dispersion X+2

 

 

des images uniquement de ciné prises ici ou là (celle-ci par exemple n’est pas de l’art industrieux dont on parlera)

datant d’une dizaine d’années (résidence Moret L’aiR Nu) je la reprends je la garde – je ne prends pas le chemin de l’agent, je le laisse à fumer son clopo attendant le chaland – la chanson « maison vide » du polnaref suivie de celle du « château de laze » du même tonneau – « le grand meaulnes » aussi pourquoi pas ? – je retourne chercher mes images – j’en retiens dix-huit – les égéries comprises – pendant ce temps-là, Norma patiente (les mentions de Norma s’imposent pour m’obliger à la faire vivre) – ces affaires réflexives me gavent un peu mais tant pis – avançons

qui est-ce ou qui fut-ce ? Giuseppe Pinelli (anarchiste milanais, défenestré (par la police) quelques jours (le 15) après l’attentat à l’aveugle (16 morts, 88 blessés) et à la bombe (banque de l’Agriculture, Milan, piazza Fontana, 12 décembre 1969) – en sa mémoire

ah le « tu vas la taire ta gueule ? » du Gabin/François à ce Valentin/Jules Berry – et cette Arletty (atmosphère ?) /Clara… (Le jour se lève (Marcel Carnet, 1939, décor Trauner (non crédité car juif), scénar dialogues Prévert…) – joueur invétéré…

(ce que ça vient faire là j’en sais rien, un acte manqué donc réussi – la montre les rides ça n’a pas quarante ans le pull et le col de chemise au dessus : à pleurer)

ah oui (8 et 1/2 , 2F 1963)

(ne jamais changer une équipe qui gagne dit le stéréotype sportif ou la métaphore ou l’allégorie – la mythologie) Anna Magnani (on ne se disperse pas tant que ça – l’amour vrai)

(le cinéma us ne va pas s’embarrasser – 1947 – Kiss of death (aka Le carrefour (sinon le baiser) de la mort, Henry Hathaway) (premier « grand »rôle pour Widmark Richard)

(Maduro même combat ?) (je préfère passer – je préfère la fiction sans doute) ou alors la musique –

ces sourires oui (Ella et Duke) – de Kurdes sourires aussi

la guerre, comme la religion – ces humaines mascarades – ici Emma Goldman (anarchiste – 27 (15) juin 1869, 14 mai 1940 –

pour la parution du à bas bruit à laquelle on a participé (on a des choses à faire, mais la militance effraye sinon écœure – c’est le pluriel de Brassens qui a ma faveur) tant pis – mais je suis donc je pense – je suppose donc j’erre

(cliché de Viviane Maier années 50 je suppose) (je l’aime bien – elle) (une photo de quelqu’un qui dort a quelque chose de secret – et puis qu’est-ce que ça peut faire ?) (j’abonde)

à nouveau 8 et 1/2 (Barbara Steele, qu’on peut voir aussi dans le (à paraître, pfff) magnifique Sois belle et tais-toi (Delphine Seyrig,1981) –

(ah Giulietta…!) – un pano à gauche de 60 degrés nous ferait découvrir le Paris Rome – photos posées ou pas – et Popeye qui attend

(je ne sais plus exactement mais peut-être bien Marcel Bozzuffi (ou alors Fernando Rey) le chapeau et dessous Gene Hackman – on avance hein – ici crâne d’œuf quelques ans (ça ne se dit pas) plus tard

(dans un film de Ray Depardon – interdit par l’archange – puis ressorti – Une partie de campagne (1974)) (quelle horreur…) – et puis presque récemment

formidable Agent secret mixant les genres – le cinéma avec ses plus de cent trente ans finira-t-il par mourir sous les coups d’autres formes (plus plates) (hum) la vie des salles menacées mais tout (absolument tout) a une fin (même le big bang) alors restant dans le monde, le temps, sur terre, ou sur les ondes

ces montages sonores (soixante douze minutes…) de l’amie Chritine Jeanney (on en arrive à ces jours) car pour finir une image de ce Gâteau du Président (Hasan Hadi,2025 – Irak, camera d’or (premier film) Cannes 2025) une jeune fille et sa grand-mère

et toujours, bien sûr, avec mes compliments.

