Album (dispersion continue)

 

 

 

 

 

non, la colère, non – même si ça servait à quelque chose, c’est impossible, c’est sûrement trop tard – mais on reste en prison – on regarde quand même les choses qui passent (les images sont des choses) – elles me rappellent ce que je suis, de quoi je suis fait – il y a eu cet entretien que j’ai écouté, avec Allain Leprest

c’est un chanteur, un poète aussi bien qui disait « une chanson, c’est cinquante pour cent les mains » – c’est plus que d’avoir quelque chose avec les chansons (ou avec la chanson) – je regardais aussi cet entretien de Jacques Higelin (gaffe : lien vers facebook) (merci à Laurent Peyronnet) au sujet de Léo Ferré – mais oui, l’âme – j’aime assez les chansons comme j’aime les images –

(des tonnes : requiem pour un fou) les stars et les espions –

là elle joue dans « madame la juge » (une ex-avocate qui devient juge – série de 4 ou 6 je ne sais plus épisodes télé fin du siècle dernier années soixante-dix – elle nous a quitté en 85; au Père Lachaise avec son Montand à côté d’elle)

je lis un truc sur Marguerite (un truc, c’est petit de dire ça) sa biographie par Laure Adler (un folio (3417) acheté 3 euros chez momox) – le Jouvet avec cette actrice Asie du sud-est, Foun Sen (l’épouse de Léo Joannon (dont on tait les frasques avec la Continental – on ne les oublie pas cependant ) que j’ai croisé(e) dans le « Oncle Dan » dont je rapporte l’index, la semaine prochaine ici même) (elle tient de le rôle de l’assistante du télépathe Winckler (ainsi que l’un des personnages de « La vie mode d’emploi » (Georges Perec, Paris Hachette, 1978) et pseudonyme vivant)

incarné par Erich von Stroheim – puis avec Jany Holt (laquelle est, si je ne m’abuse, l’une des grand-mères de l’auteur, Jean-Marie Périer) (ça se passe dans « L’Alibi » (Pierre Chenal, 1937) – ce ne sont que des images et tous ces gens sont morts (ça ne change rien, ils sont là) – une image du Joli Mai

de Chris Marker (1962-3) (lion d’or vénitien, on peut le regarder comme le « Chronique d’un été » (Jean Rouch et Edgar Morin, 1961) des images de ces années-là) – j’avance tu sais mais pour quoi en faire et vers où, je ne sais pas bien – je repose celles-ci (je les aime tant) : attendre l’autobus sur les hauts de Lisbonne (il en est des tas, des hauts de cette ville)

discuter avec un voisin 

on ne le voit que mal, mais il est là – ici avec probablement sa femme

dans « Le tramway de la ligne 28 » (Denis Pasquier, chez l’auteur, 2020) – cette vie-là, dehors et riante – bien d’autres choses sans doute mais que j’oublie – il faudrait garder ces choses, les inscrire dans un album pour tenter de se rassurer sur son existence – et la leur –

on a presque oublié qu’on allait lire le journal en terrasse, café verre d’eau – ici le trottoir de la droite de la rue de Verneuil – et puis encore trois images

de ces nuages

plutôt merveilleux (du côté de l’Alaska)

sans doute reviens-je de (ou vais-je) loin pour ne pas regarder ce qui se passe ici et maintenant – cette honte et ce décharnement de l’hôpital pour aboutir à celui de la sécurité sociale, les avancées dues à l’issue de deux guerres mondiales – la résistance, et son conseil national – poubelle de l’histoire capitaliste – se battre et mourir – la publicité et le marketing – l’ordure – j’en finis avec cette image rézosocio – on s’y rappelle souvent à votre bon souvenir (des images pour vous y aider, quelque chose de tellement beau (le souvenir) utilisé pour quelque chose d’abject – (on peut remarquer le genre des photographes saisi par cette image) cette charmante Varda, M veste rouge fils (de Louis) et petit fils (d’Andrée) et l’artiste de rue JR (Cannes hors compétition, présentation de « Visages, villages » voilà non pas 2 mais 4 ans) (quoi qu’il puisse arriver, la publicité comme le marketing et leurs avatars (dont le rézosocio est le parangon immonde) (mais une immondice d’un organisme immonde devient-elle autre chose ?), quoi qu’il puisse en être de ces forces, rien n’attentera jamais à l’amour qu’on a pour ces gens)

Carte postale d’ailleurs d’ici de ci de là

 

 

 

 

il y a dans cette maison[] quelques vues d’ailleurs parce que l’atmosphère à Babylone est assez irrespirable – ouvrir les yeux, fermer la télé, la radio, l’ordinateur – débrancher le zoum – oublier les accidents, les Birman.es et le reste du monde (les phynances étant ce qu’elles sont, on a cessé d’acheter le journal on n’a pas renouvelé l’abonnement on est dans un sale état mais ça reste confiant en l’avenir – on attend de pied ferme (comme on dit) le client – il n’y a cependant personne sur le rond-point, personne sur la pelouse légèrement pelée et personne à l’agène-da)

ce sont images du bout du monde (enfin de quel monde, je ne sais pas – du côté de Fairbanks, Alaska) ici il fait encore assez paisible – là c’est le même endroit (pratiquement) mais à une autre époque de l’année

il faut bien que je m’éloigne un peu – c’est que la vie n’est jamais simple – je ne me plains pas je constate – ici une espèce de contre champ en plein jour

ça nous change un peu – il fait beau comme ici – il fait froid semble-t-il – les millions et les millions d’individus qui œuvrent, actent, vont viennent – empêchés par cette saloperie de virus – je lisais des  articles sur l’Inde (l’abject personnage qui s’y complaît), sur la Turquie (même constat) – je vais avoir du mal mais tant pis, j’essaye : outre la promenade (j’y suis l’obligé de Olivier Hodasava, pour son Dreamland), quelque atelier où on va se souvenir de la naissance du grand Charles (pas celui-là, enfin comme disait l’un de mes oncles « je me comprends ») c’était au temps où on mangeait au resto U (Mabillon, ou Albert Châtelet) – désargentés (un soir de Noël nous y trouva) et on passait par la rue Jacob sur cette petite placette (innommée encore crois-je)

(cette image d’Atget Eugène date de la fin du siècle dix-neuf de cette ère il me semble) à peu près du même angle, celle-ci de l’année vingt de celui-ci, de siècle

sans doute a-t-on détruit quelque construction, gauche cadre – on y a planté des arbres – l’hôtel du Maroc où séjourna Baudelaire un moment, c’est la porte bleue – on passait par là (le palmier, premier plan, les deux peupliers)

(le tout petit troisième, à gauche) on allait à la table d’Italie (elle n’existe plus, un peu plus haut dans la rue)  (au six neuf) qui se tenait dans cette officine

poissonnerie (le cadre de la vitrine a été conservé) – ça a toujours été un endroit pour friqués même si on y croisait Albert Cossery sapé comme un prince – ce carrefour

où croissent trois ou quatre arbres

et cette rue de galeristes – il y a celle-ci, dans les noirs (dont on parlait ici)

il s’y trouve toujours ce souvenir

un jour, j’avais la mission de céder une reproduction originale (j’aime beaucoup cet oxymore) (signée, numérotée, sous cadre « dans son jus » m’avait dit un expert d’Artcurial, une galerie assez huppée du bas des Champs-Elysées, installée dans l’immeuble du canard appartenant à l’avionneur ami des chefs d’état (son petit-fils, je crois, vient de décéder dans un accident d’hélicoptère – celui qui a pêché par les armes…) quelque part, en bas de la rue, je crois bien que c’était là

(gauche cadre, avec un chapeau, elle passe) je tenais cette œuvre de mon oncle italiano-lybien qui produisait vins et huiles d’olives (le tableau était-il dans le salon au miroir vénitien, je ne saurais te le dire) en Tunisie – puis il en fut plus ou moins chassé, s’installa donc en Italie – le tableau était-il au mur du salon, là où, sous le miroir en forme de soleil, on s’asseyait dans des canapés de cuir blanc, je ne sais pas le dire non plus – mais regardant cette rue (elle est de Seine) est apparue dans une vitrine cette représentation

laquelle est, pour moi, récompense

 

billet en dédicace à CE., pour marquer (or donc) le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire (et à l’atelier d’écriture initié par François Bon)

 

 

 

souvenirs

 

 

