Album (dispersion continue)

 

 

 

 

 

non, la colère, non – même si ça servait à quelque chose, c’est impossible, c’est sûrement trop tard – mais on reste en prison – on regarde quand même les choses qui passent (les images sont des choses) – elles me rappellent ce que je suis, de quoi je suis fait – il y a eu cet entretien que j’ai écouté, avec Allain Leprest

c’est un chanteur, un poète aussi bien qui disait « une chanson, c’est cinquante pour cent les mains » – c’est plus que d’avoir quelque chose avec les chansons (ou avec la chanson) – je regardais aussi cet entretien de Jacques Higelin (gaffe : lien vers facebook) (merci à Laurent Peyronnet) au sujet de Léo Ferré – mais oui, l’âme – j’aime assez les chansons comme j’aime les images –

(des tonnes : requiem pour un fou) les stars et les espions –

là elle joue dans « madame la juge » (une ex-avocate qui devient juge – série de 4 ou 6 je ne sais plus épisodes télé fin du siècle dernier années soixante-dix – elle nous a quitté en 85; au Père Lachaise avec son Montand à côté d’elle)

je lis un truc sur Marguerite (un truc, c’est petit de dire ça) sa biographie par Laure Adler (un folio (3417) acheté 3 euros chez momox) – le Jouvet avec cette actrice Asie du sud-est, Foun Sen (l’épouse de Léo Joannon (dont on tait les frasques avec la Continental – on ne les oublie pas cependant ) que j’ai croisé(e) dans le « Oncle Dan » dont je rapporte l’index, la semaine prochaine ici même) (elle tient de le rôle de l’assistante du télépathe Winckler (ainsi que l’un des personnages de « La vie mode d’emploi » (Georges Perec, Paris Hachette, 1978) et pseudonyme vivant)

incarné par Erich von Stroheim – puis avec Jany Holt (laquelle est, si je ne m’abuse, l’une des grand-mères de l’auteur, Jean-Marie Périer) (ça se passe dans « L’Alibi » (Pierre Chenal, 1937) – ce ne sont que des images et tous ces gens sont morts (ça ne change rien, ils sont là) – une image du Joli Mai

de Chris Marker (1962-3) (lion d’or vénitien, on peut le regarder comme le « Chronique d’un été » (Jean Rouch et Edgar Morin, 1961) des images de ces années-là) – j’avance tu sais mais pour quoi en faire et vers où, je ne sais pas bien – je repose celles-ci (je les aime tant) : attendre l’autobus sur les hauts de Lisbonne (il en est des tas, des hauts de cette ville)

discuter avec un voisin 

on ne le voit que mal, mais il est là – ici avec probablement sa femme

dans « Le tramway de la ligne 28 » (Denis Pasquier, chez l’auteur, 2020) – cette vie-là, dehors et riante – bien d’autres choses sans doute mais que j’oublie – il faudrait garder ces choses, les inscrire dans un album pour tenter de se rassurer sur son existence – et la leur –

on a presque oublié qu’on allait lire le journal en terrasse, café verre d’eau – ici le trottoir de la droite de la rue de Verneuil – et puis encore trois images

de ces nuages

plutôt merveilleux (du côté de l’Alaska)

sans doute reviens-je de (ou vais-je) loin pour ne pas regarder ce qui se passe ici et maintenant – cette honte et ce décharnement de l’hôpital pour aboutir à celui de la sécurité sociale, les avancées dues à l’issue de deux guerres mondiales – la résistance, et son conseil national – poubelle de l’histoire capitaliste – se battre et mourir – la publicité et le marketing – l’ordure – j’en finis avec cette image rézosocio – on s’y rappelle souvent à votre bon souvenir (des images pour vous y aider, quelque chose de tellement beau (le souvenir) utilisé pour quelque chose d’abject – (on peut remarquer le genre des photographes saisi par cette image) cette charmante Varda, M veste rouge fils (de Louis) et petit fils (d’Andrée) et l’artiste de rue JR (Cannes hors compétition, présentation de « Visages, villages » voilà non pas 2 mais 4 ans) (quoi qu’il puisse arriver, la publicité comme le marketing et leurs avatars (dont le rézosocio est le parangon immonde) (mais une immondice d’un organisme immonde devient-elle autre chose ?), quoi qu’il puisse en être de ces forces, rien n’attentera jamais à l’amour qu’on a pour ces gens)

attendre attendre (RJL 1)

 

 

Cette histoire s’inscrit dans une suite réfléchie (mais pas tant) de tentatives d’index(ation) – le tout s’exprime à cause d’essais de se souvenir des années soixante et soixante dix – ces essais datent de bien des années, sans doute pour le dernier segment, du temps où paraissait le « ceci n’est pas une auto-biographie » (2012) mis en avant par une émission de radio, retrouvée ensuite puis retranscrite (l’onctuosité de l’animateur, la suffisance de l’interviewé – la connivence, l’hagiographie, la promotion, la communication) – et même bien avant : la genèse de cette tentative s’écrit un peu dans cette maison inhabitée désaffectée meublée décorée sans goût sans apprêt faite pour plaire et susciter quelque désir de la part de ceux (et celles) (en couple, souvent) (avec enfants parfois) qui la visitent (on voit le défi qu’on relève – on se sent bien seul – sans jamais y parvenir – le monde ne nous mérite pas, certes) – dans vingt ans, celle qu’ils auront achetée ne sera plus – en bordure de ville, non loin des enseignes brillantes de scintillements faussement malhabiles – inspirant l’envie – la joie de vivre et le bonheur – un rond point, en contrebas, inutile et asséché, et la pelouse qui descend vers lui en pente douce – une maison factice peut-être pour certain.es, mais qui peut savoir ? tellement tentant pour d’autres ? – peut-être, mais surtout pour le rédacteur, quelque chose de son enfance – la question serait peut-être : pourquoi dans cette boue se mouvoir ? Ella Fitzgerald chante; Simone de Beauvoir (Ingrid Galster, biographe) et Nathalie Sarraute (Huguette Bouchardeau, biographe) écrivent comme Marguerite Duras (Laure Adler, biographe) ; nous préférons peut-être le « populaire »… Ce serait à élucider (ce sera pour une autre fois)

Donc par principe je pose ça là, je ne suis pas certain que ça serve – je ne suis pas certain qu’il faille lire tout de a à z (le cas de le dire) – c’est quand même du lourd : quelque chose comme deux cents entrées… – mais parfois, on pourra croiser des gens des noms des évocations assez étonnantes (je n’ai pas d’exemple) mais par trois ou quatre fois, des listes intérieures (en lecture transversale je suppose) : celle des invités du réveillon de 1960 à Orsay; celle de l’idéologie de l’Express (organe créé par JJS pour, entre autres certes, son auto-promotion – en italique); celle des remerciés en fin d’ouvrage (R); celle des membres du jury du prix RJL créé après sa mort en son souvenir sans doute (deux éditions : on oublie…) (j); celle des individus fréquentant la Colombe d’Or; celle des producteurs dits « Livoniens »; celle de la famille, celle des individus qui servent le héros, etc…
Les très proches amis de RJL se retrouveront (probablement) dans le croisement de R (remerciements) et (j) jury du prix.

Ce qu’il y a de certain, c’est que c’est une bonne maison

il s’agit de l’histoire d’un film dont on a tiré celle d’un producteur, RJL (Raoul Joseph (aka Jet) Lévy, anversois, naissance en 22, décès fin 66) – ou l’inverse – le livre est écrit par le fils d’un autre producteur (Daniel Bauby, abusé) (mais comment en vouloir à ce Raoul, tellement séduisant ?) par le héros (Raoul toujours)  – il relate donc les quelque quarante quatre ans du Raoul sur ce monde, dix-sept ans lorsqu’éclate la deuxième guerre – ici une image qui date d’un peu plus tard que l’époque du film (avec BB, née en 34 à Paris)

le film c’est « Et Dieu créa… la femme » (1956) (il a 34 ans; rien que le titre en dit long sur la mégalomanie du bonhomme) réalisation Roger Vadim (28 ans, né à Paris 5 – époux de BB (née en 34, à Paris 15, au 5 place Violet) depuis 4 ans, ils divorceront l’année prochaine), coup de force auprès d’un Curd Jürgens (né en 15 en Bavière – 41 ans ) qui apporte l’image de la réussite (c’est alors une star) auprès des banques – son rôle écrit à la va-vite, c’est ainsi que les choses se passent quelques fois – un Jean-Louis Trintignant (26 ans) (il est de 30 – à Piolenc, à côté d’Orange) (dans dix ans l’homme d’ « Un homme et une femme » (Claude Lelouch, 1966) palme d’or à Cannes, ex-aequo), un Georges Poujouly (des « Jeux interdits » (René Clément, 1952) né en 40 à Garches – 16 ans donc) – ce film, vu il y a bien longtemps et sans nécessité de le revoir, ce film compte surtout par le scandale qu’il a provoqué (une fille nue, légère, libre, un peu concon – des hommes ébahis, tout entiers subjugués par une libido de trentenaire (les uns en avance, les autres en retard) – on s’en fout (ou on aurait cette tendance) – au plan symbolique (je ne me souviens plus mais certainement sa famille d’adoption fait la cuisine, pas elle ? je ne sais plus, mais) il s’agit de cette époque où on s’est emparé de cette liberté pour vendre des robots intitulés « marie » et cetera tu vois quoi – le producteur de cette affaire-là n’en savait pas trop grand chose (il est quand même crédité au scénario), mais enfin il avait passé la trentaine, un fils une femme et une tripotée de maîtresses en conduisant une décapotable, prenait l’avion pour New-York ainsi que moi le métro pour Châtelet… Menteur, hâbleur, voleur très probablement (pas mal de vices, sans doute, dans un monde corseté par une morale rigide et con – c’est plus facile à dire à soixante dix ans de distance, je sais bien) réalisation production distribution exploitation : un succès mondial… Le voilà riche à millions – et puis et puis… la roue tourne ? peut-être bien

ici avec une bande de jeunes gens, à Saint-Tropez encore, quelque dix ans plus tard (il est en haut de la pyramide, avec ses lunettes de soleil) et quelques mois plus tard, il en aura fini – la chronique annonce qu’il s’est suicidé – il avait été trouver la jeune femme (elle a 23 ans, il en a 44) à lunettes de soleil du rang du dessous sur l’image avec une carabine chargée pour lui dire adieu (tu vois comme ça tient la route, cette affaire) et cognant contre la porte sans doute avec l’arme, elle est partie l’atteignant au bas ventre (artère fémorale sectionnée, dit-on, et mort dans la demi-heure : adieu Raoul). Rien de folichon, comme on voit (ce dernier épisode, le 31 décembre soixante six).
Or donc, il s’agit d’un livre sans index (ici la couverture bizarrement taillée…)

des sourires tellement faux (il faut dire qu’il joue très mal la comédie sauf peut-être auprès des financiers) – Belmondo à gauche (il est de 33 à Neuilly-sur-Seine) au centre Jeanne Moreau (elle est de 28, à Paris) photo sans doute prise en 60, au moment de « Moderato cantabile » (Peter Brook, 1960) – alors Raoul aventurier si on veut (il a tenté longuement la production d’un film sur Marco Polo qui a vraiment foiré, il s’est endetté, le film (assez merdique parce que mal produit) n’a pas marché) – on verra (comme plus tard et Jean-Pierre Rassam (dix ans plus tard) et Claude Berri) qu’il a adopté pour l’art contemporain une espèce de goût décoratif – une machine à produire des films de cinéma à l’ancienne disons (ses héros sont Darryl Zanuck et Harry Cohn, mais aussi Mike Todd) – il s’est sans doute (ou il a été) arrêté peut-être trop tôt…

 

Index en forme aussi de glossaire.