 

témoin (dispersion #X+1)

 

 

 

on ne va pas rester sans rien faire – entre deux mots, choisissons le moindre : l’image; celle que je vole pèche attrape dont je me saisis – des gens connus (de qui ? c’est toute la question) ou pas (ici c’est moi en ombre – au loin dans le miroir de chez Max

un selfie et je continue) (je ne veux pas qu’elle meure) glanées ici ou là (le cinéma souvent, qui en raffole) – ici Vittorio De Sica et Lamberto Maggiorani qui interprète Le voleur de bicyclette (1948)

là Stanley Kubrick et Jack Nicholson dans le bar de l’hôtel (ou le studio) abritant le tournage de Shining (1980)

je ne m’en sers que peu – depuis peu dans une espèce de revue tmp

des images qui disparaissent au bout de 48 heures

après on en fait ce qu’on en veut

ça a un côté assez joli et fantasque éphémère oublieux – on les reprend

un photo-montage de deux plans de La Jetée (Chris Marker, 1962) (Hélène Chatelain dans le rôle de « la femme ») ou bien Peter Lorre dans le rôle de Hans Beckert alias M le maudit (Fritz Lang, 1932)

qu’on revoit dans Casabanca  (Michel Curtiz, 1942)

plus proche

 

quelques plans du plus beau film de tous les temps et de tout l’univers

ce n’est que mon avis

trop bien – une photo de presse

le réalisateur (2F) et l’une des actrices (Claudia Cardinale) – une image d’un des favoris d’ici

(Ben Gazzara qui joue Cosmo dans) Meurtre d’un bookmaker chinois (John Cassavetes, 1976) et ici, dans le film réalisé par Jim Jarmusch (à sketches peut-être mais celui-là – Los Angeles – est vraiment très bien)

au premier plan, Winona Ryder dans le rôle de la chaffeure de taxi mécano et moins au point fumant à l’arrière plan Gena Rowlands aka Victoria Snelling (le film ; Night on earth, 1991) et puis encore

la légende est fausse, ce n’est pas Dana Andrews mais Vincent Price (comme quoi rien n’est simple) avec Gene Tierney dans le rôle titre Laura (Otto Preminger, 1944) (un jour paraîtra ici un billet/article/post/développement illustré sur ce film – ça aurait pu mais non – on reprendra l’image) il y aura aussi un peu de cette image impressionniste mais retouchée il m’a semblé

ou d’autres choses

là je ne sais plus mais c’est fort brouillé (un film italien, surement, du côté de Milan, Visconti ou Antonioni) une espèce de panthéon (tant mieux) mais sans chanson, impossible – une morna Cesaria steuplé…

ou alors un peu de jazz merveilleux, oh Ella…

 

à suivre peut-être

 

dispersion #X

 

 

 

ce qui traîne un peu – des images sans trop de suite toujours un peu les mêmes toujours assez différentes – des cartes postales – des alibis pour ne pas travailler (tant pis, ça ne fait rien ça ira)(ces images ne sont pas que de moi)

un pilier du Ground zéro paris 12

puis un autre pilier (probablement) du kebab coin Belleville/Rebéval

on continuera par une nature morte à la porte

puis ce lieu particulier comme un poste de pilotage des voies de chemin de fer de la gare du Nord

en réalité celas’apparente plus à un sur le bureau mais peu importe, à nouvelle année, nouvelle maison et nouveau témoin (elle je l’adore)

ici un lieu improbable(du côté de Villers-Cotterêts)

une inclusion marseillaise

un coucher de soleil

un marronnier

un pétrolier arraisonné sans doute (le truc à la mode des fachos)

et pour finir cette image reflets

Tous mes vœux vingt-six en douze images

dans le flou

 

