
(Coco) CHANEL (couturière) 91
René CHAR (poète) 252
Ray CHARLES (chanteur r’n’r/b) 166, 182
Pierre CHARPY (journaliste droite) 202
Les Chats Sauvages (groupe concert Nation*) 202*
les Chaussettes Noires (groupe concert Nation*) 202*
Maurice CHEVALIER (chanteur) (méta J. Dutronc*) 112, 229*
Alix CHEVASSUS (jh fortuné Melle Âge tendre) 217
Chez Poupoule (maison DF 78 ex La Pastorale) 240
Long CHRIS (chanteur) 194
Christophe (chanteur) 265
Éric CLAPTON (musicien chanteur) 101
André CLAVEAU (méta, chanteur) 120
Clo-Clo (aka Claude François – chanteur) 199
Henri-Georges CLOUZOT (réal) 91
Club Olympique (puis Méditerranée : Edith F.) 113, 185
Jean COCTEAU (chez H et EF*) 48, 58*, 190
Pierre COLLE (marchand d’art) 77
Harry COLOMBY (producteur jazz T. Monk) 144
Columbia (prod. Hollywood) pictures 101, 104
le Concorde (avion supersonique) 255
Condé Nast (société de presse US) 213
Eddie CONSTANTINE (acteur, chanteur) 194
Bruno COQUATRIX (dir. Olympia) 127
Annie CORDY (chanteuse) 195
Max CORRE (rédac. Match) 34
José CORTY (libraire) 62
Charles COURRIÈRE (photog. Guerre) 30
disques CRESCENT (compagnie N. Ertegun) 151
Israël CROSBY (jazzman basse) 142

D(51)
le DALAÏ-LAMA (autorité spirituelle) 249
Salvador DALI* (peintre) 49, 251*
Gala (DALI) (épouse du précédent) 251
Dani (chanteuse, actrice) 238
Louis DAQUIN (Flore*) 74
Eddie DAVIS (jazzman banjo) 139
Miles DAVIS (jazzman trompette) 23
James DEAN (acteur, méta) 200
les fils DEBARGE (fortunés Melle Âge tendre) 217
John DE ANDREA (sculpteur peintre) 258
Georges DE CAUNES (journaliste télé) 171
Pierre DE COUBERTIN (olympiste méta) 54
Michelle DE BROCA (prod.) 237
(Charles) DE GAULLE (militaire, homme d’état) 247
Olivia DE HAVILLAND (actrice) 30
Wilbur DE PARIS (jazzman trombone) 51
Jacques DE POTIER (photog. Guerre) 30
Gérald DE ROQUEMAUREL(président Hachette-F) 11
Hubert DE SEGONZAC (photog. artiste) 30
Sandra DEE (actrice) 180
Claude DEFF(E) (habitué Castel) 31
Titan DEFF(E) (habitué Castel) 31
Pierre DELANOË (parolier, dir.musical à E.n°1) 121
Charles DELAUNAY (fis du suivant, dir. Jazz hot) 115
Robert DELAUNAY (Peintre, repro. HF) 55
Alain DELON (acteur) 157
Alain DEMACHY (?) 236
Claude DEMACHY (journaliste enfance Marie Claire) 35, 130
Jean DEMACHY (dir.art.Marie Claire puis Lui) 35, 118, 221
les DEMACHY 266
maison DENOËL (distribution livres) 243
Virginie DESARNAUTS (amie JMP) 10
Noël DESCHAMPS (chanteur) 194
Olivier DESPAX (chanteur) 223
Robert DESNOS (chez Het EF) 58
Yvonne DEUTSCH (rédac cheffe Marie Claire) 27
Marlène DIETRICH (actrice) 80
Sacha DISTEL (chanteur jazzman guitare) 161
(Jacques) DONIOL-VALCROZE (réal) 265
Tommy DORSEY (jazzman trombone CO) 119
Bill DOGGETT (jazzman piano orgue) 140
(Robert) DOISNEAU (photographe,méta) 194
Fats DOMINO (jazzman pianiste CO) 142, 182
Paul DOUMER (homme d’État) 9
Dranem (chanteur comique, méta J. Dutronc) 229
Michel DRUCKER (anim. télé) 163
André-Louis DUBOIS (ancien préfet Match homo) 35
(Alain) DUCASSE (cuisinier, méta) 187
Marcel DUHAMEL (chez H et EF)(Flore*) 58, 74*
Alexandre DUMAS (écrivain) 107
Jacques** DUTRONC* (chanteur) 195, 227, 237*, 238*, 266**

