Tout l’univers

 

Il s’agit d’une suite à ceci :

Des goûts (et des couleurs)

sans doute probablement.

On s’en fout, aussi, mais quand même : il y a là quelque chose de l’humanité, la vraie, la nomade (au sens où  : sommes-nous si sûrs, nous autres, dans nos immeubles, dans nos villes, ceintes de périphériques, de clôtures, de barrières et de portes, d’être assis sur quelque chose de stable ? Sommes-nous si sûrs, au sein de ces intérieurs douillets, ces centaines de mètres carrés hors d’eau, ces châteaux, ces appartements, ces maisons mêmes, sommes nous si sûrs de l’avenir, de la réalité des choses, de la vérité des sentiments ?). J’ai quelque chose avec (au hasard, Théodore Monod), j’ai quelque chose avec la divagation (la mienne est en ville, la sienne dans le désert, en tous les cas je l’aime bien ce garçon, et j’aime aussi beaucoup le désert, mais peu importe : on parle cinéma).

Du beau cinéma.

 Ni fiction, ni documentaire. Il y a là quelque chose qui intéresse. Une histoire de chance (en italien « fortuna ») – c’est un film italien, « Mister Universo » – un jeune homme (ici à l’image) recherche sa chance (il l’a perdue, on la lui a volée) et va voir ses connaissances (ses tantes, ses oncles, es parents sa famille, tous aussi nomades que lui). Lui est dompteur (un espèce de monsieur Loyal ( habit bleu souligné de rouge, parlant aux fauves, les amadouant, les connaissant, comme des âmes soeurs…). La relation avec les enfants est une sorte d’invariant formidable

on les aime, on les amuse, on leur parle vraiment, des histoires vraies, des histoires à taire, à ne pas divulguer, à garder pour soi, à chérir, à conserver, à sauver. Une si belle histoire

 (on devrait poser un #294 ici, mais enfin passons), chercher, rechercher, suivre, trouver les traces, les pas et les passages, et enfin, oui

« Mister Universo », alias Arthur Robin, gentillesse, indulgence, compréhension humanité… Une merveille, retrouvée en hiver, dans un parc d’attractions fermé…

Il faudrait aller voir le film (réalisé conjointement par Tizza Covvi et Rainer Frimmel), il faudrait comprendre la chance que garde le héros d’avoir, pour amour, une contorsionniste qui cherche elle aussi, qui trouve le fils qui a repris le même numéro que le père, et qui pour elle, grâce à quelques adjuvents

aide la chance à tourner…

Un vrai et beau film, sur l’amour, la superstition, la chance, la gloire, la lumière et somme toute, la vie, ses tourments et ses joies.

 

« Mister Universo », Tizza Covvi et Rainer Frimmel, 2016.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *