maison bleue

 

 

ce n’est pas un problème mais une astreinte (c’est aussi ainsi qu’on identifie les personnels qui sont de garde certains jours fériés dans certains établissements) (un peu comme pour les farmacies – à ce propos je ne parviens à joindre le notulographe et comme il a des problèmes de santé et d’équilibre ces derniers temps, j’espère que ce n’est que technique- anéfé ce n’est que technique) (j’aime pas trop ce genre de mood – ça va mieux) j’ai gardé quelques images parce qu’en cette maison, elles vont et viennent au rythme de l’envie du rédacteur (l’agent est d’astreinte, le mercredi en général)

(il aime le cinéma, certes – à ce propos on peut voir ce « De nos frères blessés » (Hélier Cisterne, 2020) qui nous parle un peu de l’Algérie au milieu des années cinquante – une chronique de la vie de Fernand Iveton, et de sa mort par décapitation sur ordre de l’État d’alors (président Coty, premier ministre Mollet, garde des sceaux  Mitterrand : la honte) – mais aujourd’hui il pleut, je n’ai pas le sens de la critique – sans doute suis-je dans une proximité trop contiguë de cette guerre – des images plutôt et d’abord celle-ci pour en (provisoirement) finir avec ce film 

on le voit là (en vrai) avec son épouse, Hélène (elle tient un place forte, dans le film)

– mais pas du cinéma tout de suite : ici Ernst Lubitsch qui pose gentiment avec Jeannette MacDonald

ce qu’elle peut se permettre de faire des (ou aux) hommes, sans doute (duo avec Maurice Chevalier dans le « Aimez-moi ce soir » (Rouben Mamoulian, 1932) y’avait aussi Mirna Loy…) (c’était pas non plus ce qu’elle a fait de mieux) (quant au maurice.. passons) : ça ne nous rajeunit pas : près d’un siècle…) –  non mais on s’en fout pas mal – l’important c’est aujourd’hui, maintenant  et aujourd’hui – mais le propre de cette rédaction c’est sa dispersion – ici une image d’une image de pose

c’est que comme tu sais j’aime beaucoup les actrices (Françoise Fabian, par exemple à cause de l’Algérie, sans doute; Nicole Garcia à cause de son balcon sur la mer – pour ce compartiment du jeu, je veux dire – le Maghreb en gros) ici Jodie Foster parce que j’aime comme elle est, et ce depuis son premier (grand – elle avait 14 ans…) rôle dans Chauffeur de taxi (ça vous a un drôle d’air, traduit hein) (Martin Scorcese, 1976) – mais ce n’était pas exactement le sujet ou l’objet du billet – c’est la crainte et la tentative de ménager ce qui peut arriver dans le monde, la vie, qui m’agit  –

un passage sur les traces de Dreamland Virtual Tour  dans une ville, Birmingham (c’est aux États, en Alabama – l’un de ces états du sud qui adorent le racisme le plus éhonté) (ce n’est pas le propos non plus, mais ça a tendance quand même à écœurer – un peu comme celui qui œuvre aux frontières est de la Pologne – cette pourriture ambiante mais humaine, qu’est-ce qu’on peut faire, sinon se battre contre elle ? ) (pardon, je m’égare) alors c’est au 1801 avenue F que ça se trouve

(à droite part l’avenue, à gauche la 18ème rue) – immeuble de briques rouges, image de 2009 – puis 2011 (rien de spécial) (on aime à être exhaustif – ce qui est absolument inutile) (mais l’utilité reste un concept ou une manière de voir qui m’indispose)

plus tard, 2015 vaguement le sentiment que ça se dégrade un peu

puis 2016 reprise

sur le mur de la rue, dans le triangle blanc cette inscription qui subsiste

jusqu’au terme des travaux

une boite de nuit, j’ai supposé – la rue dix-huitième du nom dans ce bled paumé – la carte que j’ai tenté de centrer sur Birmingham

la dix-huitième rue

(au fond de la perspective, un immeuble qu’on verra bientôt détruit) – l’arrière du bâtiment dans les verts (2011)

puis qui virera aux bleus (2016)

plus tard dans les mauves –

puis cette affiche sur le mur (il s’agit du maire actuel de la ville) (démocrate)

cependant dans la rue, cet arrêt de bus (milieu de nulle part sans doute)

désolé peut-être, en tout cas solitaire

un coin de rue – témoin peut-être – ici un type

et cet immeuble qu’on voyait tout à l’heure au loin et qui m’intriguait – il marque le coin de l’avenue E et de la 19ème rue – on ne le voit plus dans les images assez contemporaines – ici en 2019

de plus près (2012)

déjà à l’abandon) puis 2018 (pas mieux)

jusqu’à 2022 (terminé)