 

il y a certainement des endroits où on aimerait tant aller – j’avais à l’idée cette chanson (Gérard Manset, La mer Rouge) qui me faisait souvenir de cet aventurier, et  de ses trafics d’armes ou d’êtres humains – c’était l’époque, le début dit-on parfois de la fin qui nous échoit ces temps-ci avec cette joyeuse maladie qui nous emprisonne dans nos propres errements (la planète n’en a juste rien à faire, tsais) (les océans s’acidifient, et alors ? les températures montent ici, descendent là, et après ?) – et puis comme on sait, elle n’empêche rien, cette maladie – les affaires sont les affaires, on enrichit l’uranium afin de se doter du graal – l’imbécillité humaine est sans fond – là-bas on emprisonne des savantes (c’est pour ça, ce billet, tu vas voir) (mais je ne vais pas la nommer, elle est assignée à résidence, à son poignet un bracelet comme en portent les repris de justice) et samedi dernier, un certain François Nicoullaud (oui, c’est dans la vraie vie, me dis-je) (sous le lien, un article de Libé), ancien ambassadeur de notre beau pays en Iran il y a quelques années, est décédé. Ici, à Paris (ici, c’est à Paris, pardon). Alors ces quelques images que j’ai trouvées grâce à lui (car c’est à Suez qu’il est né, alors me dit-on, Port Tewfik – il est né en Égypte, et sa vie (pas que professionnelle) durant il a œuvré pour qu’advienne la paix). Ça ne fait rien, je me permets de poser ces images dans la maison, elles indiquent des réponses (l’envie de partir sans doute) à la question « c’est comment par là-bas ? » même si elles ne montrent que des plans – on y sent la chaleur, c’est déjà ça de pris…

souvent ce genre d’image m’indique que je ne prends que ce qui ressemble à ce que j’imaginais * – mais tant pis, un porte-conteneurs…

– elles viennent aussi des bords du canal – mais très souvent (ce sont des images posées là par des gens et pas le robot) elles vantent des hôtels

j’aime le bateau droite cadre, et devant la petite silhouette –

est-on le matin, est-ce le soir ? – est-ce quelque chose de la merveille de l’enfance – les bateaux surtout

lesquels croisent à longueur d’année

n’importe encore – non, juste pour dire aussi que samedi dernier, c’était le nouvel an en Iran, Norouz ils appellent ça (elles aussi) ça veut dire le printemps – et celle pour laquelle ce billet tente de garder souvenir – tente et y parvient – a posté à son comité de soutient cette merveille de pierres turquoises – c’est l’an nouveau 1400, soit un nouveau siècle… Des choses changeront-elles ?

*add. du 25 mars vers trois et demie :
j’avais oublié, mais il y a cette image (un dessin, sans doute, mais du point de vue du bateau) du canal de Suez, dans le cahier de mon père (7 ans jour pour jour – ça me donne de l’espoir, tu vois) (j’en manque tant)

Carte postale de la place

 

 

 

 

pas de danger qu’on s’en aille – et pourtant, c’est pas l’envie qui manque  (d’ici que le petit cintré hypocrite en bleu informe qu’on va nous refoutre en prison, y’a pas des kilomètres) (font braire) (des images de la place, pour la peine)

y’a quand même du monde, avoue – de jour de plus haut ?

ça poireaute pour entrer dans la basilique (entrée 10 euros minimum non? le trésor, je ne veux pas le savoir) – dommage pour la deuxième colonne (saint Théodore terrassant le caïman sublime) – si ça se trouve je n’irai plus de ma vie, seulement en image, et après ? là c’est plutôt l’hiver l’après midi – et là

plutôt l’été – sont nombreux quand même (on nous a épargné les volatiles) – il y en a tant, tu ne peux pas imagines pas comme disait ma tante – ça existe aussi la nuit avec la pleine lune si ça peut t’arranger

y’a moins de monde, sans doute – tard le soir – ou jours de pandémie (du temps où il ne s’agissait pas d’opérette et de volonté de foutre à bas le système de santé hérité du conseil de la Résistance – dormons tranquille, les travaux de l’Hôtel-Dieu, Paris capitale du monde, tendant à transformer cet hôpital en centre commercial vont très bon train, on remercie) (c’est central, oui, et bientôt et les jeux olympiques, et la samaritaine tu comprends) ou alors aussi sous l’eau, la punta, l’aqua alta (ils ont le Mose remarque bien aussi – le barrage contre cette marée… 10 ? 12 ? 20 ? (milliards d’euros))

et pour finir, une calmement le matin – tranquillement – doucement – cette sérénité…

(je vais faire du café, allez) courage surtout –

attendre attendre (RJL 1)

 

 

Cette histoire s’inscrit dans une suite réfléchie (mais pas tant) de tentatives d’index(ation) – le tout s’exprime à cause d’essais de se souvenir des années soixante et soixante dix – ces essais datent de bien des années, sans doute pour le dernier segment, du temps où paraissait le « ceci n’est pas une auto-biographie » (2012) mis en avant par une émission de radio, retrouvée ensuite puis retranscrite (l’onctuosité de l’animateur, la suffisance de l’interviewé – la connivence, l’hagiographie, la promotion, la communication) – et même bien avant : la genèse de cette tentative s’écrit un peu dans cette maison inhabitée désaffectée meublée décorée sans goût sans apprêt faite pour plaire et susciter quelque désir de la part de ceux (et celles) (en couple, souvent) (avec enfants parfois) qui la visitent (on voit le défi qu’on relève – on se sent bien seul – sans jamais y parvenir – le monde ne nous mérite pas, certes) – dans vingt ans, celle qu’ils auront achetée ne sera plus – en bordure de ville, non loin des enseignes brillantes de scintillements faussement malhabiles – inspirant l’envie – la joie de vivre et le bonheur – un rond point, en contrebas, inutile et asséché, et la pelouse qui descend vers lui en pente douce – une maison factice peut-être pour certain.es, mais qui peut savoir ? tellement tentant pour d’autres ? – peut-être, mais surtout pour le rédacteur, quelque chose de son enfance – la question serait peut-être : pourquoi dans cette boue se mouvoir ? Ella Fitzgerald chante; Simone de Beauvoir (Ingrid Galster, biographe) et Nathalie Sarraute (Huguette Bouchardeau, biographe) écrivent comme Marguerite Duras (Laure Adler, biographe) ; nous préférons peut-être le « populaire »… Ce serait à élucider (ce sera pour une autre fois)

Donc par principe je pose ça là, je ne suis pas certain que ça serve – je ne suis pas certain qu’il faille lire tout de a à z (le cas de le dire) – c’est quand même du lourd : quelque chose comme deux cents entrées… – mais parfois, on pourra croiser des gens des noms des évocations assez étonnantes (je n’ai pas d’exemple) mais par trois ou quatre fois, des listes intérieures (en lecture transversale je suppose) : celle des invités du réveillon de 1960 à Orsay; celle de l’idéologie de l’Express (organe créé par JJS pour, entre autres certes, son auto-promotion – en italique); celle des remerciés en fin d’ouvrage (R); celle des membres du jury du prix RJL créé après sa mort en son souvenir sans doute (deux éditions : on oublie…) (j); celle des individus fréquentant la Colombe d’Or; celle des producteurs dits « Livoniens »; celle de la famille, celle des individus qui servent le héros, etc…
Les très proches amis de RJL se retrouveront (probablement) dans le croisement de R (remerciements) et (j) jury du prix.

Ce qu’il y a de certain, c’est que c’est une bonne maison

il s’agit de l’histoire d’un film dont on a tiré celle d’un producteur, RJL (Raoul Joseph (aka Jet) Lévy, anversois, naissance en 22, décès fin 66) – ou l’inverse – le livre est écrit par le fils d’un autre producteur (Daniel Bauby, abusé) (mais comment en vouloir à ce Raoul, tellement séduisant ?) par le héros (Raoul toujours)  – il relate donc les quelque quarante quatre ans du Raoul sur ce monde, dix-sept ans lorsqu’éclate la deuxième guerre – ici une image qui date d’un peu plus tard que l’époque du film (avec BB, née en 34 à Paris)

