index

 

 

 

le premier billet (dans la salle de bain, Burty aka le prince dit au curé « allons mon père passez moi cette serviette ! » et puis « vous avez l’habitude de voir les âmes nues, ce ne sont pas les corps qui vont vous faire peur » ou quelque chose d’approchant) date de 2015 – 17 mai dit la machine (et qui suis-je pour mettre en doute de telles affirmations ?) (en fait, c’est du 2 juin que date ce billet – le premier, 17 mai 2015, a pour objet Kiss me deadly). Décision fut prise (plus ou moins) pour les dix ans d’établir un index des billets. Après il est facile (enfin, c’est une litote : plus de 400 titres…) d’en établir la liste, mais comment ranger ? quel ordre adopter ? alphabétique ? chronologique? pour s’y retrouver ? pour s’y perdre? je n’ai pas choisi encore mais je n’ai pas posé de liens – ordonner ordonner… le sentiment qu’il s’agit d’un outil utile personnellement, égoïstement : en tout cas c’est fait.

Égoïstement parce que j’aurais pu prendre en compte tous les articles (après tout, (je m’informe) mais il y en a quand même plus de 700 – ça fait du boulot… mais ça ne m’aurait pas effrayé, pas plus que ça, seulement je n’ai pas commencé au début – j’aurais pu rependre etc. Mais en vrai non).

En gras, on trouvera les (titres des) films chroniqués – puis (s’il y a lieu, c’est pratiquement toujours le cas) et ouvrant une parenthèse, le patronyme du ou de la réalisateur/trice l’année de sortie, la parenthèse refermée. Ensuite, vient le titre du billet. Pour y accéder copier ce titre-là et le poser dans la case « rechercher » de la page d’entrée de blog.
Ce serait déjà compliqué mais en réalité, c’est le cas courant pour le cinéma.
Pour les autres rubriques, il faut copier le premier titre et procéder de la même manière.
Ergonomik isn’it ? Bah c’est comme ça.

J’ai inséré des dates (notamment celles de l’épidémie covidiote de 2020 et des réclusions afférentes), calées à droite.
Je n’ai pas trouvé de billet au treize novembre quinze (ou 14 ou 15) mais je n’avais pas, alors, pris des aises vis à vis du cinéma ici (parfois le cinéma me fait prodigieusement braire – ce n’est pas que je ne l’aime pas, mais il m’apparaît comme une espèce de vitrine abjecte d’un certain système dégueulasse (culture du viol, masculinisme, patriarcat, capitalisme j’en passe… mais ça fait pas mal dans la barque) . Je le préfère autre qu’étazunien (le système en question vient en ligne (d’extrême) droite de ce pays) (un dégoût profond mais des films magnifiques cependant (il se peut que , pour la plupart, ils soient le résultat de personnes immigrés – Laura du preminger est sur la table :  un exemple entre mille – mais cette distinction ne m’appartient pas, je ne l’aime pas non plus, je n’aime pas le nationalisme, la patrie et toutes ces affaires plus ou moins baignées d’un sang coagulé et mort).

Pour le moment, le lien renvoie à un document par ordre chronologique – j’ai décoquillé relu réétabli relu mais ce n’est pas achevé.

Je le pose là. Avec mes compliments.

 

Glossaire (mise à jour 25 11 2025)

Les ombres

 

 

 