Raoul Lévy ( 14 avril 1922- 1°janvier 1967)
Surnoms : le Belge ; l’Aviateur; le Mexicain ; Abrashka ; R . Jet L. ; « Bob » ;

(j) : membres du jury du prix RJL (cinéma) décerné 2 fois
R : remerciements de l’auteur p 237-8

 

 

Alvar AALTO (archietcte Finlande) 131
Marcel ACHARD 66
Mr. Achard (armurier, St. Tropez) 212
Alain (idéologie Express) 85
Frank ALAMO (chanteur) 182
Alexandre (coiffeur dames Paris) 156
les AMIC (couple NYC ami RJL) 201
Jean ANDRÉ (décorateur, ami RJL) 82, 119, 131, 142
Jean ANOUILH* 158-9*
(Michelangelo) ANTONIONI 87
Pedro ARMANDARIZ (acteur mexicain) 49
Françoise ARNOUL (Colombe d’or*) 65, 127*, R
Grégoire ASLAN 137
Olivier ASSAYAS (réal) 224, R
(Jean) AURENCHE (scénar.) 55
Richard AVEDON (photographe) 132
princesse ASHRAF (sœur chah d’Iran) 121
Michel AUDIARD (scénar) 48, 173, 183
Yvan AUDOUARD (journaliste Arts) 230
Gae AULENTI (designer,lampe Pipistrello) 110
Claude AUTANT-LARA* (réal) 52, 77*, 93-4*, 179*
Charles AZNAVOUR (beau-frère de C. Garvarentz) 158, 213

Babitch (employé RJL Yougoslavie) 141
Babette 84
(Francis) BACON (peintre) 204
Jacques BAR (prod.) R
Eddie BARCLAY* 183*, 186
Barbarella (héroïne BD) 162
BB (Brigitte*) (Bardot**) 11, 18, 21*, 22-22**, 24, 25**, 30, 60**, 63-67, 70-1, 77, 79, 83, 86, 101, 104-5-6-7, 117, 123, 125, 154, 183, 184**, 199*, 204**, 207, 217**, 227, R
Nicolas (fils de BB) 106
Jean-Dominique BAUBY (livre RJL auteur) 12
mon père/papa/(Daniel) BAUBY (prod.dist.) 12-15, 41, 51, R
les BEATLES 150
Georges B(E)AUME (agent A. Delon) 117, 140, 176
Guy BEDOS (humoriste télé 31-12-66) 213
Sidney BECHET 79
Jacqueline BELACHIC(K) (prod.) R
Harry BELLAFONTE (invité 31-12-60*) 79, 111*
Jean-Paul BELMONDO* 99, 101*, 121,
Robert BENTON (scénar.) 205
Jacques BERNARD-DUPONT (DG ORTF) 213
(Joseph) BERCHOLTZ (prod.) (LIV) 43
Ingmar BERGMAN 117
Bergruen (marchand d’art) 157
Sarah BERNHARDT (comparaison J. Moreau*) 58, 99*, 117
Alain BERNHEIM (agent artis.) 54, 56
Léonard BERNSTEIN (musicien) 132
Marcel BLEUSTEIN-BLANCHET 42
LucienBODARD (journaliste) 81
(Humphrey) BOGART 67
BOKRON (?) (prod.) (LIV) 43
Bonaparte 167
Raymond BORDERIE (prod) 55
Boris (prop. hôtel Royal, Katmandou) 120
Boucheron (joaillier) 156
Michel BOUQUET (voix dans Marco Polo) 173
Christian BOURGOIS (éditeur, ami RJL) 160, 179, 227(j), R
Philippe BOUVARD (chroniqueur) 174
James BOWER (physicien, espion CIA) 188
Stephen BOYD (acteur) 70
(Georges)BRAQUE (peintre, coll. RJL) (Colombe d’or*) 75, 127*
Georges BRASSENS 70
Pierre BRAUNBERGER (prod.) 198
(Victor) BRAUNER (peintre, coll. RJL) 110
Hervé BROMBERGER (réal) 13, 53,
Peter BROOK (réal) 97, 100, 179
Horst BUCHHOLZ (acteur Marco Polo) 158, 165, 175
Christian BUGAIN (?) R
Bernard BUFFET (peintre illustrations) 75

CANTINFLAS (comique mexicain) 36, 71
Pierre CARDIN (métaphore) 162
Carmina Burana (musique) 155
Martine CAROL 120
Leslie CARON 190
(Jean-Pierre) CASSEL 101
Jean CASTEL (gérant, chez) R
Jean CAU (journaliste Paris Match) 15, 86-7, 131, 181, 185, 200, 204, 227(j)
professeur CAUCHOIX (père Stéphanie maitresse RJL) 155
Alain CAVALIER (réal) 199
Céline (LF Destouches) 173
CÉSAR (sculpteur) (31/12/60*) 111*, 131-2, 173, 227, 227(j), R
(Claude) CHABROL 86
(Marc) CHAGALL(coll. RJL Le Clown) 85
Raymond CHANDLER (héroïne à la) 72
(Jean-Philippe) CHARBONNIER (photographe Express) 86
Jacques CHARRIER* 87, 95, 101*, 106
F.R Chateaubriand (idéologie Express) 85
docteur CHAWAT (médecin RJL) 125
Jacques CHAZOT (danseur, mondain) 211
Mr.CHÉRET (comptable CNC) 158
Alix CHEVASSU (playboy) 182
Édouard CHOURTCHINE (père de Berthe,grand-père RJL) 26, 229, 231
Georges CHOURTCHINE (frère du précédent) 27, 35
CHRISTIAN-JAQUE (réal.) 84, 118-9-20, 137, 150, 158, 179
Winston CHURCHILL 31, 64
(Angelo) Ciffonelli (tailleur RJL) 75, R
René CLAIR (réal.) 57
René CLÉMENT (réal.) 75, 86
Montgomery CLIFT 169, 189-93, 198, 207
(Henri-Georges) CLOUZOT (Colombe d’or*) 86, 87, 94-5, 101-2, 127*, 157, 179
Véra CLOUZOT (femme du précédent) 95, 102, 108
(Jean) COCTEAU 66
Confucius (idéologie Express) 85
Harry COHN (prod. Columbia) 36, 58, 67, 95, 140
Jean-François COLOSIMO (éditeur) R
Eddie CONSTANTINE 179
Francis COSNE (prod. Angélique(s)) 108
Albert COSSERY (auteur) 69
(René) COTY (homme d’état) (et mme) 57
Nicole COURCEL 190
Raoul COUTARD (chef op) 129, 180, 192-3, R
Georges CRAVENNE* (attaché de presse) (31/12/60**) 49, 55, 56,65, 79*, 80, 111**,(Colombe d’or***) 127***, 143*, 177* 210, 215*, 216, 219, 227(j), R
Franco CRISTALDI (prod. époux G. Lollobrigida) 126, 129

Marie DABADIE (journaliste, dernière maîtresse RJL) 228, R
Dalida 94
Georges DANCIGERS (prod.) 184
Raymond DANON (prod.) 149
Sophie DAUMIER (humoriste; nuit du 31-12-66) 213
DEBELMAS (comptable) 78, 86, 93, 104, 119, 121, 123-6, 130, 138, 142
Henri DECAE (chef op) 129
Henri DECOIN (réal) 56
Geneviève DE COLMONT (St.Tropez) 182
Odette (de Crécy) (héroïne de M . Proust, comparaison J. Moreau) 99
Gaston DEFERRE (futur ministre) 131
(Charles) DE GAULLE 29, 77, 83, 150
Hugues DE GEORGIS (prof. Anglais) 160, R
Catherine DE KAROLY R
Suzy DELAIR 91
Dolorès DEL RIO 49
Denis DE LA PATELLIÈRE  (réal) 158-9, 176, R
Jean DELANNOY (réal) 57
Robert DELAUNAY (coll. RJL Les footballeurs)(Colombe d’or*) 85, 127*
Alain DELON 117, 129, 131, 137, 140, 158, 172, 176, 199
Jacques DEMY (scénar Marco Polo) 104
Catherine DENEUVE (compagne Vadim 1961) 125
(André) DERAIN (peintre, coll. RJL) 85, 87
Juliern DERODE (prod. RJL) 189
Edmond DE ROTSCHILD (financier) 131, 147
Nicolas DE STAËL (peintre, coll. RJL) 85
(Henry) DEUTCHMEISTER (prod. Franco London Films) (LIV) 43, 59
DIAGHILEV (troupe de ballets russes) 120
Farah DIBAH (voisine RJL rue du Boccador) 94
Diner’s club 139
(Jean) DUBUFFET (peintre, coll. RJL) 110
(Denis) DIDEROT 84
(Marlène) DIETRICH 58
(Christian) DIOR 145
Walt DISNEY 86
Sacha* DISTEL 77, 79*
Robert DORFMANN (prod.) 88, R
Radko DRAGEVIC* 149-50, 161*, 166
Marguerite DURAS* 97, 100*
Jacques DUTRONC 197
Eichmann 104
Caroline ELIACHEFF (pédopsychiatre, fille d’Anatole, épouse (à 15 ans) de Robert Hossein)) R
Elisabeth 2 Windsor – la reine d’Angleterre 121
Duke ELLINGTON (invité 31/12/60) 111

Laurent FABIUS (répétiteur Dany fils RJL) 203
Jean-Paul FAURE (attaché de presse – public relations) 64, 81, 207, 217, 225, 227(j),R
Maria FELIX 49
(Federico) FELLINI 102
Ella FITZGERALD 72
(Francis) Scott Fitzgerald (métaphore) 186
Sean FLYNN (fils d’Erroll, photographe) 182
Mike FRANCOVITCH (dir. Columbia) 118
Roger FREY (ministre) 131
Sami FREY 101, 106,123
Clark GABBLE 67
Jean GABIN* 75, 77*, 102*
les frères GALL (journalistes auteurs) 145
(Greta) GARBO 58
Ava GARDNER 67
Jacques-Marie Garnier( syndic de faillite) 219
Georges GARVARENTZ (musique Marco Polo) 158, 184
Romain GARY 111, 118, 120, 164
Danièle GAUBERT (actrice) 91
Linou GAYRAUD (amie I. Pons gérante mag Mic-Mac St.Tropez) 208, 210
Jacques GELMAN (cousin RJL, Mexique) 34, 36, 49, 71, 96, 143
Diego GIACOMETTI (déco. Orsay) 109, 219
Paul GIANNOLI 83, 88, 173, 225, 227(j), R
Félix GIRARD (bistrotier, Esquinade St.Tropez) 182, 209, 216, R
Françoise GIROUD 84
Sammy GLICK (héros livre Schulberg) 16
(Jean-Luc*) GODARD 178, 179*, 180, 186*-7, 190, 197-8, 205
mme. GODDET (femme du suivant, mère de I. Pons) 212
Jacques GODDET (orga. Tour de France, beau-père I.Pons) 186-7, 207-8, 215, 217, 227(j)
Gog et Magog (pièce de théâtre) 160
GOLDFELD (banquier RJL) 126
(Sacha) GORDINE (prod.) (LIV) 43
GOSTENKO (espion russe) 188
Jean-Paul GOUDE (designer, Esquire années 70) 202
Christine GOUZE-RÉNAL (prod.) 107
Juan GRIS (peintre, coll. RJL) 75, 157
Lilou GRUMBACH (épouse du suivant) 211-2
Philippe GRUMBACH* (journaliste ami RJL) 84, 123, 124*, 176, 185, 211, 215*, 227(j), R
(Ernesto « Che » ) Guevara 145

les frères HAKIM (Robert, Raymond, André) (prod) 69, 88
Johnny HALLYDAY 103, 181
Hamlet 86
Bob HAMONT (associé RJL) 49, 66, 123
(Hans) HARTUNG (peintre, coll. RJL) 110
Rita HAYWORTH 58, 67
Pierre HE(B)BEY (avocat) R
Héraclite (idéologie Express) 85
Patricia HIGHTSMITH (auteur La Jalousie) 200
Hitler 29
Hô Chi Minh 197
William HOLDEN 128
Olga HORSTIZ PRIMUZ (agent M. Morgan, BB) 56, 69, R
Robert HOSSEIN 43, 55, 59-60, 65, 125, 162, 174, R
Fred HOTCHKISS (1° mari de Lulu Lévy)milliardaire voitures) 46, 151
Noël HOWARD (réal 2° équipe Marco Polo) 163
(Rock) HUDSON 102
Howard HUGHES 58
John HUSTON 189