 

 

 

 

 

Couleurs

(de face, c’est tout moi)

 

 

Je me souviens que lorsque je lisais la biographie de Nicolas de Staël

(ici Agrigente) j’avais été m’entretenir avec Marie-Claude Char pour melico (un site créé pour exercer et faire vivre la mémoire de librairie contemporaine, assassiné par un prince du discernement) – je me souviens parfois de choses diverses (il y avait aussi la bio de son René dans le même genre – par le même biographe, Laurent Greilsamer) ici des fleurs rouges

il y était question de la maison d’édition qu’elle avait créée (avec son amie Michèle Gazier) nommée des Busclats – je n’ai rien oublié  je sais que c’était au café du coin Bonaparte la place – ce n’était déjà plus le divan en face – depuis bien longtemps Marguerite ne vivait plus dans le même pâté de maisons – ici une fenêtre de Pierre Bonnard (et Jipé ne vivait plus au dessus non plus, depuis bien longtemps)

je me souviens qu’alors j’avais autant qu’aujourd’hui dans certains états mis mon âme – je ne parvenais pas plus qu’aujourd’hui à écrire – j’avais dans le tiroir des post-it – je voudrais parvenir à oublier, tu sais, mais non c’est là – c’est là, le chêne ou le taxus bagata qu’il avait planté pour les filles, et la fin abjecte assénée par son épouse (souvent j’ai désespéré de trouver quelque chose à écrire à ce sujet-là) – une autre fenêtre, de Guiseppe Abatti

alors bien sûr je vaque d’ici à là, parfois à tenter de retrouver Norma, de reprendre l’histoire du parc, tenter de retrouver le fil de la maison

je dispose des images, il m’arrive de les tailler un peu, j’en prends ici ou là, j’en vole j’en taxe – ici ce magnifique reflet dû à Nathalie Holt

je rapporte ici les images que je trouve dans les divers voyages que j’effectue sur les pas par exemple d’Olivier Hodasava – j’en prends parfois d’autres, je voudrais raconter des histoires en un sens – le bois

(ça se passe en Russie, du côté d’un bled nommé Briansk) (il pourrait s’agir d’un voyageur qui raconte quelque chose à un autre, lequel en fait part à un troisième) – ou les drapeaux (« c’est la voix des nations et c’est la voix du sang » disait Brel)

(Las Végas, les étoiles il y avait dans les soutes de Walt Disney un Diego de la Véga – Diego de l’Étoile, le Zorro du jeudi après-midi dans le poste) (nous n’avions pas conscience de cette guerre froide alors; nous ne ressentions pas cette peur qu’on explique parfois, encore aujourd’hui, de la bombe et de la troisième guerre mondiale : ce spectre s’est évaporé, nos parents y croyaient-ils ?) – ici ailleurs encore

(ce minuscule trait noir, bord cadre en bas à droite, cette marque, ce trait blanc : le premier (ou le second ?) manifeste du surréalisme indique en première page « la pensée ce trait blanc sur fond noir » (pourquoi pas bleu, pourquoi pas un aéronef, pourquoi pas celui qui nous amenait sur ce continent ?) des images d’étoiles

et de fleurs, bouquets joliesses et couleurs – une espèce en vie – un autre bouquet

je croise mes fantômes souvent, ici Violetta Para

et son « Merci à la vie » sans cesse chanté, fredonné dans un matin de soleil (ça ne fait rien, Victor Jara et ses quarante quatre balles dans le corps, ça ne fait rien « Le bouton de nacre« ),  il y a dans le cinéma cette foi et cette tentative de se souvenir et puis la lumière s’allume, on sort – pluie soleil nuit ou brouillard, le monde est là et du film il ne nous reste rien que ces quelques sensations sentimentales –