E(12)
École Alsacienne 75
Eldorado (méta, pour Smyrne) 39
Bob ELIA (photog. réal) 226
Duke (of*) ELLINGTON (jazzman piano, CO) 37, 108*, 112, 113, 135, 137
Roy ELRIDGE (jazzman trompette) 144
Paul ELUARD (chez H et EF) (poète) 58, 77, 252
Brian EPSTEIN (manager Beatles) 203
Ernest (chauffeur DF) 240
Max ERNST (peintre photographe) 251
les frères ERTEGUN (pdg Atlantic Records) 151
Ahmet ERTEGUN 225
Nesuhi ERTEGUN (ami DF) 151, 250

F(26)
Federico FELLINI* (réal) 21, 23*
Mary FENWICK(rédac.chef. Marie Claire) 35
Léo FERRÉ (chanteur) 216
André FRÉDÉRIQUE (journaliste Paris Match, poète) 87
les Frères Jacques (méta, chanteurs) 120

DF (oncle Dan du titre) 9, 24 —–
(1° épouse DF) (Elisabeth) 51, 265
Mimi (leur fille – 10/47) 84, 265
(2° épouse DF)(aka S.Peterson) 51
oncle Dan (sobriquet) 100
famille Filipacchi 39
Charles FILIPACCHI (oncle DF, frère Henri) 40
Edith BESNARD (mère DF – dite Didi*) 49, 55*, 57, 59-60-1, 69-75, 85, 113
Mme FILIPACCHI (grand-mère DF) 40-4,
Henri FILIPACCHI (père DF) 39-40-4, 113
(société) HACHETTE*-FILIPPACHI 10, 12*, 57*, 215, 219, 226, 257

Leonor FINI (peintre) 252
Ella FITZGERALD (chanteuse, méta*) 155,190*
Bernard FIXOT (éditeur) 243
Eileen FORD (agence mannequins) 149
Larry FLINT (homme de presse) 244
Sylvain FLOIRAT * (patron En°1) 178, 188-9, 221, 246, 247*
Simone FLOIRAT (fille du précédent) 191, 246
Claude FRANÇOIS (aka Cloclo) 223
Tony FRANK (photog. SLC) 217
Jean FRYDMAN (liquidateur Barclay) 124, 189

G(32)
Jean GABIN (acteur) 80
Pierre GALANTE (photog. mondain,époux O. de Havilland) 30
France GALL (chanteuse, fils Debarge) 217
Les Gam’s (groupe chanteuses concert Nation*) 194, 202*
Jacques GAROFALO (photog. Poly) 30
Gégé (chef comptable DF) 219
Clémence GÉGAUFF (actrice, fille de Paul et Danielle) 231, 234
Paul GÉGAUFF (scénariste) 231-2-5 (sa femme Danielle, leur fils Frédéric)
Jean GENET (écrivain, photo truquée DF de une Samedi soir) 83
Georgel (coiffeur) 106
Danyel GÉRARD (chanteur concert Nation*) 202*
Gérard GÉRY (photg. Paparazzo) 30, 34
Francis GIACOBETTI (journaliste Télé7j puis Lui) 171, 221
Dizzy GILLESPIE (jazzman trompette) 110, 136, 155
Jean-Louis GINIBRE (dir. rédac Georges et HFM) 249
Billy Gluboh (lecteur imaginaire) 218
(Jean-Luc) GODARD (réal) 231, 265
Marielle GOITSCHEL (skieuse méta) 54
Evelyne GOLDMAN (amie DF) 75
Babs GONZALES (jazzman chanteur ami DF) 136, 139, 166
Dexter GORDON (jazzman saxophone) 155
Jean-Paul GOUDE (graphiste illustrateur) 226
François GRAGNON (photog.paparazzo) 30
Cary GRANT (acteur, méta) 36
Norman GRANZ (producteur de spectacles US) 127
Benno* GRAZIANI (photographe) 24-5, 26*
Freddie GREEN (jazzman guitare) 144
Julien GREEN (écrivain, méta) 9
(Ernesto) Che GUEVARA (homme d’état, méta) 53
Jimmy GUIFFRE (jazzman saxophone) 149
Sacha GUITRY* (réf. F. Périer) 22, 35*
Guiguite ((ouvreuse boite St-Germain) 80