après c’est vrai aussi qu’il faudrait que les films aient quelque chose à voir avec la réalité – celle du temps présent – je me disais voyant ces quelques images que je vais poser « ça sert à quoi tout ça? »  et peut-être « à quoi ça a servi tout ça ? » – mais je n’aime pas le cynisme, je sais à quoi ça a bien pu servir, même si on voit bien ce qui se trame et tente de prendre le pouvoir ici (le truc entamé en Argentine, aux états sans majuscule, en Hongrie, en Russie, en Turquie en inde : où va-ce s’arrêter ? ) (jte parle même pas de Gaza et Israël tant la honte pour l’humanité toute entière est grande dans cette partie du monde) – ces gens-là, ceux et celles – gens n’a ni genre ni singulier – pourtant dans ce film décrits (un roman de Joseph Kessel, adapté par le réalisateur lui-même (il dit qu’il portait ce projet depuis la fin de la guerre lorsque en 1943, il lut le livre de Kessel – la deuxième, mondiale) ces gens avaient quelque chose d’héroïque – un peu comme les parents qui, pour leurs enfants, seraient prêts à donner leurs vies – ici il s’agit d’une « certaine idée de la France » – ça se passe en 1943, donc et elle se trouvait dans un sale état – quelque chose à voir avec aujourd’hui ? En réalité oui – quelque chose de ce genre, que je tente de résoudre – vieil homme pourtant et cependant (sous ce lien, le numéro de la revue Les villes en voix où, dans ma contribution,  sont exprimées mes hypothèses).
Personne ne sort les fusils était le titre d’un essai de Sandra Lucbert (au Seuil) qui traite du procès d’un certain lombard (pédégé d’une firme nommée alors france télécom) qui a organisé la dégraissage comme ils aiment à dire de celle-ci afin de la rendre compétitive comme ils disent encore – les gens se suicidaient mais c’était prévu, normalisé et d’ailleurs parfaitement fructueux – une affaire qui a vingt ans, le type lombard a été condamné à un an de prison augmenté de quinze mille euros d’amende (il a eu le front de faire appel, ça a été vaguement réduit – cette honte) – ça n’a rien à voir ? Peut-être. En tout cas, nous avons à rester éveillés – personne ne sort encore les fusils. Non.  

L’histoire est complexe. Je pose juste ces images et tente de les expliciter. Titré L’armée des ombres le film est réalisé par Jean-Pierre Melville (aka Grumbach, il a, comme Edgar Morin, conservé le pseudonyme qu’il prit pendant ses années de résistance); il date de 1969, mis en images ou éclairé par Pierre Lhomme. Cette armée-là est celle des résistants à l’occupant nazi pendant la deuxième guerre mondiale. L’action se déroule en 1942 et 43. Elle met en scène un réseau de résistants, mené par Philippe Gerbier, incarné par Lino Ventura.

Infiltré par un traître qu’il faudra mettre à mort, le réseau est de plus en plus cerné par les nazis jusqu’à ce que Gerbier lui-même tombe.

évidemment trahi

Huit personnages constituent disons cette histoire. Il y a le coiffeur, qui transmet des informations

c’est Serge Reggiani dans le rôle). Il y a donc Gerbier, qui se fait arrêter

Sept hommes, une femme – sans doute un nouveau signe que la guerre est une histoire d’hommes. Simone Signoret das le rôle de Mathilde (qui réussira à libérer Gerbier)

ici préparant l’évasion donc – là se rendant compte de l’ignominie de la guerre (une image de la fin)

les voici tous les deux

puis vient Paul Meurisse alias Luc Jardie

le n plus un de Gerbier (« le grand patron » est-il dénommé)

un de ses subordonnés, Jean-Pierre Cassel (Jean-François Jardie, le frère du précédent)

les voici tous les deux

un résistant qui mourra (d’ailleurs, ils meurent tous) Paul Crauchet (qui interprète Félix (lequel se suicidera pour ne pas trahir) – deuxième en partant de la droite

le premier « Le masque » (c’est Claude Man qui joue) tient en main le torchon qui lui a servi à étrangler  le traître – l’histoire se déroule et se termine par un chantage exercé sur Mathilde qui ne peut que partir des bureaux de la gestapo, sans dénoncer mais dont la fille est promise par les nazis à un bordel pour soldats sur le front de l’est,  si Mathilde ne dénonce pas son réseau. Dehors

on ne pourra que la supprimer… (le revolver est tenu par Christophe Barbier, dans le rôle du « Bison »).La voiture s’en va mais un carton indique que les quatre hommes ont été arrêtés et très probablement, après torture, mis à mort.
Ce n’est pas d’une franche gaieté mais le film reste en mémoire et donne (très probablement) un aperçu subjectif sans doute mais proche d’une certaine vérité de cette époque de terreur. Et énonce aussi, avec un vigueur puissante, que la guerre salit tout, les êtres comme les lieux.
Un grand classique.