le film c’est « Et Dieu créa… la femme » (1956) (il a 34 ans; rien que le titre en dit long sur la mégalomanie du bonhomme) réalisation Roger Vadim (28 ans, né à Paris 5 – époux de BB (née en 34, à Paris 15, au 5 place Violet) depuis 4 ans, ils divorceront l’année prochaine), coup de force auprès d’un Curd Jürgens (né en 15 en Bavière – 41 ans ) qui apporte l’image de la réussite (c’est alors une star) auprès des banques – son rôle écrit à la va-vite, c’est ainsi que les choses se passent quelques fois – un Jean-Louis Trintignant (26 ans) (il est de 30 – à Piolenc, à côté d’Orange) (dans dix ans l’homme d’ « Un homme et une femme » (Claude Lelouch, 1966) palme d’or à Cannes, ex-aequo), un Georges Poujouly (des « Jeux interdits » (René Clément, 1952) né en 40 à Garches – 16 ans donc) – ce film, vu il y a bien longtemps et sans nécessité de le revoir, ce film compte surtout par le scandale qu’il a provoqué (une fille nue, légère, libre, un peu concon – des hommes ébahis, tout entiers subjugués par une libido de trentenaire (les uns en avance, les autres en retard) – on s’en fout (ou on aurait cette tendance) – au plan symbolique (je ne me souviens plus mais certainement sa famille d’adoption fait la cuisine, pas elle ? je ne sais plus, mais) il s’agit de cette époque où on s’est emparé de cette liberté pour vendre des robots intitulés « marie » et cetera tu vois quoi – le producteur de cette affaire-là n’en savait pas trop grand chose (il est quand même crédité au scénario), mais enfin il avait passé la trentaine, un fils une femme et une tripotée de maîtresses en conduisant une décapotable, prenait l’avion pour New-York ainsi que moi le métro pour Châtelet… Menteur, hâbleur, voleur très probablement (pas mal de vices, sans doute, dans un monde corseté par une morale rigide et con – c’est plus facile à dire à soixante dix ans de distance, je sais bien) réalisation production distribution exploitation : un succès mondial… Le voilà riche à millions – et puis et puis… la roue tourne ? peut-être bien

ici avec une bande de jeunes gens, à Saint-Tropez encore, quelque dix ans plus tard (il est en haut de la pyramide, avec ses lunettes de soleil) et quelques mois plus tard, il en aura fini – la chronique annonce qu’il s’est suicidé – il avait été trouver la jeune femme (elle a 23 ans, il en a 44) à lunettes de soleil du rang du dessous sur l’image avec une carabine chargée pour lui dire adieu (tu vois comme ça tient la route, cette affaire) et cognant contre la porte sans doute avec l’arme, elle est partie l’atteignant au bas ventre (artère fémorale sectionnée, dit-on, et mort dans la demi-heure : adieu Raoul). Rien de folichon, comme on voit (ce dernier épisode, le 31 décembre soixante six).
Or donc, il s’agit d’un livre sans index (ici la couverture bizarrement taillée…)

des sourires tellement faux (il faut dire qu’il joue très mal la comédie sauf peut-être auprès des financiers) – Belmondo à gauche (il est de 33 à Neuilly-sur-Seine) au centre Jeanne Moreau (elle est de 28, à Paris) photo sans doute prise en 60, au moment de « Moderato cantabile » (Peter Brook, 1960) – alors Raoul aventurier si on veut (il a tenté longuement la production d’un film sur Marco Polo qui a vraiment foiré, il s’est endetté, le film (assez merdique parce que mal produit) n’a pas marché) – on verra (comme plus tard et Jean-Pierre Rassam (dix ans plus tard) et Claude Berri) qu’il a adopté pour l’art contemporain une espèce de goût décoratif – une machine à produire des films de cinéma à l’ancienne disons (ses héros sont Darryl Zanuck et Harry Cohn, mais aussi Mike Todd) – il s’est sans doute (ou il a été) arrêté peut-être trop tôt…

 

Index en forme aussi de glossaire.

Raoul Lévy ( 14 avril 1922- 1°janvier 1967)
Surnoms : le Belge ; l’Aviateur; le Mexicain ; Abrashka ; R . Jet L. ; « Bob » ;

(j) : membres du jury du prix RJL (cinéma) décerné 2 fois
R : remerciements de l’auteur p 237-8

 

 

Alvar AALTO (archietcte Finlande) 131
Marcel ACHARD 66
Mr. Achard (armurier, St. Tropez) 212
Alain (idéologie Express) 85
Frank ALAMO (chanteur) 182
Alexandre (coiffeur dames Paris) 156
les AMIC (couple NYC ami RJL) 201
Jean ANDRÉ (décorateur, ami RJL) 82, 119, 131, 142
Jean ANOUILH* 158-9*
(Michelangelo) ANTONIONI 87
Pedro ARMANDARIZ (acteur mexicain) 49
Françoise ARNOUL (Colombe d’or*) 65, 127*, R
Grégoire ASLAN 137
Olivier ASSAYAS (réal) 224, R
(Jean) AURENCHE (scénar.) 55
Richard AVEDON (photographe) 132
princesse ASHRAF (sœur chah d’Iran) 121
Michel AUDIARD (scénar) 48, 173, 183
Yvan AUDOUARD (journaliste Arts) 230
Gae AULENTI (designer,lampe Pipistrello) 110
Claude AUTANT-LARA* (réal) 52, 77*, 93-4*, 179*
Charles AZNAVOUR (beau-frère de C. Garvarentz) 158, 213

Babitch (employé RJL Yougoslavie) 141
Babette 84
(Francis) BACON (peintre) 204
Jacques BAR (prod.) R
Eddie BARCLAY* 183*, 186
Barbarella (héroïne BD) 162
BB (Brigitte*) (Bardot**) 11, 18, 21*, 22-22**, 24, 25**, 30, 60**, 63-67, 70-1, 77, 79, 83, 86, 101, 104-5-6-7, 117, 123, 125, 154, 183, 184**, 199*, 204**, 207, 217**, 227, R
Nicolas (fils de BB) 106
Jean-Dominique BAUBY (livre RJL auteur) 12
mon père/papa/(Daniel) BAUBY (prod.dist.) 12-15, 41, 51, R
les BEATLES 150
Georges B(E)AUME (agent A. Delon) 117, 140, 176
Guy BEDOS (humoriste télé 31-12-66) 213
Sidney BECHET 79
Jacqueline BELACHIC(K) (prod.) R
Harry BELLAFONTE (invité 31-12-60*) 79, 111*
Jean-Paul BELMONDO* 99, 101*, 121,
Robert BENTON (scénar.) 205
Jacques BERNARD-DUPONT (DG ORTF) 213
(Joseph) BERCHOLTZ (prod.) (LIV) 43
Ingmar BERGMAN 117
Bergruen (marchand d’art) 157
Sarah BERNHARDT (comparaison J. Moreau*) 58, 99*, 117
Alain BERNHEIM (agent artis.) 54, 56
Léonard BERNSTEIN (musicien) 132
Marcel BLEUSTEIN-BLANCHET 42
LucienBODARD (journaliste) 81
(Humphrey) BOGART 67
BOKRON (?) (prod.) (LIV) 43
Bonaparte 167
Raymond BORDERIE (prod) 55
Boris (prop. hôtel Royal, Katmandou) 120
Boucheron (joaillier) 156
Michel BOUQUET (voix dans Marco Polo) 173
Christian BOURGOIS (éditeur, ami RJL) 160, 179, 227(j), R
Philippe BOUVARD (chroniqueur) 174
James BOWER (physicien, espion CIA) 188
Stephen BOYD (acteur) 70
(Georges)BRAQUE (peintre, coll. RJL) (Colombe d’or*) 75, 127*
Georges BRASSENS 70
Pierre BRAUNBERGER (prod.) 198
(Victor) BRAUNER (peintre, coll. RJL) 110
Hervé BROMBERGER (réal) 13, 53,
Peter BROOK (réal) 97, 100, 179
Horst BUCHHOLZ (acteur Marco Polo) 158, 165, 175
Christian BUGAIN (?) R
Bernard BUFFET (peintre illustrations) 75