H(13)
Patrice HABANS (photog.paparazzo) 30
Hachette (groupe de presse aka La Pieuvre verte) 241, 245
Johnny* HALLYDAY (chanteur) 183, 194,199,202*, 208*, 247
Lionel HAMPTON (jazzman piano CO) 136
Guillaume HANOTEAU (photog. Match) 87
Duane HANSON (sculpteur) 259
Françoise* HARDY (chanteuse) 195-6-7, (la Grande)198 , 199*, 207*, 211, 218,225*, 227*, 266*
Pierre HEBEY (avocat DF – JMP, sa femme Geneviève) 209
Hugh HEFNER (homme de presse proprio Playboy…) 242
Marcel HERRAND (acteur) 130
Billie HOLYDAY (chanteuse) 111, 162, 164
Jacqueline HUET (speakrine télé) 178
Saddam HUSSEIN (chef d’état, méta) 12

I(2)
Île-de-France (paquebot 1951) 105
IZIS (photog. Artiste) 30,91

J(13)
J3 (groupe ados – pièce de théâtre) 185
Max JACOB (écrivain poète) 77
Just JAECKIN (photog débuts MAT puis réal) 217
Mick JAGGER* (chanteur) 225, 238*
Jamie (épouse Pagniez) 182
Maurice JARNOUX (photog.artiste) 30
Jésus Christ 243
Jeux Olympiques 1948 113
Léo JOANNON (réal.) 149
Jay Jay JOHNSON (jazzman trombone) 127
Philly Joe JONES (jazzman batterie) 140
Frankie JORDAN (chanteur) 194
Louis JOUVET (réf. F. Périer) 22-3, 35*

K(9)
Frida KAHLO (peintre) 250
Harold KAY (animateur radio) 27
Grace KELLY (actrice) 30
John John KENNEDY (fils de JFK, homme de presse) 248 (héritier des Kennedy)
Jack KEROUAC (méta)(écrivain) 137
Patrick KESSEL (journaliste Match – neveu de Joseph) 87
Rina KETTY (chanteuse, méta) 120
Al KILLIAN (jazzman trompette) 113
Jean-Claude KILLY (sportif ski,méta) 54
Pannonica (de) KOENIGSWARTER (photographe) 111 (mécène jazz), 119

L(25)
André LACAZE (dir. Rédac Paris Match) 32, 34
Lady Di (ana Spencer) (ex-princesse) 213
Jean-Luc LAGARDÈRE (homme d’affaires) 191, 245-6
Wilfredo LAM (peintre) 251
Catherine LANGEAIS (speakrine animatrice télé) 171
Henri LANGLOIS (critique cinéma) 264-5
Dominique LANZMANN (docteure santé) 10
Jacques LANZMANN (journaliste Lui) 221, 227
Lawrence d’ARABIE (méta) 97
Hélène LAZAREFF (épouse du suivant) 106
Pierre LAZAREFF (homme de presse) 88-9, 106, 222
José LE DIELOU (cousin DF) 81
Albert LEBRUN (homme d’État) 9
Jacques LEBODO (journaliste télé7j) 178
Claude LELOUCH (réal) 224
Bernard LELOUP (photog. SLC) 217
John LENNON (chanteur) 265
Stanislao LEPRI (peintre) 252
Pierre LESCURE (homme de télé) 210
Manuel LITRAN (photog. Artiste) 30
Julie LONDON (chanteuse) 136
Albert LONDRES (journaliste, méta) 34
LOSFELD (maison d’édition) 243
Jimmie LUNCEFORD (jazzman saxo CO) 72
Claude LUTER (jazzman clarinette CO) 80, 116