L’Armée des ombres,un film réalisé par Jean-Pierre Melville (1969)

 

quelques mots des personne(l)s qui ont réalisé produit éclairé interprété le film (cinémathèque française)

analyse filmique

plus d’images encore ici

 

j’en termine ce matin (le retour du jeudi) :

en spéciale dédicace à Lino Ventura parfait comme sans doute d’habitude (dans le rôle magnifique du commissaire Gallien dans Garde à vue (Claude Miller, 1981) lequel ne s’entendait pas avec JP Melville (insupportable certainement – voir ses frasques contre Charles Vanel lors du tournage de L’aîné des Ferchaux qui lui valut, sil’anecdote est vraie, une gifle de la part de Jean-Paul Belmondo) – à tout prendre, s’il le faut, et pour ma part, je garde Lino.

série noire

 

 

 

ces jours-ci, des commutateurs d’ouverture de réservoir se sont coincés en mode « fermé » sur un avion boeing en Inde, en son nord – l’avion a chu au décollage -tuant une vingtaine de malades d’une clinique et les deux cent soixante passagers (sauf un, miraculé dit-on) et membres de l’équipage – j’entends dire que la boite noire ausculté indique que l’un des pilotes dit à l’autre « c’est toi qui a tourné le bouton? » et l’autre « non, j’ai rien fait » et c’en fut fini – j’entends aussi que le contrôle de ces commutateurs avait été, il y a une bonne dizaine d’années, préconisé mais uniquement conseillé (non obligatoire – puisque cette économie nous gouverne et nous étrangle, inutile de contrôler (ça fait des frais, tu comprends bien), autant mourir dans un accident) – j’entends encore qu’il y a une dizaine d’années, la flotte civile mondiale était de l’ordre de seize mille aéronefs; puis en vingt-trois je crois bien (c’est que je lis certes les articles mais de manière assez vive, je ne note pas, je garde en mémoire : je ne suis pas journaliste) vingt-cinq mille; les prévisions des acteurs (ce sont des garçons – y’en a deux,semble-t-il, airbus et boeing – je crois bien qu’il va se trouver un chinois bientôt aussi) économiques montent le bazar à cinquante mille assez bientôt – que le kérosène et sa combustion soient les premiers pourvoyeurs de gaz à effet de serre, on n’en a rien à secouer stu veux – il faut que les affaires marchent – jte parle même pas des avions militaires : laisse tomber… – et la terre continuera de brûler (après pour ce qu’on en a à faire…) – voilà l’été chantait Helno…
de plus en plus, et toujours…
j’ai gardé les images, je les pose elles sont légendées parle canard. Édifiant.
Le mode opératoire suit les articles par les liens imposés par la publication (en l’occurrence le canard intitulé humblement « le monde » – elle ne fait, presque toujours, référence qu’à ses propres sources et articles)

ici un premier virage vers des personnalités plus ou moins responsables de ce genre d’accident – puisqu’elles sont aux commandes ds entreprises (extrêmement corporate) en question : ici le nouveau CEO-PDG-directeur-manageur etc etc – vers 2024 (ce sont gens rétribués assez bien (merci beaucoup), notamment en stockoptions, soit en actions sur l’entreprise) ici le précédent au même poste

lors de procès précédents – le même en casual (« débraillé ») image sans doute établie un vendredi)

image corporate

puis deuxième direction : ceux d’Air India (image de 2008)

et où tout ça nous mène…

cette exploration en suit bien d’autres : ici par exemple 
ou encore là

attention quand même… Affectueusement.

À LA FOLIE (2)

 

pour tout te dire, je ne sais pas exactement d’où me viennent ces images – je les ai gardées de quelque part ça ne fait aucun doute – probablement  d’une connaissance inconnue parce que virtuelle – je crois bien (il y en avait aussi d’autres de Rome ville ouverte que je ne pose pas ici – c’est une topique qui m’incite un peu à continuer mon glossaire – cette maison est hantée par de magnifiques personnages comme Anna Magnani, Gene Tierney et autres Bette Davis – c’est que ce cinéma-là – celui (à la louche) des années 40 à 80 du siècle dernier – le parlant à ses débuts même et le reste ensuite, aussi – sans parler du muet – a bercé mon appréhension de cette vie-là – je me souviens d’avoir vu ce film à l’action LaFayette qui est à présent un super-marché je crois (genre de l’ordure qui prend un milliard de cicr et débauche deux mille ou trois mille personnes sans le moindre problème ou la moindre vergogne) (qu’est-ce que c’est un salaud ? voilà) – ce n’est rien : je pose les images, le film en lui-même existe toujours (Sam Fuller nous a quitté il y a bien vingt ans -vingt huit ans…) ça ne fait rien je l’aime toujours –

