Maison rose

 

Pour le blanc, on repassera; ce n’est pas qu’on soit imperméable aux divers événements dégradants de ces jours-ci, l’entre-deux-tours comme on dit » la trêve des confiseurs » ou « le mois du blanc », non; ce n’est pas non plus que m’agrée cette espèce d’alternative entre une peste brune qui se prénomme de nos jours d’une autre couleur, fille de son père au rire gras et aux obscènes sorties éructantes en « détail » (l’ordure de ces paroles est telle qu’elle en parvient à salire les mots eux-mêmes…) et autres joyeusetés disparues comme par miracle mais par la perversion de communicants complaisants et un type propre sur lui, franc du collier adulé des médias et des banquiers, jeune et blanc, yeux bleus, enfin tout le kit – on ne peut guère en dire sur ses idées, sinon celle d’un gouvernement par ordonnances réduisant le parlement à une sorte de wassingue à oublier au fond d’un placard; ce n’est pas ça : dimanche on ira au bureau de vote, dans l’isoloir on se sera isolé et on aura glissé – ou pas – son bulletin dans son enveloppe et un « a voté » plus tard, on attendra le soir, quelque chose comme la rage au coeur et ce qu’on gardera de cette phase de la cinquième… Non, on en parle, partout, certes, mais ici, en cette maison(s)témoin, aussi mais moins : encore que… Non, ici aujourd’hui, quelque chose d’un feuilleton que je programme sur pendant le week-end en un nom « Rue Varda » qui ne sera que de quelques épisodes et dont, ici, je déploie un numéro spécial, et celui qui, en face, servait de bureau – il me semble, mais je ne tiens ces informations que de l’encyclopédie en ligne, elles ne sont pas avérées vraies, mais ce qui l’est, en revanche, c’est le vrai plaisir de parler et de cette vieille dame, Agnès Varda, et du livre dont elle est le héros (en quelque sorte) (on pourrait pratiquement dire d’elle que « Dita Kepler, c’est elle ») (tout comme on peut absolument le dire du rédacteur de ces lignes) ce livre « Décor Daguerre » publié aux éditions de l’attente et écrit par Anne Savelli : qu’elles en soient donc, ces deux amies, remerciées ici. Cette Maison rose leur est, en quelque moyen, dédiée.

 

C’est au quatre vingt six, il n’y a pas (pour le moment, je n ‘ai pas vraiment cherché) de façade d’une autre couleur, la porte est multicolore, ici une image de 2008

il s’agit de la rue Daguerre, dans le quatorzième de Paris (Varda y vit, dit-on, depuis le début des années 50, elle a alors vingt quatre ans, elle va devenir réalisatrice de cinéma, elle est photographe, travaille à Avignon « sous » Jean Vilar, puis réalisera « La Pointe Courte » (1954) avec les sous de sa grand-mère dit la chronique, là-bas à Sète où elle vécut son adolescence, on va passer sur la bio, même si « Cléo de 5 à 7 » (1962)

l’un des plus beaux films du monde ou « Les glaneurs et la glaneuse » (1999) l’un des plus beaux documentaires du monde

mériteraient plus – c’est ailleurs, si on aime, on trouvera).

En face, se trouve le 83, le voici (juillet 2016)

l’affiche sur la vitrine indique la présence d’un restaurant dit « végan » (c’est la mode, de nos jours, un genre de pratique alimentaire sans – je peux m’abuser, tu sais, je ne sais pas bien, ça a juste la qualité de me faire (tout doucement, je ne veux pas vexer) rigoler- sans donc viande poisson oeuf fromage gluten et tant d’autres choses, un usage de son système digestif un peu différent hein) mais si on regarde plus tôt dans le temps, ici en 2012

on parvient à distinguer des affiches de films de la Varda, un magasin qui donne sur la rue et qui propose livres jeux films, il se peut que l’étage un soit occupé apr les bureaux, l’arrière par des salles de montage, ou une seule suffit, je ne sais pas

ici c’est en juillet 2014 (j’aime assez la capture, gauche cadre de cette jeune femme)

là c’est en juin 2015, l’appartement du premier est à vendre, le rideau de fer est baissé (ça ne veut guère dire grand’chose, sinon que l’endroit change de main), comme on l’a vu au début de ce billet : en vrai, le billet est fait parce que je me suis dit ce serait amusant de croiser la Varda sur ces images, ainsi qu’un jour je m’étais croisé sur la terrasse du paris-Rome assis derrière nos cafés avec mon frère et capturés par le robot

mais non, on ne la voit pas : ici on aurait cru

mais ce n’est pas elle (en juillet 2014), on n’apercevra pas la porte multicolore ouverte

c’est juin 2015 une dame avec sa petite fille qui passe (le traiteur asiatique a cédé la place à un « chez Joy » plus en accord avec la clientèle du quartier (le quartier a beaucoup changé depuis « Daguérréoytypes » (1975), énormément, mais comme tout Paris, cet embourgeoisement galopant qui s’attaque à présent à Belleville…) (elle passera , dans la rue, mais devant une propre caméra

vitrine du boucher peut-être) et puis on décorera la porte d’une sorte de patate (ce doit être un collage papier, je suppose) en forme de coeur

(on est en juin 2016) ou une pomme tout court, les choses changent, Agnès Varda explique (à la cité des Sciences, ces temps-ci, son amour immodéré des patates en forme de coeur, ces choses qu’on jette parce qu’elles n’ont pas le calibre voulu, et on la suit, et on l’aime pour ça).