 

 

 

il y a là un espace

– là aussi l’agent attend simplement

– demain on ira voir sur la place de la mairie qui est celle d’une église, celle d’un marché de poésie, on ira voir – écouter c’est moins sûr

– j’ai posé un fado (Amalia Com que voz) – (avec quelle voix)

– j’ai du mal, j’attends

– je ne sais quoi j’attends

– le jardin, les herbes les volatiles

– je passe  les images ne sont pas au point 

– il y en a des milliers

– sommes-nous seuls dans l’univers ? 

il y a bien le soleil les ondes électro-magnétiques et la musique, sans doute oui – mais tout est flou

– le froid revient

– le chauffage ne fonctionne pas

– une image d’une plage couvre un mur entier, des palmiers, du sable, quelques vagues calmes : c’était dans un appartement, à Argenteuil, qui donnait sur la dalle, j’étais là à faire mon travail les papiers les comptes les aides au logement personnalisées – la ceinture rouge

– tout ça est f(l)ou loin dans la mémoire – loin – il s’agit de cette époque et Bashung chante
peu à peu tout me happe
non, on ne se lève plus aussi tôt, non
la fatigue des ans voilà qu’ils s’accumulent – les artères, les capillaires, les systèmes
il reste du café dans la tasse mais il est froid
on avance on accumule on oublie

et vient de me parvenir :
« Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit. » René Char

ne pas parler de poésie
signer des pétitions, participer à des associations, rester éveillé même si les yeux pleurent un peu sans autre peine que d’être ouverts depuis un moment
un bon moment
quatorze lustres au bas mot et n’en plus rien attendre
contre toute attente
le flux des sentiments le flou des couleurs et de l’avenir

 

 

dispersion #26

 

 

 

 

il y a une chanson qui fait
je mettrai mon cœur dans du papier d’argent
et puisque aujourd’hui est mercredi, que bientôt les habits de vacances seront placés dans les valises et celles-ci dans le coffre, l’agent pense à fermer les volets (il existe une option pour rendre cette manœuvre plus simple : appuyer sur un bouton, et l’électricité se met en marche) ne sont pas à fermeture automatique – couper l’eau et le gaz – s’en aller
Quelques semaines peut-être – là-bas attend le bricolage l’enduit la peinture – ici se perpétue le sport et son efficace concurrence (que le meilleur gagne est une antienne abjecte – masculine, dominante, impériale j’en passe) – ici donc quelques images de ces jours-ci glanées là ici et ailleurs – j’ai laissé les clés sous le pot de fleurs (rouges – d’ailleurs, elle périclitent – les fleurs, pas les clés – il faudra qu’on s’en occupe) (j’y penserai, sans doute, au retour, si cette éventualité m’est accordée)

voilà qui commence mal : pour les sous on repassera donc – il s’agit je crois bien, d’une vengeance –  il faut juste que je me dépêche – au parc (il a été réintitulé « des nations » comme si c’était là une qualité) une allégorie de la culture du sport en cette image de la boite à livres 

la transparence est totale.
C’est aussi une des raisons de ma démission capitale : je pars et je pose
 
mon numéro d’appel aux abonnés absents
un dégoût profond pour la profusion de matériel, la convocation des télévisions et des grandes marques, la pléthore d’affiches, d’images, de couleurs criardes – une espèce d’obscénité alors que flambe le monde – que des milliards d’entre nous meurent de faim de soif de manques de médicaments – une horreur