Jacqueline (secrétaire, comptable RJL) 86, 146, 151
Maurice JAQUIN (distrib. Exploitant Afrique) 149
J.J.S.S 84
Jennifer JONES 58
Philippe JUNOT (playboy homme d’affaires) 173
Curd JÜRGENS 24-25, 64, 82, 102, 117, 183, 188

Émile KACMANN (rabbin) 217-8
(Daniel-Henry) Kahnweiler (marchand d’art) 157
Gene KELLY 112
Kubilay KHAN (Marco Polo) 110, 160
général KOENIG 102
(Nikita) KROUCHTCHEV 86, 129
Harry KURNITZ (scénar) 74

Jack LA MOTTA 73
Jacques LACAN 175
Burt LANCASTER 117
Lanvin (couturier, Paris) 156
Alberto LATTUADA (réal) 87
(Pierre) LAZAREFF (homme de presse) 82
Violette LEDUC (autrice) 131
Claude LELOUCH (réal) 179, 226, R
Jean-Pierre LE MÉE (avocat RJL) (mme.*) 123, 225*, 227(j), R*
Michel LE ROYER (acteur) 121

Berthe LÉVY (mère RJL) 26, 131, 216, 229
Paul LÉVY (père RJL) 26, 229
Raoul Joseph LÉVY (Ralph pendant la guerre) 15, 21 (apparaît à toutes les pages)
Dany L ÉVY (fils RJL) BOCKLY* (nom de sa mère) 16, 53, 70, 75, 77-8, 105, 111, 122, 131, 144, 150, 151, 172, 181, 185, 187, 191, 214, 217, 224-6
Lucienne LÉVY (Bockly, épouse de RJL – aka Lulu) 16, 28, 39, 46, 53, 70, 76-8, 81, 97, 105, 111, 122, 125, 144, 150 172, 185, 187, 203, 214, 216, 225
Raymonde LÉVY (sœur de RJL) 27, 224, 229, 232

Serge LENTZ (ami RJL) 185, R
Anatole LITVAK (réal, époux de la suivante) 215, 217
Sophie LITVAK (mannequin, mondaine) 211, 215
les LIVONIENS (prod) 43, 54, 59, 63, 143, 227
(Gina) LOLLOBRIGIDA (31/12/60*) 111*, 126, 129
Sophia LOREN 107
Jean-Pierre (de) LUCOVITCH (ami RJL, journaliste) 185, R
Fernand LUMBROSO (org.spectacles) 103, R

Steve McQUEEN (acteur) 172
Aimé MAEGHT (marchand de tableaux) 87
Florence MALRAUX (amie J. Moreau) 100, 105, 123
(Louis) MALLE 178, 184
Michèle MANCEAUX (réal. Télé) 18, 115, 128, 164, 199, 217, 227(j), R
Mandrin 59
(Alfred) MANESSIER (peintre, coll RJL) 87
Joyce MANSOUR (autrice Liban) 131
MAO TSÉ-TOUNG 183
Jean MARAIS (invité 31/12/60) 111
Christian MARQUAND (acteur, frère Lilou Grumbach et Serge) 212
Marie (maîtresse RJL, 16 ans en 63) (Steinberg) 154-5, 175, 182, 7 207 (épouse E. Barclay), 226 , R
Elsa MARTINELLI 132, 162, 173, 179, R
Marcello MASTROIANNI 172
Mireille MATHIEU (chanteuse, TV nuit du 31-12-66) 213
Louis B. MAYER (métaphore) 150
Roger McDOUGALL (auteur dramatique, Gog et Magog) 160
Jean-Pierre MELVILLE (réal) 144
Ramon MERCADER 36
Marthe MERCADIER 52
Mercédès (ex-secrétaire S. Loren, gouv. BB) 106
Macha MÉRIL 190, 213, R
MEYERSBO (diamantaire) 35
Michelle (gardienne Orsay) 125
MILLAR (scénnar Marco Polo) 118
(Juan) MIRO (coll. RJL) 85, 110, 157, 225
Mitchell (avion) 31-33
(Alexandre) MNOUCHKINE (prod.) (LIV) 34, 43, 88
Modern Jazz Quartet 68
(Patrick) Modiano (métaphore) 186
Dominique MODIANO R
Yves MONTAND (invité 31/12/60*) (Colombe d’or**) 108, 111*, 127**, 154
Jacques MONOD (acteur) 174
Marilyn MONROE 154
Jeanne* MOREAU (31/12/60*) 91, 96-100, 105, 111*, 117*, 122-3*, 126, 145, 184, 200, 227, R
Michèle MORGAN 53, 55
Dana MOSELY (auteur) 69
Jean MOULIN (une vie, projet) 75
prince Napoléon MURAT 97
(Vladimir) NABOKOV 141
Napoléon (idéologie Express) 85
(Gamal Abdel) NASSER 163, 171
David NEWMAN (scénar.) 205
(Stavros) NIARCHOS (sa fille Maria) (armateur) 182
David NIVEN 71

Jean OL(L)É-LAPRUNE (historien cinéma) R

Robert (Ed) OPPENHEIMER 132
les Oscars (Hollywood) 117
Peter O’TOOLE (acteur, amant I.Pons) 186
Hélène de PANAFIEU R
Maurice PAPON (préfet de police De Gaulle Paris) 131
Pancho PAUBERT (couturier joueur,ami I. Pons) 173, 212
François PÉRIER (Colombe d’or) 127
Gérard PHILIPE 55
(Pablo) PICASSO (peintre, coll. RJL) (Colombe d’or*) 75, 127*
famille POLIAKOV (M. Vlady) 58
Georges POMPIDOU (homme d’état) 57
Isabelle PONS (scripte égérie RJL) 182, 186, 191, 198-9, 207-9, 214, 217, 226, R
(Gillo) PONTECORVO (réal.) 117
(Jacques) PRÉVERT (Colombe d’or*) 66, 127*
(Marcel) PROUST 117, 128, 141

Raymond QUENEAU 88
Antony QUINN 117, 159, 165, 174
Paco RABANNE (couturier) 197
RAIMU 159
RAINIER de Moncao (trois) (prince) 169, 177
Jean-Paul RAPPENEAU 160, R
Jean-Pierre RASSAM 226
Rastignac 12, 48
Raymond (chauffeur RJL) 97, 124, 148, 151, 185
RAYRE (banquier RJL) 12
Marie-Laure RAYRE R
Jacques RÉMY (scénar.) (aka Raymond Assayas) 52, 81, 118-121, 131, 139, 142, 164, 184, 224, 227(j)
Régie Renault 138
Claude RENOIR (chef.op) 129
(Alain) RESNAIS (Colombe d’or) 127
REVEL (? scénar ? Adapt. ?) 129
Bettina (RHEIMS) (fille des suivants) 217
Lili RHEIMS (épouse du suivant) 155
Maurice RHEIMS (31/12/60*) 85, 111*, 131, 173, 185, 206, 218,R
Jean-Louis RICHARD (réal. père du suivant) 99
Jérôme RICHARD (fils de J. Moreau) 99
Tony RICHARDSON (réal.) 205
Riva (marque bateau RJL) 76
Jean-Marie RIVIÈRE (gérant café des Arts St. Tropez) 208, 215, 217, R
Willy RIZZO (photographe, « vieux » copain RJL) 162, 209, R
Jerome ROBBINS (danseur dans sa troupe, alors secrétaire de M. Clift) 193
Nelson ROCKFELLER (banquier) 225
Michel ROMANOFF (assistant RJL Marco Polo) 133
Roméo (âne de BB) 70
Noël ROQUEVERT 30
Francesco ROSI 172
Jean-Marie ROSSI (antiquaire, St. Tropez, ami RJL) 215, R
Frédéric ROSSIF (animateur télé, réal) 17
Jean ROSSIGNOL (agent littéraire) 99les frères
les ROTSCHILD (31/12/60) 111, 156
Titine* ROUX (aubergiste Colombe d’or) 127, 128*
Portofirio RUBIROSA (play-boy, ami RJL) 162
Jane RUSSELL 58

Gunter SACHS (playboy photographe futur Mr.Bardot) 182
Françoise SAGAN 57, 123, 153, 211, 217
Saint Thomas-d’Aquin 163
Yves SAINT-LAURENT 123
Haryy SALZMANN (prod.) 132
Jean-Paul SARTRE (scénario Les Orgueilleux) 55
Satisfaction (chanson Rolling Stone) 155
Scalextric (Dany) 131
(David) SELZNICK (prod.) 58
Henry-Jean SERVAT R
Omar SHARIF 160
Simone SIGNORET (31/12/60*) (Colombe d’or**) 98, 111*, 127**
(Georges) SIMENON 69, 86,
Michel SIMON 139
Frank SINATRA* 61, 63, 72, 102
Henri SILVA (acteur) 179
Edward SMALL (prod.us) 49
Budd SCHULBERG (scénar) 16
Alex et Raymonde SCHWARZ R
Irwin SHAW 112
(les frères) SIRITZKI (prod) (LIV) 43
(Pierre) SOULAGES (coll. RJL) 110
Raymond SOUPLEX 52
Sam SPIEGEL (prod) 79, 96
Robert STANDISH (auteur) 69
Johnny STARK (impresario J. Hallyday) 103
John STEINBECK (scénar) 74, 86
mme STEINBERG (mère d’une jeune maîtresse RJL) 155
Stéphanie (maîtresse RJL) (Cauchoix) 155-6, 201, 226, R
Stukas (avions) 32
Sulka (chemises luxe) 44
Gloria SWANSON (mère de l’épouse de Bob Hamont) 66

Bernard TAPIE 12
Liz TAYLOR (épouse M. Todd) 96, 189
Edmond TENOUDJI (distrib.) 63
Armand THIRARD* (chef op.) 98, 129*, 159
Paul THOMAS (auteur espionnage) 189
Judith THORPE (milliardaire, amour de RJL sur la fin) 201
Dimitri TIOMKIN (musicien) 158
(Josip Broz) TITO 141, 149
Mike TODD (prod.) 96, 177
(Ivan) TOURGUENIEV 75
(Jean-Louis) TRINTIGNANT 64, 101
TROTSKI (rival de Lénine*) 36, 200*, 204-6, 211
François TRUFFAUT * 66, 100*, 178*, 205*