CANTINFLAS (comique mexicain) 36, 71
Pierre CARDIN (métaphore) 162
Carmina Burana (musique) 155
Martine CAROL 120
Leslie CARON 190
(Jean-Pierre) CASSEL 101
Jean CASTEL (gérant, chez) R
Jean CAU (journaliste Paris Match) 15, 86-7, 131, 181, 185, 200, 204, 227(j)
professeur CAUCHOIX (père Stéphanie maitresse RJL) 155
Alain CAVALIER (réal) 199
Céline (LF Destouches) 173
CÉSAR (sculpteur) (31/12/60*) 111*, 131-2, 173, 227, 227(j), R
(Claude) CHABROL 86
(Marc) CHAGALL(coll. RJL Le Clown) 85
Raymond CHANDLER (héroïne à la) 72
(Jean-Philippe) CHARBONNIER (photographe Express) 86
Jacques CHARRIER* 87, 95, 101*, 106
F.R Chateaubriand (idéologie Express) 85
docteur CHAWAT (médecin RJL) 125
Jacques CHAZOT (danseur, mondain) 211
Mr.CHÉRET (comptable CNC) 158
Alix CHEVASSU (playboy) 182
Édouard CHOURTCHINE (père de Berthe,grand-père RJL) 26, 229, 231
Georges CHOURTCHINE (frère du précédent) 27, 35
CHRISTIAN-JAQUE (réal.) 84, 118-9-20, 137, 150, 158, 179
Winston CHURCHILL 31, 64
(Angelo) Ciffonelli (tailleur RJL) 75, R
René CLAIR (réal.) 57
René CLÉMENT (réal.) 75, 86
Montgomery CLIFT 169, 189-93, 198, 207
(Henri-Georges) CLOUZOT (Colombe d’or*) 86, 87, 94-5, 101-2, 127*, 157, 179
Véra CLOUZOT (femme du précédent) 95, 102, 108
(Jean) COCTEAU 66
Confucius (idéologie Express) 85
Harry COHN (prod. Columbia) 36, 58, 67, 95, 140
Jean-François COLOSIMO (éditeur) R
Eddie CONSTANTINE 179
Francis COSNE (prod. Angélique(s)) 108
Albert COSSERY (auteur) 69
(René) COTY (homme d’état) (et mme) 57
Nicole COURCEL 190
Raoul COUTARD (chef op) 129, 180, 192-3, R
Georges CRAVENNE* (attaché de presse) (31/12/60**) 49, 55, 56,65, 79*, 80, 111**,(Colombe d’or***) 127***, 143*, 177* 210, 215*, 216, 219, 227(j), R
Franco CRISTALDI (prod. époux G. Lollobrigida) 126, 129

Marie DABADIE (journaliste, dernière maîtresse RJL) 228, R
Dalida 94
Georges DANCIGERS (prod.) 184
Raymond DANON (prod.) 149
Sophie DAUMIER (humoriste; nuit du 31-12-66) 213
DEBELMAS (comptable) 78, 86, 93, 104, 119, 121, 123-6, 130, 138, 142
Henri DECAE (chef op) 129
Henri DECOIN (réal) 56
Geneviève DE COLMONT (St.Tropez) 182
Odette (de Crécy) (héroïne de M . Proust, comparaison J. Moreau) 99
Gaston DEFERRE (futur ministre) 131
(Charles) DE GAULLE 29, 77, 83, 150
Hugues DE GEORGIS (prof. Anglais) 160, R
Catherine DE KAROLY R
Suzy DELAIR 91
Dolorès DEL RIO 49
Denis DE LA PATELLIÈRE  (réal) 158-9, 176, R
Jean DELANNOY (réal) 57
Robert DELAUNAY (coll. RJL Les footballeurs)(Colombe d’or*) 85, 127*
Alain DELON 117, 129, 131, 137, 140, 158, 172, 176, 199
Jacques DEMY (scénar Marco Polo) 104
Catherine DENEUVE (compagne Vadim 1961) 125
(André) DERAIN (peintre, coll. RJL) 85, 87
Juliern DERODE (prod. RJL) 189
Edmond DE ROTSCHILD (financier) 131, 147
Nicolas DE STAËL (peintre, coll. RJL) 85
(Henry) DEUTCHMEISTER (prod. Franco London Films) (LIV) 43, 59
DIAGHILEV (troupe de ballets russes) 120
Farah DIBAH (voisine RJL rue du Boccador) 94
Diner’s club 139
(Jean) DUBUFFET (peintre, coll. RJL) 110
(Denis) DIDEROT 84
(Marlène) DIETRICH 58
(Christian) DIOR 145
Walt DISNEY 86
Sacha* DISTEL 77, 79*
Robert DORFMANN (prod.) 88, R
Radko DRAGEVIC* 149-50, 161*, 166
Marguerite DURAS* 97, 100*
Jacques DUTRONC 197
Eichmann 104
Caroline ELIACHEFF (pédopsychiatre, fille d’Anatole, épouse (à 15 ans) de Robert Hossein)) R
Elisabeth 2 Windsor – la reine d’Angleterre 121
Duke ELLINGTON (invité 31/12/60) 111

Laurent FABIUS (répétiteur Dany fils RJL) 203
Jean-Paul FAURE (attaché de presse – public relations) 64, 81, 207, 217, 225, 227(j),R
Maria FELIX 49
(Federico) FELLINI 102
Ella FITZGERALD 72
(Francis) Scott Fitzgerald (métaphore) 186
Sean FLYNN (fils d’Erroll, photographe) 182
Mike FRANCOVITCH (dir. Columbia) 118
Roger FREY (ministre) 131
Sami FREY 101, 106,123
Clark GABBLE 67
Jean GABIN* 75, 77*, 102*
les frères GALL (journalistes auteurs) 145
(Greta) GARBO 58
Ava GARDNER 67
Jacques-Marie Garnier( syndic de faillite) 219
Georges GARVARENTZ (musique Marco Polo) 158, 184
Romain GARY 111, 118, 120, 164
Danièle GAUBERT (actrice) 91
Linou GAYRAUD (amie I. Pons gérante mag Mic-Mac St.Tropez) 208, 210
Jacques GELMAN (cousin RJL, Mexique) 34, 36, 49, 71, 96, 143
Diego GIACOMETTI (déco. Orsay) 109, 219
Paul GIANNOLI 83, 88, 173, 225, 227(j), R
Félix GIRARD (bistrotier, Esquinade St.Tropez) 182, 209, 216, R
Françoise GIROUD 84
Sammy GLICK (héros livre Schulberg) 16
(Jean-Luc*) GODARD 178, 179*, 180, 186*-7, 190, 197-8, 205
mme. GODDET (femme du suivant, mère de I. Pons) 212
Jacques GODDET (orga. Tour de France, beau-père I.Pons) 186-7, 207-8, 215, 217, 227(j)
Gog et Magog (pièce de théâtre) 160
GOLDFELD (banquier RJL) 126
(Sacha) GORDINE (prod.) (LIV) 43
GOSTENKO (espion russe) 188
Jean-Paul GOUDE (designer, Esquire années 70) 202
Christine GOUZE-RÉNAL (prod.) 107
Juan GRIS (peintre, coll. RJL) 75, 157
Lilou GRUMBACH (épouse du suivant) 211-2
Philippe GRUMBACH* (journaliste ami RJL) 84, 123, 124*, 176, 185, 211, 215*, 227(j), R
(Ernesto « Che » ) Guevara 145

les frères HAKIM (Robert, Raymond, André) (prod) 69, 88
Johnny HALLYDAY 103, 181
Hamlet 86
Bob HAMONT (associé RJL) 49, 66, 123
(Hans) HARTUNG (peintre, coll. RJL) 110
Rita HAYWORTH 58, 67
Pierre HE(B)BEY (avocat) R
Héraclite (idéologie Express) 85
Patricia HIGHTSMITH (auteur La Jalousie) 200
Hitler 29
Hô Chi Minh 197
William HOLDEN 128
Olga HORSTIZ PRIMUZ (agent M. Morgan, BB) 56, 69, R
Robert HOSSEIN 43, 55, 59-60, 65, 125, 162, 174, R
Fred HOTCHKISS (1° mari de Lulu Lévy)milliardaire voitures) 46, 151
Noël HOWARD (réal 2° équipe Marco Polo) 163
(Rock) HUDSON 102
Howard HUGHES 58
John HUSTON 189

Jacqueline (secrétaire, comptable RJL) 86, 146, 151
Maurice JAQUIN (distrib. Exploitant Afrique) 149
J.J.S.S 84
Jennifer JONES 58
Philippe JUNOT (playboy homme d’affaires) 173
Curd JÜRGENS 24-25, 64, 82, 102, 117, 183, 188

Émile KACMANN (rabbin) 217-8
(Daniel-Henry) Kahnweiler (marchand d’art) 157
Gene KELLY 112
Kubilay KHAN (Marco Polo) 110, 160
général KOENIG 102
(Nikita) KROUCHTCHEV 86, 129
Harry KURNITZ (scénar) 74

Jack LA MOTTA 73
Jacques LACAN 175
Burt LANCASTER 117
Lanvin (couturier, Paris) 156
Alberto LATTUADA (réal) 87
(Pierre) LAZAREFF (homme de presse) 82
Violette LEDUC (autrice) 131
Claude LELOUCH (réal) 179, 226, R
Jean-Pierre LE MÉE (avocat RJL) (mme.*) 123, 225*, 227(j), R*
Michel LE ROYER (acteur) 121

Berthe LÉVY (mère RJL) 26, 131, 216, 229
Paul LÉVY (père RJL) 26, 229
Raoul Joseph LÉVY (Ralph pendant la guerre) 15, 21 (apparaît à toutes les pages)
Dany L ÉVY (fils RJL) BOCKLY* (nom de sa mère) 16, 53, 70, 75, 77-8, 105, 111, 122, 131, 144, 150, 151, 172, 181, 185, 187, 191, 214, 217, 224-6
Lucienne LÉVY (Bockly, épouse de RJL – aka Lulu) 16, 28, 39, 46, 53, 70, 76-8, 81, 97, 105, 111, 122, 125, 144, 150 172, 185, 187, 203, 214, 216, 225
Raymonde LÉVY (sœur de RJL) 27, 224, 229, 232