Passons

marchons, avançons, laissons – nous n’y pouvons rien – la messe sera dite, espérons qu’elle ne provoquera pas trop de terreurs – une chose est certaine, cependant, c’est que la police est partout – un

au parc comme au Louvre – deux – 

nous voilà rassurés, nous sommes sous bonne garde – trois 

la belle vie – grâce à nos impôts, certes – et ça ne fait que commencer (même pas…)
passons, laisse

mes chansons d’amour resterons là dans mon piano
ici Léo et Pépé

(sale histoire – passons encore – on ne fait que passer…)
une disparition (Shelley Duvall, magnifiquement, dans
Shining (Stanley Kubrick, 1980))

et puis ici la réalisatrice Santhya Suri (son film, Santosh, magnifique – à voir)

et puis cette porte écrite (un immeuble de la rue Tesson (Paris 10°) qui a brûlé, un jour où un camion-poubelle s’est enflammé devant cette porte il y a quelques années)

j’aurai jeté la clé du piano dans l’eau
quelques images actuelles, et celle-ci retrouvée dans les milliers entreposées

douceur chaleur calme luxe volupté – et enfin, pour finir, le bac qui relie l’île (Erétria) au continent (Oropos) un soir à l’heure de l’ouzo – la voiture du vendeur de chaises de plastique – la lumière de la nuit

la chanson de Michel Jonasz Je voulais te dire que je t’attends
Bonnes vacances…

 

dispersion une série de cette maison

 

dispersion #25

l’image d’entrée : collage de Christine Jeanney (merci !)

 

 

malgré toutes mes difficultés, je parviens de temps à autre à sauver quelques images, ici, là, ailleurs – mais surtout dans ce canard un peu idiot (euphémismes pour ce qui recense des programmes de télévision) – il manque de la musique pour accompagner de telles déambulations – il y a aussi quelques nouvelles du quotidien – je tente de m’empêcher mais je ne parviens à rien – ici Michel Petrucciani (il me semble avoir été l’applaudir aux dix-huit heures trente du théâtre de la Ville dans les années 70)

merveilleux compositeur, jazzman et pianiste – beaucoup de musique – tout pour elle

surtout pour la guitare (et sa marque étazunienne) ganja et compagnie (pas réussi à lire (mais pas encore jetté) le Brève histoire de sept meurtres  en huit cents cinquante pages – mal écrit et abjectes narrations) – peu importe sans doute – Bob Marley sa Jamaïque et son rastafaraï – bah – une autre star ?

Madonna se produit lors d’un concert sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, Brésil le 4 mai 2024. REUTERS/Pilar Olivares

(madame Ciccone  est de 58) (concert gratuit  j’ai vaguement le souvenir – actualité brûlante – je me souviens de son aura sur le vieux Chirac, pfff) – c’est assez aigre aujourd’hui – celle ci

en train d’écrire (prix Nobel accepté, la chanson, la petite musique-je pense à JiPé et à Julien Gracq) – étazunien – continuons

surtout pour la DS au fond (la même, semblable à celle où Charly faillit, au Petit Clamart,mourir sous les balles d’un légionnaire) mais j’aime ce poète-là, ce chanteur ce jazzman – souvent je pense qu’il m’a appris à vivre – et puis le cinéma

deux sommités (Piccoli-Ventura) (le premier apparaissait hier dans Marx peut attendre (Marco Bellochio, 2022) (le second refusait les scènes de nu – de lit très souvent complètement inutiles d’ailleurs) – des gens comme toi et moi

(les enfants du Paradis – je me souviens de Gérard Manset et de sa Matrice qui faisait les enfants du paradis sont les enfants sur terre… etc) Maria Casarès, l’adulée d’Orphée (Jean Cocteau, 1950) et d’Albert Camus (et tout de suite Facel Véga…) (est-ce pour punir l’adultère ? turpitudes fantasmées) – après, il y a aussi des images particulières, recadrées : ici

le costume, la prise de la cigarette, le poing sur la hanche – le yacht – la pochette et le rire – Luis Carrero Blanco – décadré (on verra ses chaussures bicolores – c’était la mode alors) –

légende : carrero blanco et franco et ses niècesalors âgées de 2 et 4 ans – fonds Marin Kutxa

comme c’est amusant, des enfants qui jouent… – la pêche au trésor ? à vomir… Autre chose dans le costume
(DOSSIERS) Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu salue les soldats alors qu’il se déplace le long de la Place Rouge lors du défilé militaire du Jour de la Victoire dans le centre de Moscou, le 9 mai 2024. Le 12 mai 2024, le président russe Vladimir Poutine a proposé de remplacer le ministre de la Défense Sergueï Choïgu un bouleversement majeur dans la direction militaire russe, plus de deux ans après le début de son offensive en Ukraine. Poutine a proposé l’économiste Andreï Belousov pour remplacer Choïgou, selon une liste de nominations ministérielles publiée par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du parlement russe. (Photo d’Alexandre NEMENOV / AFP)