Johnny Barrett se fait passer pour fou pour dénouer un crime – il entre dans un hôpital psychiatrique (le film date de 1963) où il côtoie par exemple un type noir

qui à ses moments perdus se transforme en suppôt Ku Klux Klan –

ce même triple K (souviens-toi de ce fruit étrange…) qui aujourd’hui sert de morale au peroxydé DT47 – l’histoire continue, les ordures restent – alors bien sûr on trouvera un coupable – ça ne fait pas de doute, pas le moindre – mais Johnny y perdra son âme…

le film est formidable – en noir et blanc, certes.

 

Shock Corridor, un film réalisé par Samuel Fuller (1963)

 

 

 

 

rallye

 

 

 

dans la série « on sait s’amuser » les automobiles (et leurs chauffeur.es)  (encore que, question genre, je ne suis pas certain de la nécessité de l’inclusive – il faut, cependant s’y faire) les automobiles donc tiennent une place de choix – on peut les collectionner, on peut les faire rugir comme des fauves, rouges vertes bleues jaunes on peut les mettre en concurrence, elles peuvent être performantes et efficaces (pas trop flexibles, c’est vrai) rapides souples véloces que sais-je mais ce sont des choses, des objets inanimés peut-être mais mobiles et sonores. Ce sont sans doute des qualités aux yeux de ceux qui les servent. Moins à ceux qui les voient passer devant leur jardin.
On n’a pas opté pour le dispositif précédent

– foin des voiles, voilages et autres tulles – ici les images seront nettes – je les pose dans l’ordre où elles me sont apparues (ou presque)

ici un capot – réalisée sans intention, mais automatiquement par l’appareil lui-même – la suite est plutôt due à un opérateur –

la nuit précédente j’avais fait ce rêve étrange et pénétrant d’une femme inconnue et que j’aime et qui m’aime et qui n’est chaque fois ni tout à fait la même ni tout à fait une autre et m’aime et me comprend – en vrai ce n’était pas celui-là

souvent on s’imagine que les choses sont simples

mais en réalité non, elles ne le sont pas : j’avais rêvé que je gagnais vingt mille euros au loto

le truc c’est que je n’y joue pas – c’est toujours autant de gagné, c’est vrai aussi –

tout le monde peut se tromper et a droit à l’erreur

c’est sans intention – juste marquer le fait que les autos roulent, comme les tracteurs qui voient leur carburant moins taxés c’est vrai aussi mais qui p(oll)uent tout autant

je me suis dit, donc, je vais prendre ces numéros

et les jouer

car c’est bien ainsi que procède le loto

patatras

celui-ci est manqué et celui-là inutile

suivi de son serviteur qui balle les ballots ronds

il m’est venu à l’esprit que je ne savais pas jusqu’où allaient ces chiffres

est-ce que ça a de l’importance ? on voit cependant (je ne crois pas en cette importance, non) on voit qu’il y manquait le soleil

non celle-ci ne compte pas non plus – les autos sur leur parcours de liaison se doivent de ne rouler qu’à moins de cinquante à l’heure (certains se privent de cette joie)

(et se trouvent s’ils se font prendre, sanctionnés dit-on) à l’intérieur des villages – la veille au soir la « spéciale » se déroulait à quelques kilomètres de là en empuantissait tout l’espace – puis cessa enfin ce bruit infernal –

je crains que l’affaire du jeu ne soit mal partie – je ne tente rien – je garde le rêve