M(42)
Dora MAAR (photographe) (Flore*) 74
(René) MAGRITTE (peintre) 251-2
Mai 68 (méta Libération*) 79*, 264
Liliane MAIGNÉ (actrice)
Astrid* MAILLET-CONTOZ (compagne D.Lanzmann)(ouDF**) 10, 17*, 97**, 99*, 104*
Léo MALET (et Nestor Burma, méta) 83
André MALRAUX (homme politique) 265
Jean MANZON (photog. Guerre) 30
Lionel MARCU (associé Edith F.) 113
Marignan (salle de cinéma Champs-Elysées) 59
Marino MARINI (auteur,chanteur) 23
Pee Wee MARQUETTE (portier-nain du Birdland NYC) 108
Jane MARTINI (animatrice club avec Evelyn Robinson) 143-4-5
Henri MATISSE (repro. HF) 55
Charles MATTON (photog. peintre) 226
Charles MAURRAS (DF paparazzo sous le lit de mort) 92
Georges MÉNAGER (photog. Paparazzo) 30
Louis MERLIN (dégé E. n°1) 121
Jean MERMOZ (aviateur métaphore) 33
Robert MEUNIER DU HOUSSOYE (pédégé Hachette) 182
Mezz MEZZROW (jazzman clarinette) 85
Michaël (ami Henri F) 47-8, 55
Gérard MILLE (décorateur, frère du suivant) 91
Hervé MILLE (rédac. Match) 34, 88, 90, 91,189, 216
Charlie MINGUS (jazzman contrebasse) 110, 151
Eddy* MITCHELL(chanteur r’n’r) 172, 182, 199*
Modern Jazz Quartet (4 jazzmen) 140
Molière (réf.F. Périer) 36
Thelonious MONK (jazzman piano) 144
Gaston MONNERVILLE (homme politique) 107
Adrienne MONNIER (libraire rue de l’Odéon) 57
Yves MONTAND (chanteur, méta) 201
Monty (chanteur) 194
Gilbert MOREAU (assistant JMP) 188
Edgar MORIN (sociologue écrivain) 167
Lucien MORISSE (dir.musical E. n°1 – époux de Dalida*) 122, 165, 167, 201*
Jacky MOULIÈRE (chanteur) 194
Raymond MOULY (rédac chef SLC) 182
MOUSTACHE (jazzman batterie, Simone, sa femme) 80
(Wolfgang) MOZART (musicien, méta) 231
Gerry MULLIGAN (jazzman saxo CO) 149
Rupert MURDOCH (homme de presse/médias) 245

N(5)

Ray NANCE (jazzman trompette) 113
Natali (escort girl, Ukrainienne) 98
Ricky NELSON (acteur chanteur) 180
(Loring) Red NICHOLS (jazzman trompette) 78
Claude NOBS (agent spectacle suisse) 97, 102, 104

O(2)
patronage OLIER (club de foot religieux, rue d’Assas) 63
Kid ORY (jazzman trombone CO) 106

P(34)
Wolfgang PAALEN (peintre) 250
Michel PAJE (chanteur) 194
Régis* PAGNIEZ (sa fille, Anne*) 10, 14, 180-1-2, 197*, 215, 221, 226*, 266*
La Pastorale (maison 78 propriété DF) 240
François PATRICE (acteur, directeur Club St-Hilaire) 193
Charlie PARKER (jazzman saxo) 27, 110-1, 119-121, 151
Suzy PARKER (mannequin) 129
Gordon PARKS (journaliste Life) 93
(Louis) PASTEUR (lycée Neuilly) 129
(Jean-Michel) PEDRAZZINI (journaliste guerre Match) 34, 90
Marie-Charlotte PEDRAZZINI (journaliste Paris Match) 87
Irving PENN (photographe) 129
Sondra PETERSON (mannequin, épouse DF) 149
James C. PETRILLO (syndic musiciens) 141