J’ai fini, pour la maison(s)témoin, cet épisode du feuilleton. Un jour, en vrai, j’irai photographier un peu ces parages, sans doute. Sous la nouvelle mandature, sans doute…

Avec mon meilleur souvenir à Anne S. et Agnès V.

 

 

 

 

 

 

 

Argumentaire

 

 

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’ici, il s’agit d’une antenne, d’une annexe… d’une dépendance si vous voulez…

Je ne dirai pas cela mais un très grand groupe, oui, forcément multinational bien sûr, ce sont des échelles importantes mais non les frontières ne constituent en rien une division,  un clivage ou une séparation, rien de tout ça dans notre esprit, notre façon de penser, notre manière d’envisager les choses, non, notre esprit est induit dans la plus pure transversalité…

Mais clairement, clairement… Transparence efficience pertinence ce sont nos maîtres mots, je dirai nos obsessions… Le siège ? Eh bien à Jersey Madame…

Mais certainement pas, ce qu’il faut savoir, Madame, Monsieur, c’est que ces constructions sont réalisées sur place, avec des matériaux locaux, évidemment, évidemment, il faut des aménagements, mais tout est… Mais oui, mais parfaitement, une éthique sans la moindre faille… Nous veillons au plus grand respect des lois en vigueur dans les pays dans lesquels nous intervenons… Socialement, mais parfaitement, oui… Dans le monde entier, des centaines de projets similaires voient le jour en Inde, en Chine, en Malaisie, que sais-je… Mais c’est que la demande est excessivement forte et que la conjoncture s’y prête complètement, c’est juste le moment, et concrètement je dirai qu’il ne faut surtout pas attendre…

Mais évidemment, mais bien sûr que les charges sont réduites au minimum… nous y veillons avec un souci constant… payables quand vous le souhaitez… dans une certaine mesure… mais comme vous dites, à tempérament, si vous voulez, comme vous l’entendez, bien sûr, c’est vous qui êtes maîtres de tout, c’est toute la force et je dirai toute l’efficience de ce projet… oui, nous savons qu’acheter sur plan a quelque chose d’hypothétique mais enfin regardez, tous ces dessins performatifs, toutes ces images sont bien réelles, je dirai réel tout ce que vous avez là, regardez le caractère d’authenticité par exemple ici dans le garage ce béton lissé dans les gris, dans les taupes… une vraie merveille… très réussie, oui… ah oui, oui mais alors la teinte coquille d’oeuf est en option, aussi oui, salissante mais en option… Eh bien écoutez, voyons cela ensemble, alors les tarifs, voilà c’est ici, quinze pour cent, avouez que ce n’est vraiment pas… ah oui, sur le prix tétécé, oui ben oui…  Alors le fournisseur est le même que celui qui a remporté de haute lutte le marché de la centrale d’Hinkley Point, c’est tout de même une référence… Hinkley Point, oui, c’est au Royaume Uni… Dans l’Europe, mais oui, toujours… Les dernières technologies, sécurisées consolidées et approuvées par la commission…

Jusqu’à preuve du contraire, Madame, la plus extrême vigilance… Mais tout à fait, il s’agit de notre manière de concevoir les choses, mais il n’y a aucune manière d’envisager… Non, impossible, ceci est contractuel…

Mais vous vous trompez, permettez-moi de vous le dire, vous vous trompez complètement, il n’y a là rien qui puisse nuire à…

Ah mais là, alors là vous avez parfaitement raison, je dirai même plus, vous êtes dans votre plein droit, tout à fait tout à fait tout à fait, exactement rien à dire je vous suis parfaitement absolument entièrement je partage, je partage, soyez-en persuadée, Madame, et vous aussi Monsieur, nous sommes absolument conscients de… Tout à fait, mais je pense que personne ne pourrait vous en tenir rigueur… Absolument, un délai de réflexion, si vous voulez vous concerter, je vous laisse libres et maîtres de votre réponse, je peux tout à fait vous laisser discuter entre vous si vous le souhaitez… Parfaitement. Oui.

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Ah.