héroïne des temps modernes (au deuxième plan, le type badgé garde l’attitude de son genre, une femme porte à sa bouche souriante sa main fermée surprise, une autre – elle porte une statuette en main, un de ces césars qu’on attribue ce soir-là – semble sociale-traître – tu te souviens, social-traître ?) Adèle oui, merveilleuse héroïne tout autant – d’ordinaire (cet ordinaire-là qu’on cherche) mai commence vers le dix par Cannes (les accréditations de Béatrice, le studio de Claude Beylie, le jury où les élèves de la Fémis (et Renée Blanchard) ont une voix) et se termine par Roland Garros (il s’agit d’un aviateur qui le premier traverse la Méditerranée sur un monoplan, je crois que c’était avant-guerre) – oui voilà, c’était ça aussi, ce billet : la guerre (froide ou non) cette affaire d’hommes, n’est-ce pas ? Entend-on encore parfois un « ce qu’il leur faudrait, c’est une bonne guerre ? » – alors elle pouvait être bonne, et elle le redevient, la patrie la nation, il y avait cette tendance qui présidait pour poser ici des couleurs – ici c’est à Honfleur

certains vont jusqu’à se supprimer – faire partie d’un grand tout –  et puis les images et les écrits, alors j’ai gardé pour la fin, une fin bien éphémère, cette trahison et cette image qui fait monter la rage

(le sociologue Edgar Morin et Dominique Voynet pour compléter la légende) c’est cette semaine que ça a eu lieu – ici, dans ce si beau pays – et tu crois qu’on va oublier ? on sort de la salle (le film était bien), il fait doux, son bras au notre, on marche, il fait doux – on avance, alors – on avance sans trop rêver, sans trop se leurrer – il est tard pourtant – se hâter, oui, pour raconter et faire revivre ces moments joyeux – vive le cinéma ? – allez une dernière

 

la plupart des images des tableaux de Nicolas de Staël taxées chez le frangin

add. de dix heures du matin :
en même temps – ou du coup – ou en fait – ou voilà – ou genre _ ou en mode – ou jveux dire – ou j’allais dire – ou on va pas se mentir – ou bien d’autres choses encore, sur la photo d’entrée de billet que je repose ici

(les pieds des danseurs y sont coupés c’est pour ça) ils sont trois de face – on a juste à choisir (un indice : je ne porte de marcel qu’avec manchettes) (sauf à Rome, bien sûr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte postale d’ailleurs d’ici de ci de là

 

 

 

 

il y a dans cette maison[] quelques vues d’ailleurs parce que l’atmosphère à Babylone est assez irrespirable – ouvrir les yeux, fermer la télé, la radio, l’ordinateur – débrancher le zoum – oublier les accidents, les Birman.es et le reste du monde (les phynances étant ce qu’elles sont, on a cessé d’acheter le journal on n’a pas renouvelé l’abonnement on est dans un sale état mais ça reste confiant en l’avenir – on attend de pied ferme (comme on dit) le client – il n’y a cependant personne sur le rond-point, personne sur la pelouse légèrement pelée et personne à l’agène-da)

ce sont images du bout du monde (enfin de quel monde, je ne sais pas – du côté de Fairbanks, Alaska) ici il fait encore assez paisible – là c’est le même endroit (pratiquement) mais à une autre époque de l’année

il faut bien que je m’éloigne un peu – c’est que la vie n’est jamais simple – je ne me plains pas je constate – ici une espèce de contre champ en plein jour

ça nous change un peu – il fait beau comme ici – il fait froid semble-t-il – les millions et les millions d’individus qui œuvrent, actent, vont viennent – empêchés par cette saloperie de virus – je lisais des  articles sur l’Inde (l’abject personnage qui s’y complaît), sur la Turquie (même constat) – je vais avoir du mal mais tant pis, j’essaye : outre la promenade (j’y suis l’obligé de Olivier Hodasava, pour son Dreamland), quelque atelier où on va se souvenir de la naissance du grand Charles (pas celui-là, enfin comme disait l’un de mes oncles « je me comprends ») c’était au temps où on mangeait au resto U (Mabillon, ou Albert Châtelet) – désargentés (un soir de Noël nous y trouva) et on passait par la rue Jacob sur cette petite placette (innommée encore crois-je)

(cette image d’Atget Eugène date de la fin du siècle dix-neuf de cette ère il me semble) à peu près du même angle, celle-ci de l’année vingt de celui-ci, de siècle

sans doute a-t-on détruit quelque construction, gauche cadre – on y a planté des arbres – l’hôtel du Maroc où séjourna Baudelaire un moment, c’est la porte bleue – on passait par là (le palmier, premier plan, les deux peupliers)