(Raoul) UBAC (sculpteur,coll.RJL) 110

Roger VADIM* 22, 60, 63*, 84*, 87*, 117*,124-5*, 179*, 201, 216*, 227(j), R
Georges VALLON (directeur de prod.) 159, R
Van Cleef (diamantaire) 76, 101
Van Hegendorf (secrétaire Trotski) 205
Van Zuylen (milliardaires jet set Hollande) 156
Ray VENTURA (et ses Collégiens*) 23, 56*, 59-60, 64, 123
VERBREYT (usine père RJL) 28
Véronqiue (secrétaire RJL) 123, 152, 158, 185
Pierre VIAL (auteur) 179
Henri VIDAL (compagnon M.Morgan) 53
Albert VIDALIE (auteur) 69
Luchino VISCONTI 224
Monica VITTI 190
Marina VLADY 58-60, 197-8, R
Volare (chanson) 72
Klaus VON BULOW (sa maîtresse) 186
(Édouard) VUILLARD (coll. RJL) 85

Eli WALLACH 202
Andy WARHOL (et sa Factory) 202
Manolo WEINBERG (associé RJL) 49
Paul-Louis WEILLER (commandant milliardaire) 145
Orson WELLES (Colombe d’or*) 49, 118, 127*, 159, 161-5
Billy WILDER 75
duc de WINDSOR (à Cannes) 229
William WYLER 117
Robert WOOG (prod) 59

Darryl ZANUCK 103
Fred ZINNEMANN 117
Zoe (maîtresse sm sur la fin RJL) 145

 

 

On enrichira le présent index de trois ou quatre autres : ceux des films cités,des lieux fréquenté; des adresses;des firmes de production; et enfin des publications citées. Probablement pendant le week-end. (et bravo pour être arrivé.es jusqu’ici). Si des erreurs, des fautes de frappe, des coquilles… apparaissent, ne pas hésiter à les signaler au rédacteur. Remerciements anticipés.

t’attends quoi au juste ? (JPR1)

 

 

il s’agit d’un exercice difficile (et d’un travail en cours) – le livre dont il est question est profus; il traite par ailleurs de l’existence d’une personne décédée depuis plus de trente cinq ans; alors c’est pour ne pas oublier, c’est aussi pour se souvenir des contextes de ces années-là (les années 60 et 70) pour deux utilisations – l’une personnelle, autobio si tu veux, l’autre plus publique disons, en ce qu’elle me rapprocherait de la période des projets (deux) que je mène de front (celui sur Daniel Filipacchi, celui sur Aldo Moro) (ailleurs, autrement sans doute) . À la vérité je ne sais pas exactement où je vais. Ça ne m’importe pas trop, je verrai bien, sûrement – j’ai bon espoir que les choses s’agrègent, s’assemblent peut-être s’emboîtent. Tout participe d’une espèce de tentative (je la crois vaine aujourd’hui) d’élucidation de cette période (la jeunesse aussi sûrement que le retour et l’essai d’explications).
Décidément, c’est – ça m’est – difficile.
Revenir aux choses réelles : la lecture que je ne fais pas autrement qu’avec un crayon et un papier (quelque chose d’approchant). Une tendance à vouloir s’amuser aussi sous-tend l’expérience (les expériences) : retrouver des gens connus et croisés, rarement dl2V cependant (j’ai largué le cinéma comme profession à la fin des années quatre-vingts – sans regret). Ici donc, il ne s’agit pas (pas vraiment) d’un panégyrique : l’auteur (Mathias Rubin, producteur lui-même) a de l’estime pour son sujet, ou son objet, peut-être même plus mais ce sentiment ne m’anime pas. J’y vois les turpitudes auxquelles probablement j’ai voulu échapper…   

 

 

Épisode trois d’un périple (intitulé ici « mais qu’est-ce que t’attends ? »)  qui en compte au vrai un quatrième pour le moment (ici, épisode 1) (là épisode 2) (sur le métier, il est bon d’y remettre l’ouvroir, s’il le faut mille fois) (tant que cette maison est ouverte, profitons-en et feignons d’en être les locataires) (c’est que parfois, je crains qu’elle ne ferme (ainsi que l’œ) – je m’y sens un peu seul parfois pense l’agent devant la baie qui donne sur la petite butte laquelle descend doucement vers le rond point qui ne sert à rien mais constitue l’un des points de bascule du lotissement – on domine le site et le ciel est bleu dit la brochure – non il n’y a personne pour le moment, les gens ne visitent plus guère ces temps-ci (cette période est peu propice aux ventes sur plan, c’est vrai, mais elle laisse du temps libre – il se peut que jamais je n’aie entrepris une telle façon de lire si, un jour d’il y a moins de dix ans, mais bien longtemps quand même je n’avais entendu à la radio ce type (DF) parler de ces années-là (les gens n’étaient pas nés encore) (« les gens » j’entends par là les digital natives) (wtf ?) et puis vint quoi, déjà ? dé esse kâ achetague mitou – en tout cas, il y a comme quelque chose qui s’ébroue – on remet en place les vérités, on éteint aussi les pass navigo pour six heures (y’a pas de public, y’a pas de boulot) on lit un peu – ça a quelque chose à voir aussi avec cette idée d’individualité (qui suis-je d’où viens-je) j’explore – ici un livre qui traite d’un producteur de cinéma (l’imagerie du tycoon, du nabab, les amerloks à breloques en faux verre, le bois enchanté sur la colline en lettres blanches – voyous, profiteurs, menteurs hâbleurs : toutes les tares et tous les vices – la vie facile l’argent l’alcool la drogue le sexe (pas le rock’n roll, ou alors en parallèle) (on ne peut pas tout faire non plus – on liste) une recherche d’une espèce de vérité : on a droit à à peu près tout)) le titre : Rassam le magnifique (la seule majuscule au nom de famille) (dans la suite JPR) (anthropométrie : prénom Jean-Pierre, né un 14 octobre 1941 à Beyrouth (Liban), 1 mètre soixante-huit (j’invente), mort avenue de la Motte-Piquet (dans l’ex-garçonnière de crâne d’œuf – au six, dans la cour – maison de ville appartenant à la famille de la Rochefoucault) Paris 7, un 29 janvier 1985 – il venait d’avoir 43 ans et un fils qui en avait 3, né d’une femme (Carole Bouquet)

le couple d’alors (JPR et Carole Bouquet) ((c) Ginies/Villard/SIPA)

qu’on voit en contrôle psy ces temps-ci dans le poste (il faut dire qu’on regarde le poste par la grâce de dieu qui a fermé les salles de cinéma (elle est de 57) : vague envie de gerber, ça fait qu’on lit – avec un ordinateur pour garder une trace – ici elle est copieuse (féminin de copieux, non copieur) : une quinzaine de pages…  Peu sans doute iront lire in extenso – ce n’est pas fait exactement pour être lu (enfin, tout le monde/chacun.e fait ce qu’il veut, ce n’est pas la question) mais pour être consulté. Et puis, ce sont surtout des évocations.

JPR à gauche, avec Gérard Brach (ami de l’auteur, disparu trop tôt)
((c)Elisabeth Brach)

Ainsi donc, on/je dépose en trois ou quatre fois et ces lieux inhabités, inappropriés mais qui ont valeur d’exemple, la liste des noms (propres, souvent, surnoms parfois) cités dans le livre édité chez Flammarion, en 2007 – collection Pop culture dirigée par un certain Laurent Chollet (lequel est remercié en page 332 (c’est quand même le moins) laquelle (non paginée, sauf au sommaire (Table) en fin d’ouvrage) regroupe une cinquantaine de noms à qui sont adressés les remerciements de l’auteur). Au milieu physique du livre – entre les pages 174 et 175 se trouve ce qu’on nomme un cahier de photographies de huit pages (les images qui illustrent ici ce billet en sont taxées) – ce qui expliquerait peut-être le prix assez élevé de la publication – noir et blanc et couleurs – seize images plus un dessin (un portrait dû à Jean-Claude Carrière – disparu avant hier, je pose le dessin

((c)Mathias Rubin)

avec ma sympathie) – les crédits photographiques figurent en page 333 (je me suis procuré l’objet par l’entremise de l’entreprise momox (teutonne, je crois, adossée à l’immonde pour ce que j’en sais) pour une somme modique (de l’ordre de 3 euros je crois) (frais de port gratuits pour cause de ce qu’on sait).

Henri Langlois (ami des parents de DF) et JPR ((c) Alain Dejean Corbis Sygma)

De nombreux entretiens ont été menés par lui (l’auteur, Mathias Rubin), pas mal d’articles de journaux ont été consultés et sont cités (dans le corps du texte, ou en notes de bas de page) : un index (2) des titres des publications citées sera posé pendant le week-end – imprimé en octobre 2007, vendu 24,90 euros, 336 pages, auteur donc  Mathias Rubin producteur de cinéma/ audiovisuel/ télévision de son état (Éric Juhérian, son meilleur ami, et associé dans la société qu’ils ont fondée, Récifilms – il doit y avoir un frère (peut-être) Nicolas (c’est sûr) lequel est gérant de la société mais qui n’apparaît pas dans le livre – ni dans les remerciements). Tout ceci est (assez) public.
Un autre index (3) des films cités trouvera place aussi, un autre (4) des sociétés citées puis un dernier (5) des lieux (pour fixer les idées j’imagine) (un vrai travail de fourmi romaine) probablement aussi pendant le week-end (car il est bon de varier les plaisirs).

avec Marco Ferreri JPR dans sa station favorite : couché ((c) Tony Evans)

 

 

dans la pagination (R) : les remerciements de l’auteur en page 332

A
Abd-El-Kader (projet JPR) 181, 297
Isabelle ADJANI* 21, 156*, 202,
… AFNAN (ingénieur, ami de Thomas R) 31
Ajax (héros mythologique, cite par JC. Carrière) 302
Gianni AGNELLI (financier industrie Italie) 241
Toufik ALAQUIM (essayiste) 283
Jean-Gabriel ALBICOCO (réal. actif SRF) 236
Woody ALLEN (client Elaine’s) 103, 157,
Nestor ALMENDROS (chef op) 83
Joe AMORIN (garde du corps JPR) 286
(Jean-Jacques) ANNAUD (prod.Paul Rassam*) 81, 115*, 310
Annie (premier amour JPR) (Chardon) 22, 57(4), 61(4), 62, 63, 208-9, 321,
Antoine (chanteur) 287
Fanny ARDANT 323
Capitaine ARMAND (ami JPR) 183, 186, 195, 265
Raymond ARON (sociologue) 46
Antonin ARTAUD (écrivain) 72
Ascuncion (femme de ménage JPR) 17
André ASTOUX (directeur CNC) 130, 133, 154, 175,
Michel AUDIARD (scénar) 176
Jean AUREL (réal, scénar) 107
Charles AZNAVOUR* 22, 176*,