Eh bien, tant pis, mais vous avez peut-être… Je ne crois pas, non, une offre telle que celle-ci est tout à fait je dirai spéciale, personnalisée, individualisée,  et dès demain, vous comprenez… Eh bien à prendre ou à laisser, non, vous y allez fort tout de même, mais suivant le marché, dans les dix neuf à vingt deux pour cent… Fatalement fatalement… Mondiale, que voulez-vous, mondiale, oui… Voilà. Au revoir, avec plaisir, Madame… Monsieur…

 

visite virtuelle #6 garder la main

 

 

– En tout état de cause, c’est vous qui gardez la main… Mais certainement, vous et vous seuls  êtes les propriétaires, il s’agit d’un home-unity de toute beauté, une communauté de vie, un commun comme on dit aujourd’hui, quelque chose qui inspire comme une idée de partage, et d’ailleurs toutes les énergies sont ici renouvelables, les aliments bioéthiques, ça ne fait aucun doute, la durée du séjour est illimitée, le lieu est tout simplement magnifique et parfaitement adapté à tous les usages, les vôtres évidemment, comme ceux de votre dame, tout autant…

– Ah oui… Alors, attendez que je regarde… Oui, alors ah oui… un établissement d’hébergement pour… oui, tout à fait, oui… Mais parfaitement, le cas de la dépendance est évidemment prévu dès l’élaboration des plans de la maison, vous pouvez à votre choix, comme à votre guise, prendre le standard de plain-pied, ou celui avec un étage et ascenseur intérieur… Ah oui, c’est un peu plus onéreux mais le service est hors pair…

– Plain-pied, si vous le souhaitez. Les diverses options sont extrêmement distinguées, taupe ou gris, comme vous voyez, vous gardez la main comme vous préférez, en option la teinte écaille d’oeuf est assez prisée, mais il y a aussi une possibilité… Oui, par exemple vous voyez, le couple qui vit en face, ce sont des Islandais, ils viennent pour la douceur du climat bien sûr et eux ont aussi opté pour une présence estompée mais de framboise… Moyennant un supplément certes… Ah je ne pourrais pas vous dire exactement, mais de l’ordre de quinze à vingt pour cent, oui je pense… Ah mais oui, tout à fait oui, vous avez remarqué, oui, en effet mais les moeurs des propriétaires ne nous regardent pas, nous proposons et vous disposez, vous gardez la main sur tout… En ce qui concerne les soins, vous ne pouvez pas vous trouver à une distance de plus de cinq cents mètres du dispensaire, tout est prévu… Tout, oui tout à fait un médecin sur place, deux infirmières, deux garçons de salle, tout est prévu… Eh bien, dans les deux semaines, la disponibilité est totale… Il y a une trentaine de home-unity en activité, mais nous tablons sur le triple d’ici quelques mois, oui… Vous serez très bien, servis, choyés, c’est certain… Les repas sont servis chez vous, nous disposons d’un menu coloré, lundi rouge, mardi jaune et cetera… Une image pimpante, voilà exactement tout à fait… Midi et soir, la teinte peut varier, c’est vous qui gardez la main, si vous le désirez, vous nous le dites… Et oui, parfaitement, nous appliquons… Il y a un barème… ici, voyez… Ah oui, c’est un peu plus oui mais ça reste très raisonnable… Voilà, oui tout à fait, comme vous voulez, c’est à vous de garder la main… Pour le transport ? Eh bien nous avons opté pour un partenariat avec cette firme allemande, tout à fait sérieuse comme vous le savez qui a repris l’ancien modèle qui avait cette tendance un peu fantaisiste propre aux sujets de sa Très Gracieuse Majesté, oui enfin, cette production a  duré, mais de nos jours, les nouveaux modèles sont entièrement électriques… Une petite voiture de golf, parfaitement, mais oui, mais oui, je vois que vous avez une mémoire fidèle et extrêmement précise et fiable, tout à fait oui cette série, anglaise je crois oui, avec cet acteur séduisant voilà, Patrick Mac quelque chose, n’est-ce pas ? Oui, voilà mais oui… une image difficile, vous trouvez ? Ah à cause du titre de la série ? Oui, c’est amusant, mais évidemment ici personne n’est retenu, si vous le désirez, vous pouvez même vous promener en campagne, sans problème… Et vous pourrez aller en ville aussi, bien sûr, vous êtes à dix minutes de la gare, privative, oui, un petit cabriolet vous y emmène, et la voiture se trouve en tête du convoi, privative elle aussi, parfaitement, ceci a été négocié aussi avec la société privée nationale, nous avons tout prévu… Vous serez au centre ville en quelques dizaines de minutes, et là, shopping, jeux, casinos ou même divertissements particuliers, rencontres distinguées, spécifiques, c’est vous qui gardez la main, notre devise « loyauté fidélité fiabilité »… Mais bien sûr, lorsque vous rentrez, nous vous attendons en gare et nous vous ramenons… Parfaitement. Un supplément dont le paiement peut-être étalé, mais bien sûr que oui, parfaitement, cela sera négocié avec l’établissement bancaire de votre choix, c’est vous qui gardez la main sur tout…