(le tout petit troisième, à gauche) on allait à la table d’Italie (elle n’existe plus, un peu plus haut dans la rue)  (au six neuf) qui se tenait dans cette officine

poissonnerie (le cadre de la vitrine a été conservé) – ça a toujours été un endroit pour friqués même si on y croisait Albert Cossery sapé comme un prince – ce carrefour

où croissent trois ou quatre arbres

et cette rue de galeristes – il y a celle-ci, dans les noirs (dont on parlait ici)

il s’y trouve toujours ce souvenir

un jour, j’avais la mission de céder une reproduction originale (j’aime beaucoup cet oxymore) (signée, numérotée, sous cadre « dans son jus » m’avait dit un expert d’Artcurial, une galerie assez huppée du bas des Champs-Elysées, installée dans l’immeuble du canard appartenant à l’avionneur ami des chefs d’état (son petit-fils, je crois, vient de décéder dans un accident d’hélicoptère – celui qui a pêché par les armes…) quelque part, en bas de la rue, je crois bien que c’était là

(gauche cadre, avec un chapeau, elle passe) je tenais cette œuvre de mon oncle italiano-lybien qui produisait vins et huiles d’olives (le tableau était-il dans le salon au miroir vénitien, je ne saurais te le dire) en Tunisie – puis il en fut plus ou moins chassé, s’installa donc en Italie – le tableau était-il au mur du salon, là où, sous le miroir en forme de soleil, on s’asseyait dans des canapés de cuir blanc, je ne sais pas le dire non plus – mais regardant cette rue (elle est de Seine) est apparue dans une vitrine cette représentation

laquelle est, pour moi, récompense

 

billet en dédicace à CE., pour marquer (or donc) le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire (et à l’atelier d’écriture initié par François Bon)

 

 

 

Carte postale d’automne

 

 

(entrée de billet : place des Invalides, durant l’inter-réclusion : une soignante qui manifeste protégée par la police de ce pays) (photo dont la publication serait interdite si les chambres votent une loi inique et immonde proposée par le locataire beauvau)

 

il n’est pas question de faillir sous prétexte que les cinémas sont fermés – durant les cent cinquante jours de l’inter-réclusion, j’y fus douze fois – bah ça reviendra on était bien il y avait peu de monde, on riait – et on rit encore (comme le fantôme de Somerset Maugham) (j’ai bien aimé ce garçon-là, surtout ses nouvelles – ça me revient, ici, tant mieux : j’avais prêté cette autobiographie* à un certain R. et il ne me l’a jamais rendue – à sa décharge, c’était juste avant qu’il ne trépasse – je n’imaginais pas qu’il ait eu cette façon de se tenir

entre ici Somerset – je dois continuer (il est né en France à l’ambassade UK pour être anglais (je crois que ça se trouve à côté du palais où loge (pour encore un an et demi mais ce sera tout) (j’ose l’espérer) le cintré bleu et jésuite) – il parlait mieux français qu’anglais, le William, t’as qu’à voir – il me fait penser (va comprendre) à Ian Flemming James Bond et « Notre agent à la Havane » de Graham Greene (il y a eu un film de tiré de ce roman, Carol Reed, 1959) qui réunissait Alec Guiness (sir) et Maureeen O’Hara (on l’a aimée assez dans « Rio Grande » (John Ford, 1950) rousse et charmante) (Hollywood en diable) – j’ai dérapé mais n’importe ici, une carte postale des confins de l’Orne et du Calvados – j’avance en âge, je m’exécute en toussant dans mon coude : sur le chemin, personne sinon des frondaisons, des arbres, du ciel –

oui, c’est à cinq et demie qu’il fait nuit – on n’y voit rien comme dirait Daniel Arasse – quelques images glanées ici ou là pour garder le souvenir de ces moments de stase qu’il faut mettre à profit pour rêver et buller (malheureusement, je dois bosser mais enfin – je passe j’avance) – ici c’est à Lisbonne et celle-ci à son balcon, son nino en main (la photo date de mai 19)

ou est-ce un journal ? une zappette ? je ne sais pas bien, mais en face de chez elle se tient le musée Pessoa (je n’y fus point : partie remise) (image ayant failli illustrer le propos (magnifique) d’Helena Barroso dans le #20 de l’atelier d’été – il y en eut une autre, plus éloignée) des gens qui passent