 

il y  a de cela plus d’un demi-siècle les voitures paradaient en bas des côtes, faisaient des courses aussi, sortaient de la route, fauchaient parfois un badaud ou tuaient leurs serviteurs – ça se nomme les sports mécaniques – la mécanique était une discipline que je voulais embrasser vers treize ou quatorze ans – j’écoutais les bruits d’échappement, reconnaissant ici une carburation mal réglée là un bricolage pour une plus grade efficacité – le matin, je m’étais mis à nettoyer la grille qu’on aperçoit (la barrière) sur les bords des cadres pour, en quelque manière, obtenir un bénéfice secondaire de la vision de ces petits bolides (car ce sont, pour la plupart, à ce que j’en ai vu, des petites  cylindrées) et ne pas déchoir à mes propres yeux (à mon âge tout de même, regarder passer des voitures a quelque chose qui ressemblerait au regard flou du bovidé au passage d’un train) – cette espèce de ballet peu réglé s’est poursuivi tout l’après-midi – le bruit, l’enfer, les klaxons et la course qui se terminait au soir sur la place centrale de la petite ville – une fête, un gagnant, du champagne, une animation – ailleurs sur terre on meurt de faim ou de guerre, les incendies consument les forêts, ici en fin de semaine, on s’amuse – on sait s’amuser

la petite Jaffna

 

 

 

pour fixer les idées (mais ça ne sert pas à grand chose, elles sont toujours assez mobiles et oniriques) ça se trouve là (sud de l’Inde)

zoum arrière ?

je garde une espèce de curiosité pour les endroits éloignés et pour moi inaccessibles, incapable que je suis de m’en aller ailleurs – je déteste partir mais j’aime assez revenir – comment est-ce, en images, Jaffna (ex-Ceylan, Sri-Lanka)  ?

des commerces

un peu comme on en trouve en Afrique ou à Barbès

comme partout sans doute

juste à quelques milliers de kilomètres – le métro marque un terminus à Louis-Blanc – d’ici trois ou quatre stations – (non loin de chez les époux Diaz) on marche un peu le long de la rue (il y a là  la boutique des 4 frères Bedri – grecs, turcs, maghrébins quelle importance ?

plus loin, on croisera

cette exposition de B2TS (répertoriée, certes) (3 épisodes quand même…)

puis encore plus loin, on se retrouvera dans Little Jaffna (entre ici et la station de métro la Chapelle

c’est un territoire vaguement dévolu aux Tamouls et autres Sri-lankais) – le quartier formé de quatre rues (Cail, Perdonnet, Louis-Blanc, Philippe de Girard)

augmentées du faubourg à l’ouest – petit quadrilatère, presque carré, restaurants délicieux – et autres commerces, ici le bien nommé (supposé-je)

là autre chose (bien français ?)

et puis d’autres encore

celui-ci que j’aime bien

ces autres encore

ou (souvenir de musiques)

et puis (on n’en finirait jamais) (pommes de terre/oignons)

et enfin l’officine dévolue aux achats à emporter (revenant de Louxor)

tout ça pour présenter et tenter de chroniquer en ville & cinéma le Little Jaffna premier film (2024, policier, semble-t-il, assez sanguinolent) d’un certain Lawrence Valin

 

 

 

 

 

Orly 2

 

 

 

on pourrait en faire une espèce de mémorial – c’est moche, mais ça aide au souvenir semble-t-il –  pour ce type-là (né et mort un vingt neuf juillet – 92 années séparent ces deux faits) – ça ne lui aurait sans doute pas plu – pas trop – pas beaucoup – peu – c’est parce que depuis que le fils de l’ordure a créé celui de Venise et Jean Zay, pour le contrer, celui de Cannes, le cinéma s’étale au mois de mai (il me semble qu’il avait lieu en fin d’année à ses débuts) sur la croisette (c’est un joli mot qu’on pourrait traduire par la passegiatta) il y fait beau, les filles se dénudent (ça ne se fait plus non – tant que j’en ai oublié comment on les intitulait*) tout ça pour dire que, par une sorte d’oxymore (mais cependant j’y vais deux ou trois fois par semaine) (au cinéma pas à Cannes) (sans compter les films que je vois (assez partiellement, je reconnais, souvent) dans l’étrange lucarne), par la grâce d’un autre film, celui-ci sera l’objet du billet (numéro d’ordre : 400) (la maison[s]témoin continue son chemin).
Les images ici posées ont été prises au déroulement du très réussi Le 5° plan de La Jetée.