B
Lauren BACALL 318
Robert BADINTER (avocat Unifrance) 155,
Anne Caprile BAKS (comédienne, épouse du suivant) 228-9, 239, 279, 283, 289, 310, R
Claude BAKS (ingénieur, bras droit J. Riboud, ami JPR,
puis admin. Gaumont, « homme de Schlum ») 228-32, 249, 251, 254, 300, 310-11, 324
Brigitte BARDOT 224
Daniel BAREILLES (proche Thomas R.) 32, R
Marie-Christine BARRAULT (comédienne, épouse DTDP)231
Harry BAUR (carrure C.Baks) 309
Warren BEATTY (client Elaine’s*) 104*, 318
Georges BEAUME R
Robert BEAUVAIS (auteur) 141
(Jacques) BECKER (réal) 149
Étienne BECKER (cadreur) 151
(Samuel) BECKETT (écrivain) 329
Sucreries BEGIN-SAY (héritage famille Malle) 179
(Jean-Paul) BELMONDO 175, 178
Véra BELMONT (prod) 87, 106
Tarak BEN AMAR (prod) 137, 275, 302,
Jean-Jacques BENEIX (réal.) 98
Robert BENTON (scénar.) 90
Alain BERBERIAN (cinéaste) 31
Guy BERBERIAN (père du précédent, assureur) 31
Ingrid BERGMAN (présidente jury Cannes 73) 203, 205,
Alain BERNARD (publicitaire, adjoint Toscan – publicitaire) 131, 198, 231, R
Claude BERRI (beau-frère JPR – réal.prod) 17 (2), 21, 56, 57, 62, 66, 78, 87, 92,
93-97, 99, 105, 113-114, 116, 137,176-7, 198, 200, 245-6, 273-4-5, 288, 292, 300, 313-6, 318
Arlette BERRI (sœur du précédent, compagne M.Pialat) 176
Denis BERRY (acteur) 83
(Maurice) BESSY (dir. Festival de Cannes) 130, 205 (Claude),
(Gérard) BEYTOUT (avec A.Poiré et Goldschmidt) (prod) 246
Georges BIDAULT (politicien) 28
Jacqueline BISSET 82
(Marcel) BLEUSTEIN-BLANCHET (publicitaire Publicis) 88, 231,
Bertrand BLIER (réal) 311
Dominique BLOCH (scénar) 98
Blond blond (garde rapprochée) 73, 183, 186, 194-5, 199, 201,
Charlie BLUDHORN (dir. Paramount, 10% Gaumont) 240-2-3-4,
Yvette (épouse du précédent, amie de Mag Bodard) 241
Mag BODARD (prod. union Paramount) 87-88, 241, R
Peter BOGDANOVITCH (réal) 164
Richard BOHRINGER 21, 79, R
James BOND 309
(Sandrine) BONNAIRE 109
René BONNELL (Gaumont,distrib.) 272, R
Carole* (BOUQUET) 21*, 22, 132*, 207, 209 , 211-2, 215, 261, 271, 277*, 284*, 286*, 293 , 303*- 304*, 309, 317-22,
(Habib) BOURGUIBA (avocat, chef d’état) 302
Christian BOURGOIS (éditeur – juré festival de Cannes) 129
(Pierre-André) BOUTANG* (prod.télé) 102, 121, 132*, 135, 152, 177*, 180, 198, 237, R
Philippe BOUVARD (animateur télé) 255-6-7
Francis BOUYGUES 114 (3)
Bouzid (cuisinier maitre d’hôtel JPR) 15, 17, 22, 209, 286, 323

Gérard BRACH 12, 13, 18, 21 27, 50, 67, 68, 71-74, 81- 86, 91, 93, 140, 181-2, 197, 200, 202, 211, 252, 259, 261, 264, 269, 283, 294, 312-3, 315-6, 326
Elisabeth (son épouse) 13, 21, 229, 259, 302, 306-9, R
Éric (son fils) 326

(Pierre) BRAUNBEGER (prod.) 171, 134, 234, 300,
Andy BRAUNSBERG (prod. Polanski,ami JPR) 184, 274,
(Robert) BRESSON* 136-137*, 148-9, 182, 202, 235, 241, 246, 269,
(Jean-Claude) BRIALY* 111, 130*
famille BRICARD (serrures, prop.appart av. Montaigne) 257, 268,
Brigitte (compagne Rassam Montaigne) 195, 206, 215, 257, 261-2-3-4, 321
Bernard BROCHANT (plus tard maire de Cannes) 289
Luis BUNUEL 318-9

C
Anne-Marie CAHEN SALVADOR (épouse J. Seydoux) 233
Gérald CALDERON (financier (banque Worms),Eclair,
UFCA, Studios Billancourt) 213, 234, 236, R
Annette CALDUCCI (Ciné qua non) 212
Albert CAMUS (film Kanapa) 97
Truman CAPOTE 184
(Henri) CARTIER-BRESSON 68
Jean-Claude CARRIÈRE (scénar. Forman) 100-102, 104,160, 168, 256, 293, 302, R
Jean CASTEL 104, 204,
Jean CAU 130
Ingrid CAVEN (voir aussi JJ Schuhl) 271
Cécile (junkie,voleuse) 292,
Céline (wtf écrivain) 302
Marcel CERDAN (film de C . Lelouch) 296
CÉSAR (sculpteur ex de AM Berri) 78
(Claude) CHABROL 110, 296, 316
CHADLI (Benjedid, chef d’état) 264, 304
Yousef CHAHINE (réal.) 310
Marwan CHANDERLI (ami JPR) 16
Henry CHAPIER (journaliste, réal.) 154
Charles CHAPLIN* (Charlot) 68, 119, 175*, 318
René CHAR 321
les CHARLOTS 287
général CHARROY (militaire Matignon) 304
Alain CHENOT (« meilleur ami » sciences po JPR) 21, 29, 35, 45, 47, 58, 60, 62, 209, R
Bernard CHENOT (ministre De Gaulle – père du précédent) 54, 62
Jean-Pierre CHEVÈNEMENT 285
Chesterfield (canapé) 308
Jacques CHIRAC (1er ministre) 145
Laurent CHOLLET R (332)
Aurore CLÉMENT (marraine de Dimitri R.) 21, 202, 207-8, 285, 320, 326
Pierre CLÉMENTI 77
Alan CLORE (milliardaire UK) 70, 184-5, 189, 291, R
Bernard COHN R
Alain COIFFIER (dir.prod) 84, 92, 107-108, 148, 162, 180, 201, 246, 264, R
COLUCHE (Michel Colucci*) 95, 157, 277-8, 283, 285, 311*, 311-4
(Francis Ford) COPPOLA** (client Elaine’s*) 24, 103*, 131, 137, 202, 205, 235**, 261**, 280-1**, 285-6**, 289**, 292**, 310, 319*
Sofia COPPOLA (prod.Paul Rassam) 115, 131
Roger CORMAN 89
Edith COTTRELL (prof. Acteur) 17
Pierre COTTRELL (prod. Losange) 120, R
Mimi COUTELIER (compagne J. Yanne) 138
Maurice CRAVENNE (réal.télé, père L.Védrès) 67
(frère de Georges Cravenne, prod.)
société Georges Cravenne Conseil (relations publiques) 231
Georges CUKOR (réal) 155
Général CUSTER (Ferreri : Little big horn) 150

mais qu’attends-je ?

 

 

 

On va revenir(retourner) au cinéma (quand on y retournera (reviendra), ou avant) (c’est extrêmement déplaisant de regarder des films dans l’étrange lucarne (de maçon) où on perd les trois quarts de la qualité des images – pour le son, c’est moins problématique, c’est parce que je suis plus tourné vers la vue que l’ouïe je suppose) mais on n’en sort pas vraiment : il s’agit encore d’un livre, ce sont des souvenirs – l’auteure y raconte quelque chose comme sa vie (elle a déjà raconté celle de sa famille, semble-t-il mais je n’ai pas été regarder).
C’est que le texte est censé raconter la vie de sa cousine.
Donc, et bien que cette actrice-là ne soit pas, non plus que Bulle Ogier, dans l’ordre de mes amours (car nous aimons les actrices, comme nous aimons aussi les acteurs – ces amours-là sont d’un type un peu spécial (de l’ordre du fantasme disons)) (encore que je haïsse particulièrement l’attitude « fan » – le fanatisme je déteste) un autre index des noms cités dans ce livre (au livre de poche*, quelque chose comme 230 pages (mal paginé – économie d’encre je suppose), sept euros quarante achevé d’imprimer en août 2020 – première édition 2018, grasset & fasquelle) (ça appartient à lagardère – une nébuleuse d’affaire : ça va assez mal pour le pdg si j’en crois les gazettes – les éditions semblent un bon filon pour les affairistes en quête de belle image) (fuck) (pardon, je m’égare mais ce n’est pas innocent, jamais, le lieu de fabrication et de production) (pardon je passe) ici donc ça se nomme « Tu t’appelais Maria Schneider » (dans la suite MS), et c’est dû à la cousine de l’actrice, prénommée Vanessa (elle porte le même patronyme, c’est celui de son père lequel est l’oncle de l’actrice : on suit ?) . Bulle Ogier en parle (page 81) (c’est fait pour ça, les index) dans son livre (l’épisode 1 de qu’est-ce que t’attends ?) et ici on retrouve (un peu de) Bulle Ogier (en page 31 et 195 dit-il). C’est que le cinéma (français déjà) duquel elles participent a quelque chose de commun (BO est plus avant-garde que MS; plus âgée; plus à gauche peut-être ? (et blonde) – et BO a eu la chance (bien que violée deux fois) de ne pas tomber sur des gens qui l’abusèrent et une famille sans doute moins perverse – on peut facilement attribuer au réalisateur le rôle d’ordure dans cette histoire (« ton bourreau » dit l’auteure) (pour Marlon Brando, il en va aussi de ses frasques : en tout cas, dans le livre, il semble assez absous par MS elle-même). Il y a aussi sans doute aussi l’attitude parfaitement déplorable des parents biologiques de MS (comme disait Jean Renoir « tout le monde a ses raisons » sans préciser, mais en le sous entendant, qu’elles sont aussi bonnes – ou mauvaises – pour les un.es que pour les autres…)

On prend la peine de ne pas citer dans cette présentation le titre du film autour duquel tourne toute cette histoire (est-ce vraiment la réalité, on ne sait – on en doute pour tout dire mais le filon semble indémodable) on en a cité déjà le réalisateur, l’acteur principal – dès qu’on parle de MS on entend son titre (une danse… une ville) lequel est cité durant toute la narration, du début à la fin (je crois que c’est trop) – tout le monde alors était complice (à l’image Vittorio Storaro…)

À propos des comptes, on peut y trouver un ordre des choses : les citations uniques sont de l’ordre du contexte; de deux à cinq (mettons) citations, du proche; plus nombreuses, de celui de l’intime (on pourra théoriser plus tard, si l’envie le temps ou la nécessité l’indiquent). On trouvera certains paragraphes dans cet index qui sont pour marquer les importances accordées dans la narration aux personnes citées.  

Je préfère le taire, ce titre (je n’ai pas vu ce film, par pudeur sans doute, déjà, par respect pour le genre humain (au même titre que je ne verrais jamais le genre (si c’en est un) de film dit « snuff movie » ou d’autres genres (qui me sont) tout aussi insupportables) puis pour ne pas accorder mes fantasmes à cette mise en scène – un peu comme je n’ai pas lu (et ne lirai jamais) certains livres) : il s’agit certainement d’un reflet de ce monde-là (1972), de cette époque-là (et suivantes), de ces mœurs-là – tout est permis puisque c’est de l’art et que dieu est mort – et autres fadaises propres à l’époque. Je n’avais pas vingt ans (j’ai un an de moins que MS, disparue en 2011)

Je poserai pendant le week-end la liste des films (c’est fait) et des lieux (communs ou non) (je m’aperçois qu’il y en a déjà ici) qui sont cités dans le livre – on a une assez bonne idée de la vie de l’actrice, de ses amitiés et sans doute de son univers (on a une meilleure vue de la famille de l’auteure, mais l’actrice en fait partie).