Anne-Marie (PÉRIER) (sœur JMP) 211, 213-4-5, 238-9 (dir.pub.Lui), 243
Colette (femme du suivant) et sa mère Madeleine 213
François PÉRIER (fils de*) 14, 159*, 201(mon père), 237
Jean-Pierre PÉRIER (fils du précédent) 213
Pillu (nom de famille et surnom JMP) 14, 181, 185
Jacques POREL (grand-père JMP) 48
Jacqueline POREL (actice, mère JMP) 21
Marc POREL(acteur, frère JMP) 238

(Philippe) Pétain (maréchal) 93, 120, 247
André François PETIT (marchand d’art) 119
Edith PIAF (chanteuse) 190
(Pablo) PICASSO (Flore*) 74*, 77
Roger PIERRE (humoriste acteur) 127
POUCETTE (artiste peintre) 119
(Raymond) POULIDOR (méta) 255
Bud POWELL (jazzman piano) 110
Jacques PRÉVERT (chez H et EF)(Flore*) 58, 74*
Elvis PRESLEY (chanteur,méta) 200
Marcel PROUST (mort, 1922) 47, 56
(Jean) PROUVOST (homme de presse, lainier) 12, 32, 34, 85, 87-90, 93, 171, 178, 187-9, 222, 241

R(23)
Rainier (prince) 30
Ram RAMIREZ (jazzman piano) 142
Man RAY (peintre photographe) 251
Django REINHARDT (jazzman guitare) 58, 127
Réjane (comédienne, grand-mère JMP) 21
Arthur RIMBAUD (poète) 152
Jean RIGADE (journaliste Match) 85
(Jacques) RIVETTE (réal) 265
Willy RIZZO (photog. Mondain) 30
Max ROACH (jazzman batterie) 110, 111
Éric ROHMER* (réal) 231, 265*
Evelyn ROBINSON (animatrice club avec Jane Martini) 143-4-5-67
Ray Sugar ROBINSON (boxeur, frère de la précédente) 143, 147
Norman ROCKWELL (illustrateur) 137
Joelle ROLLAND (journalitse mode MAT) 217
les Rolling Stones (groupe) 225
Marcel ROMANO (intermédiaire musique) 141
Tino ROSSI(chanteur) 58, 112, 244
Ambroise ROUX (fils du suivant) 91
Monsieur ROUX (comptable Match) 91-2
Jean ROY (journaliste guerre Match) 34, 90, 93
Ernie ROYAL (jazzman trompette) 113
Pee Wee RUSSELL (jazzman clarinette) 11, 123

S(30)
Pierre SABBAGH (journaliste télé) 171
Jean SABLON (chanteur) 112
Collège Sainte-Barbe 77
Josette SAINTE MARIE (assistante DF E.n°1) 26
Yves SALGUES (écrivain parolier) 127
(Henri) SALVADOR*(chanteur) (sa femme Jacqueline) 23*, 26, 127, 159
Satan ou maudit Malin 182
Jean-Claude SAUER (photog. Mondain) 30
Jean-Paul SARTRE (philosophe écrivain) 9
Jacques SCHIFFRIN (éditeur) 58
Barbet SCHROEDER (réal) 231
Robert SCHUMAN (homme politique) 106
Pierre SECHET (publiciste DF) 126
Sergine (assisitante DF E.n°1) 33
Robert SERROU (journaliste spécial Pape Paris Match) 87
Nicolas SEYDOUX (rachat de Le Point, pédégé Gaumont) 248
Maurice SIEGEL (journaliste France Dimanche puis dir. E.n°1) 93, 119, 188-9
Simone SIGNORET (Flore*) 74*
Michou SIMON (photog. Mondain) 30
Franck SINATRA (chanteur) 224
Horace SILVER (jazzman piano) 139
Slip (surnom du bureau de DF dessiné par R.Pagniez) 215
Jimmy SMITH (jazzman orgue Hammond) 140
(Stephen) SPIELBERG (réal, méta) 187
Stella (chanteuse) 194
Bert STERN (réal. photog.) 137
les Stones (groupe) 225
la Sucrette (photographe Match) 175
Suzy (anim. radio E. n°1 avec chat) 165, 167
Sybille (mannequin) 132

