il m’arrive de détester le cinéma – moins souvent la littérature peut-être (peut-être qu’il s’y attache plus une façon d’être soi) (ou alors parce que je préfère lire à regarder) (rêver oublier partir) écouter des chansons en faisant la cuisine – c’est plus la radio – mais détester le cinéma oui, de temps à autre (surtout le rapport qu’il entretient avec l’illusion – c’est qu’ils finissent par y croire, elles aussi sans doute, et ils et elles ont raison puisque ça arrive – le box office et les festivals – les aides à la création et à l’écriture, les palabres avec les chargé.es de production – la FEMIS et le Fresnoy) – et puis je me calme : ça n’est pas si grave – un type a écrit une monographie sur les premiers temps de Billie Wilder ici ou outre atlantique, pourquoi pas ? je veux bien la lire (personne n’est parfait tsais – au croisement de Lubitsch et de je ne sais plus qui – Lang ? peut-être) (pas Jack hein, Fritz plutôt – le monocle du Mépris) – le rapport qu’il entretient avec l’argent (les variations de salaires – les silhouettes et ceux (ce sont plus des types) qui tirent les câbles – non, mais je ne veux rien en dire mais il ne m’a jamais nourri, pas même crois-je croire au figuré – les références ? les jeux, les corps, les dialogues, les décors – tu sais à quoi ça rime ? peut-être seulement l’image fixe 
peut-être seulement quand je ne peux y aller – à cause de la cherté des billets dans certaines salles, à cause de la publicité gluante et obscène de films-annonces – le mémoire de maîtrise sur le film annonce je l’ai perdu (j’avais tapé le très bien, bien que l’une des jurés m’ait alpagué sur celui que Chantal Akerman avait obtenu (noir absolu, voix off – mais je ne sais plus quel était le film…) (News from home) qui ne correspondait pas aux critères structuraux mis en évidence (des femmes nues ou des baisers, des voitures, ou des costumes d’époque : tout pour le genre…etc.)) – ou alors seulement des fleurs
et puis ces histoires d’amour toujours (comme dans les chansons, qui ne sont jamais que des chansons d’amour toujours) – et les budgets de promotion qui dépassent ceux de production – et puis le fond de soutien et puis les années filent
les choses changent, on avance dans ces histoires, les gens meurent d’autres naissent, on ne se retourne pas on avance on continue bonne route bon courage, c’est le propos de Bashung (dans son Samuel Hall) et son amie qui lui fait « tu ferais mieux de (nous) pondre (faire) un truc qui marche mon garçon » comme André Marcon (qui joue son père) l’intime à Bastien Bouillon (qui fait son fils) – oui, pourquoi faire ? (À pied d’œuvre, Valérie Donzelli, 2025)
le printemps, les jours allongent comme les pas, on se détend, on avance on marche – Norma prend une certaine ampleur, les élections s’avancent (il paraît qu’ils – et elles mais moins – ont tous quelque chose derrière la tête) – je préférerais ne pas mais je n’aime pas non plus Bartelby – non, des trucs à faire – à lire – à aller voir (notamment Hamnet (Chloé Zhao, 2025) mais je n’y parviens pas – j’avance, la porte entre-baillée, le vent froid qui entre – puis qui s’adoucira –






















































































oh Ella…






















