Serge LENTZ (ami RJL) 185, R
Anatole LITVAK (réal, époux de la suivante) 215, 217
Sophie LITVAK (mannequin, mondaine) 211, 215
les LIVONIENS (prod) 43, 54, 59, 63, 143, 227
(Gina) LOLLOBRIGIDA (31/12/60*) 111*, 126, 129
Sophia LOREN 107
Jean-Pierre (de) LUCOVITCH (ami RJL, journaliste) 185, R
Fernand LUMBROSO (org.spectacles) 103, R

Steve McQUEEN (acteur) 172
Aimé MAEGHT (marchand de tableaux) 87
Florence MALRAUX (amie J. Moreau) 100, 105, 123
(Louis) MALLE 178, 184
Michèle MANCEAUX (réal. Télé) 18, 115, 128, 164, 199, 217, 227(j), R
Mandrin 59
(Alfred) MANESSIER (peintre, coll RJL) 87
Joyce MANSOUR (autrice Liban) 131
MAO TSÉ-TOUNG 183
Jean MARAIS (invité 31/12/60) 111
Christian MARQUAND (acteur, frère Lilou Grumbach et Serge) 212
Marie (maîtresse RJL, 16 ans en 63) (Steinberg) 154-5, 175, 182, 7 207 (épouse E. Barclay), 226 , R
Elsa MARTINELLI 132, 162, 173, 179, R
Marcello MASTROIANNI 172
Mireille MATHIEU (chanteuse, TV nuit du 31-12-66) 213
Louis B. MAYER (métaphore) 150
Roger McDOUGALL (auteur dramatique, Gog et Magog) 160
Jean-Pierre MELVILLE (réal) 144
Ramon MERCADER 36
Marthe MERCADIER 52
Mercédès (ex-secrétaire S. Loren, gouv. BB) 106
Macha MÉRIL 190, 213, R
MEYERSBO (diamantaire) 35
Michelle (gardienne Orsay) 125
MILLAR (scénnar Marco Polo) 118
(Juan) MIRO (coll. RJL) 85, 110, 157, 225
Mitchell (avion) 31-33
(Alexandre) MNOUCHKINE (prod.) (LIV) 34, 43, 88
Modern Jazz Quartet 68
(Patrick) Modiano (métaphore) 186
Dominique MODIANO R
Yves MONTAND (invité 31/12/60*) (Colombe d’or**) 108, 111*, 127**, 154
Jacques MONOD (acteur) 174
Marilyn MONROE 154
Jeanne* MOREAU (31/12/60*) 91, 96-100, 105, 111*, 117*, 122-3*, 126, 145, 184, 200, 227, R
Michèle MORGAN 53, 55
Dana MOSELY (auteur) 69
Jean MOULIN (une vie, projet) 75
prince Napoléon MURAT 97
(Vladimir) NABOKOV 141
Napoléon (idéologie Express) 85
(Gamal Abdel) NASSER 163, 171
David NEWMAN (scénar.) 205
(Stavros) NIARCHOS (sa fille Maria) (armateur) 182
David NIVEN 71

Jean OL(L)É-LAPRUNE (historien cinéma) R

Robert (Ed) OPPENHEIMER 132
les Oscars (Hollywood) 117
Peter O’TOOLE (acteur, amant I.Pons) 186
Hélène de PANAFIEU R
Maurice PAPON (préfet de police De Gaulle Paris) 131
Pancho PAUBERT (couturier joueur,ami I. Pons) 173, 212
François PÉRIER (Colombe d’or) 127
Gérard PHILIPE 55
(Pablo) PICASSO (peintre, coll. RJL) (Colombe d’or*) 75, 127*
famille POLIAKOV (M. Vlady) 58
Georges POMPIDOU (homme d’état) 57
Isabelle PONS (scripte égérie RJL) 182, 186, 191, 198-9, 207-9, 214, 217, 226, R
(Gillo) PONTECORVO (réal.) 117
(Jacques) PRÉVERT (Colombe d’or*) 66, 127*
(Marcel) PROUST 117, 128, 141

Raymond QUENEAU 88
Antony QUINN 117, 159, 165, 174
Paco RABANNE (couturier) 197
RAIMU 159
RAINIER de Moncao (trois) (prince) 169, 177
Jean-Paul RAPPENEAU 160, R
Jean-Pierre RASSAM 226
Rastignac 12, 48
Raymond (chauffeur RJL) 97, 124, 148, 151, 185
RAYRE (banquier RJL) 12
Marie-Laure RAYRE R
Jacques RÉMY (scénar.) (aka Raymond Assayas) 52, 81, 118-121, 131, 139, 142, 164, 184, 224, 227(j)
Régie Renault 138
Claude RENOIR (chef.op) 129
(Alain) RESNAIS (Colombe d’or) 127
REVEL (? scénar ? Adapt. ?) 129
Bettina (RHEIMS) (fille des suivants) 217
Lili RHEIMS (épouse du suivant) 155
Maurice RHEIMS (31/12/60*) 85, 111*, 131, 173, 185, 206, 218,R
Jean-Louis RICHARD (réal. père du suivant) 99
Jérôme RICHARD (fils de J. Moreau) 99
Tony RICHARDSON (réal.) 205
Riva (marque bateau RJL) 76
Jean-Marie RIVIÈRE (gérant café des Arts St. Tropez) 208, 215, 217, R
Willy RIZZO (photographe, « vieux » copain RJL) 162, 209, R
Jerome ROBBINS (danseur dans sa troupe, alors secrétaire de M. Clift) 193
Nelson ROCKFELLER (banquier) 225
Michel ROMANOFF (assistant RJL Marco Polo) 133
Roméo (âne de BB) 70
Noël ROQUEVERT 30
Francesco ROSI 172
Jean-Marie ROSSI (antiquaire, St. Tropez, ami RJL) 215, R
Frédéric ROSSIF (animateur télé, réal) 17
Jean ROSSIGNOL (agent littéraire) 99les frères
les ROTSCHILD (31/12/60) 111, 156
Titine* ROUX (aubergiste Colombe d’or) 127, 128*
Portofirio RUBIROSA (play-boy, ami RJL) 162
Jane RUSSELL 58

Gunter SACHS (playboy photographe futur Mr.Bardot) 182
Françoise SAGAN 57, 123, 153, 211, 217
Saint Thomas-d’Aquin 163
Yves SAINT-LAURENT 123
Haryy SALZMANN (prod.) 132
Jean-Paul SARTRE (scénario Les Orgueilleux) 55
Satisfaction (chanson Rolling Stone) 155
Scalextric (Dany) 131
(David) SELZNICK (prod.) 58
Henry-Jean SERVAT R
Omar SHARIF 160
Simone SIGNORET (31/12/60*) (Colombe d’or**) 98, 111*, 127**
(Georges) SIMENON 69, 86,
Michel SIMON 139
Frank SINATRA* 61, 63, 72, 102
Henri SILVA (acteur) 179
Edward SMALL (prod.us) 49
Budd SCHULBERG (scénar) 16
Alex et Raymonde SCHWARZ R
Irwin SHAW 112
(les frères) SIRITZKI (prod) (LIV) 43
(Pierre) SOULAGES (coll. RJL) 110
Raymond SOUPLEX 52
Sam SPIEGEL (prod) 79, 96
Robert STANDISH (auteur) 69
Johnny STARK (impresario J. Hallyday) 103
John STEINBECK (scénar) 74, 86
mme STEINBERG (mère d’une jeune maîtresse RJL) 155
Stéphanie (maîtresse RJL) (Cauchoix) 155-6, 201, 226, R
Stukas (avions) 32
Sulka (chemises luxe) 44
Gloria SWANSON (mère de l’épouse de Bob Hamont) 66

Bernard TAPIE 12
Liz TAYLOR (épouse M. Todd) 96, 189
Edmond TENOUDJI (distrib.) 63
Armand THIRARD* (chef op.) 98, 129*, 159
Paul THOMAS (auteur espionnage) 189
Judith THORPE (milliardaire, amour de RJL sur la fin) 201
Dimitri TIOMKIN (musicien) 158
(Josip Broz) TITO 141, 149
Mike TODD (prod.) 96, 177
(Ivan) TOURGUENIEV 75
(Jean-Louis) TRINTIGNANT 64, 101
TROTSKI (rival de Lénine*) 36, 200*, 204-6, 211
François TRUFFAUT * 66, 100*, 178*, 205*