T(18)
Maurice TABARD (photographe) 28, 130
Michel TAITTINGER (fortuné, critique SLC) 217
Nadine TALLIER (mannequin, future Nadine de Rotschild) 91
Rufino TAMAYO (peintre) 250
(Yves) TANGUY (peintre) 251
Dorothea TANNING (peintre) 251
Vince TAYLOR (chanteur, méta) 218
Téléphone (groupe) 238
Frank* TÉNOT (chronik Jazz hot, puis ami DF co-anim En°1) 10-11, 90,115, 122, 144*, 161*, 166*, 167*, 177*, 184*, 189*, 221*, 223*, 227*, 238*, 245*
Hervé TERANNE (journaliste Mademoiselle) 213
Roger THÉROND (rédac puis rédac chef Match) 33-4, 89, 91, 238, 241
Jean-Marc THIBAULT (humoriste acteur) 127
le TOUT-PARIS (méta) 87, 88, 217
(Charles) TRENET (chanteur) 9, 112
(François) TRUFFAUT (réal) 265
(Harry) TRUMAN (homme d’État) 108
Mao TSÉ-TOUNG (homme d’état) 242
Mike TYSON (boxeur) 249

U(3)
Georges ULMER (méta, chanteur) 120
Vanna URBINO (amie DF 1944) 79
René URTREGER (jazzman piano) 161

V(14)
Roger VADIM* (réal, méta) 88, 231*
Pierre VALS (photog. Artiste) 30
Vick VANCE (journaliste mondain Match) 3497-8
Sylvie* (VARTAN) (chanteuse) 182, 202*, 211*
groupe VENTILLARD (imprimeur) 83
Ray VENTURA (musicien, ami Henri F) 41
Marc VEYRAT (cuisinier) 51
Alexandre VIALATTE (journaliste écrivain) 87
Boris VIAN (écrivain, jazzman trompette) 116
René VITAL (photog.paparazzo) 30, 34
Saint Vincent (de Paul, méta) 266
Éric VINCENT (photog. SLC) 217
Hans VOGEL (ami Didi) 69
Voltaire (écrivain méta Gégauff) 233

W(10)
Dianah WASHINGTON (chanteuse) 144
Bruce WEBER (photog.)(méta) 137
Georges WALLACE (homme politique) 249
Georges WASHINGTON (homme d’état) 248
Frank WESS (jazzman saxophone) 144
Barney WILEN (jazzman saxophone) 156
Cootie WILLIAMS (jazzman trompette) 136
Nelson WILLIAMS (jazzman trompette) 113
Kai WINDING (jazzman trombone) 127
Jacques WOLFSOHN (da disques Vogue) 193, 194, 227

Y(2)
Yana (escort girl, Uktrainienne) 98
Tiny YOUNG (chanteuse) 194

Z(2)
Franco ZEFFIRELLI (réal) 243
Zizi (amie de la mère de JMP)(Monique Prunier) 157-8

 

Le feuilleton de l’attente :

ici
1. avec Bulle Ogier
2. avec Maria Schneider
3. avec Jean-Pierre Rassam
4. avec Raoul Jet Lévy

sur pendant le week-end :
sous TEC Cinéma on trouvera
– un index Bulle Ogier,
– un index Maria Schneider,
– trois index Jean-Pierre Rassam,
– deux index Raoul Lévy

Album (dispersion continue)

 

 

 

 