 

Index des noms cités

A.
A. (compagne de MS) 163 -4 186 207 225(2) 226-7 228(2)
Isabelle ADJANI 139 208
Marc ALLÉGRET 120
Ursula ANDRESS 27
Michelangelo ANTONIONI 33 66 209 210 217-8

B.
(Jean-Sébastien) BACH 11
Madly BAMY (ex-clodette) 36
Brigitte BARDOT 11-12 31 38-39 54 117 195 222 (2) 223 (5) 225 (2)
Guy BÉART 170
Jean-Paul BELMONDO 43 53
(Roberto) BENIGNI 209

Bernardo BERTOLUCCI 42-45 47 48(3) 49 50 52 53 59 167(2) 198 203-4-5-6 209 210 217
ton bourreau 198

Jean-Louis BIANCO 160
(Georges) BIZET 185
Christine BOISSON 12
Michel BOUJUT 119
Marie-Laure BOULY (journaliste Elle) 62 66
Carole BOUQUET 139

Marlon BRANDO 38 41-45 (4) 46-47(2) 48(3) 49 50 52 53 57 59(2) 69 72 88 121 166-167 (6) 188 (2) 198 203-4 206 209 217
sa femme Anna, son fils Christian sa fille Cheyenne 166

Jacques BREL 36
Robert BRESSON 26

C.
(Maria) la CALLAS 33 185
Jimmy CARTER 142
Jean CAU 142
Célia (meilleure amie de l’auteure) 96-99
Géraldine CHAPLIN 145
Jessica CHASTAIN 204
Jacques CHIRAC 161
Maggie CHEUNG 186
René CLÉMENT 58 181-182 (3)
(Jean) COCTEAU 28
COLUCHE 157
Luigi* COMENCINI 40* 209
Francis Ford COPPOLA 43
famille COSTES (restaurant) 219

D.
Joe DALESSANDRO 195
Mireille DARC 36
Régine DEFORGES 86
Charles DE GAULLE (la chienlit) 161
Maria DE MEDEIROS 186
Alain DELON 11 36-37 38 43 176
Nathalie DELON 83
Danielle DELORME (belle-mère) 20 27 38
Catherine DENEUVE 31
Françoise DOLTO 189
Bernard D’ORMAL (mari de BB) 222-3-4
Daniel DUVAL 134
Bob DYLAN 33 91 (2) 214

F.
Marco FERRERI 227
Andréa FÉRRÉOL 227
Jane FONDA 145

G.
(Serge) GAINSBOURG (et BIRKIN) 170
Nicole GARCIA 169
(Philippe) GARREL 209
Maurice GARREL 195
Romain GARY 53
(Antoni) GAUDI 216

famille GÉLIN 12
Daniel GÉLIN (père) 20 27-28 38 55 65 68 100 168(2) 171-172 (4) 175 212
Fiona (GÉLIN) 27 28 168 (4) 172 175-176 (9) 177-180
Manuel (GÉLIN) 27 55
Maria GÉLIN (MS à ses débuts) 36
oncle Georges (les Georges*) 40 136 191*(2)
Xavier GÉLIN 65

(Alberto) GIACOMETTI 87
Valéry GISCARD D’ESTAING 142-143 (9) 159
Sacha GUITRY 27
(Jean-Luc) GODARD 45 52-53
Nan GOLDIN 185-186 (3) 226
Predrag GOLUBOVIC (cinéaste) 210

H.
Patty HEARST 170
Jimi HENDRIX 31
David HAMILTON 203
Daniel HECHTER (ex-mari Fiona) 178
Sylvie HIRSCH (mannequin) 27 175
(Alfred ) HITCHCOCK 27 210
Jimmy HOFFA (mafia) 214
Isabelle HUPPERT 140-141 (4)

I.
Eva IONESCO 31 83

J.
Quincy JONES (trompettiste-sic) 144
Janis JOPLIN 31
Judith (amie de l’auteure journaliste libération) 132

K.
Roger KAHANE 36
Jackie KENNEDY 142
Sylvia KRISTEL 145 (2) Arthur (son fils) 145

L.
LADY GAGA 205
Catherine LAPORTE(journaliste Elle) 69
Laure (MARSAC probablement) 169
Jean-Pierre LÉAUD 31 45 47
Jean-Marie LE PEN 222
montres LIP 110

M.
MADONA 205
Robert MAPPLETHORPE 173
Madame MARUANI 99
Marie (amie del’auteure) 213
Ian McSHANE (acteur) 145
Christian MARQUAND 42
Laetitia MASSON 206
Ta mère 12 17 20-26 44 101 131 193
Miou-Miou 134
(François) MITTERRAND 157 161
Frédéric MITTERRAND 80-81 195 196
(Amadeo) MODIGLIANI 87
Angela MOLINA 139
Jeanne MOREAU 45
(Nanni) MORETTI 209
Ornella MUTI 170
Jim MORRISON 31

N.
Jack NICHOLSON 69 121 216-7-8
Dragan NIKOLOVIC 210
Richard NIXON 214
Philippe NOIRET 168

O.
Michelle OBAMA 203
Bulle OGIER 31 195

P.
Anne PARILLAUD 145
PINK FLOYD (musique de Zanbriskie point) 66
Michel PLATINI 142
Joana PREISS 185

Q.
Paul QUILÈS 159

R.
Vanessa REDGRAVE 32
Carol REED 210
RENAUD (Séchan, chanteur) 96-97 (4)
Jacques RIVETTE 121 195 (4)
Jean-Marc ROBERTS (éditeur Stock) 132 (3)
Dominique ROCHETEAU 142
Sydne ROME 182 209
Romy (sans précision) SCHNEIDER 120
Robert ROSSEN 53
Tim ROTH 205

S.
Gunter SACHS (ex de BB) 223
Dominique SANDA 12 42 44 186

Henri SCHNEIDER (oncle) 103
Éric SCHNEIDER (frère de Maria) 105 (3)
Jean SCHNEIDER (oncle) 187 189
les SCHNEIDER 108

Jean SEBERG 52
Thierry SÉCHAN 97
Delphine SEYRIG 120
Patti SMITH 173 (2) 200-1 214
Jimmy SOMMERVILLE 185
Sylvester STALLONE 170

T.
Guiseppe TORNATORE 209
Joan TOWNSEND (compagne) 70
Jean-Louis TRINTIGNANT 42 223
Donald TRUMP 203

V.
Roger VADIM 38 223
Alida VALLI 210
Simone VEIL 170
Claude VENTURA 119
le Velvet Underground 31 185
Luchino VISCONTI 210

W.
Harvey WEINSTEIN 205

Z.
(Franco) ZEFFIRELLI 209

 

 

* : le livre de poche (qui appartient aussi à Hachette, soit au même groupe Lagardère que grasset & fasquelle) est un format éditorial (il l’a ramené plus ou moins des États Unis) créé par Henri Filipacchi (en février 1953), le père de Daniel lequel est l’objet d’un projet pendant le week-end (homme de presse magazine à qui la communauté française doit l’existence des titres tels que « Lui » (le pendant d' »Elle » stuveux) ou encore « Union » et d’autres à la libido masculine sans doute moins exubérante : il a par exemple repris dans les années 60 le magazine Paris-Match (lequel est cité de nombreuses fois dans le livre dont on a parcouru ici (j’ose l’espérer) l’index. On pose ici l’index des titres cités :

Index des journaux cités (par ordre d’apparition)

Libération (journal) 14 85 132 207
Les cahiers du cinéma 25 195
Elle 60-61(4) 62 66 69 176 203
Elle (édition américaine) 203-4 (3)
Paris Match (1978) 140 141 142 (3) 145 (2) 167 170 (2)
Playboy (Fiona) 176 180
Vogue 185-186
New Yorker 204
Guardian 204
Vanity Fair 204
Le Parisien 204

Deux fauteuils

 

 

 

dans cette maison[s]témoin, les articles ou les billets ou les posts ou quoi que ce soit d’intitulé d’autre pour ce genre de publications – quand même ce serait une publication – ce que c’est, d’ailleurs, restons sans inquiétude s’il te plaît – ça a commencé si tu préfères en mai 2015 (le premier a été pour Kiss me deadly (Robert Aldrich, 1955) il me semble bien me souvenir du « voum vava voum » du garagiste (il se nommait Nick) (les garagistes et moi entretenons depuis que je suis sur cette planète une espèce de confrérie – ils n’en savent rien – je n’y ai jamais (il me semble bien, attends que je réfléchisse) – mais non jamais – croisé d’individu du sexe qu’on dit beau ou faible c’est selon (ah je me souviens de cette réponse à l’enquête de fréquentation du chemin de fer d’une jeune femme, je me souviens de son sourire quand elle m’a tendu son questionnaire – c’était un papier cartonné – il y avait de l’amusement dans son sourire, on avait le même âge sensiblement – dans le compartiment réservé enquêteur, on mangeait des œufs durs avec de la mayonnaise en tube – puis on triait les questionnaires qu’on comptait qu’on mettait en enveloppes, intitulées et répertoriées fourrées dans le sac on n’en parle plus – et sur ce questionnaire où la question était « votre sexe ? » elle avait ajouté en réponse « beau mais faible » – tout est dans ce « mais » sans doute – mais j’ai dévié excuse-moi – elle portait court ses cheveux, un peu en brosse, si on m’avait demandé mon avis, je lui aurais bien mis quelques taches de rousseur – il y avait du soleil – je ne suis pas spécialement sûr mais il se peut que ça ait eu lieu sur le Cévenol (ce n’est presque rien, donner un nom à un train, presque rien – fuck off le marketing qui l’a jeté à la poubelle) (le Cévenol reliait Paris à Béziers par Clermont-Ferrand – départ gare de Lyon vers 8 ? arrivée à Béziers vers 8 itou mais du soir) (j’aimais aussi le Mistral) (sans même te parler du Palatino, qu’empruntait, ainsi que la mienne, la mère de Geneviève F.) (mais je me suis encore égaré) – tout est parti de cette image

noir et blanc un peu troublée (dans le disque dur non classée – le bazar du classement, n’en parlons pas) je voulais la poser ici elle est là, ce sont trois fleurs de bois, une vraie dans son pot, je ne saurais vous en donner la réelle appellation, je crois que ça s’appelle des impatiences – à droite un fauteuil en amorce, toute la gauche de l’image est formée par du gris d’un store de taille proportionnelle aux baies qu’il y avait dans le salon de la maison brûlée (ces stores au nombre de 4 m’avaient coûtés une fortune (on dit « un bras » de nos jours, c’est plus parlant) – je ne me souviens plus, j’avais des sous alors je les ai installés dans les premières années, à la fin du siècle dernier quatre-vingt quatorze sans doute. Sur le coté du dossier du fauteuil, on distingue cinq excroissances, ce sont des clous (grosses têtes certes) qui retiennent le tissu – TNPPI (ma tante, la sœur de ma mère) (je le dis pour ceux qui ne suivent pas les diverses apparitions de cette si charmante et si douce personne) a rénové une paire de ces fauteuils. Ils appartenaient à son père. Mon grand père maternel, donc, qui ornaient semble-t-il son bureau (ces deux fauteuils subsistent dans le grenier qui a été ravagé lors du premier wtf confinement par une bande d’abrutis probablement avinés) où il recevait son avocat. Lequel était mon grand père paternel, et ainsi se retrouvaient chez moi ces deux fauteuils dont elle me fit don un jour (elle avait aussi donné la cage à oiseaux qui lui servait de lustre dans sa chambre d’hôtel à mon amie d’alors). Une image, rien qu’une image : elle ornera sans doute un des murs du salon (ces objets, ces deux fauteuils, sont pratiquement les seuls rescapés de cet incendie – on pourrait peut-être aussi les importer dans cette maison, histoire de lui donner quelque chose de spécial ?). Je ne sais pas. Non.

Sans doute pas.

 

 

on reviendra au cinéma, on y retournera – on aime ça – pas devant une télé de merdalakon – fuck la nouvelle saloperie de credo gouvernemental start-up néchonne qui favorise les pires des agissements et les pires des commerçants (sans avoir l’air d’y toucher, tu comprends bien : l’hypocrisie à son comble) – on y retournera, on aime ça : il y en aura vingt quatre comme celle-là par seconde, on ira encore pleurer et rire t’inquiète – il y a de la colère il y a du dégoût – mais ça ne fait rien, on tient.

On tient et on y retournera.