– Ah oui, eh bien je suppose qu’il faut en parler, votre santé et votre bien-être sont au centre de toutes nos attentions, nos préoccupations, vous disposez d’un bracelet comme ceci directement relié au centre de soins, à toute heure du jour ou de la nuit, vous appuyez ici et vous disposez d’une écoute bienveillante, experte, dédiée, votre dossier personnel et individualisé fait partie des prérequis bien sûr… Géolocalisé, absolument, mais vous vous y connaissez, n’est-ce pas… Ah eh bien pour votre épouse, c’est à peu près la même chose… Oui, j’ai bien compris, oui bien sûr, mais elle disposera d’une chambre, particulière et médicalisée…  Suivant son état monsieur, c’est vous qui garderez la main… Oui, le diagnostic est assez réservé semble-t-il, oui, mais enfin pour les semaines à venir, nous ferons le nécessaire, bien sûr, vous pourrez évidemment bénéficier de toute l’attention spirituelle que vous désirez, quelle que soit votre foi, votre religion, votre croyance, nous sommes là pour exclusivement votre bien-être, et celui de vos proches, bien entendu…  Parfaitement oui, vos enfants pourront tout autant… Eh bien, dans les années à venir, ce bien vous est acquis pour toute la durée de votre présence, jusqu’au dernier vivant bien sûr et puis il est remis en jeu, si vous voulez me permettre cette métaphore, et lorsque vos enfants ou l’un d’eux, ou sa famille désirent en prendre possession, nous évaluons avec eux la durée approximative du séjour, comme nous le faisons ensemble aujourd’hui, et ce seront à eux, alors, de prendre et le relais et la main…  Mais voilà oui, tout est parfaitement clair simple limpide et transparent, parfaitement…

Vous signez là.

Voilà.

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visite virtuelle #5 accord chromatique

— Les murs gris, ou écaille d’œuf, ou taupe.
— Et quelle couleur pour les rideaux ?
— Gris, ou écaille d’œuf ou taupe.
— Les meubles de cuisine ?
— Gris. Ou écaille d’œuf. Ou taupe.
— Les canapés ?
— Gris, ou écaille d’œuf. Ou taupe.
— Les tables basses ?
— Gris. Ou écaille d’œuf, ou taupe.
— Les bibelots ?
— Gris ou écaille d’œuf, ou taupe.
— Excusez, ma question va sans doute vous paraître bien naïve, mais il y a une raison ?
— Une raison ?
— De choisir le gris, l’écaille d’œuf ou le taupe, constamment ?
— Mais oui. Les couleurs ont une histoire. Ce ne sont pas des organismes innés, ou atones (haha). Il ne faut pas croire que les couleurs soient des données valables à prendre au pied de la lettre. À envisager sans considération pour la masse de ce qu’elles véhiculent. Bien sûr c’est d’une complexité de l’ordre du non-dit, du non-déterminé ou de l’approximativement inconcevable. Mais, malgré tout, nous devons rester vigilants.
— Euh, oui… Pouvez-vous approfondir ?
— Par exemple, l’alliance, au demeurant fort réussie, entre noir, blanc et rouge. Ne croyez pas qu’il est possible de passer outre. De prendre ça à la légère.
— Ça quoi ?
— L’alliance entre le rouge, le blanc et le noir. C’est très joli bien sûr. Ça pète, comme on dit. Mais historiquement, ce sont les couleurs du nazisme. Lorsqu’on a le choix, je veux dire vraiment le choix, est-ce qu’on peut, est-ce qu’on va s’autoriser ces couleurs-là, les trois ensemble ?
— Oui, non. Alors donc, ce choix délibéré du gris, ou du taupe, ou de l’écaille d’œuf, ce serait sous l’impulsion d’un mouvement antinazi en quelque sorte ?
— Ce que je veux dire, c’est que rouge, blanc et noir, sont des couleurs dangereuses. À manipuler délicatement. Un peu comme ces substances chimiques aux propriétés explosives. De même que la question du bleu est compliquée. Pendant longtemps, dans l’histoire de l’humanité, on n’a pas eu de mot pour désigner le bleu. C’est une couleur très primaire, primitive même, au sens où elle fait appel à des forces qui nous sont inconnues, de grands mouvements de fond qui bouleversent, des entités qui nous échappent, une extravagance d’espace. Une ouverture vers l’incommensurable… Le jaune, c’est la traîtrise, le péril. Le vert l’inaction. On ne badine pas avec les couleurs.
— Ah. On se demande comment il y a eu des artistes.
— Des fous. La seule explication.
— Et donc, ces trois couleurs, précisément ?
— Le gris est passe-partout. L’écaille d’œuf est sans intention. Le taupe indistinct. Tout le monde peut se les approprier.
— Ah oui.
— Par « tout le monde », j’entends tous les clients potentiels d’une acquisition immobilière avec combles aménagés spécial investisseurs. N’importe quel passant lambda est en mesure d’aimer le gris, l’écaille d’œuf et le taupe, parce que c’est élégant, élégamment impersonnel, une élégance qui ne s’abaisse pas à faire remarquer qu’elle est impersonnelle, indistincte, sans intention et passe-partout.
— Et le rouge ?
— Là, c’est sanguin. C’est moderne, c’est violent, c’est conflictuel, c’est chaleureux. C’est fatigant au fond. Et les gens viennent aussi acheter ici pour se reposer… Allons dehors. Quand vous faites visiter le jardin, n’hésitez pas à insister sur la qualité de l’espace sonore.
— Et visuel !
— Et visuel, certainement.