« proposé de remplacer » on aime édulcorer – euphémiser – l’étoile rouge… ce monde-là

Bah tant pis

Ici dans un film de Billy Wilder (l’un des préférés) Jack Lemmon et Juliet Mills

Avanti ! (1972) coproduction italienne – Ischia Naples…
Oui, en avant…

 

 

 

 

 

 

 

dispersion #24

 

 

 

j’avais à l’idée cette phrase du carnet café europa (qui m’entraîne toujours un peu vers l’est et sa mer Noire, ce genre de bazar du Bosphore, quelque chose par là-bas) (j’aime assez y penser bien que je préfère, et probablement de loin, le sud) cette phrase donc

Ceci étant dit, l’époque est au morcellement, au fractionnement, à l’attention discontinue et sursollicitée par l’image.

je me disais sursollicitée vraiment ? oui sans doute – peut-être – certes – pourquoi pas ? – probablement – mais les images ici où je (on) (je surtout) ne parle beaucoup que de culture visuelle (alors que je devrais me mettre à écrire) ont ce don de m’aider à me disperser – quelque chose comme de la discorde (je lisais aussi ce quelque chose discorde qui m’a plu) – nous en sommes au vingt-quatrième épisode, mais j’aime à savoir que dans ce dernier mot se niche aussi celui de « ode » qui m’est évocateur d’abord de son diminutif en prénom (porté par mon amie TNPPI, mais aussi la mère d’un de mes plus proches amis décédé au quatre août dernier), mais aussi de cette chanson en poésie sans doute, quelque chose de cet ordre – quelque chose de la mémoire que je ne veux pas oublier mais qui se déliquescence doucement (quand même ce ne serait pas un verbe) – tendrement – garder

quelque chose de l’urgence – sa cravate rose mal ou peu serrée sur son col monumental – ces (ce ne sont pas des mantilles, mais j’aime ce mot il m’est venu et il lui va bien) ses gants, là  (le nom m’échappe) (ce sont des mitaines) un homme qui est à la mode – continue (je ne l’aime pas cependant, cette image je l’ai prise, comme la suivante, parce qu’elle m’indique quelque chose de beau) mais pas le sujet

ici c’est l’outrecuidance de la montre – cette croix, là – mais deux fois pourtant, pour la légende rouge disons

semblable au nuage en artefact qui l’orne (j’aime beaucoup ce nuage rouge, oui rouge) – ce sont des gens comme les autres sauf qu’ils sont  en position d’être reconnus sans qu’on les nomme – tiennent au monde une place conséquente – considérable – des acteurs

(Raymond Aimos et Jean Gabin – Quai des Brumes Marcel Carné,1938) ou d’autres

(Robert Manuel et Jules Dassin, Du rififi chez les hommes, Jules Dassin, 1955) – personnages

(au fond,un type arrose le stade – celui qui joue Judas Ben-hur, je ne le prise pas – son amour pour les armes à feu et les subsides offerts par la National Rifle association c’est non – comme celui  qui anime un de ses contemporains, plus ou moins, delon sans majuscule, je ne l’aime pas non plus (comme disait Pialat à Cannes que je n’aime pas non plus – majuscules cependant) (on prépare les accréditations, là, t’inquiète) en revanche WW et son chapeau, ça me convient – est-ce sa réussite ? sans doute oui – mais cette image-ci