(Raoul) UBAC (sculpteur,coll.RJL) 110

Roger VADIM* 22, 60, 63*, 84*, 87*, 117*,124-5*, 179*, 201, 216*, 227(j), R
Georges VALLON (directeur de prod.) 159, R
Van Cleef (diamantaire) 76, 101
Van Hegendorf (secrétaire Trotski) 205
Van Zuylen (milliardaires jet set Hollande) 156
Ray VENTURA (et ses Collégiens*) 23, 56*, 59-60, 64, 123
VERBREYT (usine père RJL) 28
Véronqiue (secrétaire RJL) 123, 152, 158, 185
Pierre VIAL (auteur) 179
Henri VIDAL (compagnon M.Morgan) 53
Albert VIDALIE (auteur) 69
Luchino VISCONTI 224
Monica VITTI 190
Marina VLADY 58-60, 197-8, R
Volare (chanson) 72
Klaus VON BULOW (sa maîtresse) 186
(Édouard) VUILLARD (coll. RJL) 85

Eli WALLACH 202
Andy WARHOL (et sa Factory) 202
Manolo WEINBERG (associé RJL) 49
Paul-Louis WEILLER (commandant milliardaire) 145
Orson WELLES (Colombe d’or*) 49, 118, 127*, 159, 161-5
Billy WILDER 75
duc de WINDSOR (à Cannes) 229
William WYLER 117
Robert WOOG (prod) 59

Darryl ZANUCK 103
Fred ZINNEMANN 117
Zoe (maîtresse sm sur la fin RJL) 145

 

 

On enrichira le présent index de trois ou quatre autres : ceux des films cités,des lieux fréquenté; des adresses;des firmes de production; et enfin des publications citées. Probablement pendant le week-end. (et bravo pour être arrivé.es jusqu’ici). Si des erreurs, des fautes de frappe, des coquilles… apparaissent, ne pas hésiter à les signaler au rédacteur. Remerciements anticipés.

dispersion 5 dernière

 

 

ce ne sont que des images (une espèce d’exposition, un musée contemporain,plus ou moins) prises dans un magazine qu’on dit culturel (radio, télévision, cinéma) assez illustré – je ne regarde pas trop les petites vignettes (le musé,e comme la maison, est fermé) (on y entre quand même, on fait vivre le truc) – le choix est opéré sans décision préalable, sans classement non plus – pour ne pas laisser s’échapper les images qu’on préfère – les gens même s’ils se situent loin de nous – elles me disent quelque chose que je partage – ainsi le personnel de la maison n’est-il pas complètement inconnu ni complètement inutile – on fait des trucs on se souvient on fait aller la mémoire, les plaisirs et les drames – je ne suis pas du tout sûr de n’avoir pas commis de doublon- mais il faut aussi que je regarde un peu la composition de ces dispersions – il s’agit de compter – soixante sept images (il y a là un peu du chiffre de la bête) (plus un, si ce n’est pas six cent soixante-six) – 40 femmes, 50 hommes (plus ou moins un ou deux) – cinéma 41 (5 réalisateurs; 28 actrices, 26 acteurs – on a droit à plusieurs apparitions par image)) ; chanson 10 (6 femmes, 2 hommes plus compositeurs musique 2 (hommes)) ; littérature 11 (8 hommes, 3 femmes); danse 1 (homme – ou 2, avec une de cinéma – un homme et une femme); photographe 2 (femme); psychanalyse 1 (homme); on pourrait tenter les couleurs de peau mais ça m’entraînerait un peu loin – en double, seulement bébél mais il est de dos sur l’une, ça ne compterait presque pas – je ne le compte pas d’ailleurs, ni Aznav une fois seulement – deux reproductions du Caravage – voilà tout, je cesse. Bonne visite.

 

 

on finit – un panthéon ou une mémoire diffuse, dissonante, importée ? j’en sais rien, viens donne moi la main

une chanteuse aux doigts écartés (Catherine Ringer, des Rita Mitsouko – mais plus tard – Fred Chichin est parti), puis un auteur écrivain poète

il sourit presque, le camaïeu des bleus ? je me souviens du village où il vit – j’en avais une image mais elle a disparu – Charles Juillet – pourquoi, je ne sais, un jour je l’entendais dans le poste, sa voix sensible sans doute – un écrivain vit-il de son art ? – le temps est passé, il ne m’en reste que peu –

un peu légèrement trouble, Angèle et son Brol dont on parlait avec Martine Trollet et un autre camarade belge – les gants, la bataille – je l’aime bien – disque de platine quand même – vingt-six ans peut-être –

et Tony Morrison, et son jazz – les images les dreads le sourire le flou (m’entraine vers Nan(cy) Goldin) – qu’est-ce que tu fais, à quoi tu penses ? je regarde je ne cherche pas/plus

acteur à n’avoir incarné qu’une fois (au cinéma) l’espion au service secret de sa très gracieuse majesté (George Lazenby, (Au service secret de Sa Majesté, (Peter Hunt 1969) trente piges – australien, donc du Commonwealth mais limite hein) (pas le meilleur, évidemment, mais enfin populaire)

légèrement décadrée (c’est pour le suspense, tu comprends bien, oh Janet…) (Janet Leigh,dans Psychose ici (Sir Alfred, 1960) Californie,elle a 33 ans) (dans la Soif du mal formidable tout autant (Orson Welles, 1958), elle n’en a que 31) (merveille) et puis, et puis

Kim Novak son nombril et Kiss me stupid (Billy Wilder, 1964), née à Chicago en 33 – un peu moins guindée que dans le Vertigo d’Alfred (sir) (scénario Boileau Narcejac, vus la dernière fois) (rien ne se perd, non) (la même histoire, les mêmes images, dis moi qu’est-ce que t’en dis ?) (je devrais mettre plus de musique)

tiens voilà l’écossais qui voulut être Roi (scénario adapté de Kipling, jamais lu : ça me manque, tu vois, par exemple) (il y a là aussi (sir, tout autant) Michael Caine (toujours parmi nous, il me semble – il est de 33, à Londres (banlieue certes)) à gauche Saeed Jaffrey, né au Penjab en 29 – ce sourire – et Sean Connery, écossais comme on sait (né en 30) au milieu, qui voulut mais ne put, non, (John Huston, 1975)  – film magnifique –

ah le Dude (on peut enfin rire – les frères Coen, The Big Lebowski, 1998), ici Jeff Bridges (né en 49, Californie) dans le rôle – deuxième troisième quatrième degré de l’humour étazunien –

au premier plan Faye Dunaway (le film Chinatown, Polanski Roman – 1970 (elle a 29 piges, naquit en Floride) dans la décapotable qu’elle conduit, le nez déconfit par un salaud (interprété par Polanski), presque défiguré, Jack Nicholson (trente trois ans, né à Neptune New-Jersey) – le père, incestueux abject immonde, interprété par John Huston (tout ça sent assez mauvais, en effet) (et puis le présent, cinquante ans plus tard – ça ne passe plus très bien…) (tu vois comme le temps passe, je t’avais prévenu) – le cinéma, partout

Marilyn Monroe (elle est de 26, à Los Angelès) et Yves Montand (de 21, en Italie) dans Le Milliardaire (Georges Cukor, 1960) c’est égal, je l’ai sélectionnée – le film n’a rien de spécial sinon un travail de professionnels – la date peut-être – non, c’est égal (une espèce de divertissement) (les acteurs sont vraiment bien pourtant, mais l’argument et le scénario (Arthur Miller, l’époux de Marilyn, y contribue) n’apporte rien de spécial – OSEF en vrai – beaucoup trop de cinéma – mais la vraie vie : un héros, Michel Catalano

dont je me souviens – un vendredi – le mardi soir place de la République – l’horreur – et le dimanche suivant, dans la rue – les 7, 9 et 11 janvier 2015 – cette année-là –  j’ai gardé la légende; vendredi vers 5 heures, les embouteillages monstres dans l’est de Paris – les morts dans le super casher – l’assaut – les morts partout – cette horreur – cette année-là, le 13  novembre suivant – cette horreur – c’est la fin de la dispersion – c’est la fin…

 

dispersion est un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans

ici l’épisode 1

l’épisode 2

le 3

dispersez-vous (3)

et le 4

début mars (dispersion 4)

 

 

illustration de la différence des genresCyd Charisse (elle est de 22 – au Texas) et Fred Astaire (en pantalon) (il est de 99 – à Omaha, Nebraska) (le siècle précédent) (non, c’est juste pour dire) (« Tous en scène » The Band Wagon (Vincente Minelli, 1953) – elle 31 ans, lui 54 – les rôles, les premiers, les artistes – que de cinéma…