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visite virtuelle #1- l’Entrée

L’entrée : on ne réalise pas tout de suite que c’est l’entrée parce que, faute de place, l’architecte la fait tenir dans un espace qui se situe entre l’escalier, le couloir qui ouvre sur la cuisine, et le salon. C’est pourtant indiqué Entrée sur le plan, donc elle existe (puisque tout ce qui est écrit est réel).

Il faut, en revanche, prendre le temps du resserrement sur soi-même, un peu l’impression d’entrer dans un placard alors qu’on pense accéder au jardin. Mais c’est la vie.

La vie est faite d’aménagements de ce type, où on doit faire machine arrière mentalement, se résigner à ce qu’il est possible de traverser, et tant pis si c’est de la taille d’un mouchoir, tant pis si c’est de la taille d’un désert. L’espace est un drôle de concept qui ne s’adapte pas automatiquement à soi, c’est l’inverse.

Et en se mesurant à lui (l’espace), en tentant de s’y adapter, il est possible qu’on perde un peu de joliesse, un peu de fierté, qu’on perde un peu de commune mesure, de jugement, qu’on perde un peu la respectabilité de l’humain libre (je dis « humain libre » et pas « homme libre », car la moitié de l’humanité n’est pas un homme. Il faudrait certains jours être Navajo et comme les Navajos connaître quatre genres : homme, femme, homme féminin, femme masculine. Et je ne sais rien d’autres tribus qui peut-être en savaient encore plus sur nous même mais dont on a coupé tous les arbres et brûlé toutes les peaux). On perd un peu de ses moyens en s’adaptant aux Entrées courant d’air.

N’empêche, l’Entrée inexistante donne une bonne idée générale du reste. Et la respectabilité d’humain libre, comme elle est élastique et résistante, reprend vite le dessus.

Par exemple l’escalier (on ne voit que lui) est une structure noire et dorée à rampe d’ivoire et inclusion de blasons solaires. Cela réveille la majesté en nous. Nous titille la perruque poudrée du Louis le quatorzième ou de la Pompadour. Avec un escalier comme celui-là, c’est sûr, nous ne vivons pas dehors.

Dehors c’est la boue, la poussière, les manants. Le petit peuple sans genre qui s’active dans l’ombre et la sueur. Nous n’avons peut-être pas d’Entrée, ni la sagesse des Navaros, mais nous avons un escalier cannibale. Un escalier ventru, clinquant, outrageusement agressif (c’est une agressivité de type 2, celle qui ne se voit pas et ne laisse pas d’ecchymoses).

En tant que visiteur virtuel de cette possession virtuelle nous sommes du bon côté du mur, celui sans bandages ni fractures où l’ego se pavane tout neuf. À croire que c’est un ego de métal,  lui aussi noir et doré à rampe d’ivoire et serti de symboles de pouvoir. Les luminaires sont dorés également, preuve qu’on assiste ici à une volonté de construire un monde assorti et cohérent.

C’est la cohérence qui nous manque le plus disait l’autre (il n’aurait pas dit ça s’il avait été décorateur d’intérieur. S’il avait dû décider de l’assemblage de couleurs et de textures entre elles pour qu’elles facilitent la glisse. Qu’on puisse passer d’une Entrée infinitésimale à une propriété où de grands chiens poilus et roux courent derrière des purs-sangs, en une seconde).