(en commentaire d’un voyage rêvé et virtuel d’Olivier Hodasava) – où était-ce dis-moi ? c’est à La Sarre Québec – j’attends les livres par livraison (yeah) qui me viennent de chez mon ami libraire à L’Esperluette de Chartes – il y a brouillard ce matin (parfois je confuse : où suis-je, où vais-je ? ici là ailleurs ? je ne sais pas exactement mais je sais que j’y vais, c’est déjà pas mal)

c’est égal, ici on se trouve aux US (l’autre ordure s’est fait virer, c’est déjà pas mal – on attend pour ici, mais attendre, n’est-ce pas déjà accepter ?)

image dronatique – on pense aux milliers de machines de ce genre achetées à grand frais par notre belle police nationale durant la première réclusion (mais oui, les affaires continuent, que croyez-vous donc ?) – on pense à la place de la République avant hier soir (c’est à Paris, le fascisme commence à passer – qu’est-ce qu’on fait ? qu’est-ce qu’on en fait ? on a peur de la maladie, on a l’âge de ses artères) – continuer, ne pas oublier : ici couple d’écrivains magiques Toni Morrison et Edouard Glissant il y a une quinzaine d’années

c’est à ça que ça sert (aussi) la littérature – ne pas oublier, comprendre et agir –

ici le 33 avenue des Champs Elysées (paris 8) (cette avenue fait penser au petit Marcel – il y a un bar où parfois se réunissait le CLAN – se réunira sans doute bientôt, au printemps – qui porte ce nom (sans wifi c’est con) – mais n’importe) je me remémore ces lieux du travail d’alors (fin des années soixante dix – les études de cinéma – les cachets dans les émissions de télé – les ami.es) ( je tente de travailler encore, tu sais) – il y a cette image d’un millième des codes de la page qui correspond à une image de wtf google street view

simplissime – on maîtrise quoi, au juste ? – non, ça ne fait rien, un rédacteur ici aussi ? – je continue, ici encore un paysage

du train qui va d’Athènes à Thessalonique, en passant par Larissa (il y a le piment de Tunisie qui y fait penser, il y a la chanson de Balavoine – mais c’est l’Aziza (qui est le troisième prénom de l’une de mes sœurs) – non mais la Grèce et les amis T. et M. et puis encore encore une de ces deux-là

et puis voilà – rire, s’aimer, se voir et se regarder – se le dire.

 

* : en français l’autobio de WSM s’intitule « Et mon fantôme en rit encore » librement traduit de l’anglais « A writer’s Notebook » – soit « un carnet d’écrivain » si tu préfères

 

d’un voyage à l’autre #7

 

 

ne pas perdre les bonnes habitudes – j’aurais du faire illustrateur comme je l’entends c’est à dire sans doute plus iconographe – mais c’est égal, j’illustre – la plupart du temps ce sont des commentaires (longtemps j’ai suivi la route du petit journal) – c’est de concert qu’on voyage – ici quelques images posées en commentaires des textes d’ateliers d’écriture (François Bon, Pierre Ménard, L’aiR Nu) (ce dernier n’est pas vraiment un atelier (j’aime beaucoup la photo de la préfecture

j’aime mieux encore son contrechamp

surtout ce sac jaune, en bas) mais peu importe la structure si on peut dire l’important reste (et gît) ailleurs (dans ce quartier, mais rive gauche, la rue Gît-le-Cœur depuis toujours à Paris que j’aime aussi même si elle évoque à présent M. qui se jeta un jour du pont et en mourut) (rien n’est jamais tout noir non plus,comme on sait) et donc ici des images gardées prises posées données plus ou moins pour marquer qu’on est passé (les histoires de commentaires forment un peu ma présence, mon existence, mon absence – enfin un peu tout de ces écrits laissés ici ou là – dans cette maison qui en est le témoin) (un long article foisonnant ou pléthorique, c’est selon, existe encore ici) (parfois je me dis c’est juste un jeu) (et en effet)

récapituler : (jamais été à Los Angelès, désolé) prendre le San Vincente Boulevard direction la plage de Santa Monica, tourner à droite dans Santa Catelina avenue, et à droite  la cinquième impasse du lotissement (il y en a dix huit des impasses dites « drive » d’Helena) (là où s’est éteinte Norma Jean Baker – une chanson de Serge Gainsbourg – dans la nuit, vers quatre heures, du cinq août soixante-deux) (la 19 mienne)