James Baldwin, cette merveille aussi – ce sourire –

les mains de celles-ceux qui chantent – Ella (qui préférer, elle ou Anna ?) (non, les deux) puis un trio

Nicole Kidman au milieu – c’est l’ancienne (elle est étazunienne, de 67) – Charlize Théron (sud-africaine, 1975) – à gauche, Margot Robbie (australienne, à peine trente ans alors : pas vu le « Scandale » (qui est enrobé de #metoo) dont est tirée cette image)  (Jay Roach, 2019 – gros Hollywood industriel je suppose genre série « Austin Powers ») trois blondes, le harcèlement dans le milieu de la télé (Fox news, la firme qui aimait tellement l’abject peroxydé (aka Donald T.) – pas certain de la qualité du film mais enfin – la bonne cause ? peut-être – mais Nicole dans Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1999)  oui – et boum, peut-être soixante ans plus tôt

Pierre Tchernia (réalisateur de cinéma (il a fait Vaugirard) mais aussi plus ou moins monsieur cinéma de la télé) (on l’aimait assez (il était de 28, parisien) quelque chose de loyal) – et puis comme ça coq-à-l’anise pas mal, ce duo

pour finir, la postière et la femme de ménage analphabète (Chabrol, quand tu nous tiens…) à gauche la Bonnaire (Sandrine, magnifique, 1967 française de Gannat (Allier)) et  à droite la Huppert (Isabelle, parisienne, de 53) – dans cette cérémonie (terrifiante…) (1995)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

le deuxième

le troisième

dispersez-vous (3)

 

 

 

 

c’est un peu à chaque fois la même chose, c’est l’émotion qui submerge, « alors au revoir à la prochaine » oui, c’est quand? « je reviens dans un mois » et les voilà partis – et dans un mois, personne ne sait ce qu’il en sera de nous – naviguer à vue ? peu importe, respirer. Puis souffler. Continuer à sortir, regarder et photographier, ne rien attendre de rien, évaluer la perte pure dans toute action, aucune coordination, aucune stratégie (quelle laideur a envahi ce mot), aucun a priori, continuer quand même et se battre

images des personnages qui peuplent un inconscient – les pages ne sont pas glacées, seulement quelquefois, un peu de couleur ici ou là – des personnages toujours, des visages, entiers, souriants souvent – attitudes jeu comédie – tragiques – cette série se termine (c’est pour ça que je la prolonge)- il est tard et le printemps arrive – souffler le froid et le chaud et les cas s’amoindriront – tout à l’heure le premier ministre va parler (on peut réutiliser cette phrase en cas de besoin, comme il nous plaira)

(elles viendront dans l’ordre où elles sont – je sais la raison de celle-ci – ce n’est pas que j’aime ce film – je ne le déteste pas non plus (réalisé par Sofia Coppola, Lost in translation, 2003) – mais il se trouve être celui qui est cité comme un « bon » film par ailleurs (dans le projet DF qui est accoté à une émission de radio dite « à voix nue » datant d’une bonne dizaine d’années, retrouvée dans le disque dur lors du premier emprisonnement (18 mars 20, 11 mai 20)  (il me semble me souvenir que les deux acteurs sont dans un ascenseur japonais tapissé sans doute de peau de zèbre) (de nos jours, ce genre de décoration serait banni, honni, haï) (ce ne sont que modes, tu sais) (elle, Scarlett Johansson (étazuno-danoise, 1984 Manhattan); lui, Bill Murray (étazunien, 1950 Illinois) – on a à peu près tout ce que recèle le monde en terme d’iniquité (un exemple au hasard : elle n’a pas vingt ans, il en a plus de 50 etc.) – non rien, sinon, le t shirt du type qui fait penser à celui du docteur Spock dans Startrek). Puis un réalisateur de grand renom, Jean-Paul Rappeneau (français Auxerre, 1932)

surtout pour Cyrano (1990) ? peut-être pas (le gros libidineux y est vraiment bien pourtant) (mais il m’insupporte) les Mariés de l’an 2 (1971) (ah Marlène) (et Bébel) ou la Vie de château (1966) (Noiret-Deneuve) et d’autres encore) (le cinéma français, en réalité – et non point « un certain cinéma français ») (je m’aguerris, tu sais, et je finis par (re)connaître quelques uns de mes (dé)goûts)

ici une coureuse automobile, Hellé Nice (était aussi danseuse, conduisait des Bugatti) (française, 1900, Aunay-sous Anneau (27)) la photo la montre en 1930 (admirable – toujours aimé la mécanique – je pense à Latécoère, va comprendre)

puis George Eliott (UK, 1819 Nuneaton) romancière admirée par Virginia Woolf – prénom masculin sans s – drôle d’image – puis voici un jeune

Claude Zidi (parigot 14, 1934) un certain cinéma français, disons, pour lequel le box office tient une place importante – sans doute la première – une idée de l’industrie et du divertissement (et des affaires sans doute – pas certain qu’elle soit partagée par Federico… en tout cas pas la place)

voici Judith (une de mes préférées, par un de mes favoris, Le Caravage (Milan, 1571) (j’aime aussi « l’incrédulité de saint Thomas »en entrée de billet) (beaucoup) (ici l’un de ses « Judith décapitant Holopherne » vers 1605) – où est-ce en vrai exposé, je ne sais –

et pour finir ce petit billet, une image d’Adrienne Monnier, grande libraire devant l’éternel (rue de l’Odéon, au 7) (en 1955, elle se suicide atteinte de la maladie de Ménière, dit wiki) (il s’agit d’un tropisme, mais non loin de là, vers le bas de la rue Monsieur-le-Prince se trouvait une maison close où il me semble bien que DF perdît son pucelage (eh oui) (fort jeune, avant guerre) (peut-être n’est-ce que conjecture libidinale pour celui qui se trouvait fiérot d’être surnommé l’empereur du cul) –  il ne fait pas de doute que c’est cette proximité qui a prévalu au choix de cette image – la cape aussi, certes) (sans compter le petit bibi)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

ici le deuxième épisode

 

 

on se disperse (2)

 

 

on continue ici l’exploration d’un tas de journaux hebdomadaires – on les feuillette et on les regarde et lorsqu’une image dit quelque chose, on la prend. C’est un flagrant délit, je reconnais. C’est égal, ce sont les vacances en un sens – j’aurais aimé partir mais non – il y a la maison à garder, au loin sur le rond-point, il n’y a plus ni voiture ni camion – le lotissement est désert – même l’herbe des pelouses a décidé de s’en aller, l’hiver est là – le redoux – plus qu’un mois et ce sera le printemps calendrier – une vingtaine de visages, de poses, d’images pour qu’on reste sage sans doute (à l’intérieur, je t’assure que ça bout de colère et de détresse aussi, mais je reste sans crainte : à l’hôpital on continue de fermer des lits).  

 

il y aura trois numéros de ce genre de dispersion – « je sème à tous vents » proclamait le slogan dictionnarial, tandis que sur la couverture de la librairie qui était sise rue Médicis, entourant une espèce de rose des vents, les mots « rien de commun » édifiait une sorte d’élite nécrosée dont le gérant se vantait dans des mémoires à peu près écœurantes – passons, ne polémiquons point – ici ce ne sont qu’images – le temps se prête aux rangements et le printemps arrive ainsi qu’à sa suite son grand nettoyage – ici aussi nettoyer devrait être de mise (il n’y a toujours personne, l’agent patiente devant sa baie – ou derrière c’est selon) or donc

un danseur (William Forsythe) en survêtement (un peu comme une certaine mode qu’on voit dans la rue – j’ai vaguement adopté ces jours-ci la détestation de ceux (et celles) qui aux pieds portent des basketts) (non, j’arrête) (que de détestables sentiments produits par la détention) qui d’autre ?

un écrivain (serait-il) hongrois (je le connaissais un peu puis un article de MF Emery en son « pour le meilleur et pour le lire » me l’a remémoré – il y a de ça peut-être dix ans – en son Pausilippe napolitain, le vent les îles, les bougainvilliers…) (Sandor Marai)

couple formidable – on adore les galures, les manteaux, le clopo tige de 8, les voies de chemin de fer (Pierre Boileau et Pierre Ayraud – dits Boileau-Narcejac) –