Une autre image pour nous (Anna Magnani, Pier Paolo Pasolini au festival de Venise, présentation de Mamma Roma – 1962)

des outils

 

 

 

c’est difficile à dire (pense, en lui-même l’agent) (enfin je crois : je le vois, bras croisés, devant la baie qui domine le petit jardin, lequel descend, en douce, vers le rond-point qui ne sert à rien au fond du lotissement – mais je m’égare) mais le monde est tel qu’il est (comme on voit l’agent divague) (je ne sais pourquoi il faut lui donner la parole – il arrive que certaines corporations soient formées d’abrutis notoires) (je ne vais pas citer le sabre, le goupillon, la matraque ou la gégène hein) (non je ne vais pas) regardez le monde tel qu’il est : vers vingt et une heure locale, plus personne dans les rues, je ne veux voir qu’une tête (il y aura bien un esclave à vélo uber pour porter à manger aux malheureux; aux malheureuses) – hier je rentrais de la campagne, le train a mis sept heures au lieu des deux et demie annoncée pour faire son parcours – on nous  a fait changer de machine parce que celle où on était assis devait repartir dans l’autre sens, tu comprends bien, pour être là-bas demain matin, bien sûr, cette blague, afin de faire le même chemin en partant de là-bas le matin, tu as compris ?  et donc par la vitre les rues de la banlieue vide c’en était à pleurer de rage ou de dépit – c’est sans image – je vais en poser quand même parce que, dans la maison, on fait des travaux (petits, des bricoles) (nature morte au briquet (1) rouge)

ce ne sont pas clichés intentionnels (enfin ils le sont toujours, mais ils n’étaient pas destinés à illustrer ici ce billet d’humeur) ce sont des outils – on s’en sert pour des usages particuliers – j’ai été tellement outré par ces annonces, celles du 16 mars sans doute, celle de ce « couvre-feu »- ces « nous sommes en guerre » et celle, de guerre, que mène donc ce gouvernement à sa jeunesse – et à ses gilets jaunes – à sa jeunesse qu’on veut déposséder de sa culture et de son éducation (tu vois cette loi programmation recherche, cette honte ?) – tu sais à quoi me fait penser ce cintré bleu dont les beaux-enfants ouvrent des écoles (privées hein) ou se placent dans quelques officines consultantes ? (nature morte au briquet (2) vert)

on la prive de sa joie de vivre pourquoi pas après tout ? on fait quoi, quand on a vingt ans, à neuf du soir ? on regarde netwhatthefuckflix ? Tu te rappelles, il y a quelques années les gueules cassées, les estropiés, peut-être moins que les planqués (c’est possible, tout est possible sur ce monde) disaient d’eux « ce qu’il leur faudrait c’est une bonne guerre » est-ce que tu te rappelles de ce genre de saloperie très troisième république blouse grise et écoles des filles et des garçons séparées on ne veut voir qu’une tête – est-ce que tu t’en souviens… ?

Moi oui.

Ah cette maison[serait-elle][s]témoin… Non, on ne fait pas de visite le soir, vers neuf heures, non ou alors très rarement… J’ai regardé au loin, à un moment de la promenade – bien sûr j’ai des enfants si on peut parler comme ça, bien sûr le temps passe (on oubliera peut-être), mais  vraiment, pour protéger des soignants qu’on a laissé choir ces six derniers mois ? pour ne pas « investir » comme ils disent ? – j’ai regardé au loin

c’est vrai, ça ne fait rien – il fait beau; le jour se lèvera sûrement demain. Ça ne fait rien, et le soir, vers neuf heures, il n’y a plus personne dans les rues
ce sont des choses qui sont difficiles à dire

une autre chanson

 

 

 

il y a probablement le fait qu’on en parlait à la radio – Monique Cerf mangeuse d’hommes (ou croqueuse, c’est selon) (mais c’est plus le goût de l’art, il me semble) – il y avait aussi celle, minimaliste, qui porte en titre mon prénom officiel (lequel n’est guère employé – on me l’avait donné pour son caractère minéral et (comme on dit aujourd’hui) durable, pérenne, non obsolète : toutes ces conneries) mais non, c’est celle-ci qui est venue.

Elle est jolie.

Il est nécessaire de faire jouer un peu la musique dans ce décor inhabité, peut-être pas si inhumain (on se fait des images des lieux qu’on ne connaît pas,parfois) en tout cas factice – c’est juste pour donner une idée : entrez, voyez, les livres sont des répliques, la vue sur le mur du fond de la salle pour vous conforter dans l’idée d’une vacance de tous les jours – entrez, si vous le désirez, les murs seront taupe avec une nuance de mauve, c’est à votre convenance.

Entrez.

Dites-le moi du bout des lèvres

Dites-le-moi du bout des lèvres
Je l’entendrai du bout du cœur
Moins fort calmez donc cette fièvre
Oui j’écoute

Oh, dites-le-moi doucement
Murmurez-le-moi simplement
Je vous écouterai bien mieux
Sans doute

Si vous parlez du bout des lèvres
J’entends très bien du bout du cœur
Et je peux continuer mon rêve
Mon rêve

Que l’amour soit à mon oreille
Doux comme le chant des abeilles
En été, un jour, au soleil
Au soleil

Regardez, dans le soir qui penche
Là-bas, ce voilier qui balance
Qu’elle est jolie sa voile blanche
Qui danse

Je vous le dis du bout des lèvres
Vous m’agacez du bout du cœur
Vos cris me dérangent, je rêve
Je rêve

Venez donc me parler d’amour
À voix basse, dans ce contre-jour
Et faites-moi, je vous en prie
Silence

Prenons plutôt au soir qui penche
Là-bas, ce voilier qui balance
Qu’elle est jolie, sa voile blanche
Qui danse
Je vous dirai du bout des lèvres
« Je vous aime du bout du cœur »
Et nous pourrons vivre mon rêve
Mon rêve

Tirez sur le pianiste !

 

 

 

Reprenons : c’est parti du fait qu’un entrefilet mentionnait que durant ces quelques mois d’arrêt momentané, le monde du cinéma (si on peut dire) comme un bon peu du reste d’ailleurs du monde tout court avait subi cette stase – tous les tournages se sont arrêtés, les gens sont rentrés chez eux ou dans leur seconde maison, reclus comme nous autres (ici, là ailleurs) (à Paris et dans le neuf trois par exemple ça a été plus tendu qu’en campagne, certes) (jte parle même pas des US ou de l’UK, ou de l’Inde ou de la Chine…) – et que durant cette période, la plupart des cerveaux ont continué de fonctionner comme si de rien n’était – les pervers ont cherché à tirer profit de l’affaire, d’autres ont tenté de faire autrement; on a glosé sur « le monde d’après » comme si ça avait un sens – puis on s’est remis à nos occupations (au travail, c’est le fond qui manque le moins disait ce connard de la Fontaine) (évidemment que je suis en colère : qui ne l’est pas ?). L’entrefilet disait (c’était courant juillet ou août je ne sais plus exactement) que machin avait cédé les droits de son catalogue de films à truc – pour donner la chance aux abonnés de truc de voir ces films-là. Je ne suis pas particulièrement fondu des réalisations de ce cinéaste (François Truffaut – il est de 32, il a vingt huit ans au moment du tournage) que je trouve assez hypocrite – mais ça ne regarde que moi – et en tout cas j’avais déjà vu le film chroniqué aujourd’hui (probablement dans les années soixante dix) (je me souviens parfaitement de la prestation comme on dit aujourd’hui de Boby (ne prend qu’un b) Lapointe (Avanies et framboises) – il est de 22).  Machin a donc vendu à truc le droit de diffuser les films du Truffaut à son catalogue (machin a dû racheter le Carrosse j’imagine – j’irai voir, oui *) : et alors ? Bof, rien sinon que donc pendant les suites de la pandémie, truc (qui est, par parenthèses si mes sources sont bonnes, pété de fric) a été voir les producteurs des films arrêtés pour cause de virus à laconcorona pour leur proposer un rachat (il paraît que ça n’a pas marché avec beaucoup) (prix inférieur hein, puisque quand même tout ça s’est arrêté, on va reprendre produire il faut comprendre et voilà…!). Non, je m’en fiche un peu, les affaires sont ce qu’elles sont : et d’ailleurs je pense que le Truffaut n’aurait vu aucune objection à ce que ses films soient diffusés via le réseau de truc, mais enfin il me semble que truc est un peu dégueulasse (il n’est pas douteux que le monde dans lequel il grouillotte le soit tout autant) (c’est celui des affaires, comme c’est celui du cinéma) . Voilà tout 

 

Bon sinon, le film du jour est tiré d’un roman de David Goodis (1956 – il est de 1917, il n’a pas quarante ans) (traduit en série noire en 1957 – traduit par Chantal Wourgaft – son âge je ne sais,elle est décédée je crois), il y a pas mal d’invraisemblances mais on s’en fout un peu. On est assez content de voir du noir et blanc (image : Raoul Coutard – il est de 24, il tape trente-six); on est aussi content de voir Charles Aznavour (il est de 24 aussi, lui) alias Edouard Saroyan, alias Charlie Kolher en pianiste. Il s’agit de l’histoire de quatre frères (ici on en voit deux – gauche cadre, c’est Chico (Albert Rémy (né en 15, 45 piges) – il jouait le père du Doinel (Antoine, donc) dans « les 400 coups » l’année d’avant)

C’est à Charlie qu’on s’attache – il rencontre Léna – son frère Chico est poursuivi par des voyous qu’il a grugé – évidemment ça va mal finir.  Le film date de 1960;  on voit les rues de Paris un petit peu; Charlie

rencontre Léna (Marie Dubois, elle a vingt-trois ans; il en a trente-huit (

dans la – si elle existe – vraie vie) : ce soir-là ça ne se fera pas – il rentre chez lui (il vit avec son frère Fido qui doit avoir dans les douze ans) – sur le même palier vit Clarisse, une respectueuse qui danse là où joue Charlie – elle garde le petit Fido (Richard  Kanayan, doit avoir dans les douze ans – il jouait aussi déjà dans les 400 coups, l’année précédente) quand il revient de l’école, elle lui donne à manger, c’est un peu comme une mère (ou une grande sœur) –

Charlie et elle se retrouvent dans le même lit, ils sont amants en somme (elle c’est Michèle Mercier (elle a vingt ans) (elle va tourner bientôt  la série des « Angélique » et devenir une espèce de star

du grand écran) (il n’y en a pas vraiment à l’époque de petit) – mais Charlie aime (sans encore vraiment tout à fait le savoir) Léna, et puis les choses allant comme elles vont

ce qui doit arriver arrive

(c’est assez convenu, j’avais prévenu) (conventionnel : les femmes sont jeunes, les hommes plus âgés, tout ça) et puis on parle – un long flashback explique pourquoi Charlie est si triste – alors que Léna elle est si gaie – on apprend que Charlie est veuf de Thérèse

(Nicole Berger, adorable : vingt-six ans au moment du tournage) (elle se tuera dans un accident de voiture en 1967, que la paix reste sur son âme) – Charlie reste peut-être un peu coupable de ce suicide – c’est une histoire triste (elle a couché avec l’imprésario à Charlie afin (peut-être) de lui faire obtenir un contrat (lequel imprésario est interprété par Claude Heymann – qui est de 7, ça lui fait 53 printemps) (elle s’en veut, elle se jette par la fenêtre; Charlie ne l’en empêche pas) – et puis, et puis Charlie tue en état de légitime défense le patron du bar, Léna l’aide à s’enfuir alors la route

et la poursuite par les autres malfrats qui veulent leur argent (je passe sur certains autres détails)

et la fin dans la neige

Il y a cependant en ouverture cette scène qui se déroule dans la rue où Chico s’enfuit et est aidé à se relever par un type qui lui flanque des gifles – le type porte des fleurs à sa femme, et nous explique pourquoi et comment il en est tombé amoureux – c’est la raison du film (comme celle de tous les autres films sûrement), le passant est interprété par Alex Joffé (il est de 18)

un cinéaste (des comédies surtout, films avec Bourvil, Robert Hirsch etc. plutôt qualité française…), acteur et scénariste, père d’Arthur Joffé (je me disais je le connais, mais non, (enfin oui, mais non) je le confonds avec Roland Joffé) – et donc comme un signe vers cette frange du cinéma honnie et vomie par ce qu’on appelait alors « la nouvelle vague »… Et pour finir mentionnons Catherine Lutz dans le rôle de la femme (« plus pour longtemps » dit-elle dans un éclair de préscience de l’avenir) (elle est de ? – elle a dans les 40 ans, là) Mammy, du patron du bar (Serge Davri, il est de 19)

 

(*) : (add. de 9h53) sous le lien, l’article de la Cinémathèque Française indique que « tous les films de François Truffaut seront produits par » le Carrosse sauf celui-ci, plus « Fahrenheit 451 » (1966, d’après Ray Bradbury),  « Une belle fille comme moi » (1972) et « la Nuit américaine »(1973) – ce sont sans doute ces films qui ont été rachétés par machin, donc, et non ceux produits par les films du Carrosse (faudrait voir: y’a du boulot).