la septième avenue à New York au 177, le club de jazz où Mingus (je ne sais plus) (à un moment chez Pierre Ménard) (en tout cas avec ces instances, on est assez tétanisés, non ?) (non, ça n’a rien à voir mais les voyages et les déplacements…)

c’est l’oiseau sur cette espèce de petit pylône – on se demande (pas réussi à le déterminer) s’il est vrai (il se trouve devant une sorte de soucoupe volante (c’est un cinglé qui tente d’accueillir les extra-terrestres) plus loin, un monument aux morts

mais le drapeau étazunien ainsi que celui posé sur la Lune – des images posées pour Dreamland de l’ami Olivier – j’illustre en commentaire du rezosocio – enfin de l’un d’eux –

on est en Italie,un lieu sacré, des hommes discutent – à nouveau l’Italie,mais Milan

au fond c’est le Dôme, une petite rue piétonne, au 4 se trouve une agence plus ou moins immobilière –  elle fait partie de la fiction qui s’est emparée de mes textes d’atelier d’écriture

à nouveau, le 4, la rue Ugo Foscolo (un poète je crois bien) et encore

tourner autour – j’ai suivi aussi cette image pour un épisode des îles numériques (une nouvelle rubrique, disons, du collectif l’aiR Nu (qui veut y participe en suivant ce lien) ici Jussieu la tour soixante-six qu’on ne voit pas, derrière un arbre

des souvenirs – et continuer à tenter de survivre surtout – des difficultés – il se peut que cette suite d’images ne signifie que peu – ici un quai d’embarquement de ferry au nord de la Norvège

où se déroulent des histoires racontées par un des participants (Laurent Peyronnet) (on peut y aller voir et il y a à lire…) un autre quai, sans doute l’arrivée

souvent les animaux et les gens guident le cadre (la même décadrée)

et on oublie, on voyage, à peine, mais voilà qui nous change un peu

de notre condition, de nos habitudes et de nos décors familiers

je récapitule, j’essaye de survivre – ici sur le bac reliant je ne sais plus où aux îles Lofoten je crois bien – j’avance ?

ici un des mouchoirs trois tas dans l’armoire chez Géraldine Queyrel (sculpture au point de Bayeux due à Christine Jeanney (lire ici) (ou ailleurs) –

du cinéma (chez madame Caroline Diaz) (Jean Desailly en plus ou moins fourbe, Françoise Dorléac en moins ou plus hôtesse de l’air – et cette peau douce…) – le cinéma, oui (illustrations aussi chez Lucien Suel pour ses poèmes express sublimes – forcément) (par exemple Barbara Loden dans son propre »Wanda »  (1972))

d’autres choses encore : ce rapprochement opéré par le Notulographe pour son invent’hairon  voit mal mais l’image de gauche est due à Maryse Hache (9 juillet 2011) dans son Orsay si paisible –  une image  de  Dario  Fo prise ici ou là : ça se suit,  ce n’est  sans doute pas sans raison

le rire, les clowns – des images aimées

Ah Mano Solo… il chante cette chanson magnifique « Les Gitans » cette merveille… et puis c’est une histoire qui finit mal -et celle de son père pire encore – mais on n’oublie pas pourtant le grand Duduche –

et Valentina Cortese, merveilleuse milanaise, actrice rappelle-toi « La nuit américaine » (re Truffaut comme quoi…) (elle s’en allait à l’été 19 -elle était de 23 quand même stuveux – à un moment ça va bien aussi) (elle aurait bien fait Norma j’ai l’impression) j’oublie, j’en termine avec cette plage du côté de la Floride (on espère que le fumier s’en ira des US – viré – salaud)

beaucoup d’images automatiques (ça ne change pas grand chose)  quelques merveilles du monde – et tenir et se battre. Pour finir cette image de Gênes, 2001.