Sans oublier que

Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores

qui est d’une belle facture (vers énoncé par Florence Delay, dû à Guillaume Apollinaire qui de la grippe alors espagnole mourut dans un immeuble du boulevard Saint-Germain antécédamment faubourg et voilà Marcel qui déboule)

je décris réécris traduis (je marque mon pas sur le pas de Marker) :

un couple, deux acteurs innommés, une femme et un homme (et Claude Lelouch qui lui aussi déboulera, quatre ans plus tard, sur la croisette… – l’image d’entrée de billet…)

Davos et Hélène aux Tuileries, je crois bien – un peu trop intello je suppose dans mon souvenir

il y avait cette faille alors (un peu comme pour le Perec et son Homme qui dort – le temps des facultés, des universités du quartier latin – celui où on s’endormirait aux films de la Duras) – mais ici, le type voyage

les avions, les Caravelles et les Super-Constellations (j’ai débarqué là, fin juillet soixante, deux ans plus tôt – j’en avais sept)

un endroit que j’aime encore assez – lui c’est dans le temps

il porte des œillères ou des lunettes d’aviateur

assez perdu et en un certain sens toujours en fuite

l’un des plus beaux films de cinéma du monde est fait de banc-titres – images fixes – seul le temps semble avoir quelque mouvement

est-ce le matin tôt (« good morning ladies and gentlemen this is the captain speaking... » ) ou n’est-ce que la fin

la femme est là

mais aussi l’assassin

car il n’est pas question qu’il s’échappe, ce Davos-là

il court il court et puis c’est l’instant

un moment 

terminal

un film de cinéma, de science-fiction peut-être – vingt-huit minutes – 1962

 

La Jetée  un film de Chris Marker

 

Le film « Le Cinquième Plan de La Jetée » réalisé par Dominique Cabrera

(merci à elle)

a été chroniqué en ville & cinéma

 

* : ce type d’olibrius, ou d’ectoplasme, ou d’objet fantômes ou sorcières bikinis vagues sables soleil (sea sex and sun disait l’autre à l’oreille en feuille de chou) était intitulé starlette – ça ne se fait plus et c’est tant mieux

 

 

Le Caire

 

 

 

quelque chose avec les épiceries ça ne fait aucun doute – savoir quoi est une autre affaire – il en est une dans la rue – voilà bien des années qu’elle m’est connue – on en a quelques idées avec les images : le robot passe en 2008

c’est encore une boucherie mais déjà une épicerie (sous contrôle – je ne suis pas certain qu’on discerne, jte rapproche

) sur le côté droit de la boutique, le bail commercial sera à prendre par la librairie du genre urbain (à ce moment-là, elle est au coin de la rue de Pali-Kao – puis elle ira plus bas dans la rue (2010)

aussi un truc avec les librairies – en fait probablement un truc avec le commerce je suppose) deux ans  plus tard

apparaît l’intitulé « Le Caire » (si on va par là,quelque chose aussi avec l’Afrique du nord) – puis la boucherie disparaîtra

l’épicerie est devenue « Le Caire à Paris » – intitulé mag(nif)ique – ubiquité (garder en mémoire, s’il vous plaît, le rideau de fer du voisin de gauche) et voici un peu plus tard : on découvre en vitrine ces multiples bouteilles d’épices 

ce sont des produits du monde – encore un peu loin : zoom avant

or, hier voici ce que je découvre (et je prends ici donc à témoin cette maison)

une vitrine complètement changée – comme on voit assez mal (enfin moi) je rapproche pour vérifier l’étendue des produits proposés – formidable assortiment, à gauche

puis à droite

un seul titre : ça c’est Paris…

 

et le rideau de fer du deuxième voisin ces temps-ci (m’enfin…)

 

Noura

 

 

cette promenade (je me promène, c’est pour ne pas travailler) m’a mené vers le vingtième arrondissement parisien vers Gambetta, place fontainée (assez moche, c’est vrai) avec mairie (bon après ça peut dépendre