pour toujours

ou cette autre – mais moins pour toujours tu vois –

la légende indique que la photo a été prise au Kremlin (et pas Bicêtre) (mais quila prit ?) – dans le cadre au fond qui domine, Karl Marx – il n’y a là que des hommes, qui sourient benoîtement – la flatterie – le dégoût vaguement – à gauche, chauve : je me souviens de sa chaussure sur le pupitre de l’ONU – je me souviens – ces deux monstres

entre les deux , le réalisateur Noel Marshall époux de Tippi Hedren (égérie pratiquement violée par Hitchcock) et une dresseuse je crois bien – Tippi et la fille qu’elle a avec Noel Marshall, Mélanie Griffith, sont grièvement blessée – tournage de Roar seul film réalisé par  ce Noel Marshall… L’horreur (racontée par Hélène Frappat dans son magnifique Trois femmes disparaissent chez actes sud)

et moins grave

mais magnifique – et elle, Delphine Seyrig, tout autant magique

bah…

 

 

dispersion, une espèce de feuilleton de la maison[s]

 

dispersion #23

 

 

 

il y a toujours ce sentiment qui s’impose, celui de ne rien faire de tenu – celui de toujours aller ailleurs, ne pas s’attacher à élaborer un VRAI travail d’écriture – et la multiplication des livres (à quoi bon en ajouter un autre) – (et la pourriture des produits dérivés (comme cette chemise odieuse où on a fait broder une citation, reprise dans le cahier par un écrivain, obscène, décomplexé, indigne) la rue où siège cette entreprise (corporate) intitulée du patronyme de la famille : c’est pire encore que le reste, cette connivence institutionnelle et municipale) – à quoi bon des images encore ? Je voulais dans cette maison poser une image  de Michel Ciment qui vient de disparaître

qui parlait, parlait – drôle de mec – j’étais hier dans une librairie de cinéma, du côté du Panthéon, cherchant son livre (il n’y était pas – autobio plus ou moins –  la libraire avait autre chose à faire – j’ai bien demandé mais non, ça ne répondait pas : ça m’a fait penser à ces affaires cahiers/positif je n’ai pas insisté) – je m’en suis (un peu) amusé

parce qu’il faut les associer – lui et Stanley – parler, lire, voir, écrire – je me suis souvenu de cette fois, il n’y a pas si longtemps, où il descendait de l’ascenseur de la tour Montparnasse, j’y entrai, je l’ai croisé, tendu la main « bonjour monsieur Ciment » m’a regardé sans me connaître, l’a prise « bonjour »  le regard questionnant, « j’étais un de vos élèves en anglais en fac… » « ah bon ? comment allez-vous ? » oui, plus de quarante ans de ça, certes – je suis monté, j’allai rejoindre mon amie qui décernait un prix – il venait d’aller la voir – cette image de lui – le cinéma, oui 

alors cette merveille (Martine Carol, dans Lola Montès – magique merveille) ou encore

Meryl Streep telle qu’en elle-même – merveille magique – des gens, des acteurs

(Gene Wilder dans le Frankenstein Junior mis en scène par Mel Brooks) le rire aussi – celui un peu plus discret (et peut-être plus amer, aussi) de Billy Wilder

(j’aime bien le chapeau, comme le suivant)

Gary Cooper (je crois dans L’extravagant Mister Deeds (Frank Capra, 1936)) tellement drôle aussi, charmant, dupé trahi mais s’en sortant par sa morale et son éthique (c’est tout moi, ça) – le cinéma, mais aussi la musique

oh Tina (Turner)… et Glenn (Gould) aussi (avec le réalisateur Bruno Monsaingeon, qui a été aussi le traducteur des écrits du pianiste)

et Jean-Louis (Murat)

ah oui, l’écriture… Ici Deborah (Levy) – est-ce qu’on perçoit comme elle aime rire ?

et pour finir, celui-là, seul au désert (enfin presque seul – il faut bien que l’image soit prise…) Théodore (Monod) on le dirait en train d’écrire sur son nino – mais non. Non. (on ne peut pas mieux finir)