Des histoires (Résister #6 déjà ?)

 

 

 

 

 

j’ai trouvé un journal, il y avait quelques images noir et blanc, j’en ai fait quelques prises – il s’agit d’une affaire déjà datée – le monde continue son mouvement, et nous aussi – ici, dans cette maison, je les pose tout en posant quelques images qui me sont venues, non d’elles, mais de ce temps qui passe, ce monde qui continue, cette vie et cette façon d’être – ce ne sont que des mots de reclus qui tente de garder la tête hors de l’eau (et qui tente de juguler sa colère) (sans doute en pensant à autre chose, le cinéma, la chanson, la musique, l’amitié, l’amour des enfants – ce ne sont, cependant, pas des histoires pour eux) – je pose d’abord celle-ci, prise d’un train qui, il y a quelques années, allait d’Athènes à Salonique.

les couleurs sont pour l’amour – la dernière, toute de bleue vêtue, pour l’espoir

 

 

obituaire : Hélène CHatelain

dès le 22 janvier : et si la partie immergée du virus était sociale ? Émergée : la santé. La nation se confine ainsi que les autres, en sortira-t-on immunisés ? Les mensonges, les approximations, les « tout et son contraire » qui ont la même odeur que le « en même temps » qu’on sert à longueur de propagande radiophonique, les initiales du sauveur qui servent à intituler son propre parti, cette vulgarité et cette suffisance, cette fatuité, c’est bien d’ici ?

obituaire : Luis Sepulveda

dès le 22 janvier, un type (je crois me souvenir qu’il bosse dans un hôpital de Berlin) (médecin, chercheur, scientifique comme on dit) avait mis au jour un test qui détectait la maladie – l’Allemagne compte quatre fois moins de morts par le fait de ce virus que la France – le compte monte normalement ici, merci : dans quelle mesure ce gouvernement qui disposait d’un ministre de la santé (ça existe) est-il criminel ou meurtrier ? Dans quelle mesure ? J’entends un peu le recours d’une classe action contre ces agissements, recours rejeté par le Conseil d’État, j’entends parfois des mots et des paroles – parlons plutôt des décomptes des morts : cinquante mile étazuniens, ce matin j’entends encore, j’entends… (mais cette dame avait Paris en tête, tu comprends on fait comme on peut et la carrière, il faut bien y entrer et faire ce que dit le chef, à reculons peut-être, mais y entrer – c’était loin dans le temps, les histoires de cet homme qui se cousait la bouche devant le Kremlin, qui flanquait des coups de couteau dans les convives fussent-ils des commensaux de cette fête du premier de l’an, ah je ne sais plus, était-ce un producteur de cinéma, ou un artiste de variété qui recevait, au dessus du Flore ou des Deux Magots ? un appartement prêté par des amis ? un avocat ? enfin tu vois le monde  celui qu’on nomme « grand » la belle affaire, le genre, la classe et le faubourg Saint-Germain ? Et cet autre qui envoyait à sa maîtresse, était-ce sa maîtresse ? des images animées de son anatomie à géométrie variable, fatalement (il n’est pas constitué autrement que les autres de son genre) ainsi que le faisaient les héros de ce film de Bob Guédiguian pas si mal – où Ariane Ascaride jouait le rôle d’une femme de ménage assez acariâtre qui ne voulait plus faire grève – « Sic transit gloria mundi » disait le titre (est-ce ainsi que passe la gloire du monde ?) – pas si mal mais tellement vrai, ce film triste à mourir sur notre monde – il y avait aussi une autre histoire, celle de Gérard Lebovici et des douilles de balles qu’on avait retrouvées sur (je ne sais plus mais) la plage arrière de sa voiture – un contrat comme on dit – ce qu’on signe quand on s’engage à subir les ordres du commanditaire et y obéir – oui, voilà, c’est le même mot : le travail, c’est la santé – ou alors posées sur la planche de bord – deux ou trois balles dans la tête, ou la nuque (4 ? 4.)  une R 25 peut-être bien(ou 30? 30.) dans un parking des Champs-Elysées ou d’une avenue quelconque menant à l’Étoile (il n’en est aucune de quelconque mais enfin) (sur celle dédiée à Mac Mahon vivait Aragon, Louis, et sa mère il y a un siècle) – il y avait là aussi un music-hall (ça ne se dit plus) où s’enregistraient les émissions de Jacques Martin, cinquante ans plus tard (l’Empire) – j’aime Paris au mois de Mai disait la chanson, nous y reviendrons à la moitié – il y a de par le monde cette idée figée de lutte des classes – exposées ou moins – aux affres du virus – et pourtant, dès le 22 janvier…

obituaire : Christophe

tout à l’heure (il n’est que deux heures dix je crois – douze) on va nous rappeler que plus rien ne sera jamais comme avant, sauf l’emprise des dominants sur leurs subordonnés – tout à l’heure on a vaguement appris que l’école recevait – dans quelles conditions, je ne sais – les élèves dont les parents sont des soignants (je ne sais non plus où commence la catégorie – privée ? publique ? qui soigne qui ? pour qui ? Que de questions pas vrai…) : les professeurs sont-ils vaccinés ? (le fait d’avoir des parents soignants implique-t-il que leurs enfants soient immunisés ? Porteurs sains ? Malades ? En pleine santé ? Mentale?) – fabriques d’anticorps à usage individuel – parfois le froid aux os, dans le dos, ailleurs, on finit par s’endormir – il ne se passe rien dans la maison – il n’y a aucun bruit – on aurait dû interdire à l’agent de venir s’installer ici – est-il installé seulement ? – dans quelle mesure (ne) fait-il (que) son travail ? Que fait-il ici ? Debout, devant la fenêtre, il regarde la pluie qui ne va pas tarder à tomber sur la pelouse fripée, les fausses fleurs, le rond-point – faux tout autant, sans la moindre utilité – marque l’entrée du lotissement, au bout de cette fausse perspective – y a-t-il un peu de musique dans cette maison ? La fenêtre de la cuisine donne sur une courette cimentée – des images sur le mur, une horloge arrêtée, des fausses casseroles en carton ou je rêve ? Du carton, oui – un frémissement, un pincement : quelque chose, oublier et dormir – il regarde encore, il y a dans le jardin de la maison du fond de l’horizon un enfant qui joue – debout, devant ou derrière la baie vitrée qui donne directement sur le jardin, lui et son costume un peu vieillot, ses chaussures usées, sa voiture mauve mais au reflet gris taupe, tout appartient à la société anonyme

La lune en quartier augmentée de Venus qui brille au loin

Résister. Continuer. Ouvrir les yeux.
Courage. ?

Vingt quatre images

 

 

 

la ville
l’image
le mouvement
deux filles – asservies au bidule – assises – les quatre autres dans l’image (la torsion, dans la production cinéma, du genre – on pense à Weinstein (Harvey) qui entre dans la salle avec un déambulateur – on pense à (wtf tout autant) Balkany (Patrick) qui sort de prison malade comme un chien) la vestale (la brune) cache l’image d’une hyène – les types sont debout asservis aussi  – chignon/barbe : le kit – le pantalon de cuir de couleur presque chair (bronzée oui) de la vestale brune – les bottines grises de la châtain – Paris une heure de l’après-midi – l’opérateur tout autant asservi – que deviendrions nous sans ces machines ? –

(léger recadrage au mouvement du pantalon grenat) (on ne sait jamais exactement ce qu’on fait) (on verra bien) on voit – plutôt cadre dans la largeur –

irruptions toujours présentes – un groupe de trois jeunes lycéens (j’interprète, je vais au boulot) – ici, là, droite gauche ou l’inverse – toujours – c’est le moteur probablement de la prise de vue (elle décadre l’image du cinéma – mais celle-ci n’apporte que des couleurs, immobiles et glacées comme disait je ne sais plus qui)

une blackette passe ou alors est-ce un type ? – je n’ai pas supprimé d’image, sans doute suis-je légèrement en zoom, le manteau rouge – (tant aimé cette chanson) – je vais au travail – c’est l’hiver

je n’ai pas corrigé l’assiette – seulement les contrastes – les jeunes gens droite cadre sacs à dos basketts – les deux femmes assises dans la même position inchangée –

quelque chose un trouble, recadrage légèrement pano droite gauche, pourquoi je ne sais pas, c’est là – quelqu’un en blanc je crois

recadrer – faire tomber le « E » de Est sur le bord du cadre – que le monde marche sur le bord bas de l’image du quai – les gens passent et leurs histoires –

sur les six de l’image, cinq asservis – le métro se prête à cet esclavage, les métaux rares, les pannes les images – moi-même, sur le quai d’en face, asservi – regard caméra peut-être extrême droite cadre

décadrer légèrement vers la droite sans doute par l’irruption de la jeune femme noire jean/baskett/casquozoreilles – le groupe de lycéens au premier plan le garçon présente son dos on consulte quelque chose on pense à autre chose –

une demi-seconde plus tard

à toute blinde, le manteau rouge passe – le lycéen tourne le visage, profil – ma,in dans la poche pantalon grenat –

autre manteau blonde sac – presque de face le lycéen laisse le passage – on attend, la rame s’annonce, un bruit ? un sentiment ?

mouvement de la brune assise – elle se prépare – le lycéen vérifie sur son écran – un instant plus tard, elle sera debout  – le chignon réfléchit – il manque le bruit l’odeur – la lumière comme au jour –

décidément quelque chose se prépare – on ramasse son sac, on va se lever – probablement l’annonce sonore « prochain train dans une minute » –

un type passe – la deuxième (châtain) assise n’a pas bronché –

allez debout

un autre dans l’autre sens – je ne crois pas qu’il soit blessé –

non, on ne voit pas – le cadre est stabilisé et laisse passer le monde – la jeune jean/baskett/casque/sac à l’arrière plan se prépare –

on est prêts – il arrive certainement – on l’entend peut-être déjà – je ne suis pas certain mais la châtain se prépare aussi il semble un geste à peine esquissé

pas certain – les lycéens vers la droite – le visage de la vestale brune pantalon cuir chair –

irruption gauche cadre

sans doute oui, le voilà

regard caméra de la blackette ? sans doute pas – on sait qu’il est là, il entre en gare – fin de l’épisode