– théâtre librairie cinéma – très achalandé – je marchai j’aime par exemple la rue Villiers-de-l’Isle-Adam qui va jusque la Sorbier où vivait le cardiologue qui suivait les émois de mon petit battant (l’homme a disparu sans laisser trace adresse ou quoi que ce soit pour ses patient.es) mais je dévie, je m’égare et me retrouve au coin Orfila/Chine et là que se déroule l’épisode (est-ce vraiment un épisode ?) du jour. Ici s’est trouvé un restaurant breton

qui se mua en franchouillarde enseigne

puis en une autre, plus exotique

qui changea de devanture tout en restant de même obédience (ivoirien)

puis enfin celui-ci

(probablement typiquement berbère) (je suppose) – il y avait là cette image que je me permis de prendre

(pas bien vu mais le sentiment qu’à chacune des tables on a droit à une image du même type) pourquoi celle-ci ? mystère…

Je retranscris ce qui est noté sur l’image (en précisant que Noura, qui signifie lumière en arabe, était le prénom que portait ma prof à l’Inalco lorsque j’y prenais quelques cours)

Nora

Née à Sidi Amar anciennement dénommé Zurich, au pied du mont Chenoua, elle répond invariablement : « Mon Zurich de Cherchell est plus beau que le Zurich suisse » 1.
Dans les années 1950 elle débute à la radio d’Alger où elle anime une émission enfantine. Selon la chercheuse Naïma Huber-Yahi « elle se fait remarquer en interprétant despièces de théâtre et des opérettes. Elle s’impose très vite comme l’une des plus grandes chanteuses algériennes de l’époque » 2.

La chanteuse Noura est très populaire car c’est une des rares chanteuses à cette époque non kabyles (région de Kabylie) qui chantait à la fois en arabe, en tamazight et en français. Parmi ses succès populaires on peut citer Ya Rabbi Sidi, Maniche Mena, Aïn El Karma, Imawlan Ugin et AdrarN’Jarjar. 3.

Elle enregistre aussi un album en français où elle interprète « Une Vie » de Michel Berger. Elle obtient un disque d’or en 1970 pour un million d’albums vendus 4.

Elle est l’épouse de Kamel Hamidi, auteur-compositeur-interprète, avec qui elle forme un couple mythique.

Elle meurt à Paris le 1er juin 2014 des suites d’une longue maladie.

Trouvé cette image du « couple mythique »

et finalement ce drapeau berbère

Pour faire valoir ce que de droit.

 

 

 

Centrale et générale

 

Un peu plus d’une trentaine d’images qui réfèrent à la construction du premier EPR (initialement European pressurized reactor, renommé Evolutionary power reactor) (le changement de nom en gardant l’acronyme, le fait de  l’intituler en anglais, le commerce mondial, la pointe avancée de la technique : toutes choses qui me semblent courir vers un mur qu’on percutera – peut-être de notre vivant, peut-être pas – toutes choses qui seraient à expliciter et déconstruire comme dirait l’autre). Elles sont organisées en deux thèmes : le paysage; l’humanité.
Dans cette seconde partie, si on remarque qu’il ne se trouve que la partie mâle de l’espèce, on se souvient cependant que cette branche de l’industrie avait, un temps, à sa tête une femme (Anne Lauvergeon). Tout est évidemment politique, mais je ne cherche ni ne trouve dans ce champ un intérêt ou un but ou encore une explication.
Je remarque juste que cette entreprise avait deux (disons) échéances :
– un achèvement cinq ans après  sa mise en chantier (on en compterait quatre fois plus pour une mise en service progressive, qui nous dit-on devrait trouver sa pleine efficacité en juillet de cette année)
– un prix deconstruction évalué alors à trois milliards d’euros (on en est à dix-neuf et demi)

Bah.

Ce sont des images qui viennent en ordre, de la plus proche de nous aux différentes autres évoquées, dans le temps comme on pourra le lire dans les légendes .