visite virtuelle entrée

Les maisons qu’on visite en rêve sont habitations poétiques

/ corps, conques & contenants.
Les maisons qu’on visite en rêve sont habitations poétiques, présences induites, issues du paysage. Elles font corps avec le site et même, possiblement mouvantes, s’y adaptent en permanence. L’une d’elles était retranchée en fond de baie, contenue dans une anse, une anse elle-même comme un contenant, remplie et vidée par la mer. Tour à tour lagune et vasière. Limon, argile et sable, teintes ardoises et ocres, douces à l’œil. En dégradé de grains. De la poudre d’émeri au papier de verre. Ni galets secoués par les vagues, ni cailloux pointus de rivières. Cette seule surface tactile, et tout de suite après l’herbe en tapis dans un sous-bois de pins. La maison était là – nous le savions seulement mais sans l’apercevoir – associée au bois, faite de bois, s’accordant aux troncs. Visible essentiellement par la présence d’une terrasse où s’asseoir pour profiter du paysage dans lequel aucune verticalité ne semblait avoir capacité à se maintenir longtemps. Non pas hissée sur la plage mais posée sur le plat de l’anse. Annoncée par un plancher de pin d’où l’on percevait nettement les éléments du sol, dans la continuité d’autres lignes lointaines, d’autres surfaces, se répondant en plans qui se recouvrent. Affaires de niveaux. Plancher-plateau-paysage – vidé, empli, en nappes – d’où regarder approcher le trop plein de mer, cet envahissement au terme duquel il eut été facile d’imaginer l’habitation soulevée, flottante. Mais l’habitation avait disparu, s’était enfoncée dans la vase à la façon d’un coquillage – fermeture, retranchement – puis laissée recouvrir. Et tandis que mon regard flottait encore au-dessus de l’anse effacée par l’eau, une autre partie de moi enfermée dans l’abri, attendait de refaire surface pour découvrir, comme sur un campement provisoire, un paysage changé et neuf.

Il y a des maisons qu’on visite en rêve

/Verrière, Serre, Envers, Mer.
Il y a des maisons qu’on visite en rêve, l’une d’elles m’a laissé un heureux souvenir de verrière. Unique accès par la façade arrière, pourvue d’une serre, la villa surplombait un paysage qu’elle masquait entièrement. Mais déjà tous ces indices en « ère », homonymes d’air et d’erre – espace, vent, circulation, enveloppaient le lieu d’un halo singulier. Nous savions la mer derrière, même cachée, et qu’un chemin très raide, que la maison ne révélait que sur son autre versant, permettait de descendre à pied vers une crique en contrebas. L’arrivée était en bout de route et par une verrière. Transparence et obstruction, comme souvent en rêve. Or toute transparence semblait ici disposée vers la façade arrière, la seule, puisque l’autre qui possédait la vue ne se laissait pas voir ou peut-être depuis un point inaccessible au large, point qu’on dit imaginaire.
Au débouché de la route donc une sorte d’étrangeté, le charme d’un bâtiment à demi ruiné posé sur un sol sec, poussiéreux. Tout était à refaire. L’idée même de jardin retournée comme un gant, associée à cette serre vide qui dessinait une fermeture en agrafe, l’aboutissement du bâtiment construit sur un dénivelé du sol rattrapant ainsi par l’arrière et comme de justesse son ancrage. De la maison nous percevions surtout les cheminements, ayant rapidement compris son plan en U, mais toujours dans cet envers où nous circulions assez avidement d’un espace vers l’autre. Une grande pièce cuisine au rez-de-chaussée, ouverte sur la cour. Des montées, des descentes larges et lumineuses. À l’étage un couloir entièrement vitré et la vue traversante vers son double, symétrique, de l’autre côté d’une cour intérieure. La serre à l’extrémité semblait démesurée, en largeur comme en hauteur, et quelques fragments d’objets dont l’utilité n’était plus identifiable rappelaient, nous l’avions oublié, une ancienne occupation, un autre état des lieux. Or c’était précisément cette alliance du verre, du sable, du ciment, de la pierre, de la poussière même avec le vide qui saisissait et rendait heureux, par la capacité du lieu à rester tel quel c’est à dire inhabité, à soutenir une conversation avec un interlocuteur aussi abstrait que le ciel, à évoquer par ses composantes les plus matérielles, mais comme intellectuellement, la mer invisible présente. Il suffisait que nous le sachions, que chaque verso a un recto, que, tandis que nous habitons l’espace, un imaginaire même décousu, même plat comme une image ou sonore comme une allitération, œuvre en permanence à revers pour l’enfler comme un ballon, assurer sa qualité, sa profondeur, nous contenir sans qu’il soit nécessaire de le meubler d’aucune autre manière.

Savoir et Transparence

_ Cette maison est très élégante et performante. Elle m’intéresse. Une chose m’étonne pourtant. Pourquoi, au milieu du salon, ce grand écran est-il réel et pas un fac-similé ? Pourquoi une vraie télé ? Et pourquoi est-elle allumée en continu sur une chaîne d’information ? Ce n’est pas contre-productif pour votre image, toutes ces courses-poursuites sur l’autoroute, ces casseurs, ces violences dans les quartiers, ces pauvres ? Vous n’avez pas peur que ce soit anxiogène ? Que ça casse l’ambiance et que ça refroidisse les futurs acheteurs ?