 

dispersion, un feuilleton dans la maison[s]

 

dispersion #22

 

 

attends on en est où ?
qui en a quelque chose à faire ? non mais nulle part – il y a des initiatives, ici on ne parle qu’avec des images – parfois j’ai l’impression de me tromper moi-même, de ne parler qu’à des murs vides, alors il me faut les orner, rendre un peu plus gaie cette maison standard – mainstream – d’ailleurs je crois que la fortune de la première fortune du monde (tu vois qui ? fucking mercipatron) s’est bâtie sur ce genre de construction périssable en vingt ans invendable mais qu’est-ce que ça peut faire ? la nouveauté de ce monde doit être mobile, flexible, performante et nomade – quand même, quelle belle définition de notre genre, espèce, sorte catégorie – notre humanité (c’est tout oui ?) – en vrai tout va bien, les stocks commencent à s’épuiser, il va falloir les renouveler, et donc les affaires sont comme à leur habitude, ce qu’elles sont, il y a le marché et sa main invisible, les armées et leurs serviteurs (moins serviteuses, certes sans doute peut-être) et pour le reste – pains/jeux – c’est aux canons que sert notre chair (il y a un truc qui m’échappe : le moment, le présent, ici, maintenant, la planète le gulf stream les arbres et l’autoroute 69 – je me souviens du 61 (c’est un ou une autoroute – une auto plus une route donnerait un ? ) Non, rien. Pardon, je me disperse

Ca commence un peu durement – mais comme on est le 18 octobre et que cette date suit, comme d’habitude c’est vrai, celle du 17, c’est une espèce d’hommage : Vincent Lacoste qui interprète Fernand Iveton (dans De nos frères blessés, Hélier Cisterne, 2020)

c’est que c’est quand même la guerre – celle menée par et contre – cataclysme mais tellement normale (qu’est-ce que la norme hein) – j’avance, je mets mes pas dans les pas de celles et ceux qui me précèdent – 

le cinéma, l’écran l’oubli – j’ai tant aimé le cinéma – non mais toujours oui

ce sourire d’Anna (Mamma Roma, Pier Paolo Pasolini, 1962) (à soixante ans d’ici…) et l’air décidé de celui qui joue le rôle de son fils (Ettore Garofalo) (non, ça n’a rien de tellement drôle…) et puis nœud pap’ et cibiche (John Cassavetes)

peut-être dans le film de Roman Polanski – peut-être Rosemary’s baby  (1968) – ou peut-être est-il trop âgé ? – pas certain – continûment la ronde

des images (La Ronde, Max Ophüls, 1950) cette Danielle Darrieux et ce Daniel Gélin (ces années-là, Maria Schneider je me souviens) et puis encore tout pour la musique

Michel Legrand à l’époque de Cléo – les claviers aux verres – tout pour la musique

le cabaret, les nuits – la vie ? ah bah (Suzy Solidor…) – et les rires aussi

Toto l’idole de Naples (avec Maradona, certes) (mais en vrai la comédie me plaît moins que le drame – sans doute quelque chose de personnel) et cette auteure majestueuse

Toni Morrison – et ces autres, là

(de gauche à droite, dit la légende, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Claude Mauriac, Jérôme Lindon, Robert Pinget, Samuel Bekett, Nathalie Sarraute et Caude Ollier) (la légende…) (huit garçon, une fille… – tout un nouveau roman, pratiquement) je continue mais la mélancolie tu sais comme une espèce de maladie, quand même et puis

la militance 
et puis, juste là maintenant, Fariba libérée

alors le cinéma… non, écoute ça ne fait rien, des images encore par exemple celle-ci – formidablement

ces gens-là, seulement eux – peuple sans doute – communications – publicité – je ne sais pas, parfois juste une image…

chapeau noir, c’st Maigret (Pierre Renoir), à gauche Else (Winna Winfried), à droite Lucas (Georges Térof) (La nuit du carrefour, Jean Renoir, 1932) (près d’un siècle…) et pour finir

debout gauche cadre, Peter Bogdanovitch au mégaphone, à droite assis, Orson Welles. Au milieu, cinq techniciens

Pour faire valoir ce que de droit ?