(comme illustration des dérapages… je passe) (que des types, en attendant et pareillement ici


(on ne sait pas – mais il y eut de nombreux bruits – c’est un secret industriel probablement – combien de morts a suscité cette construction – non plus que leurs nationalités – non plus que les doses reçues par eux – le chantier est, par essence, dangereux c’est vrai aussi)

(on allait au bord de la mer chantait Jonasz…) nécessairement refroidir le processus – des images : ici la « vraie » construction (ça se passe en France Cotentin)

là la « fausse » (image d’artiste) ça se passe en Grande-Bretagne

rond ou carré ? comme on aime – on s’y promène, tranquillement, le dimanche ou pas, il n’y a aucune raison d’angoisser – on y accompagne même un enfant en rouge, c’est pour vous dire (Three Miles Island, Tchernobyl, Fukushima ? no comment) – dans le même ordre d’idée

l’agriculture ne craint rien – on bosse, on nourrit, on engrange…

(on dispose de ces vues, d’autres auraient pu venir ici en Finlande, ou en Chine – mais en fait non)

encore quelqu’un qui bouge et vit (image d’artiste électronique) (ça promène son chien, c’est sans danger, inoffensif et il fait même beau c’est pour te dire) – avant c’était comme ça

mais ici comme ça

ou encore comme ça

hein oui ? une histoire d’hommes

ça n’a rien de simplet tu comprends bien – et si tu y tiens, une alternative aux grandes étendues…

impressionnant – c’est comme ça la vie – l’énergie – l’électricité – on va même jusqu’à décorer, une sculpture d’art moderne qui en anoblit une autre

paysages contemporains

 

oui enfin assez particulier- intérieur 1

intérieur 2

intérieur 3

ah déjà vue – bah – intérieur 4 ?

et intérieur 5

on continue on finira bien par achever – on l’espère furieusement (Super Phoenix ?) – ici sans personne

là animée

un peu de logo

pour en arriver aux directeurs

propres sur eux (enfin…)

conscients sérieux

responsables

on va se gêner tiens – et puis à propos de drapeaux,  voilà la Chine et son représentant – reçu au Royaume-Uni certes

édifiant ? on l’espère – de dos à nouveau et pour finir

 

 

 

Il s’agit d’un travail (inutile cependant, autre, différent, sans objet) mené dans le cours de cette actualité qui ne cesse d’envahir nos âmes peut-être bien – en tout cas la mienne bien que je n’en rêve pas explicitement (l’âme a-t-elle quelque chose à voir avec les rêves ? toujours la même histoire…). Un des compartiments du jeu contient l’analyse des images – notamment en suivant des séminaires de culture visuelle. C’est dans ce cadre que s’inscrit ce billet (ainsi que les autres qui traitent de la dispersion) – il s’agit peut-être d’une tentative d’exprimer une quelconque théorie (le terme recouvre un sens d’infini ou de pléthore, tout au moins, qui est ici illustré).
En tout état de cause, l’affaire est exploratoire, empirique, sans prétention aucune à quelque exhaustivité ou calcul moral ou conclusions péremptoires que ce soit.
Une première « étude » des divers territoires ou sites ou situations des centrales nucléaires de ce si beau pays a été entreprise ailleurs. 
Cet article prend place et développe ce que j’entends par alimentation générale (« concept » qui est représenté en images par cette entrée dans le blog pendant le week-end) (ça vous a quelque chose d’assez prétentieux, mais j’ai des difficultés à prendre les choses « à la légère » alors que je les prends « au sérieux ») – il y a évidemment un jeu de mots, mais pas seulement : par exemple, on sait (on nous l’a dit, on peut le mettre en doute, mais les agissements de nos compatriotes (et les nôtres tout autant) durant les premiers jours du « confinement » portaient les signes de cette conclusion) que les villes disposent, au mieux, de trois jours de produits pour subvenir aux besoins des populations – nous vivons dans l’ère du flux tendu; sans livraisons et assortiments des diverses enseignes, quasi quotidiens, l’heure sera grave. Dans le même ordre d’idée, et pour ici (l’Internet) il s’agit d’un élément essentiel et tout autant vital, l’électricité est une ressource inhumaine peut-être mais sans laquelle « il n’y a plus rien » comme disait Léo.
Le dispositif mis en place est le suivant : on suit les liens des divers articles auxquels renvoie l’organe à partir des images (et de leurs légendes) publiées dans le journal de référence (quelle référence ?) paraissant (l’édition dite « papier ») l’après-midi (tout cela a beaucoup changé – mais c’est de peu d’importance, tout comme  (d’un autre point de vue) ce billet-ci (au vrai j’aurais aimé laisser le billet précédent en haut des présentations de cette maison[s]témoin afin qu’elle montre quelque chose de l’importance accordée par moi aux autres, notamment).