Tenir. Et courage

 

 

 

 

d’un voyage à l’autre #5

 

 

 

ça s’est interrompu – et voilà que ça a repris (S. va beaucoup mieux, crois-je possible de croire) – il y a dans le dossier « image » un peu trop de documents, je m’en vais le vider – d’autant que pour l’Air Nu, je commence une nouvelle rubrique intitulée « Ville et cinéma » qui va me prendre un peu du temps qui me reste – dans les moments de presse, il faudra faire attention et preuve de patience – (un entretien à monter pour la petite fabrique du livre aussi, enfin, il y a des choses sur le feu)

commençons par cet arbre abattu, une série en cours qui a pour nom « souche Corentin » que je croise en allant travailler – c’est une image du robot – mais elle ne correspond pas aux voyages d’Olivier Hodasava – je la pose ici à titre de marqueur : le monde va son chemin (à Rouen, à Pantin dans l’école Méhul ce samedi 21septembre, à Washington où on espère que la loi va foutre dehors ce menteur truqueur voleur raciste homophobe et j’en passe à la tête de l’État, à Londres où cet autre du même acabit fait semblant de croire qu’il va tenir ses fausses promesses…)

(on ne la présente pas mais elle fut grugée) – continuons voulez-vous continuons

c’est sûrement l’été mais c’est une station de sports d’hiver – on nage – on se protège du soleil – on nous informe que le niveau des eaux monte, que la civilisation actuelle (kézako ?)  va vers sa perte en 2050 (on aime les comptes ronds) mais les affaires continuent (business as usual comme ils aiment à dire)

lui est mort mais pas elle – en Arabie recueillie sur son lit de millions de dollars : charmante – les images ne mentent que parfois et encore : admirable le partage du pied de poule carrés noirs et blancs etc. hein… –

(ce doit être en Irlande je crois bien – le flou a gagné les roses, c’est une horreur mais peu importe : nous en sommes les auteurs) –  il n’y a pas de quoi s’offusquer

on répare (wabi sabi) partout (ici c’est dans le Dakota) c’est dehors, on garde un oeil, on refixe, mourir pourquoi faire ?

on met des gens et ça vous a tout de suite une autre esthétique pas vrai ? (elle, Megan Rapinoe, équipe de football des US qui refuse d’aller saluer le peroxydé machiste et homophobe, elle, je l’aime bien) – une espèce de journal – je fais défiler les images

tu te souviens, le changement de direction au CNC ? concussion, renvoi d’ascenseur, non les affaires continuent – ils ont changé de locaux, sont boulevard Raspail à présent, un certain Boutonnat préside…- rapport de cause à effet, qu’en savoir ? – et tant qu’elles continuent, pourquoi s’en faire ? préparons plutôt l’échéance prochaine –  je dispose aussi d’images de cinéma, je les range dans un coin à part – le truc est encombré, c’est à ne pas croire- faut que je range, mais je suis malade, il est 5h10 et je ne dort plus depuis une heure – je vais fatiguer, mais je travaille, j’y travaille

j’avance je ne sais vers où – ma fièvre monte, mes bronches s’enferrent, je tousse, un thé, un café, quelque chose ?

ça se passe à Dublin, le pont a été baptisé Samuel « bon qu’à ça » Beckett (j’ajoute évidemment des guillemets – une rue, un pont, un édifice à son nom, quelle reconnaissance…) (que de son vivant il ait crevé de faim n’est pas le sujet) (d’ailleurs,il n’y a pas de sujet)

(en dédicace spéciale à  Elisabeth Legros-Chapuis – la photo est d’elle je pense) (moi je serai plutôt celui qui nage, là, bord cadre en bas à gauche) (j’aime nager)

un type attend (c’est en Angleterre, Manchester quelque chose)

ici (Charleroi, en haut : la Sambre) du linge sèche,voitures indifférentes, trains bientôt dans son fracas

quelques fleurs rouges (de Waterloo, Iowa) pour saluer Sharon Tate (on a vu le film de Tarentino – performance d’acteurs, certes, mais misogynie assez grave j’ai trouvé)

pour finir, Fatoumata Diawara aux Vieilles Charrues avec Mathieu Chédid (parce que le monde recèle des merveilles – quand même)

Message personnel

 

 

 

