d’un voyage à l’autre #4

 

 

 

 

(cette espèce de point d’honneur à toujours disposer en bas de l’image comme la signature de ce grand frère castrateur peut-être, violent, brutal, désobligeant, ses milliards et milliards de dollars US alors que d’autres se tordent de faim, de maladie, ou de blessures me donne pas mal envie de gerber – mais c’est ainsi que les choses se passent) (en entrée de billet, Cologne mais sans son eau)

 

Hier il fallait bien recommencer, la saisie, le travail, les ennuis, les problèmes à résoudre et les solutions à trouver, ça ne va pas bien – à ce niveau, ça va même très mal – mais c’est égal, ça va aller – les impôts, les comptes, la liquidation – j’en passe – il fait beau on crève de chaud – bientôt les vacances – fin août on en reparlera – d’ici là on fera des travaux dans la maison – ici, le monde change, je me demande dans quel lotissement se trouve cette maison, auprès de quelle ville, à quelle destination sont promises ces chambres, ce salon – les images sont assez fréquemment dehors, allons voir

c’est à Cincinnati aux US (les exactions du peroxydé – demain six juin, il vient fêter ça sur les plages du débarquement où la mer était rouge des membres têtes torses abdomens viscères yeux humains et mâles flottant dans le bruit infernal de la guerre – ici c’est en Russie (ça change, hein)

(Madagan, quelque part au Caucase – au fond, la mer est gelée) – il y aura des photos de plage – on aime à se sortir de la ville – des campagnes, des rues – c’est un voyage étrange, en semaine quotidien – je suis (de suivre d’abord – et d’être ensuite), c’est une assez bizarre affaire mais laissons la réflexivité et parlons d’autre chose

la cathédrale de Coventry, peu de monde mais le cadrage y fait – on abandonne les lieux de culte – pas tout à fait

c’est à Grozny (Tchétchénie) (je ne sais pas, la guerre, les attentats, les morts, et la brillance surréelle de ces coupoles) ici celles d’Istra (c’est vers Moscou)

(je ne sais toujours pas les tatouages ni les armes ni la force brutale), je préférerais oublier, tu sais – passons – on ne passe pas – ça ne passe pas – les images, c’est pour oublier – j’aime ici cet homme en Thaïlande ou quelque chose  (il n’en faudrait mettre que des belles, mais comment faire?)

il regarde l’eau qui fond en vagues – j’en ai un paquet : de loin (peut-être déjà posée)

de plus près ensuite

puis encore

à nouveau

puis ectoplasme en forme de simple tête en piscine

la force de la technique – des vagues, roulez roulez

l’océan, la mer, l’eau seraient-elles semblables partout sur cette planète (fut-elle bleue) ? je n’avais alors que peu d’années – je me souviens

si loin dans l’espace et le temps

et puis les gens – beaucoup – on attend (vers Astrakhan, l’autobus)

on regarde (Géorgie)

on pose (Russie, je ne sais plus mais ce sont des héros)

on se dépêche (porte d’Orléans)

ou on attend encore (à Montevideo)

ou ici (faubourg de Londres)

passent les jours et passent les semaines disait le poète (quelque part, en Corée)

le fil de l’histoire – en Italie, les amazones (turpitudes…) faubourg de Rome

ou de Milan (ou d’ailleurs)

c’était le soleil (et ses ombres portées), voici la neige

la Sibérie orientale l’hiver, puis l’été

encore une de loin (Mâcon, aux USA)

ce sont de telles énormités – décroissance consommation surpopulation famines guerres des images des images – il en est encore ici des citrouilles

mais c’en est assez, terminons-en des voyages, il est temps de rester à l’endroit, calmement tranquillement sereinement – image de cette ville, avant le quinze du mois d’avril – ce que cache la forêt…

Une réflexion sur « d’un voyage à l’autre #4 »

  1. et rentrant de ce voyage, entendre que le péroxydé et la chancelière viennent se souvenir (très bien, d’accord y compris pour la seconde) mais que le tsar (quoique l’on pense de lui, pas vraiment pire que le premier) n’est pas invité puisque bien entendu les russes n’ont joué aucun rôle ou mauvais… et que tout le monde semble trouver ça normal

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