_ Non. C’est une maison connectée. Savoir et Transparence, voilà notre credo. Notre Savoir au service de tous, la Transparence de la qualité, c’est notre devise. Savoir quelles sont les menaces aide à s’en protéger, et en toute transparence. Mieux déterminer les dangers potentiels  permet d’opter pour une sécurité haut de gamme, double-vitrage, code d’entrée, isolation, charpente métallique dernière génération, imputrescible, ignifugée, résistance thermique et sismique, et c’est en toute transparence que nous garantissons la provenance de l’excellence de ce savoir-faire, grâce à nos partenariats écolabellisés avec des artisans locaux bien français présents sur notre territoire en toute légalité. Les gens veulent savoir.  Les gens veulent la transparence. Ne serait-ce que moralement. Nous proposons donc un service éthique aux consommateurs. De plus, cela participe au miracle économique. Lorsque le savoir augmente, l’inquiétude augmente et, tout naturellement, par compensation, le besoin d’adoucissants augmente (shampoing, lessive, sucre, graisses, en toute transparence, puisque c’est indiqué sur les paquets). Et nos partenaires (fabricants de boissons gazeuses, gels amincissants, caravaning) peuvent viabiliser leurs entreprises en créant éventuellement de nouveaux emplois, donnant ainsi aux futurs ouvriers et employés les capacités financières d’acquérir savoir et transparence, et ainsi de suite. C’est une formule gagnant-gagnant. Le désordre apparent du monde n’est pas un frein pour le marché.

_ Vous avez sans doute raison. Et puis il n’y a pas que des mauvaises nouvelles aux infos. Ils viennent de dire qu’on n’a jamais autant acheté de voitures neuves.

_ Et c’est bien que ça se sache. Car ce savoir provoque un sentiment de bien-être. Un sentiment positif. Un regain de confiance. Tiens, se disent les gens, on n’a jamais acheté autant de voitures neuves, c’est donc que, au fond, tout au fond, finalement tout va bien, que le monde va bien, que l’économie va bien, que l’écologie va bien, que la vie va bien, car qui penserait à s’acheter une voiture neuve dans un monde saturé de pollution, de facteurs d’inégalités et de violences ? Et, sachant cela, les gens se disent, tiens, moi aussi je m’achèterais bien une nouvelle voiture neuve, parce que ça sent très bon la voiture neuve et qu’on est très bien assis dedans. Et qu’on peut rouler où on veut, en toute transparence, grâce au GPS intelligent dernière génération intégré, rouler partout où on veut, dans la limite des frontières imposées par les flux migratoires, et rentrer chez soi se garer (entre parenthèses, j’ajoute en sus que savoir qu’on n’a jamais autant acheté de voitures neuves permet d’accroître ainsi la vente de voitures neuves, par capillarité, c’est un cercle vertueux). Mais j’y pense : avez-vous noté que nous proposons dans notre formule Maison-Plus-Plus (deux fois plus) une porte de garage automatique avec détecteurs de lumière de fumée de présence humaine non-humaine et calcul en temps réel du taux hydrométrique de l’air ambiant régulé ?

_ Ah non. J’aime bien l’hydrométrie… Mais dites, cette idée que tout va bien n’est pas très vraie quand même. Le monde est quand même légèrement saturé de pollution, de facteurs d’inégalités et de violences, non ? Ce n’est pas un peu contradictoire avec ce que vous venez de dire sur la transparence ?

_ Je parlais de la transparence des objectifs. Je vous laisse feuilleter notre catalogue ?

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Femmes cinéma #2

(ça ne fait rien, j’avance) (pas spécialement conscient de l’existence de ce type de feuilleton, c’est égal, il y a dans l’imaginaire différentes autres figures-Janique Aimée, Ma sorcièrebienaimée, celle de « chapeaux melons et bottes de cuir » à laquelle fait écho amplifié la chanson d’Alain Souchon, qui « veut du cuir », c’est égal, elles peuplent probablement une sorte d’imaginaire télévisuel) Pour composer (bien, s’il te plaît) un billet, poser sur la platine cette chanteuse qui fait « petit pays je t’aime beaucoup/petit petit je l’aime beaucoup » Cesaria, clopos et alccols sans chaussure, cheveux courts et regards perdus, ça ne fait rien, je continue, j’avance)

Ce ne sont donc pas (pas vraiment) des stars comme aime à les appeler cette industrie, cet art, Charles Chaplin, messieurs Lumière (Louis, Auguste) et Georges Méliès, ce ne sont pas seulement des êtres vivants, ce sont surtout des images, celles de ces gens-là, parfois si inconnus qu’on n’en trouvera nulle trace ici, ou alors diffuses, incompréhensibles, fausses…

J’avais projeté de recommencer par une directrice de la Paramount, une certaine Ronda Gomez (elle apparaît dans le corps parce qu’elle a une certaine importance ? Non, je m’en souviens seulement maintenant)