 

non, la colère, non – même si ça servait à quelque chose, c’est impossible, c’est sûrement trop tard – mais on reste en prison – on regarde quand même les choses qui passent (les images sont des choses) – elles me rappellent ce que je suis, de quoi je suis fait – il y a eu cet entretien que j’ai écouté, avec Allain Leprest

c’est un chanteur, un poète aussi bien qui disait « une chanson, c’est cinquante pour cent les mains » – c’est plus que d’avoir quelque chose avec les chansons (ou avec la chanson) – je regardais aussi cet entretien de Jacques Higelin (gaffe : lien vers facebook) (merci à Laurent Peyronnet) au sujet de Léo Ferré – mais oui, l’âme – j’aime assez les chansons comme j’aime les images –

(des tonnes : requiem pour un fou) les stars et les espions –

là elle joue dans « madame la juge » (une ex-avocate qui devient juge – série de 4 ou 6 je ne sais plus épisodes télé fin du siècle dernier années soixante-dix – elle nous a quitté en 85; au Père Lachaise avec son Montand à côté d’elle)

je lis un truc sur Marguerite (un truc, c’est petit de dire ça) sa biographie par Laure Adler (un folio (3417) acheté 3 euros chez momox) – le Jouvet avec cette actrice Asie du sud-est, Foun Sen (l’épouse de Léo Joannon (dont on tait les frasques avec la Continental – on ne les oublie pas cependant ) que j’ai croisé(e) dans le « Oncle Dan » dont je rapporte l’index, la semaine prochaine ici même) (elle tient de le rôle de l’assistante du télépathe Winckler (ainsi que l’un des personnages de « La vie mode d’emploi » (Georges Perec, Paris Hachette, 1978) et pseudonyme vivant)

incarné par Erich von Stroheim – puis avec Jany Holt (laquelle est, si je ne m’abuse, l’une des grand-mères de l’auteur, Jean-Marie Périer) (ça se passe dans « L’Alibi » (Pierre Chenal, 1937) – ce ne sont que des images et tous ces gens sont morts (ça ne change rien, ils sont là) – une image du Joli Mai

de Chris Marker (1962-3) (lion d’or vénitien, on peut le regarder comme le « Chronique d’un été » (Jean Rouch et Edgar Morin, 1961) des images de ces années-là) – j’avance tu sais mais pour quoi en faire et vers où, je ne sais pas bien – je repose celles-ci (je les aime tant) : attendre l’autobus sur les hauts de Lisbonne (il en est des tas, des hauts de cette ville)

discuter avec un voisin 

on ne le voit que mal, mais il est là – ici avec probablement sa femme

dans « Le tramway de la ligne 28 » (Denis Pasquier, chez l’auteur, 2020) – cette vie-là, dehors et riante – bien d’autres choses sans doute mais que j’oublie – il faudrait garder ces choses, les inscrire dans un album pour tenter de se rassurer sur son existence – et la leur –

on a presque oublié qu’on allait lire le journal en terrasse, café verre d’eau – ici le trottoir de la droite de la rue de Verneuil – et puis encore trois images

de ces nuages

plutôt merveilleux (du côté de l’Alaska)

sans doute reviens-je de (ou vais-je) loin pour ne pas regarder ce qui se passe ici et maintenant – cette honte et ce décharnement de l’hôpital pour aboutir à celui de la sécurité sociale, les avancées dues à l’issue de deux guerres mondiales – la résistance, et son conseil national – poubelle de l’histoire capitaliste – se battre et mourir – la publicité et le marketing – l’ordure – j’en finis avec cette image rézosocio – on s’y rappelle souvent à votre bon souvenir (des images pour vous y aider, quelque chose de tellement beau (le souvenir) utilisé pour quelque chose d’abject – (on peut remarquer le genre des photographes saisi par cette image) cette charmante Varda, M veste rouge fils (de Louis) et petit fils (d’Andrée) et l’artiste de rue JR (Cannes hors compétition, présentation de « Visages, villages » voilà non pas 2 mais 4 ans) (quoi qu’il puisse arriver, la publicité comme le marketing et leurs avatars (dont le rézosocio est le parangon immonde) (mais une immondice d’un organisme immonde devient-elle autre chose ?), quoi qu’il puisse en être de ces forces, rien n’attentera jamais à l’amour qu’on a pour ces gens)