c’est parce qu’il faut que cette maison(s)témoin existe – pourquoi il faut, c’est une affaire à élucider mais c’est un support – comme un autre, non, mais un support – il y a des lois et une bible – ah bon ? – chacun s’autodétermine – ce mot fait référence (pour moi et ma mémoire) à Patrice Lumumba – les années soixante : c’est que j’y suis un peu plongé par l’atelier – il y a des choses à faire – beaucoup, écrire surtout – je mets de la musique (Angola par le Lavilliers) – et puis le reste suivra – normalement je pose Calypso Rose ou Cesaria que j’aime tant – il y avait ce livre, tu te souviens, la Voix du Cap-vert – je ne sais pas ce qu’il y a avec ce Portugal et ses colonies – je ne sais pas ce qu’il y a – j’ai parfois le sentiment de subir les choses (il y a un truc que je lisais et qui parfois me fait défaut c’est de croire en ce qu’on fait) – j’ai de nombreuses difficultés à trouver ne serait-ce que l’idée de début pour ensuite agrémenter le billet avec quelques condiments et des épices – le cinéma parfois, tu sais : je suis en train de réaliser le lexique des noms évoqués et cités dans les commentaires des poèmes express de Lucien Suel – je me demande parfois, ce genre de travail : un bernard-l’hermite suivre le sillage, un peu comme avec Olivier Hodasava – une espèce de suite, et très souvent, je m’interroge en marchant dans les rues sur les excès de ce genre de pratique – trop de choses, trop de publications, trop de mots trop d’images… Il y avait quand même dans ce film titré « Fourmi » (Julien Rappeneau, 2019) cette chose qui s’appelle la solidarité, quelque chose de l’équipe – tous dans le même sens – l’union fait la force, ce genre de compréhension du monde – quelques temps, quelques semaines, quelques mois quelques années – le journal tout autant – on avance, tous les jours, quelque chose de soi – qui lit ? OSEF un petit peu – je ne regarde plus les statistiques, j’essaye d’avancer – je dois faire le montage de l’entretien – j’ai des trucs mais c’est à pleurer, je ne fais rien – les finances me pèsent, je rédige les quittances de loyer, je fais des virements aux enfants – le temps passe, mon ami photographe sera grand-père cette année, ou seulement l’année prochaine, il exposera ses images en octobre quelque part en pays cathare je crois – un texte pour lui ? mais avec plaisir, tout de suite, oui – l’union, et le livre sur le Portugal – un ami, des amis – les filles aussi évidemment – ce matin, j’ai fait un auto portrait je le pose ici pour illustrer

quand on voit la voiture jaune, on pense à Oui oui hein – c’est exactement moi au volant d’une ptite MG

– mais non dommage… – je regarde dans son/mon portefeuille –

le volant aux barres ajourées pour y poser les doigts, pour perdre du poids, quelque chose dans ce genre – la coupe de cheveux les lunettes de soleil – la reine d’Angleterre pour la marque – MG B telle est son patronyme – les années soixante jte dis – il y avait aussi cette calandre dans le garage de Y. mais je ne suis pas certain que le voyage qu’ils avaient accompli en auto, lui sa femme (qu’il appelait Max) et leur fils ait été fait dans cette auto-là (de l’Angleterre au Pakistan – années cinquante  – de l’usage du monde… – je me souviens de lui qui écoutait la radio dans sa voiture, sous l’auvent de la maison basque à Cambo – c’était une Honda, je crois) dans les années soixante, j’avais cette passion pour les autos que je trouve aujourd’hui dépassée mais que je constate à chaque fois que passe un coupé cabriolet – je me souviens (image : (c) Brigitte Célérier)

ce n’est pas cette image que je voulais montrer mais celle-ci (c) ana nb

la voiture dont disposait mon père dans ces années – celle-ci aussi pourquoi pas

(il faut peut-être signaler ou préciser qu’il travaillait dans un garage, sur l’autre continent) (sur celui-ci dans une usine de pneus – ce qui est sensiblement connexe) j’en ai gardé quelque chose comme de l’amour pour ces objets, tellement puéril, ces engins qui passent

je suis à pied – je marche, elles passent – j’ai souvent des difficultés à travailler, à suivre une idée, un chemin, un choix – je change de trottoir – sans doute cette raison-là qui trouve une espèce de solution dans ces rendez-vous à date fixe – je voulais gagner ma vie comme on dit en travaillant normalement mais non – « à quoi sert une chanson si elle est désarmée » disait Etienne Roda-Gil et oui, à quoi sert-on ? – j’aime aussi les chansons heureusement, le cinéma n’est pas tout – il se peut que ce soit le versant maternel qui s’exécute dans le cinéma vu qu’elle l’aimait aussi pas mal – Alan Ladd et Clark Gabble – on fait un truc dans le garage – Steve Jobs ou quelque chose – devenir milliardaire – mais non, ça ne se fait pas – tellement de choses autre, ailleurs et ailleurs encore – l’état du monde ou les cruautés qui s’y déroulent – les voitures, de nos jours ? quelle heureuse conjoncture…

Non, rien à dire…