Continuer.

 

 

dispersion, une série illustrée de la maison[s]témoin

dispersion #20

 

 

 

on commence à être un peu perdus – ça n’a pas non plus de qualité encyclopédique – la qualité qu’on reconnaîtrait à la série serait de distraire (du travail, des ennuis, des disparitions, des horreurs et de tant et tant de turpitudes). Distraire et se disperser (le projet TS2M attendra un peu d’autant qu’il semble en pause (on a l’habitude) – disperser et se distraire – au moment où j’écris et dispose ces images trouvées volées triées répertoriées durant ces vacances bricoleuses). Non mais tant pis.

 

Je les pose dans l’ordre d’apparition – je ne prends pas la peine de dater (je suis fatigué tsais)

2A et JLT (Un homme et une femme,  Claude Lelouch 1966) (l’ordre est dans le titre)

chabadabada (lui nous quittait il y a un peu plus d’un an) (un couple comme on n’en fait plus – la norme)

la cérémonie du Doge épousant la mer : juste formidablement fantasque (William Turner et Venise, domination de la mer – rien que ça – avec un anneau d’or jeté dans la lagune – tous les quinze août durant les dix siècles d’existence de la République soit plus de mille anneaux d’or par là) (tellement aimé Venise…)

et puis un des premiers Maigret porté au cinéma (La nuit du carrefour , Jean Renoir,1932)

à l’image Winna Winfried (Else, la femme du mort), Pierre Renoir (en Maigret et noir), Georges Térof (Lucas, assistant de Maigret Jules) (pour Simenon, on est toujours dubitatif –  trop populaire, trop érotomane, trop prolifique, toujours trop) (OSEFU2P mais pas tant que ça – MPTQC) (souvenir très lointain)

une image du premier film de Sandrine Kiberlain (2021) – la jeune fille, interprétée par Rebecca Marder juste charmante – j’ai pensé à « la douleur » de Margot, je me souviens – ici Joan Didion (beaucoup aimé et pleuré son Le bleu de la nuit)

vivre enfin – un Sixto Diaz Rodriguez (qui lui aussi vient de quitter le navire) (on le retrouverait dans le carnet)

il y a quelques légendes – tout ça reste une énigme, quelque chose d’incontrôlé, un panthéon ? un cimetière ?  – la fin de l’été (le Moulin Rouge, Gene Kelly et Leslie Caron, dans le Un américain à Paris (1951) réalisé par l’américain à Paris

  le cinéma et ses décors et ses servants (René Clair, années 60)

non mais pourquoi pas – quelques images pour se souvenir? pour créer des souvenirs (des « je me souviens » ?) – celle-là est tragique (LBJ devient le 36° en  prêtant serment dans l’Air Force One le 22 novembre 63)formidablement – JK cache son tailleur taché du sang de JFK45 – terriblement contemporain – ici deux amies magnifiques (toujours US certes) (selfie au polaroïd…)

Louise et Thelma (Ridley Scott, 1991) (Susan Sarandon et Geena Davis) – puis une autre actrice formidable

(quoi que ses prises de position en faveur du gros russe – enfin, se renier et trahir ses amis ? – je ne sais pas, je ne regrette rien) (simplement oui, la douleur) ici le sarcasme serait trop facile

laisse – année cinquante – laisse – ce merveilleux portrait d’Innocent dix par Diego Velasquez refusé (plus tard Francis Bacon…) par l’église commanditaire

qu’est-ce que ça peut faire ? Une image, des mots – et cette dernière que j’aime au plus haut point (mon ange gardien) (je tais, je ne dis rien, seulement en étiquette)

(Quai des orfèvres, Henri-Georges Clouzot, 1947)