(je l’aime beaucoup – me fait penser aussi à Michel Bouquet) c’est Michel Aumont (arraché à notre affection en août dernier…) (ceux qu’on appelle les seconds rôles) (je les aime beaucoup)

ah bah je ne les déteste pas (Marlène (Dietrich) et Gary (Cooper) dans Morocco) (Josef von Sterberg, à peine parlant – 1930)

une chanteuse (Jessie Norman) formidable

une actrice qui ne l’est pas moins (avec Claude Mann, dans la Baie des anges – Jeanne Moreau) (c’est ainsi, oui, je me souviens, qu’elle m’est revenue ce matin dans le commentaire du poème express de Lulu deuch’ nord) (quantième 830 -on va à mille)-la même (en châtain) avec Belmondo

dans le Moderato Cantabile (Peter Brook, 1962) (et Marguerite aussi, mais elle n’est pas là) galerie numéro deux – distribution – générique – à nouveau deuxièmes rôles

Jean Bouise et Paul Le Person dans le Coup de tête de Jean-Jacques Annaud (il yavait aussi Michel Aumont d’ailleurs) (1979) (Bouise dans les Choses de la vie aussi)

type magnifique que Fred Wiseman – sans doute merveille magnifique –

et cet homme de Rio (Bébel) et Françoise Dorléac – j’adore aussi les premiers rôles jte dis – oui les actrices les acteurs – ah Delphine…(ici avec Maria Schneider qu’on reconnaît à peine)et Carole Roussopoulos, et l’une des premières camera vidéo (la deuxième paraît-il en France, la première à Jean-Luc Godard) (toute ma jeunesse – leur film magnifique « Sois belle et tais-toi » (1975) – aimer le cinéma, c’est pour ça) et

Daphné Patakia, premier rôle de Djam (Tony Gatlife, formidable metteur en scène –  je me demande s’il ne serait pas dans cette maison, ce film – 2017) (si, il est là) (avec Simon Abkarian, qu’on entendait révolté aussi, contre le monde d’aujourd’hui, reclus, frileux, exigu – faut vivre disait Marcel Mouloudji, tu te souviens ?)

ah Bibi Anderson, cette merveille aussi (non mais c’est normal, il n’y a que ça ici…)

Panthéon, Olympe – Audrey Hepburn qu’on a tant aimé dans ce formidable « My Fair Lady » (avec ce Rex Harrison) (Georges Cukor, 1964) (évidemment qu’on l’aime toujours – ils et elles ne vivent plus pour la plupart, cependant – bah que fait-on d’autre, nous autres, que passer – tout comme eux…)

ne voit-on pas un peu la même pose ici que tenait tout à l’heure la Moreau – ici c’est la Girardot (dans Rocco et ses frères où Delon se trouve de dos souvent (c’est peut-être mieux… ? non) ici Anémone

peut-être bien dans « Le grand chemin » (Jean-Loup Hubert, 1987) – pas sûr – tellement drôle et forte et bien – hein… – puis une autre magnifique (dans « Sir »)

Tillotama Shome donc, bouleversante si vraie , sur les terrasses dominant Bombay/Mumbay, tu te souviens (son sourire sur la moto de son amie…) (« Sir » donc, Rohena Gera, 2018 – elles sont ici) – les hommes aussi, Boris et Henri deux fondus de jazz

et pour finir, cette image de Salvador Allende,ceintdeson écharpe, dans cette décapotable (on pense un peu à Kennedy non ?) qui salue qui passe qui sourit à peine

la suite et la fin au prochain numéro… (je le mets au début, tiens)

 

dispersion un feuilleton du salon avec beaucoup d’images dedans (restons sages) – ici le premier épisode

 

 

 

on se disperse

 

 

 

allons donc, voilà qu’on a retrouvé quelques journaux (des hebdomadaires) dans la cave ou le garage (je ne sais pas bien – il n’y a pas de cave tiens – ah si) (ce sera là, donc) (il y a même un cellier si tu veux voir – on s’emmerde pas dans cette maison finalement – enfin si mais personne pour visiter qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ?) (on regarde, on trie, on jette ou on garde)

(j’en ai 22, y’a des doublons, c’est égal je continue la marche en avant) – il y a une éternité de ça (c’était en 78 je crois que je le sais) j’ai décidé d’un seul et commun accord avec moi-même de mettre à écrire –

une belle (elles le sont fréquemment) chanson de cette dame-là s’intitule Pierre (Barbara, alias Muriel Cerf) (non, Monique pardon, Muriel, c’est Delphine Seyrig) – dans le film de Resnais Alain – elles ne sont pas classées, elles viennent comme elles sont venues

(Jeremy Irons, ici dans Margin Call (J. C Chandlor, 2011) avec un Kevin Spacey non encore effacé) c’est que cet acteur jouait dans « Travail au noir » (Jeremy, pas Kevin) qu’on avait été voir un jour que le montage nous faisait braire (la monteuse avait une fille prénommée Isis il me semble) (il y avait alors beaucoup de cinéma)

il y en a toujours, comme on voit (là c’est à cause du type derrière, qui a écrit un texte pendant la première réclusion) (aujourd’hui on couvre le feu à six heures du soir jusque six heures du matin et on ne trouve rien à y redire) (chacun pour soi ?) (saloperie de prison qui arrange bien ce pouvoir jésuite de maçon)

quarante ans plus tôt

les cours de théâtre, les « pierre ta chanson », les « Amsterdam » ou « Jm’voyais déjà » – y croyais-je alors ?

non, elle (Florence Loiret-Caille) c’est pour ses rôles chez Solveig Anspach (je crois qu’elle a fait la FEMIS alors que j’y faisais l’assistant)

(je ne dis rien, Gloria, William, Erich et Nancy) au crépuscule sur le boulevard – la fin au début dans la piscine – le cinéma qui parle de lui – comme dans Dansons sous la pluie (Stanley et Gene, 1952) –

(celle-ci est du même, c’est Gloria – elle joue le rôle de Norma Desmond, magique – et bien plus que la Marilyn, Norma elle aussi)

Georges Gerschwin à son piano – sa rhapsodie en bleue… – mais voici JLB et MR, tandis que dans le fauteuil type Emmanuelle (hein) : Paul Claudel (on ne peut s’empêcher de penser à cette chanson (assez) gaillarde qui fait « à la fornication/ (…) /elle déclame du Claudel, du Claudel j’ai bien dit ») (« Misogynie à part »)

(je me souviens au Paris de la rue des Trois Cailloux sur la scène de ce cinéma, le Georges, j’avais seize ans et portais le manteau de mon père pour faire chic…) puis une photographe, Vivian Maier, autoportrait

inconnue (peut-être, mais de qui ?) de toute sa vie – comme moi ? – j’adore ces parallèles – et une autre photographe

Jane Evelyn Atwood (magnifique) (l’étude au parc – 92 ?)

as-tu pris garde à ta pochette, mon Momo (Echenoz, quand tu nous tiens) ? (qu’est-ce qu’il tient en main , de quelle manière, pourquoi faire ?) (l’élégance de ces moments, le boléro aussi) on le verrait bien partir en vacances sur la côte basque, non ? des images, justes

bizarre, à cause de son cercle et de craie et caucasien – une photo où il tape 18 (donc 1916 ou 17) – puis ce seront les frères

Phoenix (ici Joaquim), là River

la vie ne tient qu’à un fil, souvent – on est insubmersible, on tient bon, on avance on continue – ne pas abuser, tenter de garder sa liberté vivre –

le mieux, ce sont ses pantalons bermuda – assortis au foulard hermès – kestenpenses ? – on le vit en cours, il avait une attitude un peu infatuée, sans doute par une espèce de timidité – on l’aime cependant pour ses Chroniques (d’un été, 1961), Marceline (uniquement encore) Loridan (elle deviendra Ivens deux ans plus tard) (« êtes-vous heureux ? ») et son pote toujours parmi nous, Edgar Morin (et celui-ci pas tant par sa sociologie – chacun sa vie – mais pour son père qui vendait des chaussettes de Troyes dans un parapluie, pour le billet gagnant de loterie, on l’aime aussi, ce Vidal) –

ces deux-là pour la relation qu’ils incarnent (Un monde parfait, C. Eastwood, 93) (le môme, T.J. Lowther, magnifique d’amour; Kevin Kostner, loyal) – parfois la couleur aussi – ici Freddy sans moustache

il chantait et incarnait la Reine, la dérision et la vanité de toutes choses – la chanson, aussi oui, celle des champions, par exemple – allez salut l’artiste

on dit que le cinéma et la psychanalyse, ensemble, sur ce monde… (la République avait cent soixante ans, en était à sa quatrième mouture, on avait essuyé deux royautés plus deux empires plus un troisième, colonial ce dernier, augmentés de  deux guerres mondiales et puis…)

 

dispersion un feuilleton qui se trouve dans le salon avec beaucoup d’images (ici les autres épisodes)