(après un prénom pareil ne s’oublie pas non plus – ça a quelque chose de l’attirance, l’emprise, la volonté de paraître ) – c’est en Sicile qu’elle naquit, à Catane en 24 du siècle précédent – dans notre ère dit-on – et qu’en 94, vers Gaète (cent bornes au sud de Rome
au fond de l’image, le Vésuve…) elle disparut) il s’agit d’un film réalisé par un homme, dont le scénario a été écrit par une femme et lui-même. Et il (me) faut souligner que dans la plupart des plans les actrices ne le cèdent en rien aux acteurs – il s’agit d’un film de cinéma qui raconte probablement quelques mois de la vie d’une écrivaine – la période troublée de la vie de cette femme, Goliarda Sapienza donc – après qu’elle ait été emprisonnée pour vol (des bijoux d’une de ses amies). Il s’agit d’une adaptation (dit la chronique) d’un de ses romans titré L’université de Rebibbia (il fau(drai)t que je me le procure) (add.du dimanche : c’est fait – encore merci !…) – un cinéma fait de retours sur soi ou flash-back – il se peut qu’il ne s’agisse que de quelques mois, au début des années 80, où Goliarda retrouve Roberta, une de ses amies, plus jeune qu’elle, qu’elle a connue en prison. Il se peut que l’action ne se déroule que pendant quelques semaines (j’aime à le croire). Elles se retrouvent, Roberta et Goliarda et c’est une amitié magnifique et même magique probablement. Quelque chose de la liberté, entre femmes, quelque chose qui fait battre le cœur – un peu comme l’amour. Beaucoup, même mais chacun.e sait que ces choses là ne durent que l’espace d’un moment. J’aurais aimé montrer le dernier plan de ce film , il s’agit de Goliarda sur un quai de Termini la gare principale disons de Rome, Goliarda qui courre
(sur cette image, à la main, Valeria Golino, qui incarne l’autrice, tient un fac-simile de lettre – une lettre qu’un détenu (ou une) tente de faire parvenir à ses proches – on en voit une pleine valise, qui représente le signe d’un cadeau que Roberta fait à Goliarda, avant de disparaître) (à jamais) (pour toujours…)
et cherche où a disparu Roberta – elle s’en est allée – qui l’appelle, puis qui se retourne vers nous donc et nous regarde. Cut. Générique de fin.
J’ai pris quelques images au film-annonce – je les fixe et les donne. D’ailleurs toujours ici comme ailleurs, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a.
dans la cour de la prison de Rebibbia (cette prison me fait souvenir des Brigades rouges, mais surtout des tortures qu’elles eurent à subir, des horreurs…) (dehors tout en étant dedans)
en semblables appareils, d’autres détenues
puis ici Roberta (qui lit…)
lectrice donc – il faudrait se renseigner plus avant, sur la durée du séjour (si on peut le dire comme ça) en prison de Goliarda Sapienza – il faudrait lire aussi son Le fil d’une vie (d’abord chez Viviane Hamy puis au Tripode) – un moment particulier de la vie de l’autrice
cette prison qu’elle décrit comme une université
ici elle parle de son livre L’art de la joie – où l’héroïne prénommée Modesta* fait figure d’un double transparent peut-être de Goliarda
mais surtout une espèce de liberté (un savoir vivre – des mœurs sans entraves)
mais aussi, peut-être surtout (rien de certain là-dedans cependant) écrire
et encore écrire – le film parle des difficultés rencontrées pour la publication de ce livre mais aussi, surtout, des relations tissées avec ses amies , ces amitiés vraies et sincères instaurées en prison, puis ensuite – avec Roberta
puis avec Barbara (ici droite cadre)
et aussi Suzy Wong (gauche cadre – toutes donc co-détenues)
et aussi, dehors donc mais en ville, à Rome
le jour, la nuit, volant des voitures
vite – mais vivre – vite
vite pour n’en rien perdre
et l’écrit pour tout garder
Sûrement.
* : Modesta est (aussi) le prénom que porte la sœur du premier mari de Goliarda, Francesco Maselli.
Fuori un film réalisé par Mario Martone








































