Ronda Gomez

elle est à droite, cheveux courts, sourire et broche, il y avait aussi cette compagne de Terrence Malick, réalisatrice et assistante de Bert Schneider, Michie Gleason

Michie Gleason

mais elle semble une actrice, rechercher encore, je ferai sans doute des modifications à mesure que s’ouvrira ce passé, si je recherche (voilà bien le virtuel, tu poses un billet, tu l’oublies peut-être, est-il lu regardé parcouru qui peut savoir, qui sait, qui veut savoir, on le pose et vogue la galère, demain soir, ce seront – espérons- les agapes, les rires et les baisers sous le gui, on espère en demain, on espère toujours en demain…)

AmyIrving

Amy Irving, actrice (ex(?)-épouse de S. Spielberg)

Les transformations dues au réseau, ou au temps (qui peut aller savoir, connaître et reconnaître ce distingo ?), les jours passent, tu sais bien

brooke hayward

Brooke Hayward (épouse de Dennis Hopper, soeur de Bill Hayward-producteur d' »Easy Rider ») ici en compagnie de Groucho Marx (le gilet de laine, pas vrai…)

des fantômes, des gens d’image capturés dans leur plus simple appareil (n’exagérons pas mais il arrive, aussi, que ces jeunes femmes apparaissent aussi sous des dehors de starlettes, tel est le cinéma qui se sert des anatomies pour provoquer des fantasmes, et s’en saisir pour les transformer en l’achat d’un billet)

Gloria Katz

Gloria Katz, qui n’est que l’épouse de William Huyck, mais cependant tous deux auteurs d’Indiana Jones number one

Certes, cependant, je choisi les clichés (il n’en est pas d’autres de Gloria, pas trouvé ou pas recherché, mais celui-là me convient, sans sourire, portant sur le monde une sorte de regard critique), ici je compose sur leurs places, à elles, celles qu’elles occupent, pixellisées, différentes d’aujourd’hui

Marcia Lucas

Marcia Lucas, chef monteuse (non mentionné mais accessoirement première épouse de Georges dont elle prit le patronyme)

(comme disait Barthes « c’est le ruban noir au cou qui fait le punctum– chacun fait ce qu’il lui plaît) (le regard assez froid, à l’arrière plan, voilà ce que c’est que la photographie) 

je les ai formatés, retouchés, repris, ici ou là, fait disparaître les uns

Margot Kidder Margot Kidder, actrice, colocataire  de Jennifer Salt

(on n’en connaît aucune, elles étaient colocataires : tu penses à Mulholland Drive ? (David Lynch, 2001) et aux amours saphiques, c’est qu’elle apparaît cette Margot-là, en petite tenue quelquefois)

dans le cours du billet, elles apparaissent parce qu’elles sont rangées dans un dossier (Nouvel Hollywood 2) sur le bureau dans le dossier « Photos piero » il faut choisir, ranger, regarder, peiner, continuer ses excursions, ce sont les années soixante dix, le cinéma de l’autre côté de l’océan, un certain cinéma

Melissa Mathison

Melissa Mathison, scénariste de ET

certaines d’entre elles nous ont quittés, certaines sont toujours sur le pont,

Mimi MachuMimi Machu, compagne de Jack Nicholson, puis de Hal Ashby

elles sourient un peu, elles sont surprises par la photo, ou non, elles sont , très souvent, les hôtes de quelque pince-fesses parties (surboums, surpattes) comme on disait -ce monde n’est pas le leur, ce monde ne leur appartient pas)

Pauline Kael

Pauline Kael, critique

d’elle je me souviens, parce que j’ai entamé mes études de cinéma à la fin des années soixante dix, on parlait encore de cette femme faiseuse de rois du cinéma, on parlait de ces histoires-là en écoutant (un peu) Michel Ciment donner son cours d’anglais, ou Claude Beylie nous parler de Jean Renoir et de Jules Berry, le cinéma, ses tenants, ses afficionados, courir au Balzac, chercher à voir ce film de Glauber Rocha, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique

Sue Mengers

Sue Mengers, agent artistique (peut-être de Christopher Walken, ici  derrière elle? je ne sais)

on ne pose pas, c’est un habitus robes du soir et smoking noeud pap chaussures en miroir chaussettes de soie (je brode, je brode) et ici cette dernière de l’épisode

Susanna MooreSusanna Moore, assistante de Warren Beatty, épouse de Richard Sylbert

non, jte dis, inconnue au bataillon (elle, ce doit être elle de nos jours, qui écrivait peut-être le scénario de ce Shampoo (Hal Ashby, 1975)), des image,s des illustrations, qu’est-ce que ce monde ? Que sont-elles donc devenues ?

Bon réveillon, bonnes fêtes, à l’année prochaine (et merci à François Bon pour le soutient)